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Compositeurs spécialisés dans la musique électro, funk, RnB, raggadancehall, reaggeaton, hip-hop, pop etc. Nous travaillons à la commande. Il vous suffit de nous donner vos ressentis ou références à un album et nous faisons le travail...
Nous avons déjà collaboré avec plusieurs artistes pour des courts métrages et des projets institutionnelsThèmes abordés :Bassline mélodie et drumline, Beatmaker, producer and soundesigner, Composition de musique électronique (beat, groove), Sound-design et illustration sonore et musicale avec machines électroniques, Musiques avec des samples, boucles, loops, Tags Site Web : http://www.myspace.com/masterbyze
"Bonjour, je suis un jeune compositeur passionné par la musique de film. J'aimerais en faire mon métier mais je ne sais pas par où commencer (trouver des contacts, comment me vendre etc.) Peut-être pourriez-vous me donner quelques solutions ?
Votre blog est super ! Amicalement,
Alain Sylvestre, de Hill Valley"
Salut Alain,
"Comment vivre de son art..." Aaah, c'est un des plus grands mystères de l'univers, après les femmes...
Pour commencer, je dirais qu'avant de prospecter sérieusement, ce serait bien d'avoir déjà fait quelques musiques pour des courts-métrages ou petits films institutionnels. Sur Internet, beaucoup de jeunes réalisateurs recherchent des compositeurs pour habiller leurs films. C'est l'occasion de se faire la main et de commencer à créer son propre book. C'est sûr qu'il ne faut pas espérer gagner beaucoup d'argent en échange....
Ensuite, lorsque vous avez des choses intéressantes à montrer, c'est le moment de contacter des réalisateurs professionnels.
Pffff... se vendre.... pas facile, ça....
J'imagine qu'il faut se montrer partout où c'est possible pour rencontrer les gens du métier. D'une part dans les festivals du cinéma ou de la musique (le festival d'Auxerre par exemple, consacré à la musique de film). D'autre part, en participant à des concours, des master-class, des sessions comme Emergence.
Il est sûrement bon également de pointer le bout de votre nez dans les écoles de cinéma pour signaler votre existence et proposer vos services. Le contact, toujours le contact....
Quelque chose que je n'ai jamais faite mais qui peut être bénéfique, c'est de se retrouver (ne me demandez pas comment) dans des soirées mondaines parisiennes, au cours desquelles vous allez discuter autour d'un verre avec des réalisateurs ou des producteurs. Pour ces derniers, la rencontre physique est beaucoup plus parlante que les piles de CD démo qui s'entassent dans leur bureau...
Mais bon, encore faut-il avoir le sens du contact et de la tchatche ce qui n'est pas donné à tout le monde. On entend souvent des artistes regretter ne pas être bons commerçants...
Pour les plus timides, il reste la solution Internet et les envois postaux :
Comme je le soulignais dans le billet définir l'ordre des musiques dans un cd démo, c'est important de cibler les boites de production. Ne perdez pas votre temps à contacter les grosse boites. Il vaut mieux commencer petit et se fidéliser. Pour intéresser un professionnel, il faut lui faire comprendre que votre musique correspond à ce qu'il cherche pour son prochain film. En surfant sur des sites comme Unifrance il vous sera possible de vous tenir au courant des films qui se préparent dans l'année.
Il est difficile de contacter directement un réalisateur. La plupart du temps, ils sont représentés par des agence artistiques comme JFPM, Adéquat ou AAC, avec qui il est plus facile de se mettre en relation.
L'envoie de CD démos devient fastidieux et cher à la longue. En complément, il n'est pas inutile de créer votre propre site web, qui vous servira de carte de visite dans vos mails. Les boites de production commencent à avoir le réflexe internet, ça démarre doucement. Attention, n'envoyez surtout pas vos mp3 par mails ! (une URl, c'est moins lourd).
Et l'agent artistique qui représente le compositeur ?
Ce n'est pas facile d'intégrer une agence artistique déjà en place, si vous n'avez pas composé pour un long métrage.
J'ai eu la chance d'être présent sur Internet au moment où Api Corp a décidé de créer son département musique : il s'agissait d'un démarrage [Je rappelle que l'agence Api Corp était déjà bien implantée et reconnue dans le département des directeurs de la photographie].
Pour finir, dans l'idéal, c'est bien de trouver son "ami" réalisateur (surtout si son talent est très prometteur) avec qui on va grandir. La création d'un tandem réalisateur-compositeur apporte une inertie incroyable pour booster une carrière : François Ozon et Philippe Rombi, Alain Chabat et Philippe Chany, Luc Besson et Eric Serra... sans oublier : Alan et Bob ;-)
Quoi qu'il en soit, le chemin est très long. Beaucoup de compositeurs (jeunes et même moins jeunes) ont un autre métier en parallèle, pour vivre. Il n' y a pas à être montré du doigt parce qu'on n'arrive pas à s'en sortir uniquement avec la musique. Il faut du talent et du travail, certes, mais la chance y est aussi pour beaucoup.
Les délais pour la composition sont souvent (toujours ?) trop courts, et il arrive que le compositeur principal demande à un autre compositeur de lui donner un petit coup de pouce.
Ce dernier a un rôle de création artistique puisqu'il compose, mais son champ de liberté reste très mince comme il suit les indications données par le compositeur principal. Les initiatives personnelles sont peut-être possibles, cela doit dépendre de la confiance qui règne entre les 2 artistes.
Alors, que fait un compositeur additionnel ?
Comme pour l'orchestrateur, ça doit dépendre des situations.
Déjà, je ne m'attarde pas sur le travail de nègre. C'est bien de signaler que ça existe dans la musique de film. Cette pratique me gêne un peu, mais après tout, si ça permet de lancer la carrière d'un jeune compositeur, pourquoi pas.
Mais surtout, on peut lui demander de développer des thèmes, ou bien d'écrire un thème à partir d'une base musicale, ou encore d'achever la fin (ou l'intro) d'une musique tandis que le compositeur principal attaque un nouveau morceau.
Je viens de découvrir que dans les séries TV, il était fréquent de réutiliser les musiques des épisodes antérieurs, par gain de temps et d'argent (et parce que de toute manière, c'est aussi efficace que de composer une nouvelle BO à chaque fois). Mais pour que ça colle aux nouvelles images, il faut découper la musique et recoller tel bout sur tel morceau etc... Pour limiter les effets de contrastes, il est souvent nécessaire de ré-écrire des intros, des transitions et des fins : c'est une des missions du compositeur additionnel.
Enfin voilà, lorsqu'on regarde un film, on a tendance à imaginer le compositeur, seul, travaillant nuits et jours pour créer une superbe bande originale. J'écris ce petit billet pour ne pas oublier qu'il existe un tas de personnes talentueuses qui travaillent dans l'ombre des compositeurs vedettes et qui gagnent souvent à être connues.
Quant à Leur rémunération et leurs noms crédités au générique, c'est une affaire de négociation. De mémoire, je ne me souviens pas avoir vu de compositeurs additionnels mentionnés dans un générique d'entrée. On les retrouve parfois crédités dans les CD lorsque les bandes originales sont commercialisées (au grand bonheur des béophiles).
Quelques renseignements sur le format MT9 (inventé par les Coréens) qui "pourrait" succéder au format MP3 :
Jusqu'à présent (je schématise un peu) :
Dans les studios, les ingénieurs du son travaillaient sur les pistes audio d'une chanson en vue d'un mixage en stéréo (standard) ou 5.1 (cinéma). La version commerciale (généralement en stéréo) était ensuite convertie par le public en .mp3 ou .ogg pour le gain de mémoire et l'aspect très pratique (transport, copie etc...), malgré une qualité sonore quelque peu altérée, mais très correcte quand même.
Aujourd'hui (fin 2008, début 2009):
Les studios peuvent mixer les prochains tubes (et même les anciens s'ils disposent des pistes numériques séparées) en vue d'une exportation MT9 (en plus du stéréo et du 5.1). La particularité d'une musique au format MT9 est qu'elle est exportée sous forme de fichier audio multipiste : 6 canaux avec volume modifiable par le consommateur (qui s'improvise donc "mixeur").
Note : il ne s'agit donc pas d'une technologie identique au Melodyne (analyse polyphonique d'un signal permettant d'isoler des éléments audio dans un mix). Le MT9 est créé en amont par un ingénieur du son qui dispose des parties instrumentales séparées (les bandes master). Le consommateur achète la chanson ou l'album mixé en MT9 (ainsi qu'un player logiciel ou matériel) et s'amuse à (re)faire son propre mixage.
Je peux baisser le volume de la voix
et monter celui de la guitare !
Les avis divergent quant à l'utilité concrète de ce nouveau format. Pour certains, ce n'est qu'un nouveau gadget qui amusera les amateurs de karaoké ou ceux qui souhaitent avoir un mixage personnalisé (bien que je ne vois pas comment 6 réglages de volume peuvent rivaliser avec une session de mixage en studio professionnel... car évidement, un bon mixage ce n'est pas seulement monter et baisser le volume des pistes audio).
Pour d'autres, ce sera l'occasion d'étudier une partie instrumentale en particulier (piano, guitare etc..) en la mettant au dessus du mix, ou au contraire en baissant le volume du canal souhaité et jouer en live par dessus avec un vrai instrument, comme dans un groupe, mais tout seul (ça se fait déjà sur CD). Cet aspect pédagogique me paraît être une bonne idée, mais cela voudrait dire que ce format ne serait destiné qu'à une minorité (des musiciens, des instrumentistes, des chanteurs, et tous ceux qui veulent inventer de nouvelles paroles sur une chanson connue, pour une fête de famille par exemple).
Pour l'instant, il existe quelques albums mixés en MT9 (groupes asiatiques essentiellement). Je ne sais pas le temps que ça prend pour un studio d'exporter un album dans ce format (ni le coût).
Compte tenu de la popularité de la musique de film (comparé à la musique pop-rock, techno etc...) je doute que l'on voit apparaitre prochainement des bandes originales de film au format MT9. Pourtant ce serait bien pratique pour décortiquer à l'oreille les œuvres de John Williams ! J'imagine le dernier Star Wars en 6 canaux (les cordes, les bois, les cuivres, les percus, les harpes, les FX)...
Cela dit, sachant que dans certaines musiques de film (et sûrement dans beaucoup d'albums de chansons) les séquenceurs empilent les pistes audio par dizaines (rien que moi, j'arrive facilement à 25-30 pistes), je crains qu'un mixage judicieux en MT9 soit assez complexe à définir pour passer de 50 à 6 canaux : regroupement des pistes par pupitres ? par familles d'instruments ? par tessitures ?... Je serais curieux de voir comment ça fonctionne exactement.
En attendant, voici une petite vidéo commerciale (en anglais) qui renseigne sur ce nouveau produit format :
Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).
J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix.
4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !
Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici
La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.
Protracker
Oktalyzer
Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)
Sur Aegis Sonix :
Sur Noisetracker :
Sur Protracker :
Sur Oktalyzer :
Bonus :
Ma trombine en 1990 (à 18 ans)
Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)
Les banques de sons coûtent assez cher, et c'est vrai que le budget du compositeur de home-studio ne permet pas toujours de disposer du dernier module de chœurs (en ce moment, c'est Symphonic Choirs de East-West qui est très en vogue).
Il m'est arrivé d'aller piocher quelques mesures dans diverses bandes originales. J'isolais quelques passages que je recollais dans un nouveau morceau orchestral. Cela me permettait de construire une nouvelle musique avec une texture "orchestre + chœurs" qui apportait un aspect grandiose et solennel que l'on n'obtient pas facilement sans les chœurs. Je me permets de décortiquer un exemple, sachant que la musique finale (Apocalypse) n'a pas été commercialisée.
Phase 1 : extraction de chœurs à partir de 2 bandes originales :
Phase 2 : découpage, assemblage pour créer une autre mélodie (résultat haché) :
Phase 3 : habillage avec l'orchestre (pour plus de résonance et masquer les défauts) :
Phase 4 : rajout des boucles de percus (pour plus de fluidité) :
Vous voyez que dans cet exemple précis, on est très loin de l'écriture pour chœur. Seule la partie orchestrale demande des compétences en écriture et en orchestration. Le reste, c'est juste du Légo, de la petite cuisine qui permet de produire une musique dans un style apocalyptique, avec les moyens du bord. Un vrai cache-misère...
Pour un long métrage avec un budget adapté, j'aurai disposé d'une banque de sons professionnelle, voir même d'une chorale toute entière. L'argent est donc un facteur déterminant qui entre en ligne de compte dans la qualité d'une musique de film.
Ecouter Apocalypse :
(durée : 1 mn)
Note : pour des raisons juridiques évidentes, cette technique n'est pas recommandée si votre musique entre dans le cadre d'une rémunération ou d'une diffusion publique générant des droits. Où alors, il faut veiller à ce que les fragments subtilisés ce ne soient pas reconnaissables par un tiers, donc prudence... (l'exemple ci-dessus, c'est juste pour le fun).
Attention à la marche (harmonique) !Qu'est-ce qu'on se marre dans ce blog
Définition trouvée dans Wikipédia : Une marche harmonique est une succession de mouvements harmoniques se répétant symétriquement sur d'autres notes.
L'idée c'est ça : on crée un motif (quelques notes ou un mouvement d'accords) puis on reproduit ce motif en le commençant à partir d'une autre note. On peut reproduire ce motif 2, 3, 4, 5, ... 10 fois en conservant un décalage régulier (c'est mieux). Par exemple, en reproduisant le motif tous les 2 tons vers le bas.
Moi, la marche harmonique qui m'a le plus frappée dans ma jeunesse, c'est celle-ci :
(Voir exemple Noisetracker sur ce billet)
Tonalité LA mineur : LAm-Rém
Sol-Do
Fa-Sib
Mi
On la retrouve (en partie) dans des chansons comme "It's my life" (Talk Talk) ou encore "I'm a Barbie girl" (Aqua).
Dans la chanson "Pomme C" de Calogero, cette marche harmonique apparaît entièrement, avec juste une ou deux modifications (une septième mineure par-ci, une résolution par là) :
Ci-dessous, j'introduis "Pomme C" au piano par une marche harmonique de base (tonalité DO mineur) :
Notez bien qu'une fois que l'on tient une marche harmonique, il est très agréable de broder par dessus (variations, contrechants etc..)
Toujours cette même marche harmonique, mais encore plus altérée que Pomme C : un extrait de la bande originale "Escaflowne" composée par Yôko KANNO (tonalité MI mineur) :
Pour finir, un petit assortiment de marches harmoniques issues de diverses musiques et chansons pour le cinéma :
Je trouve les marches harmoniques de James Horner particulièrement touchantes. Ce compositeur souvent montré du doigt pour sa tendance à s'auto-plagier, a le don de m'émouvoir. J'admire beaucoup ses trouvailles.
*On remarquera l'utilisation subtile en arrière plan d'un cor beau dans Le Renard.... (ha ha ha)
En outre, cette mélodie très sensuelle a longtemps habillé une publicité pour une marque de collants.
J'ai, comme beaucoup de compositeurs qui font de la MAO, une panoplie de banques de sons dédiées à la création de musique orchestrale (VSL, East-West, Sam Orchestral Brass etc...) qui proposent des nomenclatures dignes du London Symphony Orchestra au complet, avec 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Je voudrais vous parler d'un petit souci que j'ai rencontré, vis à vis de toutes ces banques de sons dernier cri issues des USA. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en France, on nous demande pas tous les jours de composer de la musique du style Matrix ou Alien 4, à l'exception de certains jeux vidéos et dessins animés d'aventure, voir même certaines séries policières.
Personnellement, ne jouant pas dans la cour des grands, j'ai surtout composé pour des documentaires TV, du théâtre, du multimédia culturel, de l'identité sonore de site web, des films institutionnels etc.... et je dois avouer que les banques des sons que je cite plus haut m'ont quand même bien servi, ne serait-ce que pour les cordes et les bois.
Maiiiiiiiis.....
Un jour (en mars 2008 pour être précis), j'ai dû composer une maquette pour un long métrage (comédie dramatique) sachant que la bande originale devait être enregistrée ensuite par un orchestre d'Europe de l'Est avec un effectif réduit, vu la taille de l'enveloppe : un orchestre certainement pas constitué de 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Afin d'éviter les risques de déséquilibre de masse orchestrale entre ma démo et le futur enregistrement en réel, j'ai dû utiliser les pupitres les plus dénudés proposés par les banques de sons (11 violons etc...) et quelques instruments solo (trombone, cors français) pour créer une maquette pas trop consistante. Et je dois dire que le réalisme sonore en a pris un coup...
Il y a parfois de belles musiques de film qui nécessitent le concours d'un petit orchestre. Le mieux, me direz-vous, serait d'écrire la partition directement sur papier. Mais je n'y arrive pas, j'ai besoin de créer une maquette pour composer (avec des sons pas trop "synthé").
En ce moment, je passe beaucoup de temps sur Synful Orchestra, pour essayer de maîtriser au mieux ses performances et faire ressortir quelque chose de réaliste. L'intérêt de ce soft, c'est qu'il est possible de choisir sa propre nomenclature.
Cela fait déjà plusieurs personnes que je rencontre qui connaissent des cas d'hyperacousie ou d'acouphène...
Les prévention des traumatismes auditifs ne sont pas à prendre à la légère dans notre métier où l'on est longtemps exposé aux décibels, que ce soit devant nos monitors ou avec le casque sur les oreilles.
J'ai consulté le site de l'APTA (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs). Ils expliquent bien que les lésions auditives apparaissent d'un part en fonction de l'intensité du bruit, et d'autre part en fonction de la durée d'exposition. Ce qui signifie qu'il est important de travailler en mettant la musique pas trop fort, certes, mais également pas trop longtemps.
Le temp-track est une musique temporaire (provenant souvent d'un autre film ou d'un classique) choisie par le réalisateur.
Avant que la musique originale ne soit composée, le temp-track est placé sur les premières images ce qui permet de montrer au compositeur le style de musique souhaité sur telle scène (un type d'orchestration, ou bien un sentiment particulier, une dynamique précise etc...). Le temp-track peut donc être un bon moyen pour le compositeur de cibler les attentes du réalisateur.
Cette vidéo me paraît intéressante pour comparer une même scène d'action avec 2 musiques différentes (une première fois avec le temp-track, puis avec ma musique).
On peut constater que j'ai cherché à conserver le même style d'orchestration que le temp-track. Cependant, pour la scène de la montée de la façade de la cathédrale, j'ai opté pour une consonance plus aérienne et moins saccadée que la musique temporaire.
Le piège du temp-track survient lorsque le réalisateur commence à s'y attacher fortement. Dans ce cas, il est difficile pour le compositeur de proposer une autre direction artistique, ce qui le prive un peu de liberté.
Un autre problème subsiste lorsque le temp-track est issu d'une bande originale à très gros budget (90 musiciens et une équipe complète de techniciens professionnels du son) et qu'il vous faut recréer la même ambiance avec un petit orchestre, ou pire, avec un ordinateur et une banque de sons.
Pour Vendome, David Tomaszewski a été très compréhensible à ce sujet. Il était clair dès le début qu'une banque de sons ne pouvait pas remplacer l'émotion et la dynamique d'un orchestre, d'autant plus que David avait placé la barre très haut avec des temp-tracks provenant de bandes originales d'Alan Silvestri, Danny Elfman et David Arnold... rien que ça !
Pour voir le film en entier et en savoir plus sur la construction de la musique, cliquez ici.
Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)
L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :
Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).
1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.
Superman (John Williams) :
Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)
2) MODE DE RE Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.
La Toison douce (Tanguy Follio) :
L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.
3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.
Gladiator (Hans Zimmer) :
Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .
4) MODE DE FA En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.
Jumanji (James Horner) :
Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.
5) MODE DE SOL En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.
The Full Monty (David Lindup) :
Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.
6) MODE DE LA En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.
C'est la gamme mineure classique, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)
7) MODE DE SI En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.
Gamme :
C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....
J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).
Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).
Jean-Patrick Voindrot est un compositeur arrangeur guitariste. Il a à son actif plus d'une centaine de pubs et génériques pour la TV et la radio ainsi que plusieurs compositions de bandes originales pour le cinéma et la télévision.
Jean-Patrick Voindrot est également un professionnel de l'illustration sonore et de la composition pour le multimédia (CD-ROM et DVD-ROM)
Philippe Picon est un compositeur, arrangeur et réalisateur audio pour de nombreux albums d'artistes de la scène Pop-Rock et Electro.
Il crée également des bandes originales de spectacles vivants (théâtre, spectacles musicaux etc).
Composition de musiques pour des projets à l'image tels que jeux vidéos, documentaires télévisés, films institutionnels et films d'entreprise etc...
Philippe Picon dirige un studio d'enregistrement allant de la prise de son live (instruments acoustiques, voix...) jusqu'au mastering du projet... Tags Catégorie > Compositeur > Musique de film et cinéma
Après des études classiques à Paris (piano, hautbois, harmonie, contrepoint, fugue, orchestration dans la classe de Guillaume Connesson), il travaille l'improvisation et le jazz en classe d'orchestre.
Il développe plusieurs projets de musique vivante parmi lesquels un quartet de jazz avec lequel il remporte un prix de composition au Concours National de Jazz de la Défense, le premier prix du tremplin professionnel du Festival Jazz à Vannes, le premier prix du Festival d'Avon, et enregistre les disques 'Mafate' et ‘Empreintes’ pour le Label Musicaguild (Editions Abeille Musique) salués par la critique et encouragés par Didier Lockwood.
Il se produit avec de nombreux autres artistes (jazz, électro world...). D'une famille de musiciens, passionné depuis toujours par la musique de film, il compose celle de plusieurs courts et moyens métrages, documentaires, films institutionnels et travaille actuellement sur son premier long métrage. Il compose également pour des projets de musique contemporaine (orchestre d’harmonie de Pantin, duo Links, trio Achromates, quatuor Musinema, etc) Tags Catégorie > Compositeur > Musique jazz
Compositeur de musique de film et compositeur pour le concert - Une vingtaine de courts métrages diffusés dans le monde entier, sur téléphone mobile, en VOD ou à la TV, plusieurs créations en concert et musiques de spectacles/expositions. Tags Catégorie > Compositeur > Musique de film et cinéma
Denis Mignard est guitariste de formation avec vingt années de pratique. Artiste professionnel, compositeur interprète, depuis dix années.
Il évolue sur scène avec des groupes musicaux et de chansons. Il travaille également le son en rapport à l'image, comme la création de bandes originales de films documentaires et de fiction. Tags Catégorie > Arrangeur
Cédric Pressacco est guitariste de formation classique, attiré très rapidement par l'improvisation et la composition.
Il fait actuellement partie de plusieurs formations de variétés et de jazz où il joue de la guitare jazz à la guitare électrique en passant par le banjo.
A la fois compositeur et interprète, Cédric aime aussi transmettre son savoir. Titulaire du diplôme de professeur d'éducation musicale, il a enseigné la musique dans plusieurs établissements scolaires.
ADONYS 5-1 propose une large librairie musicale au format stéréo et 5.1.
ADONYS 5-1, spécialiste de l'illustration musicale met à votre disposition une palette de styles musicaux riches et variés, pour longs-métrages et courts-métrages, téléfilms, films institutionnels, radio, sites web, publicités etc.
DOWNMIX est un studio dédié au mastering, situé en France à 70 km de Lyon dans un charmant coin de campagne ardéchois appelé Saint-Etienne-de-Valoux.
Créé par Cédric Monnet après plusieurs années d'expériences acquises dans l'un des plus importants studios en France, DOWNMIX vous propose ses services pour le mastering de vos singles, albums et compilations. Tags Catégorie > Studios d'enregistrement > Studio de mastering
Daniel DERUYTERE commence la musique à l'âge de sept ans. Natif du nord de la France, c'est avec l'accordéon qu'il fait ses premières notes.
Très vite il prend des cours de piano et joue avec des groupes de sa région. A dix septs ans, c'est dans le groupe Chocolat's
( Brasilia Carnaval)
qu'il fait ses premieres tournées et télévisions.
Grand amateur de cinéma, il compose de nombreuses musiques de films et devient en parallèle Réalisateur et plongeur professionnel classe 1 mention B (INPP) plusieurs fois primé dans de grands festivals internationaux...
Aujourd'hui
Démonstrateur pour la marque Roland Central Europe, Daniel Deruytere est devenu un musicien et cinéaste accompli.
Films primés au festival mondial de l'image sous-marine d'Antibes
Le Sous-Marin Rubis ( Palme D'argent)