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THIAS COMPOSITEUR ARRANGEUR PRODUCTEUR

THIAS COMPOSITEUR ARRANGEUR PRODUCTEURCompositeur arrangeur producteur multi genres pub, ciné, habillage tv... ancien bassiste du groupe shakaponk. Tags

A propos de THIAS (Matthias Pothier)

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Découvrir THIAS (Matthias Pothier) aussi sur http://www.myspace.com/houseoflust


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Les posts du Blog :

    Les différents bulletins et formulaires SACEM à remplir en tant que compositeur de musique de film Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags


    C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?

    Voici la procédure : :

    1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.

    Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
    Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.

    • Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
    • Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.

      Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.


    • La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
    • Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.

      Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.


    • La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
    • La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).

      Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).


    • Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
    • Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.

      Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex

      Pour plus de renseignements:
      - Voir des spécimens.
      - Récapitulatif en pdf


    2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :

    Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.

    A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.

    Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.

    Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.




    Compositeur recherche réalisateur ou producteur Définir l'ordre des musiques sur un CD démo. Un choix subtil et judicieux pour démarcher les boites de production.

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Juste une petite précision à propos du billet sur le mastering.

    C'est également au cours du mastering que l'on choisit l'ordre des pistes que l'on ma mettre sur un CD.
    Cela paraît anodin, mais il y a des choix judicieux à faire. Certes, la création d'un album concerne essentiellement le domaine de la chanson. Mais pour un jeune compositeur qui souhaite faire découvrir son travail, il est important de bien choisir l'ordre de ses morceaux de musique avant d'envoyer un CD à une boite de production ou à un réalisateur.

    L'idée que se fait un professionnel sur la qualité de votre musique prend moins d'une minute. Donc, je conseille de ne pas mettre en première piste, une oeuvre qui possède une intro à n'en plus finir (la musique doit interpeler dès les 5 premières secondes). Idem pour le son : ne placez pas en début de CD, une musique qui sonne cheap par endroits (même si vous êtes particulièrement fiers de l'écriture).

    Très important : cibler le contenu de votre Cd pour répondre aux attentes du destinataire :

    Un souvenir d'un commentaire du réalisateur Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien) à propos des CD démo qu'il reçoit régulièrement : "Les musiques sont souvent belles, mais on a toujours l'impression que le compositeur cherche à nous montrer l'étendue de ses possibilités (voyez comme je sais faire du jazz, de la musique ethnique, du symphonique, et même de la techno !). Et bien moi, en tant que réalisateur, je souhaiterais recevoir un Cd qui contienne la musique de mon prochain film !"

    Donc, à nous de nous renseigner sur l'actualité du cinéma (les films en projet, en préparation, en tournage) et de cibler nos envois. En d'autres termes, ce n'est peut-être pas la peine d'envoyer des musiques épiques à un réalisateur qui souhaite réaliser prochainement une comédie dramatique...

    Une dernière chose sur le choix des boites de production : ne rêvons pas, aucun producteur ne prendra le risque de miser un budget colossal sur un compositeur qui n'a pas fait ses preuves (c'est comme les anonces ANPE : Expérience exigée !). Bref, ça ne sert à rien pour un jeune compositeur (à part s'il aime jouer au loto) d'envoyer un CD aux très grosses boites en espérant que....
    Au départ, il vaut mieux cibler les petites et moyennes boites de production, puis se fidéliser et grandir ensemble.

    Lire également le billet : trouver du travail dans la musique de film.




    Parolier parolière pour produire un single ou un album Parolier parolière pour produire un single ou un album

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Vous êtes compositeur ou réalisateur de disques, ou tout simplement un chanteur (chanteuse) à la recherche d'une équipe pour créer un album, je connais 2 sites de paroliers qui méritent votre attention.

    1) Les mots muets (par Carine) :

    J'aime beaucoup ! Carine trouve les mots justes pour décrire les humeurs, les envies, l'amour, la mort, les petits plaisirs (ou tracas) de la vie... Des thèmes souvent abordés, c'est sûr, mais ici il y a ce côté humain à la fois fragile et rassurant qui nous est familier et qui donne envie d'en lire toujours plus. Des textes frais, colorés, imagés, tantôt durs ou graves, tantôt enfantins ou légers. Bref, des paroles de chansons qui n'ont rien à envier à la nouvelle scène française. Une parolière qui mérite allègrement d'être entourée par un staff musical (compositeur, arrangeur, producteur, label...) digne de ce nom ;-) Visiter le site

    2) Seroan :

    Idem pour cet artiste qui écrit des textes très justes sur la société, l'être humain et tout ce qui en découle. ça sonne vrai, c'est limpide, et là encore ça nous ressemble. Seroan a de l'expérience dans la production musicale. Il écrit pour lui-même (auteur compositeur interprète) et pour les autres. Visiter le Myspace de Seroan


    Quelques références :

    Olivia :
    "On part" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)
    "Un sens à ma vie" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)

    Amel Wahby :
    "Ensemble" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)

    Stéphane Bertheau :
    "Les craques" (Seroan)


    Il va de soit que ces 2 auteurs produisent des textes parfaitement adaptés au format chanson (durée, rimes, structure couplet refrain, nombre de pieds identiques etc...) favorisant une collaboration sérieuse avec des compositeurs en recherche de paroles.




    Compositeur de musique de film en concert Avoir le trac en public.

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Interpréter une œuvre musicale en live, jouer du piano devant une assemblée... je le fais parfois, avec un plaisir gâché par la peur.
    Rarement j'ai joué un morceau sans fautes. L'appréhension du direct m'a toujours déstabilisé. Le jugement immédiat des personnes en face de moi m'empêche systématiquement d'obtenir les mêmes performances qu'à l'entrainement. C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de me tourner vers la musique de film, une alternative à l'angoisse de la scène...

    Il y a 10-15 ans, je lisais une citation (dans Keyboard Magazine) d'un compositeur de musique de film très connu qui disait quelque chose comme ça :"Merci à l'arrivée de l'informatique musicale qui me permet enfin de présenter des maquettes raisonnables au réalisateur, moi qui interprète si mal mes thèmes au piano quand j'ai quelqu'un derrière mon épaule..."

    Et c'est vrai que lorsque les gens arrivent dans une salle de cinéma et découvrent la BO, les musiques sont déjà dans la boite : composées, enregistrées, mixées... la pression est moindre, le gros du travail étant derrière. (Il reste juste la question de savoir si les amateurs de bandes originales vont apprécier la partition ou pas).

    Quoiqu'il en soit, j'admire certains de mes collègues capables à la fois de composer des chefs d'œuvre dans leur coin, et d'être au piano sur scène comme des poissons dans l'eau. Mais bon, à défaut d'être doué pour la musique vivante, le show ou l'impro.... j'apprécie de composer tranquillement sur des images, à l'abri des regards, puis de faire écouter une œuvre enregistrée en espérant surprendre mon auditoire.

    J'ai par ailleurs repéré quelques avantages liés à la composition de musique de film :
    • Déjà, je participe au processus de création d'un film, en tant que "spécialiste" au sein d'une équipe
    • Je peux faire autant de canards que je veux, je corrigerai les erreurs à la souris ensuite
    • Je peux interrompre un morceau quand je le souhaite, pour y apporter des améliorations
    • Je peux diriger un orchestre symphonique sans avoir passé le diplôme de chef d'orchestre (qui est super balaise)
    • Je peux manger ou me gratter le nez tout en jouant de la musique (pas classe, mais plus facile à faire que sur scène).
    • Je peux être opérationnel même avec le bras dans le plâtre.
    • Je suis moins embêté par les paparazzi ou les fans que mes collègues du disque.
    Et puis tenez, dans le show-bizz, la vie d'une chanson dépend souvent du bon vouloir du public, soit des centaines (voire des milliers) de personnes ...
    Tandis que pour nous, c'est simple : une fois validée par le réalisateur, le producteur, la femme du producteur, le directeur de la chaine, la nièce du superviseur musical et le voisin de palier du caméraman, on peut considérer une musique comme acquise !


    Enfin, pour en revenir à notre sujet (le trac, la timidité, l'angoisse...face à l'assistance) voici une petite anecdote issue de mon service militaire :

    Je garderai toujours en souvenir la soirée de dissolution du 71 RG de Oissel (en 1997), au cours de laquelle j'ai dû avancer seul sur la grande Place d'Armes et jouer au clairon la sonnerie aux morts devant 3000 personnes (dont Mr Fabius). Le capitaine de la musique me refila un super tuyau pour gérer mon stress : "Follio, quand tu seras face à la foule, tu n'auras qu'à les imaginer tous à poil"... ce que je fis.

    C'est donc en supposant les Généraux et quelques personnalités politiques dans leur plus simple appareil que je fus amené à jouer les notes les plus solennelles du registre militaire. Un remède de fortune que je garde sous le coude chaque fois que je suis amené à me présenter en public. Qui sait à quoi je penserai lorsque je recevrai mon Oscar, bafouillant, sourire au coin des lèvres...




    Le statut du compositeur Devenir compositeur professionnel à son compte. Emettre des factures.

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags


    ATTENTION : ce billet s'adresse aux compositeurs qui ne sont pas déjà inscrits à l'URSSAF pour une activité professionnelle autre que la composition (webmaster, copiste, bruiteur, vendeur en sonorisation etc...)

    Pour établir une facture en bonne et due forme, il faut être enregistré au centre des impôts et être assujetti à l'AGESSA (pour les cotisations sociales). Essayons de détailler tout ça avec des mots simples :

    1) Inscription au Centre des Impôts pour avoir un N° SIRET :

    Pas mal de gens vous diront qu'il faut s'inscrire à l'URSSAF. NON ! pour les compositeurs, l'inscription se fait au centre des impôts. Si on vous regarde de travers, là-bas, dites que votre situation est proche de celle des photographes (c'est plus parlant pour eux).

    Remplir un formulaire P0i (se prononce P zéro i) que l'on peut télécharger en pdf ici et envoyez le à votre centre des impôts.

    Après quelques jours, vous aurez le statut de travailleur indépendant (profession libérale dans le domaine artistique), avec un n° SIRET qu'il faudra placer dans vos factures.


    La case n°9 (options fiscales) du formulaire P0i est assez compliquée pour les néophytes : (voir un billet explicatif )

    En tant que compositeur en début de carrière, j'ai opté pour l'option suivante :
    • Les bénéfices non commerciaux (BNC) avec déclaration contrôlée
    • TVA au régime réel normal, et dépôt de déclaration trimestrielle
    Quand je me suis inscrit, j'aurai pu opter pour le régime spécial BNC (pas de TVA à déclarer, pas de comptabilité précise) car je n'espérais pas avoir des revenus musicaux supérieurs à 32 000 € dans l'année (plafond à partir duquel les BNC avec déclaration contrôlée deviennent obligatoires). J'ai préféré quand même m'inscrire dans la catégorie des BNC avec déclaration contrôlée par choix personnel, ce qui m'a permis de me familiariser avec la tenue d'une comptabilité et le principe de la TVA. Je consacrerai un prochain billet à la TVA et les BNC avec déclaration contrôlée (même si le mieux est de vous renseigner au centre des impôts pour être sûr de faire le bon choix concernant l'option fiscale qui correspond le mieux à votre situation).


    2) Assujettissement à l'AGESSA (à qui l'on reverse les charges sociales) :

    Sur une fiche de paie, vous avez votre salaire brut, à partir duquel on vous décompte les cotisations sociales comme la CSG, la CRDS, l'assurance vieillesse maladie veuvage etc....ça s'appelle le précompte. A la fin, il vous reste le salaire net (snif)

    Et bien sur une facture, c'est pareil ! On établit la somme brute TTC à facturer et l'on déduit un précompte pour obtenir une somme nette. Ce fameux précompte sera envoyé à l'AGESSA directement par la personne ou l'organisme qui vous rémunère (un producteur, un réalisateur, une boite de communication etc... bref votre client).

    Télécharger un modèle de facture (compositeur)
    Attention, ce n'est plus 97 % mais 98,25 % !

    Billet édité le 22/01/12 :
    Depuis la création de ce billet (en 2008), il y a du changement du côté de l'AGESSA (déclaration en ligne, dispense de précompte etc...). Ce que j'ai écrit jusqu'à présent n'est plus vraiment à jour. Je supprime donc le paragraphe consacré à l'AGESSA et vous invite à consulter le site officiel qui explique très bien les différentes procédures (allez également jeter un oeil dans les FAQ).

    Site de l'AGESSA





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