Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal
Par Tanguy, mardi 9 septembre 2008 à 17:06 - Orchestration, écriture - Tags
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
- Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
- Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
- Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
- Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
- Retour rapide à un faible volume sonore
- Retour rapide à une harmonie simple
- Retour rapide à une orchestration plus sobre
- Tempo ralenti
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Sixième Sens (James Newton Howard)
X-MEN (Michaël K-MEN)











Commentaires
1. Le vendredi 12 septembre 2008 à 09:42, par Frisson reynald
2. Le vendredi 12 septembre 2008 à 09:49, par Frisson reynald
3. Le vendredi 12 septembre 2008 à 17:59, par Dams
4. Le samedi 13 septembre 2008 à 15:39, par Tanguy
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