Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

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Musique du film BABEL, composée par Gustavo Santaolalla



L'autre jour j'ai regardé Babel, un film dramatique réalisé par Alexandro Gonzalez Inarritu, avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Adriana Barraza...

Je suis resté scotché par la beauté de la musique de Gustavo Santaolalla.

Il nous offre dans cette bande originale quelques chose de chaleureux et de terriblement efficace. Loin des scores sophistiqués des gros orchestres, la sobriété de la guitare et de la mandoline apportent à la musique une dimension humaine et intime. Je ne sais pas si la BO a le même impacte sortie de son contexte, mais en tous cas, mêlée aux images du film elle est franchement sublime. Celle de la scène du rapatriement de Suzann en hélicoptère (avec des nappes et de la mandoline) m'a particulièrement touché.

Gustavo Santaolalla a également composé la musique originale de Brokeback Mountain et de Carnets de voyage.

Gustavo Santaolalla
Gustavo Santaolalla
Babel

L'ambiance musicale qui règne dans ce film me rappelle un peu la musique de Krishoo Monthieux dans le film "La Difunta Correa" (de N.Cambois & S. Gardet). La musique de Krishoo étant cependant plus avangardiste et expérimentale.

Commentaires

1. Le mercredi 13 février 2008 à 16:48, par Vincent B

Alors là je suis entièrement d'accord avec toi. A 200%!!
La scène de l'hélico... Ma-gni-fique.
D'ailleurs le compositeur a obtenu son deuxième oscar grâce à ce film. (Le premier fut pour Le Secret de Brokeback Mountain.) Les 2 à la suite... Bravo!

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Pourquoi ne par lire aussi :


Musique de pub pour la télévision libanaise.


Il s'agit d'une musique d'une publicité pour une boisson gazeuse (BISON) que j'ai faite il y a quelques mois. Une publicité produite par Zoé Productions, réalisée par Julien Seri, et qui est diffusée au Moyen Orient.

Au départ, le client souhaitait une musique tribale composée uniquement de percussions urbaines, à la STOMP. L'idée me plaisait beaucoup !
Je me suis donc tourné vers mes banques de sons à la recherche d'éléments sonores à l'aspect métallique et plastique afin de créer des rythmiques originales (que je comptais mélanger à des extraits de boucles pré-existantes, pour l'aspect live).

Alors que j'achevais mes premières maquettes, l'orientation artistique changea brusquement pour passer à de la techno ! Je n'avais rien contre, si ce n'est que la techno n'est pas du tout mon point fort. Mais ayant été choisi pour faire la musique, je ne pouvais pas faire machine arrière.

Après réflexion et concertation (avec la boite de production libanaise et Api Corp), j'ai proposé une musique électro essentiellement composée de basses saturées et de rythmes techno plus ou moins sophistiqués, tout en essayant de conserver un aspect urbain et cinématographique (l'histoire du film est une course "duel" de rollers entre un gentil et un méchant). L'idée ayant été approuvée par la production, il me restait à synchroniser la musique sur les images, en plaçant des ponctuations adéquates relatives au mouvement de la caméra et au sens de l'histoire :


C'est ainsi que j'ai été amené à créer une musique dans un style très différent que ce que je propose habituellement.


PS : sur cette vidéo, la musique est en mono.

Pour l'écouter en stéréo :


Une musique pour un film institutionnel


Voici une musique que j'ai composée dernièrement pour un film d'entreprise :



Petit test : d'après vous, j'ai fait ce morceau pour illustrer quel sujet ?

- Marque de voiture ?
- Mesure et expertise dans l'industrie énergétique?
- Chaine de restauration rapide?
- Séjour à la montagne, tracking randonnée ?
- Matériel de télécommunication ?
- Service aux personnes âgées ?
- Projet immobilier ?
- Entreprise biologique phytosanitaire ?
- Articles de sport de fitness (Step, LIA, abdo fessier)?

(C'est l'un de ceux là)

Réponse dans le prochain billet ;)

CASAWAVE, société spécialisée dans l'informatique musicale. Vente et installation de stations informatiques dédiées à la musique, le mixage, le mastering, le montage son, le sound-desing etc...


C'est en parcourant le blog de mon cher confrère Guillaume Roussel que j'ai découvert l'existence de cette société située à quelques kilomètres de Nantes. Je pense que c'est important d'y consacrer un petit article, même si Guillaume en a déjà parlé, car la prestation semble très sérieuse et intéressera sûrement les compositeurs qui travaillent avec les banques de sons (mais aussi les ingénieurs et techniciens du son).

Ce que propose CASAWAVE me paraît particulièrement adapté aux compositeurs qui souhaitent disposer d'un orchestre symphonique clé en main dans leur ordinateur. Pour cela, la société propose un PC surpuissant et rapide. Ici pas de gadgets multimédia inutiles, juste de la grosse mémoire vive (jusqu'à 32 "Gigas" de RAM), du gros disque dur (pas loin du Terra octets) et de la grosse puissance (2 processeurs Intel Xeon) : tout ce qu'il faut pour charger assez rapidement les banques de sons telles que l'énorme Vienna Symphonic Library (VSL)...

L'outil Auto-Art :
En parlant de la VSL, qui est au format Gigastudio (.gig), CASAWAVE développe un outil qui permet un traitement par lot (et de manière automatisée) des mises à jour des samples au format gig. Ces mises à jour sont proposées par les constructeurs pour améliorer les différents sets d'instruments (par exemple, kit de violoncelles) en apportant de nouvelles articulations (nouveau legato, nouveau spiccato etc...). Mais la mise à jour prend beaucoup de temps si on la fait manuellement. Et bien il semblerait que l'outil Auto-Art effectue cette tâche de manière programmée et autonome, ce qui laisse du temps libre au compositeur (pour finir le repassage, tondre la pelouse, se couper les ongles etc...)


Voici la bête :

Ordinateur sur mesure pour composer de la musique


Je n'ai pas trouvé d'infos sur le site concernant les fourchettes de prix. Peut-être qu'il ne vaut mieux pas savoir...

Blade Runner dimanche 29 juin à 23h10 sur France 2. Musique composée par Vangelis.


Blade Runner : un film noir de science fiction (1982, Ridley Scott), avec un thème musical synthétique (Vangelis) qui a pas si mal vieilli que ça, je trouve :

Cliquer sur le bouton Play :


Timbales, sons métalliques synthétiques (enclumes, lasers), cuivres et cordes analogiques. Un son typique du Vangelis des années 80, pour une bande originale qui nous téléporte sans problème en plein 21 ème siècle ! (tout du moins le 21 ème siècle décrit par Ridley Scott).


Blade Runner Harrison Ford


EDF DTG : unité de mesure et d'expertise. Une musique originale d'une minute pour accompagner un diaporama photo sur le sujet.


La musique du billet précédent a été composée pour un diaporama photo, commandé par EDF pour la présentation de la Direction Technique Générale (DTG) lors du dixième challenge de la Division Production Nucléaire. Nous sommes dans le domaine de l'unité de mesure et d'expertise dans la production d'énergie. Matthieu avait donc la bonne réponse (même si c'était sans grande conviction).

Pour voir la vidéo, cliquer ici (site de Manuel Mendo, photographe et réalisateur du diaporama).

L'argumentation de Reynald était quand même convaincante ;-)

En fait, en regardant les photos de centrales nucléaires immobiles au milieu d'une campagne bien verte et ensoleillée, je n'ai pas voulu me poser la question "quel message doit-on faire passer avec la musique" (au fait, dans ce billet, je ne tiens pas à lancer le débat sur la production d'énergie et l'écologie). J'ai cherché de l'inspiration dans le défilement des images, puis je me suis dit que les gens qui travaillent dans ces lieux sont avant tout des personnes comme vous et moi...

J'ai alors pensé à une pulsation rythmique plutôt acoustique qui pouvait rappeler le côté technique tandis que la mélodie et l'instrumentation plus "naïves" (bois, guitare voix de femme etc.) pouvaient nous ramener à cet aspect humain.

Il y a dans ce morceau un passage avec une suite d'accords que j'aime bien et que je réutiliserai probablement dans une prochaine musique (un projet personnel), avec une autre orchestration.

Musique du générique OSS 117, parodie de film d'espionnage.


J'adore ce style ! Le générique d'OSS 117 (Ludovic Bource et Kamel Ech Cheikh) tourne en boucle dans ma platine depuis 2 jours. Un style à la Lalo Schifrin des années 70, qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance de Bullit, The Avengers, Mission impossible, James Bond, CI5 etc...

Au programme : section de cuivres (trombones, trompettes et sax) avec guitare seventies. Manque plus que la flûte traversière !
Je ne résiste pas à la tentation de placer un court extrait :



Allez, pour les plus nostalgiques, je place aussi un petit extrait du générique de The Professionnals (CI5) composé par Laurie Johnson. Indétrônable, ce Main Title avec les cuivres bien gras, la wha wha et les charleys...



Et tant que j'y suis, pour rester un peu dans le style, voici un extrait d'une musique que j'ai composée il y a pas mal de de temps dans un esprit beaucoup plus lounge : ambiance casino avec un côté action à la James Bond (aucun rapport avec Casino Royal cependant ....). Je l'ai appelé Target :



Enfin voilà, en regardant le film OSS-117 je me suis dit que ce genre de musique me faisait bien kiffer. Un jour j'aimerais vraiment faire la musique d'un film d'espionnage !

Dans le genre magnifique, il y a aussi la BO des Indestructibles de Michaël Giacchino ! z'avez entendu le générique de fin ? c'est tout simplement "incredible" !!!

Le temp-track : un exemple sur le film "Vendome" de David Tomaszewski


Le temp-track est une musique temporaire (provenant souvent d'un autre film ou d'un classique) choisie par le réalisateur.

Avant que la musique originale ne soit composée, le temp-track est placé sur les premières images ce qui permet de montrer au compositeur le style de musique souhaité sur telle scène (un type d'orchestration, ou bien un sentiment particulier, une dynamique précise etc...). Le temp-track peut donc être un bon moyen pour le compositeur de cibler les attentes du réalisateur.

Cette vidéo me paraît intéressante pour comparer une même scène d'action avec 2 musiques différentes (une première fois avec le temp-track, puis avec ma musique).




On peut constater que j'ai cherché à conserver le même style d'orchestration que le temp-track. Cependant, pour la scène de la montée de la façade de la cathédrale, j'ai opté pour une consonance plus aérienne et moins saccadée que la musique temporaire.

Le piège du temp-track survient lorsque le réalisateur commence à s'y attacher fortement. Dans ce cas, il est difficile pour le compositeur de proposer une autre direction artistique, ce qui le prive un peu de liberté.

Un autre problème subsiste lorsque le temp-track est issu d'une bande originale à très gros budget (90 musiciens et une équipe complète de techniciens professionnels du son) et qu'il vous faut recréer la même ambiance avec un petit orchestre, ou pire, avec un ordinateur et une banque de sons.
Pour Vendome, David Tomaszewski a été très compréhensible à ce sujet. Il était clair dès le début qu'une banque de sons ne pouvait pas remplacer l'émotion et la dynamique d'un orchestre, d'autant plus que David avait placé la barre très haut avec des temp-tracks provenant de bandes originales d'Alan Silvestri, Danny Elfman et David Arnold... rien que ça !

Pour voir le film en entier et en savoir plus sur la construction de la musique, cliquez ici.

Les marches harmoniques. Quelques exemples trouvés dans des bandes originales.


Attention à la marche (harmonique) ! Qu'est-ce qu'on se marre dans ce blog

Définition trouvée dans Wikipédia : Une marche harmonique est une succession de mouvements harmoniques se répétant symétriquement sur d'autres notes.

L'idée c'est ça : on crée un motif (quelques notes ou un mouvement d'accords) puis on reproduit ce motif en le commençant à partir d'une autre note. On peut reproduire ce motif 2, 3, 4, 5, ... 10 fois en conservant un décalage régulier (c'est mieux). Par exemple, en reproduisant le motif tous les 2 tons vers le bas.

Voici une marche harmonique montante que j'ai trouvée sur les cours d'harmonie en ligne de Michel Baron :



Moi, la marche harmonique qui m'a le plus frappée dans ma jeunesse, c'est celle-ci :
(Voir exemple Noisetracker sur ce billet)

Tonalité LA mineur :
LAm-Rém
Sol-Do
Fa-Sib
Mi


On la retrouve (en partie) dans des chansons comme "It's my life" (Talk Talk) ou encore "I'm a Barbie girl" (Aqua).
Dans la chanson "Pomme C" de Calogero, cette marche harmonique apparaît entièrement, avec juste une ou deux modifications (une septième mineure par-ci, une résolution par là) :

Ci-dessous, j'introduis "Pomme C" au piano par une marche harmonique de base (tonalité DO mineur) :



Notez bien qu'une fois que l'on tient une marche harmonique, il est très agréable de broder par dessus (variations, contrechants etc..)


Toujours cette même marche harmonique, mais encore plus altérée que Pomme C : un extrait de la bande originale "Escaflowne" composée par Yôko KANNO (tonalité MI mineur) :




Pour finir, un petit assortiment de marches harmoniques issues de diverses musiques et chansons pour le cinéma :


  1. Le Renard* (Lalo Schifrin)
  2. Les demoiselles de Rochefort (Michel Legrand / interprétation : le violon dingue)
  3. Primal Fear (Frederico de Brito & Ferrer Trindade)
  4. Saving Private Ryan (John Williams)
  5. A Beautiful Mind (James Horner)

Je trouve les marches harmoniques de James Horner particulièrement touchantes. Ce compositeur souvent montré du doigt pour sa tendance à s'auto-plagier, a le don de m'émouvoir. J'admire beaucoup ses trouvailles.

*On remarquera l'utilisation subtile en arrière plan d'un cor beau dans Le Renard.... (ha ha ha)
En outre, cette mélodie très sensuelle a longtemps habillé une publicité pour une marque de collants.

L'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants : traduire oralement ce qui se passe visuellement à l'écran.


C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)

Audio Description


- Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
- En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).

Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.

En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.


Marco Beltrami :

Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).


Hans Zimmer :

Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).

C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.

Simuler des Ondes Martenot dans un séquenceur tel que Cubase SX


Certes, ce n'est pas tous les jours qu'on décide d'utiliser des Ondes Martenot dans une orchestration.

J'ai composé une petite BO pour un court métrage de science fiction (style années 50) qui s'appelle Lost Horizon (de Jay Gladwell). Ne sachant pas s'il existait des banques de sons consacrées aux Ondes Martenot, et toujours dans une conjecture budgétaire de niveau zéro, j'ai essayé d'imiter cet instrument avec les moyens du bord... en 4 étapes :

1) Recherche d'un son pur et sinusoïdal :

Pour Lost Horizon, j'ai utilisé un son de basse synthétique que je j'ai fait jouer dans les aigus. IL y a beaucoup plus simple : il suffit de prendre un son sinusoïdal basique souvent proposé par défaut dans les synthés en plug-in (basic waveform = sine).
Très important : veiller à ce que le synthé propose une fonction vibrato et un pitch bend paramétrable.


2) Application d'une dose de vibrato (dose subjective) :

Pour avoir un son plus expressif, sinon ça ressemble à une tonalité téléphonique...



3) Ecriture de la mélodie avec le contrôleur pitch bend :

Bon, l'idée, c'est de poser une seule note (par exemple sur 4 ou 5 mesures) et de créer de nouvelles notes uniquement en faisant varier le contrôleur pitch bend.

Attention : avant de continuer, il faut s'assurer que le "range" (la plage d'amplitude) du pitch bend soit de 12 demi-tons, soit une octave (ça permettra de placer des intervalles d'une octave dans la mélodie).

Le contrôleur pitch bend de mon Cubase (SX3) propose 8191 divisions vers le haut et autant vers le bas. Lorsque le pitch bend pointe sur la valeur zéro, la hauteur de la note ne change pas. Si je veux monter d'un demi-ton, je pointe sur la valeur + 682,5 (qui correspond à 8191 divisé par 12). Un demi-ton musical correspond à 682,5 divisions.


Simuler des Ondes Martenot
Variation de la hauteur des notes à des moments précis = mélodie

Ecouter l'exemple ci-dessus (la mélodie commence à la mesure 6) :


A partir du niveau zéro, on peut établir le nombre de divisions correspondant à chaque intervalle de note :

1 demi-ton : 682.5 divisions
2 demi-tons : 1365 divisions
3 demi-tons : 2047.7 divisions
4 demi-tons : 2730.3 divisions
5 demi-tons : 3413 divisions
6 demi-tons : 4095.5 divisions
7 demi-tons : 4778 divisions
8 demi-tons : 5460.6 divisions
9 demi-tons : 6143 divisions
10 demi-tons : 6826 divisions
11 demi-tons : 7508.5 divisions
12 demi-tons : 8191 divisions

Chiffres valables vers le haut ou vers le bas...


4) Application de glissandi (slide) entre les notes :

Pour simuler le jeu avec la bague et le ruban :

Simuler des Ondes Martenot
Utilisation de l'outil "ligne" ou "parabole" (grille magnétique de quantification désactivée)

Ecouter l'exemple ci-dessus (avec un peu de réverbe) :



Extrait de Lost Horizon


Comme Danny Elfman pour Mars Attacks, je me suis beaucoup inspiré de la musique de Bernard Herrmann composée en 1951 pour le film "The Day The Earth Stood Still" (pour lequel, du reste, il aurait plutôt utilisé un Theremin, un instrument à la sonorité assez proche des Ondes Martenot... )


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