Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.
J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.
Élément de départ :
Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).
Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :
Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.
Renforcement du leitmotiv (par doublures) :
Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.
Accords plaqués pour lier le tout :
On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.
En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).
Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :
Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :
Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.
Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".
Pourquoi ne doubles-tu pas à la tierce ou la sixte le plan mouvement?
2.
Le mardi 24 février 2009 à
15:32, par
Velvorn
Peut-être parce que cela donne plus d'intensité et de "volume" au leitmotiv d'être doublé à l'unisson ?
Quoi qu'il en soit, c'est un article intéressant, dont la technique mérite d'être appliquée dans certaines (toutes ?) compositions.
Merci !
3.
Le mardi 24 février 2009 à
16:22, par
Tanguy Follio
D'autres idées ?
(je donnerai ma version plus tard)
4.
Le mercredi 25 février 2009 à
05:49, par
Alexandre
Tout d'abord, bravo pour la musique. Tu as trouvé une belle mélodie et l'effet de mouvement est super bien réussi. Puisque tu demandes si il y a d'autres idées... C'est évidemment une proposition personnelle, mais j'aurais eu tendance, à la répétition de la phrase de la clarinette, à la jouer un octave au dessus, comme les violons. Autre possibilité: ajouter la flûte au lieu de jouer la clarinette l'octave supérieur. Je pense que ça ajouterait un effet d'intensité intéressant. En tout cas, encore bravo pour les billets intéressants et les exemples de grande qualité!
Entièrement d'accord!
Il ne faut surtout pas hésiter à se lancer!
On se viande? Pas grave: le travail fait n'est jamais perdu, peut être même éventuellement réutilisé ultérieurement... et s'il n'est pas convainquant du tout, il permet d'apprendre de ses erreurs! Tester, tester et encore tester!!! Ce n'est JAMAIS du temps perdu!
Foi d'animateur!!
6.
Le jeudi 26 février 2009 à
23:30, par
Gabrielle
Encore merci pour ce billet qui m'a beaucoup appris... (deuxième commentaire depuis le temps que je lis ce blog ! je m'améliore...)
7.
Le vendredi 6 mars 2009 à
12:08, par
Guillaume Riff
Article intéressant, très bonnes idées.
8.
Le vendredi 8 mai 2009 à
12:43, par
Cédric G
Merci beaucoup pour ce billet Tanguy , bravo pour cette musique.
9.
Le vendredi 8 mai 2009 à
15:02, par
Tanguyfollio
Oups, j'avais zappé vos commentaires... (désolé)
L'idée d'Alexandre est très intéressante. Ordinairement, je privilégie la clarinette pour les traits rapides et liés de second plan. C'est en partie à cause d'une question d'ordre technique : la clarinette de Synful permet une fluidité que je ne retrouve pas avec mes autres samples. Je suis donc, dans cet exemple, esclave de mes banques de sons... Un sujet intéressant que j'aimerais bien développer dans un post un de ces jours...
En tous cas, Merci à vous tous pour les commentaires :)
10.
Le vendredi 22 janvier 2010 à
21:13, par
Mashmash
Merci beaucoup pour toutes ces infos, tous tes billets, et ce joli thème ma foi très réussi. Je me régale à découvrir pleins d'astuces. Maintenant il faut mettre en pratique !
Bonne continuation
11.
Le lundi 14 mars 2011 à
22:25, par
Gyom
Salut et merci pour ce site très instructif.
Ce genre d'article correspond exactement aux trucs et astuces que je cherche. Autodidacte, je m'intéresse de plus en plus sérieusement à la composition orchestrale MAO et je trouve un vrai trésor ici !
Actuellement, je fais quelques arrangements pour une émission de divertissement (France 2). C'est intéressant car ça change complètement de la relation que j'ai d'habitude avec le réalisateur. Cette fois-ci, le travail se fait en totale collaboration avec le compositeur de la musique originale (puisqu'il s'agit d'arrangements et non de compositions).
C'est même plus du ré-arrangement que de l'arrangement car je travaille sur des musiques qui sont déjà passées à l'antenne. Concrètement, je conserve la mélodie, ou un leitmotiv déterminant, mais je change les sons, les effets, les accompagnements, l'harmonie aussi parfois. De temps en temps, la voie est ouverte aux nouvelles idées, notamment l'ajout de plans d'orchestration (seconds plans, troisièmes plans...) que je glisse sous la thématique.
On s'en doute, la difficulté principale est de donner une peau neuve à un ancien morceau tout en prenant soin de ne pas trop s'éloigner de l'original (les gens sont habitués aux musiques). Il ne faut donc pas trop dénaturer ces dernières et trouver le bon dosage, les consignes du compositeurs aidant pour le mieux :-)
Ce travail est très intéressant. Et puis c'est toujours valorisant de se dire que beaucoup de spectateurs pourront entendre la musique (passage TV oblige). Cependant, une petite frustration peut naitre du fait de ne pas arranger mes propres mélodies. Et c'est vrai que pour faire un bon arrangement, il me paraît indispensable de bien ressentir la musique écrite par l'autre artiste (sinon, on risque d'arranger la musique de manière intellectuelle). En d'autres termes : il faut bien kiffer le morceau avant de se lancer dans le taff !
PS : au fait, je préfère ne pas mentionner le nom de l'émission tant qu'elle n'est pas diffusée. j'ai aussi un devoir de réserve vis à vis de la production et du compositeur. Disons que ce billet est juste là pour décrire le travail d'arrangeur :)
(Du coup, j'ai dû supprimer les commentaires qui divulguaient trop d'informations... désolé les amis...)
Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).
Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.
Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...
En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).
Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)
Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :
Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.
Petit exercice : 3 accompagnements différents :
Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :
2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.
Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :
La liste de Schindler (John Williams) :
Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).
Trace (Tanguy Follio) :
Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.
The Score (Howard Shore) :
Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)
Matrix Reloaded (Rob Dougan) :
Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)
Je dois dire qu'écrire des petits trucs sur l'orchestration, la MAO ou la composition, au travers ma propre expérience, c'est vraiment quelque chose que j'aime faire :)
Je démarre l'année 2009 sur la composition d'un thème épique orchestral pour un film institutionnel. Les images du film sont essentiellement des prises de vue d'hélicoptère : paysages, grandes étendues, vues aériennes de routes et de villes (Los Angeles etc...).
Comme ce travail me prend beaucoup de temps, je serai un peu moins disponible pour poster des billets dans le blog (jusqu'à février). Ceci dit, je garde en réserve quelques sujets que je ne manquerai pas de développer dès que j'aurai un peu plus de temps...
Idées en vrac à venir prochainement :
Le métier d'arrangeur
Les keyswitch
Les transitions
Vincent Malone (pour les petits)
Exemple d'orchestration
Musique médiévale et mouvements parallèles
Marche mondiale pour la paix
Aspect trigulaire des instruments de musique (pour les petits)
Exemples d'utilisation des choeurs (en MAO et dans les BO)
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
Mais qu'en est-il de l'orchestration ?
J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :
Une orchestration déficiente :
Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :
Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).
Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.
Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.
Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.
Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).
Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.
Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.
Imprécision du caractère.
Une orchestration de qualité :
Une bonne orchestration doit :
Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.
Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.
Renforcer le phrasé.
Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.
Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».
Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.
Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).
Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...
Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).
Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.
De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...
Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.
Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....
Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...
Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.
Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)
Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !
Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4
En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)
Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique,
(très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique. Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique.
Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur.
Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration.
Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Harmonica jones - Harmoniciste accompagnement d'artistes chanteurs.
Biographie en cours d'élaboration. A suivre...
Pour plus d'informations, se reporter à ma page sur Myspace. Merci.
HarmoJo Thèmes abordés : Accompagnement à l'harmonica, Harmoniciste pour groupe, Harmoniciste pour albums-CD, Joueur d'harmonica pour artiste, Joueur d'harmonica pour chanteur, Rock, Pop, Jazz, Country Music. Tags Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Harmoniciste
Extraits de courts-métrages, documentaires, reportages, pubs, institutionnels, dont j'ai fait la musique, plus des habillages radio, des mixes à écouter/télécharger, etc .... Tags
Musique à l'image Dans la partie vidéo, nombre d'extraits de mes travaux musicaux pour l'image, que ce soit de la fiction, du documentaire ou de l'institutionnel ...
Radio Dans la partie radio, des exemples d'habillage que j'ai réalisé pour Radio Nova, de la conception à la mise en ondes ... On peut écouter en outre quelques exemples de tops horaires dont je suis à l'origine du concept pour Nova.
Albums Une partie dédiée aux albums que j'ai fait qui sont sortis chez F Communications. Un album et 2 Eps très bien accueillis par la presse à l'époque !
Mixes Pour les amoureux de la musique, des mixes "produits" que j'ai réalisés pour votre bonheur !
Tous les mixes sont agrémentés de dialogues de cinéma ou d'extraits sonores de sources différentes ...
Un site graphique Un site graphique à la navigation fluide et agréable, qui va évoluer en fonction de mon activité, je mise sur l'écoute active des visiteurs, j'espère avoir de bons retours !
Contact : Gilles blanchard Rue marceau 93170 Bagnolet France tél : 0680905683
Thèmes abordés : Compositeur de musique de film, Compositeur pour l'audiovisuel, Musicien pour le cinéma, Habillage radio, Compositeur de jingles radio, Musique pour la radio, Compositeur album, Réalisateur album, Compositeur arrangeur, Réalisation de mixes, Mixes avec effets sonores, Production de mixes, Site et navigation agréable, Site pour écouter de la musique originale.Catégorie > Annuaire Compositeur
Films d’animation illustrés par des compositions personnelles originales.
Pour la plupart ce sont des petits films d'animation très courts qui ont été réalisés par des élèves de différentes écoles, avec l'aide de l'Equipée à Valence. Tags
Variété Sont présentés dans ce site :
_ différents films d’animation plus ou moins longs
_ différents exemples audio pouvant être destinés à illustrer un film
_ des orchestrations diverses
_ une page de présentation de mes deux CD de piano solo
Le logiciel Je maitrise parfaitement Logic pro. Ce logiciel permet une infinité de possibilités d'orchestration, aussi bien classique avec tous les éléments d'un orchestre symphonique, que moderne, contemporain, jazz ou électronique. J'ai commencé mon travail sur Cubase, que je connais très bien également.
Sensibilité J’ai travaillé avec plusieurs metteurs en scène et ai su adapter mes compositions aux genres imposés.
_ Un spectacle théâtral pour enfants «Mange-moi» de Nathalie Papin. Une histoire d’ogre illustrée par ma musique que je jouais au piano sur scène
_ Le roman «Soie» d’Alessandro Baricco, lu par Dominique Freydefont et illustré musicalement par mes soins
Interprète J’ai produit deux CD qui ont été enregistrés en studio sur un piano à queue.
J’interprète moi-même mes compositions, je peux également improviser directement sur des spectacles vivants.
Polyvalence Un cursus très éclectique :
Après avoir suivi des études de musique classique en piano au conservatoire de Lyon, j’ai travaillé le jazz avec un professeur (à l’époque il n’y avait pas encore de classe jazz dans les conservatoires), suivi l’orchestre de bal Maurice De Thou pendant deux ans, accompagné de nombreux chanteurs, groupe de Gospel, reggae, illustré aussi bien des pièces de théâtre, feux d’artifices, lectures, exposition de peinture concrète, concert en solo pour le festival des musiques rares à Clermont-Ferrand.
Mixage audiovisuel et musical, sound design / montage son, musique à l'image. Membre de la SACEM. Nombreuses références: France 3, Arte, Discovery Channel. Tags
Mixage audiovisuel J'ai travaillé pendant plusieurs années en studio de post-production. Quelques références:
- Open Opera (LM fiction)
- Lilith (CM Fiction)
- Naissance d’une ile (docu 5.1)diff Arte
- Les vagabonds des cendres (docu 5.1 diff Arte.
- Thalassa et Faut pas Rêver, reportages sur Oman et Madagascar, diff France 3.
- Anta Batal, (mag TV) 10 episodes, production Film Avenir, diffusion Al Jazeera.
- Min Al Malhab (mag TV), 160 Episodes, diffusion Al Jazeera.
- Al Abtal (mag TV), 40 Episodes, diffusion Al Jazeera.
- La chaine à moi (série TV), 42 épisodes, diff LCM.
Mixage musical Je suis actuellement directeur artistique chez ACF Productions. Quelques exemples de mes travaux en mixage musical:
- Au fil des voix, concert.
- Jazz Migration, concert, diffusion Arte live Web.
- Clair de Lune trio, concert.
- Le bonheur, ciné-concert, festival internationnal du film d'Aubagne.
- Chant Sacrés de l'Islam et de l'occident médiéval, concert à l'Abbaye du Thoronet.
Sound design - Huji, a fox tale (CM animation), réalisation J. Legay, production Supinfocom.
- Carte de voeux 2010, 2011 et Présentation E145, production PAD, Eurocopter.
- Logos publicitaires divers pour PIA.
Montage son J'ai récemment effectué la post-synchronisation de Hugh Jackman pour le film Butter de Jim Field Smith et de Jessica Alba pour Machete de Robert Rodriguez.
Quelques exemples:
- Lilith (CM Fiction), de I. Noguera, production Grim Prod cinéma.
- Park (CM fiction), réalisation T. Espasa, production Mefise.
- Naissance d’une ile (docu 5.1), production St-Thomas, diff Arte.
- Power Builders (série docu 5.1), 4 épisodes, production St-Thomas, diff Discovery et Arte.
-Un fantôme et des femmes (LM fiction), opérateur post synchro, réal Rustam Ibraghimbekov.
- Carte de voeux 2010, 2011 et Présentation E145, production PAD, Eurocopter.
Musique à l'image Quelques références:
- Open Opera (LM fiction)
- La chaine à moi (série TV)
- Botanica (CM animation)
- Bang Bang (CM animation)
- Chant Rouge (CM fiction)
- La fleur de sang (docu)
- Pente Abrupte (docu)
- Les Fées Célestes (pièce de théatre)
- Matériaux et Phénomènes Quantiques (f. institutionnel)
- IUH (f. institutionnel)
- Thales, Technologies for the future (f. institutionnel
Le blog Piano Pour Tous donne conseils et astuces por pouvoir commencer le piano facilement et efficacement. Il comporte de nombreuses rubriques pour répondre à toutes vos questions : - quel instrument choisir ? - où l'acheter ? - comment commencer le piano ? - etc.
Mais également des informations insolites, des débats, des bons plans (logiciels gratuits, comment acheter son instrument moins cher) et aussi une méthode en douze leçons avec vidéos et recueil de chansons. Au programme : vos chansons favorites, de l'improvisation, de la composition, etc. Tags
Méthode Piano Pour Tous La méthode Piano Pour Tous est une méthode nouvelle, qui vous permet d'apprendre le piano de manière simple, décomplexée et efficace. En effet, on veut nous faire croire que le piano est compliqué, et qu'on ne peut pas en jouer si l'on n'a pas commencé tôt. C'est faux.
Dans cette méthode aux douze leçons et vidéos, vous apprendrez à jouer vos morceaux favoris en moins de 15 jours, mais aussi à composer, à improviser, à jouer en groupe, etc.
La méthode Piano Pour Tous est garantie : si vous n'en êtes pas satisfait, nous vous la remboursons intégralement. Alors, pourquoi s'en priver ?
Formation Piano Pour Tous Cette formation a été créée pour vous démontrer qu'apprendre le piano est plus simple qu'il n'y parait. Cette formation est gratuite, et comprends des vidéos.
Catégorie "Bons Plans" Vous recherchez des partitions de piano gratuites, comment économiser de l'argent pour acheter votre piano (ou synthétiseur) ? Vous allez trouver toutes les réponses dans la catégorie "Bons Plans". En plus, je recherche sur le net du contenu gratuit pour vous !
Se lancer Vous ne savez pas comment débuter au piano, ce qu'il faut faire au départ ? Vous ne savez pas si vous préférez apprendre seul ou avec un professeur ?
Choisir son instrument Dans cette catégorie, je vous livre toutes les informations pour que vous puissiez choisir l'instrument que vous convient. J'explique aussi le vocabulaire technique des synthétiseurs, claviers, et pianos numériques et vous dit ce qui est indispensable ou non.
Titulaire d'une licence de droit, Paul-Stefan Penner a suivi un cursus musical à l'Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris. Il étudia, entre autre, la composition et l'orchestration avec Milosz Magin.
Thèmes abordés : Album auto-produit aux USA 'Only 7 Notes', Nombreuses soumissions pour la Warner Brothers, Enregistrement live avec l'Orchestre Philarmonique de Varsovie, Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris, Etudes de composition et d'orchestration avec Milosz Magin, Musique classique, Musique romantique, Concertos pour piano, Sonates et fugues. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique classique
Né en 1970 à Douai, rien ne me destinait à la composition, sinon la passion pour la grande musique qui arriva tardivement dans ma vie.
J'ai étudié avec le plus grand soin les traités d'orchestration et d'instrumentation de Berlioz, de Widor... et ai dévoré les plus grandes partitions du répertoire.
La technique nous permet aujourd'hui, avec de bons logiciels et un bon ordinateur, de recréer les sons d'un orchestre symphonique, et des choeurs. C'est grâce à ces logiciels extraordinaires que je peux entendre ce que je compose et partager ma musique avec vous.
Thèmes abordés : Symphonies, Poèmes symphoniques, Oeuvres pour choeur et orchestre, Concerto pour piano, Oeuvres orchestrales, Musique classique, Musique symphonique, Musique contemporaine, Concerto. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique classique
Après des études en écriture et arrangement, Jean-Christophe Banaszak remporte un des prix les plus réputés du métier qui est le prix international de composition électroacoustique de Bourges. Après un séjour en Angleterre dans des grands studios d'électroacoustique, Jean-Christophe complète son expérience en passant par le prestigieux CNSM de Paris en classe d'acoustique, Son et Histoire de la musique.
Depuis il travaille pour de grands groupes tels que la SNCF, Petitjean, INSEAD et compose des musiques de films d'animation (pour lesquels il assure en plus la partie design sonore et bruitages)
Il est également professeur titulaire au conservatoire de Troyes et à L'IUT en design sonore. Thèmes abordés : Réalisation et production musicale pour la SNCF , Réalisation et production musicale pour Petitjean, Réalisation et production musicale pour INSEAD, Réalisation et production musicale pour de nombreux laboratoires médicaux, Musique de films d'animation, Prix d'écriture musicale, niveau fin d'étude, CNSM en acoustique, son et histoire de la musique, Prix international d'électroacoustique de Bourges, Etude d'analyse musicale, étude du violon, Divers prix musicaux d'ordre national, Steve Reich, pionnier de la musique minimaliste et répétitive, Prefus73, B of Canada, Autechre, Amon Tobin, Beethoven, Satie, Ravel, Debussy, Pierre Henry compositeur français de musique électroacoustique. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Musique de film d'animation
Etudiant en musique à l'Université Paris 8,
je propose des compositions pour des documentaires télévisés, la publicité, les jeux vidéos, le multimédia, le théâtre et l'événementiel.
Mes styles musicaux s'orientent essentiellement vers la musique World, le Jazz, l'Ambiant et la musique Pop-Rock.
Thèmes abordés : Musique de courts métrages, Etude de musicologie, Simon Jeffes , The Penguin Cafe Orchestra, Eric Serra, Goran Bregovic. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique d'ambiance > Annuaire Musique Jazz blues fusion
Forum francophone sur la Musique Assistée par ordinateur (près de 800 membres actuellement).
Pour vous perfectionner ou partager vos connaissances, ce forum est ouvert a tous quelque soit le niveau. Vous pouvez même y faire votre promotion en partageant vos compositions !
Une section VIP existe également dans laquelle vous aurez accès aux meilleurs freewares du web ainsi qu'a des rubriques supplémentaires (orchestration, bons plans, techniques du son.)
En outre chaque mois, vous aurez la possibilité de gagner des pass VIP en participant a des concours, et bien d'autres choses encore ! Thèmes abordés : Apporter une aide précieuse sur la production musicale à l'aide d'un ordinateur, Techniques pour créer de belles maquettes musicales, Conseils et astuces pour utiliser votre home studio, Lieu de partage des expériences et connaissances en techniques du son, Réponses aux questions que vous vous posez pour composer et produire de la musique dans votre home studio, Tous les styles musicaux, Tous les genres musicaux, Eclectisme musical, Inspiration musicale provenant d'horizons variés. Tags Catégorie > Annuaire Promotion d'artistes > Annuaire Forum de discussion
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3. Le mardi 24 février 2009 à 16:22, par Tanguy Follio
4. Le mercredi 25 février 2009 à 05:49, par Alexandre
5. Le jeudi 26 février 2009 à 22:46, par Sam
6. Le jeudi 26 février 2009 à 23:30, par Gabrielle
7. Le vendredi 6 mars 2009 à 12:08, par Guillaume Riff
8. Le vendredi 8 mai 2009 à 12:43, par Cédric G
9. Le vendredi 8 mai 2009 à 15:02, par Tanguyfollio
10. Le vendredi 22 janvier 2010 à 21:13, par Mashmash
11. Le lundi 14 mars 2011 à 22:25, par Gyom
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