Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
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Construire un accompagnement. Quelques exemples de plans d'orchestration. Etude pas à pas.



Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.

J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.

  1. Élément de départ :

  2. Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).

  3. Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :

  4. Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.

  5. Renforcement du leitmotiv (par doublures) :

  6. Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
    Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.

  7. Accords plaqués pour lier le tout :

  8. On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.


En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).

Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :


Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :


Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.

Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".

Commentaires

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1. Le mardi 24 février 2009 à 13:04, par Damien D

C'est intéresasnt.

Pourquoi ne doubles-tu pas à la tierce ou la sixte le plan mouvement?

2. Le mardi 24 février 2009 à 15:32, par Velvorn

Peut-être parce que cela donne plus d'intensité et de "volume" au leitmotiv d'être doublé à l'unisson ?

Quoi qu'il en soit, c'est un article intéressant, dont la technique mérite d'être appliquée dans certaines (toutes ?) compositions.

Merci !

3. Le mardi 24 février 2009 à 16:22, par Tanguy Follio

D'autres idées ?
(je donnerai ma version plus tard)

4. Le mercredi 25 février 2009 à 05:49, par Alexandre

Tout d'abord, bravo pour la musique. Tu as trouvé une belle mélodie et l'effet de mouvement est super bien réussi. Puisque tu demandes si il y a d'autres idées... C'est évidemment une proposition personnelle, mais j'aurais eu tendance, à la répétition de la phrase de la clarinette, à la jouer un octave au dessus, comme les violons. Autre possibilité: ajouter la flûte au lieu de jouer la clarinette l'octave supérieur. Je pense que ça ajouterait un effet d'intensité intéressant. En tout cas, encore bravo pour les billets intéressants et les exemples de grande qualité!

5. Le jeudi 26 février 2009 à 22:46, par Sam

Entièrement d'accord!
Il ne faut surtout pas hésiter à se lancer!
On se viande? Pas grave: le travail fait n'est jamais perdu, peut être même éventuellement réutilisé ultérieurement... et s'il n'est pas convainquant du tout, il permet d'apprendre de ses erreurs! Tester, tester et encore tester!!! Ce n'est JAMAIS du temps perdu!
Foi d'animateur!!

6. Le jeudi 26 février 2009 à 23:30, par Gabrielle

Encore merci pour ce billet qui m'a beaucoup appris... (deuxième commentaire depuis le temps que je lis ce blog ! je m'améliore...)

7. Le vendredi 6 mars 2009 à 12:08, par Guillaume Riff

Article intéressant, très bonnes idées.

8. Le vendredi 8 mai 2009 à 12:43, par Cédric G

Merci beaucoup pour ce billet Tanguy , bravo pour cette musique.

9. Le vendredi 8 mai 2009 à 15:02, par Tanguyfollio

Oups, j'avais zappé vos commentaires... (désolé)
L'idée d'Alexandre est très intéressante. Ordinairement, je privilégie la clarinette pour les traits rapides et liés de second plan. C'est en partie à cause d'une question d'ordre technique : la clarinette de Synful permet une fluidité que je ne retrouve pas avec mes autres samples. Je suis donc, dans cet exemple, esclave de mes banques de sons... Un sujet intéressant que j'aimerais bien développer dans un post un de ces jours...
En tous cas, Merci à vous tous pour les commentaires :)

10. Le vendredi 22 janvier 2010 à 21:13, par Mashmash

Merci beaucoup pour toutes ces infos, tous tes billets, et ce joli thème ma foi très réussi. Je me régale à découvrir pleins d'astuces. Maintenant il faut mettre en pratique !
Bonne continuation

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Arrangements musicaux pour une émission TV de divertissement.


Actuellement, je fais quelques arrangements pour une émission de divertissement (France 2). C'est intéressant car ça change complètement de la relation que j'ai d'habitude avec le réalisateur. Cette fois-ci, le travail se fait en totale collaboration avec le compositeur de la musique originale (puisqu'il s'agit d'arrangements et non de compositions).

C'est même plus du ré-arrangement que de l'arrangement car je travaille sur des musiques qui sont déjà passées à l'antenne. Concrètement, je conserve la mélodie, ou un leitmotiv déterminant, mais je change les sons, les effets, les accompagnements, l'harmonie aussi parfois. De temps en temps, la voie est ouverte aux nouvelles idées, notamment l'ajout de plans d'orchestration (seconds plans, troisièmes plans...) que je glisse sous la thématique.

On s'en doute, la difficulté principale est de donner une peau neuve à un ancien morceau tout en prenant soin de ne pas trop s'éloigner de l'original (les gens sont habitués aux musiques). Il ne faut donc pas trop dénaturer ces dernières et trouver le bon dosage, les consignes du compositeurs aidant pour le mieux :-)

Ce travail est très intéressant. Et puis c'est toujours valorisant de se dire que beaucoup de spectateurs pourront entendre la musique (passage TV oblige). Cependant, une petite frustration peut naitre du fait de ne pas arranger mes propres mélodies. Et c'est vrai que pour faire un bon arrangement, il me paraît indispensable de bien ressentir la musique écrite par l'autre artiste (sinon, on risque d'arranger la musique de manière intellectuelle). En d'autres termes : il faut bien kiffer le morceau avant de se lancer dans le taff !

PS : au fait, je préfère ne pas mentionner le nom de l'émission tant qu'elle n'est pas diffusée. j'ai aussi un devoir de réserve vis à vis de la production et du compositeur. Disons que ce billet est juste là pour décrire le travail d'arrangeur :)

(Du coup, j'ai dû supprimer les commentaires qui divulguaient trop d'informations... désolé les amis...)

Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film


Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.

J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.

Orchestration et écriture
Conseils et astuces
Analyses d'extraits de BO
Informatique musicale
Matériel et  logiciels pour
faire de la musique de film

- Etudier les partitions classiques
- Qu'est-ce qu'un trille ?
- Glissando de harpe
- Finale : éditeur de partitions
- Couleur modale : 7 modes
- Exemple de leitmotiv
- Choeurs et système D
- Style Back to the Future
- Le rôle de l'orchestrateur
- Intégrer les percussions
- Effets stridents
- Exemples de répétitions
- Analyse d'un extrait musical
- Accord de septième diminuée
- Marches harmoniques
- Score preparator
- La flûte traversière
- Résonnance et plans sonores
- Faire monter la tension
- Accélérations et ralentissements
- Effet merveilleux
- Notes maintenues (pédales etc)
- Doublures cors et cordes
- Le rôle de l'arrangeur
- Construire un accompagnement
- Instruments transpositeurs
- Crescendo-decrescendo
- Exemples de transition
- Début de la gamme mineure
- Accords tous les 6 demi-tons
- Changer de tonalité
- Attaque avec cloches tubulaires
- Doubler les cordes
- Séquenceur et banques de sons
- Exemple de traitement audio
- Le mastering
- Melodyne Studio (Celemony)
- Séquenceurs et éditeurs de partitions
- Les marqueurs dans Cubase
- Guitar Rig 3  de Native Instruments
- PC sur mesure pour créer de la musique
- Utiliser des boucles de percussions
- Absynth Twilights de Native Instruments
- Cubase 4 de Steinberg
- Mise à jour gratuite de Cubase 4
- Omnisphere de Spectrasonics
- Symphobia de PojectSam
- Browser pour les musiciens
- Personnaliser un crescendo
- Legato : réalisme
- Cubase 5 de Steinberg
- Limiter l'effet machine des staccatos
- Fréquences des instruments
- EastWest Symphonic Orchestra gratuit
- Reaper 3 de Cockos


Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métier
Le statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
Se former, étudier
- Faire son CD démo
- Protéger ses oeuvres 
- La musique source
- Le Temp-Track
- Les traumatismes auditifs
- Contacter les producteurs
- Coup de déprime
- Le pote musicos
- Un annuaire pour les musiciens
- Orchestres spécialisés
- L'audiodescription
- Témoignage de JJ Annaud
- Le Sound Design
- Limites des banques de sons
- Avoir le trac en public
- Le film institutionnel
- 7 interviews de compositeurs
Emettre des factures
- La TVA à 5,5 %
- Intermittence du spectacle
- Déclaration et Impôts
- Fiscalité : Bénéfice Moyen
- Formulaire 2042 C
- Suivi des diffusions TV


Exemple de plans sonores et phénomène de résonnance dans une orchestration. Extait d'une bande originale de Jerry Goldsmith


Dans ce petit extrait, on distingue très nettement 3 plans d'orchestration :

Hollow Man (Jerry Goldsmith) :


Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).

Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.

Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...


Hollow Man Goldsmith Jerry Goldsmith
Hollow Man Jerry Goldsmith
 
(1929-2004)

Les premières notes de la gamme mineure : quelques exemples extraits de bandes originales


En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).

Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)


Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :


Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.

Petit exercice : 3 accompagnements différents :

Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :


  • 1er passage : harmonisation plutôt classique, discrète, douce...
  • 2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
  • 3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.

Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :

La liste de Schindler (John Williams) :


Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).


Trace (Tanguy Follio) :


Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.


The Score (Howard Shore) :


Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)


Matrix Reloaded (Rob Dougan) :


Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)

Le blog consacré à la composition de musique de film fête son premier anniversaire !


Et oui, 1 an déjà !

Je dois dire qu'écrire des petits trucs sur l'orchestration, la MAO ou la composition, au travers ma propre expérience, c'est vraiment quelque chose que j'aime faire :)

Je démarre l'année 2009 sur la composition d'un thème épique orchestral pour un film institutionnel. Les images du film sont essentiellement des prises de vue d'hélicoptère : paysages, grandes étendues, vues aériennes de routes et de villes (Los Angeles etc...).

Comme ce travail me prend beaucoup de temps, je serai un peu moins disponible pour poster des billets dans le blog (jusqu'à février). Ceci dit, je garde en réserve quelques sujets que je ne manquerai pas de développer dès que j'aurai un peu plus de temps...

Idées en vrac à venir prochainement :

  • Le métier d'arrangeur
  • Les keyswitch
  • Les transitions
  • Vincent Malone (pour les petits)
  • Exemple d'orchestration
  • Musique médiévale et mouvements parallèles
  • Marche mondiale pour la paix
  • Aspect trigulaire des instruments de musique (pour les petits)
  • Exemples d'utilisation des choeurs (en MAO et dans les BO)
  • etc...


Comment définir une bonne orchestration ?


On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
Mais qu'en est-il de l'orchestration ?

J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :

Une orchestration déficiente :

Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :

  • Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).

  • Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.

  • Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.

  • Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.

  • Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).

  • Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.

  • Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.

  • Imprécision du caractère.


Une orchestration de qualité :

Une bonne orchestration doit :
  • Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.

  • Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.

  • Renforcer le phrasé.

  • Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.

  • Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».

  • Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.

  • Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).

  • Présenter un caractère précis.

  • Utiliser efficacement la masse orchestrale.

Auteur : Alan Belkin
Source : http://www.musique.umontreal.ca:16080/personnel/Belkin/bk.o.fr/index.html

Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...


Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...

Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).

Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.

De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...

Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.

Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....

Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...


Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.

Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)

SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase


Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !

Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4

En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)

Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.

Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration


Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.

Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.

Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).

Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.

Quelques références :


Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :

Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.

Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.

Le temp-track : un exemple sur le film "Vendome" de David Tomaszewski


Le temp-track est une musique temporaire (provenant souvent d'un autre film ou d'un classique) choisie par le réalisateur.

Avant que la musique originale ne soit composée, le temp-track est placé sur les premières images ce qui permet de montrer au compositeur le style de musique souhaité sur telle scène (un type d'orchestration, ou bien un sentiment particulier, une dynamique précise etc...). Le temp-track peut donc être un bon moyen pour le compositeur de cibler les attentes du réalisateur.

Cette vidéo me paraît intéressante pour comparer une même scène d'action avec 2 musiques différentes (une première fois avec le temp-track, puis avec ma musique).




On peut constater que j'ai cherché à conserver le même style d'orchestration que le temp-track. Cependant, pour la scène de la montée de la façade de la cathédrale, j'ai opté pour une consonance plus aérienne et moins saccadée que la musique temporaire.

Le piège du temp-track survient lorsque le réalisateur commence à s'y attacher fortement. Dans ce cas, il est difficile pour le compositeur de proposer une autre direction artistique, ce qui le prive un peu de liberté.

Un autre problème subsiste lorsque le temp-track est issu d'une bande originale à très gros budget (90 musiciens et une équipe complète de techniciens professionnels du son) et qu'il vous faut recréer la même ambiance avec un petit orchestre, ou pire, avec un ordinateur et une banque de sons.
Pour Vendome, David Tomaszewski a été très compréhensible à ce sujet. Il était clair dès le début qu'une banque de sons ne pouvait pas remplacer l'émotion et la dynamique d'un orchestre, d'autant plus que David avait placé la barre très haut avec des temp-tracks provenant de bandes originales d'Alan Silvestri, Danny Elfman et David Arnold... rien que ça !

Pour voir le film en entier et en savoir plus sur la construction de la musique, cliquez ici.

Les sites de l´annuaire :
  • A Cappella, site de la chanteuse soprano lyrique Mi-kyung Kim


    A Cappella, site de la chanteuse soprano lyrique Mi-kyung KimMi-Kyung Kim est une chanteuse soprano lyrique coréenne demeurant en France. Elle exerce son art avec une passion servie par une voix au timbre profond, pur et d'une grande sensibilité.
    Parmi les extraits de ses concerts (airs d'opéra, d'oratorio, mélodies françaises et coréennes lieder allemands), vous trouverez sur son site son actualité scénique et les détails de sa biographie.
    Un livre d'or est également à disposition.
    Vous pouvez l'engager pour des festivals, productions d'opéra, de musique sacrée, ou encore en tant que soliste de concert choral, pour un récital privé ou une cérémonie religieuse. Tags

    Oratorio, musique sacrée, cérémonies religieuses
    Dotée d'une extrême sensibilité musicale et d'une foi catholique fervente, la chanteuse soprano lyrique Mi-kyung Kim interprète toujours avec bonheur et une émotion partagée les morceaux du répertoire sacré. Son répertoire dans ce domaine est vaste, qu'il s'agisse des œuvres de Bach, des grands Requiem ou Te Deum ou d'airs célèbres comme le motet de Mozart ou les Ave Maria de Schubert et de Gounod. Elle les interprète comme soliste lors de concerts donnés par des chorales ou au cours de célébrations religieuses comme des messes de mariage. N'hésitez pas à la contacter à ce sujet.

    Concerts, récitals, galas
    La chanteuse soprano lyrique Mi-kyung Kim a étudié de longues années et continue de travailler régulièrement avec de grands maîtres allemands, français et italiens. Elle sait donc construire pour des récitals ou concerts de gala des programmes variés mêlant grands airs d'opéra, mélodies, lieder allemands et musique sacrée. Elle parvient à toucher et à émouvoir un public varié, pas nécessairement constitué exclusivement de mélomanes habitués au répertoire classique.

    Extraits vidéo et audio
    Le meilleur moyen de se rendre compte des qualités vocales et musicales de Mi-kyung Kim consiste à se rendre sur son site http://soprano.lyrique.org pour profiter des nombreux lien vers des extraits vidéo et audio enregistrés en public lors de ses concerts. Nous vous conseillons particulièrement les Ave Maria de Gounod et de Schubert ainsi que la très originale mélodie coréenne sur le texte du Psaume 23

    Livre d'or
    L'art lyrique est une passion exigeante et qui demande de grands sacrifices. Le meilleur moyen d'encourager Mi-kyung Kim, au-delà du fait de lui proposer un engagement, consiste à aller déposer un petit mot sur le livre d'or présent sur son site http://soprano.lyrique.org

    Partage et réseau autour de l'art lyrique
    Mi-kyung Kim, au-delà de son site internet, est présente sur mySpace, YouTube, Dailymotion, Twitter, Facebook. Elle est ouverte à toutes les proposition de networking et d'amitié autour de la musique et de l'art lyrique par le biais de ces sites

    A Cappella, site de la chanteuse soprano lyrique Mi-kyung Kim


    Contact :
    A Cappella, site de la chanteuse soprano lyrique Mi-kyung Kim
    Mi-kyung Kim
    91600 Savigny sur Orge
    France
    tél : 0169442675

    Thèmes abordés : Chanteuse pour cérémonie religieuse, Soprano soliste pour mariage, Musiques du répertoire sacré, Grands airs d'opéra, Lieder allemands et musique sacrée, Etude de chant soprano, Ecouter Ave Maria de Gounod, Ecouter Ave Maria de Schubert, Ecouter chanteuse soprano, Recherche chanteuse soprano, Recherche interprète chant lyrique, Cachet chanteuse soprano, Partage et réseau autour de l'art lyrique, Site de cantatrice classique.Catégorie > Annuaire Chanteuse > Annuaire Chant classique > Annuaire Soprano