Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
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Fréquences des instruments. Vers une meilleure égalisation pour un mix symphonique...



Il y a 3 ans, je posais la question par mail à plusieurs ingénieurs du son, pour savoir s'il existait une procédure spécifique dans l'égalisation les instruments de l'orchestre symphonique (des fréquences à éviter, d'autres à renforcer). Car il est vrai que le web offre des réponses essentiellement axées sur le mix de formations pop-rock, mais pas beaucoup d'infos sur le mixage d'instruments classiques.

Parmi les quelques réponses, pour la plupart évasives, il y en eut une particulièrement claire : "jamais d'égalisation sur les instruments de l'orchestre symphonique". Peut-être que l'ingénieur du son avait travaillé essentiellement sur l'enregistrement live de musique classique. Mais en session de musique de film, je ne sais pas ce qu'il en est (n'ayant pas encore eu la joie de faire enregistrer mes musiques par un vrai orchestre, je ne préfère pas m'avancer).

Malgré tout, pour ceux qui utilisent les samples, je pense qu'il est intéressant d'égaliser correctement certains instruments pour éclaircir ou alléger le mix.
Ci-dessous : un lien, conseillé par Alex, qui pointe vers un tableau récapitulatif des "fréquences fondamentales" et des "fréquences harmoniques" pour chaque instrument de l'orchestre symphonique. Classement par famille d'instruments (bois, cordes, cuivres, percussion) + voix humaines.



Pour paraphraser le mémo intéressant écrit par Ziggy's sonorisation (ici) :
  • Les fréquences fondamentales d'un instrument peuvent être accentuées pour lui donner de la profondeur et de la chaleur. A l'inverse, en diminuant ces fréquences, l'instrument aura un son plus fin.

  • Les fréquences harmoniques confèrent une certaine couleur à l'instrument, et donc une certaine présence dans le mix. On doit normalement faire ressortir la couleur ou la clarté d'un instrument dans le mixage en accentuant ses fréquence harmoniques.

  • Pour chaque instrument, on peut atténuer (voir supprimer) les fréquences graves inutiles, c.a.d celles qui sont situées sous les fréquences fondamentales : de cette manière, on libère des fréquences du spectre sonore, laissant de la place aux instruments les plus graves comme la contrebasse ou la grosse caisse, ou les timbales... ou la voix de ma femme au réveil (ho ho ho).

Un equalizer (avec courbe) comme celui qui est intégré dans Cubase me permet de travailler rapidement. Il existe aussi des égaliseurs sous forme de plug-ins.

Egaliseur Cubase

Egalisation dans Cubase 5 :
Je sélectionne une fréquence, puis je l'accentue ou je l'atténue.


Commentaires

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1. Le dimanche 29 novembre 2009 à 23:37, par JD

Cool merci pour le tableau !!

C'est vrai que pour les compositeurs actuels, il faut tout faire soi-même jusqu'au mixage voire mastering !! Et j'avoue que je faisais toujours ça un peu au pif (ou plutôt à l'oreille) mais avec ce tableau c'est quand même plus précis ! Je vais essayer ça pour les prochains morceaux !

Et encore merci pour les infos du site ! Je viens de le découvrir et je dévore encore les tutoriels et les conseils précédents !



2. Le lundi 30 novembre 2009 à 00:14, par Damien D

Salut Tanguy,

L'ingé son qui t'a dit un jour "jamais d'égalisation sur les instruments de l'orchestre symphonique" me semble avoir raison globalement car en théorie l'égalisation... se fait à l'orchestration, qui est tout autant un choix des timbres, des instruments, etc... qu'un choix spectral (éviter les trous). La forte dynamique de l'orchestre améliore qui plus est la marge de manoeuvre (ce qui n'est pas le cas en rock)

En revanche, pour avoir du mixer les deux, je pense qu'il faut distinguer entre l'orchestre virtuel et l'orchestre acoustique.

L'orchestre virtuel est déjà égalisé: c'est le principal intérêt des banques. Si c'est bien "ordistré", il n'y a absolument aucune raison d'égaliser. Si on ressent le besoin de le faire, c'est qu'il y a à mon sens un problème d'écriture à la base.

En revanche, l'orchestre acoustique peut nécessiter certains retouches, notamment pour éliminer l'inévitable "repisse" et faciliter le mix. Rien qu'avec un orchestre à cordes on se retrouve facilement avec 20 pistes. Recréer un espace sonore cohérent avec un decca tree, des out trigs, des surrounds et des prises de proximité représente un travail considérable (sans commune mesure avec les facilités qu'apportent les banques de son). Mais dans ce cas l'égalisation n'a pas le même objectif que celle qu'on utilise en pop-rock.

Merci en tout cas pour le tableau. Il reste très utile! Dommage qu'il ne puisse pas être sauvegardé! Va falloir tout sauvegarder à la main!

3. Le lundi 30 novembre 2009 à 18:58, par Tanguy Follio

Je ne sais pas trop quoi en penser. c'est pas embêtant d'avoir une banque de sons avec une égalisation déjà appliquée ? L'égalisation n'est elle pas plutôt quelque chose de relatif, qui change en fonction du mixage ?
Si je fais jouer un passage uniquement avec des violons, je peux leur laisser la totalité du spectre sonore. En revanche si je les mixe avec d'autres instruments, n'y a-t-il pas qq fréquences à diminuer, pour faire de la place pour tout le monde ?

4. Le mardi 1 décembre 2009 à 23:34, par Damien D

A mon sens justement, c'est à l'orchestration que ça se pense. En tout cas c'est comme ça que je vois les choses. Mais je peux faire erreur...

5. Le samedi 5 décembre 2009 à 23:23, par Romaric

Salut !
Je suis du même avis que Damien ;)
C'est à la composition que je règle ça :)
Et il faut savoir que les collection comme east west, Vsl, et autres grosses collections sont déjà corrigées par des ingénieurs du son ! Je me suis formé comme ingé son à la SAE et on ne s'improvise pas ingé même avec un tableau ! (ca reste mon avis :)
De plus si on parle de mix on doit parler d'écoutes ! Mixer sur 2 paires d'écoutes minimum ;) De mon côté, je vais même écouter ca dans sur mon home ciné et dans ma voiture afin de trouver le réglage le plus neutre possible... Qu'il passe partout !

6. Le dimanche 27 décembre 2009 à 09:13, par UDun

J'aurai plutôt tendance à être de l'avis de Tanguy. Le mixage varie selon le morceau.

L'orchestration "virtuelle" (banques de sons) est quand même assez différente de l'orchestration réelle (orchestre). Ceci change la façon de composer et de mixer.

Avec des banques de sons, chaque sample est un enregistrement/une piste à part entière (présence, timbre, réverbération). Utilisez les instruments de l'orchestre, c'est comme superposer pleins de fois une réverbération, des fréquences inutiles liées à l'enregistrement, des parasites...

Après, c'est clair que le mixage à partir des banques de sons est plus light : retouches minimes en égalisation, légère compression...

7. Le jeudi 18 février 2010 à 09:27, par Ron

Je "plussois" ;) Damien et Romaric sur l'orchestration et l'arrangement. Et c'est vrai qu'il faut être prudent lorsqu'on a pas l'oreille "éduquée" car les résultats peuvent être catastrophiques. D'où plusieurs écoutes sur différentes systèmes.

Ne pas oublier aussi le panning. Si on respecte la disposition dans l'espace d'un orchestre on est déjà sur la bonne voie. C'est pour ça au départ que certaines sections de l'orchestre sont placées plus prés ou plus loin de l'auditoire.

Après il y aussi l'égalisation créative. La question c'est de savoir si on souhaite conférer à la compo le plus grand réalisme possible ou pas ce qui peut aussi avoir son intérêt. ( cf BO d'Alien IV par exemple )

Et par contre au Mastering là c'est une autre histoire...

8. Le mercredi 3 mars 2010 à 11:58, par Jean-Michel Darrémont

Je suis, moi-aussi, de l'avis de Damien D.
S'il y a des surcharges, ou des trous, dans certaines zones de fréquences à l'orchestre classique c'est d'abord une affaire d'orchestration.
Je suis compositeur et ingénieur du son et j'ai longtemps travaillé dans le domaine de la musique classique, notamment à l'Opéra de Paris comme régisseur son.
On utilise à la base 2 couples (en stereo): un plan rapproché et un plan éloigné.
Ensuite, chaque pupitre est repris par un micro ou un couple en plan rapproché pour donner de la précision et/ou corriger la balance. Ce plan rapproché est toujours mixé beaucoup plus bas, voire absent, que les deux autres plans. Le plan moyen est celui qui prédomine.
Les corrections en fréquence comme les traitements dynamiques(compression, limiteur, maximizer...) sont appliqués avec parcimonie et sur le mixage stereo final au mastering, de préférence.
Les orchestres classiques sont enregistrés comme-ça depuis des décennies, avec des variantes (méthode Decca etc...) et même si la technologie a beaucoup progressé, les enregistrements faits dans les années 50-60 tiennent toujours la route.
D'ailleurs la banque de sons EWQLSO est enregistrée de la sorte et on mixe chaque plan ds son séquenceur(gourmand en mémoire et CPU).

Bien sur, il est bon de faire preuve de créativité et d'essayer des choses qui ne se font pas. C'est même recommandé. Mais si on veut sonner vraiment symphonique classique c'est comme ça qu'il faut faire: pas de correction de fréquence sur chaque pupitre séparément.

Et bravo Tanguy pour ce blog vraiment intéressant.

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Le mastering : les derniers traitements audio avant d'écouter vos oeuvres dans votre lecteur CD.


(Dans notre milieu, on utilise le mot "mastering" alors qu'on devrait dire "pre-mastering". Quoiqu'il en soit, je garde l'appellation mastering car c'est moins long à écrire... paresseux que je suis)

Donc..... Qu'est-ce que le mastering ?

C'est une opération qui consiste à appliquer d'ultimes traitements audio sur le mix final (c'est à dire une fois que le mixage est terminé et que la musique est exportée en un seul fichier audio comme un son wav ou aiff).
Dans le milieu du disque ou de la production musicale cinématographique, il existe des ingénieurs du son et des studios spécialisés pour ce travail. Au cours du mastering, Le son d'une musique est optimisé (amélioré), et même personnalisé (c'est à dire qu'il porte la signature de l'ingénieur du son).

Souvent, les jeunes compositeurs qui produisent eux-mêmes leurs maquettes doivent s'improviser "ingénieur du son".
Or, le mastering, le vrai de vrai, requiert une oreille spécialisée et du bon matériel.

En même temps, quel est l'intérêt d'appliquer des opérations dignes d'un mastering professionnel sur une musique fabriquée dans un ordinateur, à partir de samples d'orchestre ou bien d'interprètes moyens enregistrés avec du matos de home studio ?

Alors, à défaut d'établir un mastering optimal, il est déjà possible (à notre niveau de home-studiste) d'effectuer quelques traitements audio sur le morceau avant de le graver sur CD :
(Cela va de soi, le mix que l'on s'apprête à masteriser doit être au format audio de bonne qualité : au moins en wav ou aif 44 KHz et 16 bit, et pas en mp3 !).

Quelques exemples de traitement audio qui peuvent s'appliquer directement dans votre séquenceur, ou encore mieux, dans un éditeur audio comme Wavelab, Sound forge, Cool Edit etc :
  • Un peu de compression multibande
  • De l'égalisation (équaliseurs) pour diminuer ou faire ressortir certaines fréquences (donc certains instruments).
  • Une légère réverbération pour donner un peu plus de profondeur au mix.
  • Un traitement panoramique, pour élargir la stéréo (ça je ne l'ai jamais testé).
  • Un fondu de sortie pour une musique qui se termine en ad lib (sans fin).

Mixage et mastering : optimisez vos mix en appliquant un traitement audio par des effets numériques, comme la compression, la réverbe, l'égalisation.


Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.

Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources).
Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).

Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :

La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.

Avant la compression
Avant la compression
   Après la compression
Après la compression


L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.

La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.

Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).

J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !

Tonalités des principaux instruments. Mémo pour les instruments transpositeurs les plus souvent utilisés.


Voici les tonalités des instruments les plus communs :


Orchestre symphonique (Do = Ut):
  • Piccolo : Do
  • Flûte traversière : Do
  • Hautbois : Do
  • Cor anglais : Fa
  • Clarinette : La (parfois Sib)
  • Basson : Do
  • Cor français : Fa
  • Trompette : Do ou Sib
  • Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
  • Tuba basse à 4 pistons : Do
  • Cordes : Do
Harmonie :
  • Piccolo : Do
  • Flûte traversière : Do
  • Clarinette : Sib
  • Saxo Soprano : Sib
  • Saxo Alto : Mib
  • Saxo Ténor : Sib
  • Saxo Baryton : Mib
  • Cor d'harmonie : Fa
  • Trompette : Sib
  • Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
  • Tuba : Sib (appelé basse Sib)


Il existe, bien sûr, d'autres instruments transpositeurs (comme la petite clarinette en Lab, la trompette en Ré..) mais ils sont moins souvent utilisés. Je préfère focaliser ce billet sur les instruments les plus communs.

Ci dessous, un petit tableau que je m'étais fabriqué il y a quelques années. Il permet de savoir, pour une tonalité donnée (tonalité de la musique telle qu'on l'entend), dans quelle tonalité seront écrites les partitions des instruments transpositeurs tels que la clarinette, le cor français, le saxo alto etc...


Ma partition ? dans quelle tonalité ?

tonalité des principaux instruments transpositeurs


Par exemple, pour une musique écrite en Fa, la partition d'un instrument transpositeur en Mib (comme le saxo alto) devra être écrite en Ré.

Autre exemple, vous composez un passage musical en Ré, alors les clarinettes Sib joueront en Mi (avec 4 dièses à la clef).

Ce tableau peut être utile aux jeunes compositeurs qui feront interpréter leur musique par un orchestre d'étudiants ou par l'harmonie du village. Un rapide coup d'œil permet de voir qu'il y a des tonalités plus confortables à déchiffrer, et ce pour tous les instruments.

Par exemple, si je compose une musique en sib pour une harmonie, les instruments non transpositeurs auront une partition en sib (2 bémols seulement à la clef). Les clarinettes sib auront une partition en Do (pas de bémols ni de dièses à la clef). Les saxophones alto auront une partition en Sol (2 dièses seulement à la clef), les cors auront une partition en Fa (un seul bémol à la clef).

Concours de musique de film 2008 proposé par East-West sur le forum Soundsonline


J'avais promis un post sur les percussions électro mélangées à de la musique orchestrale, mais il faut que je réinstalle d'abord certains softs...

En attendant, je vous fais part du nouveau concours lancé par Doug Rogers, l'administrateur du forum de Soundsonline :

Cliquer ici pour accéder au règlement

Bon, en gros, on vous propose une vidéo, d'un style très contemporain, à mettre en musique avec des banques de sons de la marque East-West (forcément). Le compositeur considéré comme créateur de la meilleure BO recevra un prix assez conséquent : des banques de sons de la marque East-West (c'est logique).

Je ne parle pas très bien l'anglois, mais j'ai cru comprendre que le concours était ouvert jusqu'au 30 juin 2008.

Avis aux amateurs...

A Paris prochainement, un Video Games Live : concert symphonique reprenant les plus grands thèmes des jeux vidéo


Les "Video Games Live" sont des spectacles interactifs (orchestre symphonique jouant en synchro sur des images de jeux vidéo projetées sur grand écran).


Voici, par exemple, un Video Games Live consacré à Metal Gear Solid 3 :





A Paris se déroulera bientôt un Video Games Live :


Video Games 2008 Live à Paris


  • Date : 18 décembre 2008
  • Heure : 20h00
  • Lieu : Palais des Congrès
  • Interprétation : Star Pop Orchestra
  • Organisation : AKOUNA Production
Plus d'info et réservations ici

Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film


Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.

J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.

Orchestration et écriture
Conseils et astuces
Analyses d'extraits de BO
Informatique musicale
Matériel et  logiciels pour
faire de la musique de film

- Etudier les partitions classiques
- Qu'est-ce qu'un trille ?
- Glissando de harpe
- Finale : éditeur de partitions
- Couleur modale : 7 modes
- Exemple de leitmotiv
- Choeurs et système D
- Style Back to the Future
- Le rôle de l'orchestrateur
- Intégrer les percussions
- Effets stridents
- Exemples de répétitions
- Analyse d'un extrait musical
- Accord de septième diminuée
- Marches harmoniques
- Score preparator
- La flûte traversière
- Résonnance et plans sonores
- Faire monter la tension
- Accélérations et ralentissements
- Effet merveilleux
- Notes maintenues (pédales etc)
- Doublures cors et cordes
- Le rôle de l'arrangeur
- Construire un accompagnement
- Instruments transpositeurs
- Crescendo-decrescendo
- Exemples de transition
- Début de la gamme mineure
- Accords tous les 6 demi-tons
- Changer de tonalité
- Attaque avec cloches tubulaires
- Doubler les cordes
- Séquenceur et banques de sons
- Exemple de traitement audio
- Le mastering
- Melodyne Studio (Celemony)
- Séquenceurs et éditeurs de partitions
- Les marqueurs dans Cubase
- Guitar Rig 3  de Native Instruments
- PC sur mesure pour créer de la musique
- Utiliser des boucles de percussions
- Absynth Twilights de Native Instruments
- Cubase 4 de Steinberg
- Mise à jour gratuite de Cubase 4
- Omnisphere de Spectrasonics
- Symphobia de PojectSam
- Browser pour les musiciens
- Personnaliser un crescendo
- Legato : réalisme
- Cubase 5 de Steinberg
- Limiter l'effet machine des staccatos
- Fréquences des instruments
- EastWest Symphonic Orchestra gratuit


Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métier
Le statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
Se former, étudier
- Faire son CD démo
- Protéger ses oeuvres 
- La musique source
- Le Temp-Track
- Les traumatismes auditifs
- Contacter les producteurs
- Coup de déprime
- Le pote musicos
- Un annuaire pour les musiciens
- Orchestres spécialisés
- L'audiodescription
- Témoignage de JJ Annaud
- Le Sound Design
- Limites des banques de sons
- Avoir le trac en public
- Le film institutionnel
- 7 interviews de compositeurs
Emettre des factures
- La TVA à 5,5 %
- Intermittence du spectacle
- Déclaration et Impôts
- Fiscalité : Bénéfice Moyen
- Formulaire 2042 C
- Suivi des diffusions TV


Star Pop Orchestra, un orchestre spécialisé dans la musique symphonique populaire (musique de film, comédies musicales, arrangements pop-rock)


J'ai découvert sur Myspace cet orchestre symphonique composé de 50 à 90 musiciens dont le répertoire va de la musique de film à la variété en passant par la comédie musicale et la musique de jeux vidéo.

Star pop orchestra interprétation et enregistrement de musique de film


Cet orchestre, mis en place par Nicolas Chatenet, Mathias Charton et Christophe Eliot, a pour vocation l'interprétation d'œuvres symphoniques dites "populaires" (essentiellement de la musique de film) sous forme de concerts (John Williams, Leonard Bernstein, Alan Menken etc..).

Depuis sa création, il a également assuré l'enregistrement de quelques bandes originales pour de jeunes (mais talentueux) compositeurs. Je vous invite à visiter son espace musical pour vous rendre compte du très bon niveau d'interprétation.

Il n'existe pas beaucoup, en France, d'orchestres symphoniques spécialisés dans l'enregistrement de musique de film. Soulignons l'existence de SymphOnifilm (sous la direction de Steve Journey) qui permet d'obtenir de la bonne musique symphonique à des prix compétitifs. Dans la catégorie gros calibre, l'orchestre Colonne (sous la direction de Laurent Petigirard) souhaite également élargir le créneau "musique pour le cinéma".

Tant mieux pour nous ;-)

Créer un son des années 20


De temps en temps, pour reproduire une couleur musicale qui rappelle de vieux morceaux j'aime bien doubler de la clarinette par un son de trompette bouchée (sourdine, mais pas trop de fréquences aiguës). ça donne quelque chose dans le style "canard qui tousse" mais c'est assez nostalgique je trouve.

Avec une rythmique charleston en arrière plan, ça rappelle le bon vieux temps des années folles... quand mon grand-père n'était encore qu'un gamin.

Dans l'extrait suivant, 4 passages successifs :
  1. Piano (Halion One)
  2. Piano + clarinette (Synful)
  3. Piano + clarinette + trompette sourdine (je ne sais plus d'où vient ce sample)
  4. Exemple dans un mix (dansons la capucine)



Apprendre charleston

Apprendre à composer de la musique orchestrale


C'est en lisant dernièrement un Bulletin Officiel (BO) de l'Education Nationale que m'est venu l'idée d'écrire un billet à la manière des "professionnels de l'enseignement" (je ne parle pas des profs, mais de ceux qui dans leurs bureaux expliquent aux profs comment "expliquer" ) :

ça donne :

Sans pour autant se substituer à la démarche institutionnelle collective (ou individuelle) menée par les espaces scolaires spécialisés dans la musique, il n'est pas défendu de suivre le concept empirique lié à la formation expérientielle et la notion d'apprentissage auto-dirigé. Pour se faire, l'apprenant devra privilégier, seul, les champs prioritaires de pratiques pédagogiques telles que l'ensemble des actions visant à offrir l'appui et les ressources nécessaires à la construction de son savoir et de son savoir faire musical :

- Apprentissage et mémorisation par la discrimination visuelle et l'analyse objective de documents philharmoniques estimés et répandus.

- Apprentissage par l'observation auditive sélective de supports compacts numériques d'œuvres pré-enregistrées appartenant au recueil orchestral traditionnel ou filmique.

- Concrétisations et démarches incitatives de matérialisation de coloris sonores par l'appropriation des outils informatiques de création et de production.

- Favoriser le dialogue et la transmission par l'exploration des technologies d'information et de communication (TIC)

Précisons que pour chaque auteur en devenir, d'œuvres musicales, de part son éducabilité, son penchant naturel vers l'auto-évaluation par ses pairs et sa faculté de remédiation, la faisabilité d'une telle praxis n'interfère en aucun cas la cohérence des démarches d'apprentissages socio-constructives des institutions éducatives suscitées, la compatibilité de ces actions inférant une meilleure maîtrise créative.



Allez, je vous donne quand même une version plus "simpliste" :

Astuce : petits exercices à faire chez soi pour progresser en harmonie et orchestration, en complément de ce que vous savez déjà faire (que vous soyez autodidacte ou que vous ayez suivi une formation au conservatoire) :

- Observez attentivement des partitions de grands compositeurs (Mahler, Ravel, Beethoven...)

- Ecoutez avec concentration des passages marquants de CD de musique classique ou de musique de film.

- Testez vos propres orchestrations (doublures, choix judicieux de tel instrument...). Dans un séquenceur et avec une banque de sons correcte, il est très facile d'expérimenter.

- Faites écouter votre travail, faites vous connaître en créant votre page perso. Demandez l'avis d'autres compositeurs, découvrez leurs idées, échangez vos astuces sur des forums de discussion...

Le Sacre du Printemps (Stravinsky) interprété avec les samples de la Vienna Symphonic Library.


Programmé et mixé par Jay Bacal, à partir de la VSL (Vienna Symphonic Library), le célèbre ballet composé par Igor Stravinsky sonne particulièrement bien pour du virtuel.

On peut écouter les 2 tableaux (et si l'on veut, chaque scène séparément) en cliquant ici

Un travail de longue haleine (6 mois) en ayant pris comme repère des enregistrements dirigés par Leonard Bernstein et Seiji Ozawa.
  • Entrée de toutes les notes
  • Calage du tempo (accélérations, rubato etc..)
  • Articulations expressions de chaque instrument (1 par 1)
  • Affinement du tempo
  • Doublure des cordes par des cordes solo (pour plus de réalisme)
  • Traitement audio (compression, égalisation, réverbe)
  • Mixage

Je salue le mérite de Jay Bacal pour ce travail de fourmi, car rendre des phrasés le plus réalisme possible n'est pas chose facile, surtout sur une telle durée. D'autant plus que Le Sacre du Printemps a été écrit pour un orchestre XXL, avec une instrumentation imposante :

1 piccolo, 3 flûtes, 1 flûte alto, 4 hautbois, 1 cor anglais, 1 petite clarinette en ré et en mib, 3 clarinettes en sib et en la, 1 clarinette basse sib, 4 bassons, 1 contrebasson, 8 cors, 1 petite trompette en ré, 4 trompettes en ut, 3 trombones, 2 tubas, 5 timbales (deux musiciens), grosse caisse, tam-tam, triangle, tambour de basque, guiro, 2 cymbales antiques, violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses (nombreux divisi chez les cordes).


Les sites de l´annuaire :