Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

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Musique d'un diaporama photo pour EDF



Un petit bonjour en passant ;-)

Le projet pour la pub Eurostar est tombé à l'eau :((

Par ailleurs, je commence à bosser sur la musique d'un diaporama photo, créé par Manuel Mendo (Photographe), commandé par EDF. Là, je suis en recherche d'idées. Le diaporama va durer 1 minute, ce qui ne me laisse pas beaucoup de liberté pour développer une thématique. Parcontre, pour une fois, les images seront posées sur la musique et non le contraire...

Bon, j'y retrourne.

Commentaires

1. Le jeudi 31 janvier 2008 à 00:38, par Alex

Désolé pour la musique de pub Eurostar... mais bon courage pour le diapo alors !

2. Le mercredi 13 février 2008 à 20:14, par Mendo

Le petit bébé va bien... Je suis bien placé pour le savoir. C'est moi qui va devoir se coller à sa musique et non pas le contraire pour reusir ce "diaporama".
Tanguy fait du bon travail!

3. Le jeudi 24 avril 2008 à 17:24, par Frisson reynald

Biensur que tanguy fait du bon travail.. c'est moi qui lui ai tout appris .lol non je déconne . Il en serait impossible puisque c'est lui !! Mais il est juste de dire qu'il faut du EXcellent travail !

4. Le jeudi 24 avril 2008 à 19:39, par Tanguy

Dis donc Reynald, pour quelqu'un de timide qui n'ose pas faire de commentaires (souviens toi au téléphone), je te trouve bien causant en ce moment ! Mais ne t'arrête surtout pas, hein ?

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Pourquoi ne par lire aussi :


EDF DTG : unité de mesure et d'expertise. Une musique originale d'une minute pour accompagner un diaporama photo sur le sujet.


La musique du billet précédent a été composée pour un diaporama photo, commandé par EDF pour la présentation de la Direction Technique Générale (DTG) lors du dixième challenge de la Division Production Nucléaire. Nous sommes dans le domaine de l'unité de mesure et d'expertise dans la production d'énergie. Matthieu avait donc la bonne réponse (même si c'était sans grande conviction).

Pour voir la vidéo, cliquer ici (site de Manuel Mendo, photographe et réalisateur du diaporama).

L'argumentation de Reynald était quand même convaincante ;-)

En fait, en regardant les photos de centrales nucléaires immobiles au milieu d'une campagne bien verte et ensoleillée, je n'ai pas voulu me poser la question "quel message doit-on faire passer avec la musique" (au fait, dans ce billet, je ne tiens pas à lancer le débat sur la production d'énergie et l'écologie). J'ai cherché de l'inspiration dans le défilement des images, puis je me suis dit que les gens qui travaillent dans ces lieux sont avant tout des personnes comme vous et moi...

J'ai alors pensé à une pulsation rythmique plutôt acoustique qui pouvait rappeler le côté technique tandis que la mélodie et l'instrumentation plus "naïves" (bois, guitare voix de femme etc.) pouvaient nous ramener à cet aspect humain.

Il y a dans ce morceau un passage avec une suite d'accords que j'aime bien et que je réutiliserai probablement dans une prochaine musique (un projet personnel), avec une autre orchestration.

Six Secrets !


Bien, je glisse ce petit billet hors-sujet pour faire plaisir à ma sœur, qui souhaite que je dévoile 6 de mes secrets les plus enfouis (Je suis sûr que c'est pour cafter aux parents), alors allons-y vite fait bien fait :

  1. J'ai eu une période d'environ 1 an où je prenais uniquement des douches froides le matin (en 98 ou 99). Je pensais que c'était bon pour la circulation. Je n'ai jamais été autant malade que cette année là (ORL).

  2. J'écoute du Trevor Rabin en cachette.

  3. A 10 ans, j'ai crevé un pneu de la Renault 18 en jouant avec un outil (une perceuse qui faisait office de pistolet laser). J'ai aidé mon père à changer la roue, sans lui avouer que c'était moi le coupable.

  4. A 11 ans, sur la RN 176, j'ai bifurqué à gauche en vélo, alors qu'un poids lourd s'apprêtait à me dépasser. Je tiens à remercier le conducteur pour ses réflexes qui ont permis d'éviter le pire (et pour son savon monumental que je ne suis pas près d'oublier chaque fois que je fais du vélo).

  5. Je dois "réfléchir" pour lire l'heure avec des aiguilles. Je suis né avec une montre à quartz.

  6. Mes amours secrets ? non mais oh ! et si ma femme tombait sur ce blog ? bon allez, j'ai mis une photo ici

Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...


J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).

Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

The Mummy Returns



Pour produire cet effet strident, on retrouve bien entendu une orchestration basée sur l'utilisation d'instruments ayant des tessitures très aigües comme les violons et les piccolos.

Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...

Silvestri scoring The Mummy Returns
Alan Silvestri scoring The Mummy Returns
(Photo prise par Alexandre Tylski)


La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :

Le temp-track : un exemple sur le film "Vendome" de David Tomaszewski


Le temp-track est une musique temporaire (provenant souvent d'un autre film ou d'un classique) choisie par le réalisateur.

Avant que la musique originale ne soit composée, le temp-track est placé sur les premières images ce qui permet de montrer au compositeur le style de musique souhaité sur telle scène (un type d'orchestration, ou bien un sentiment particulier, une dynamique précise etc...). Le temp-track peut donc être un bon moyen pour le compositeur de cibler les attentes du réalisateur.

Cette vidéo me paraît intéressante pour comparer une même scène d'action avec 2 musiques différentes (une première fois avec le temp-track, puis avec ma musique).




On peut constater que j'ai cherché à conserver le même style d'orchestration que le temp-track. Cependant, pour la scène de la montée de la façade de la cathédrale, j'ai opté pour une consonance plus aérienne et moins saccadée que la musique temporaire.

Le piège du temp-track survient lorsque le réalisateur commence à s'y attacher fortement. Dans ce cas, il est difficile pour le compositeur de proposer une autre direction artistique, ce qui le prive un peu de liberté.

Un autre problème subsiste lorsque le temp-track est issu d'une bande originale à très gros budget (90 musiciens et une équipe complète de techniciens professionnels du son) et qu'il vous faut recréer la même ambiance avec un petit orchestre, ou pire, avec un ordinateur et une banque de sons.
Pour Vendome, David Tomaszewski a été très compréhensible à ce sujet. Il était clair dès le début qu'une banque de sons ne pouvait pas remplacer l'émotion et la dynamique d'un orchestre, d'autant plus que David avait placé la barre très haut avec des temp-tracks provenant de bandes originales d'Alan Silvestri, Danny Elfman et David Arnold... rien que ça !

Pour voir le film en entier et en savoir plus sur la construction de la musique, cliquez ici.

Instrument rare : les Ondes Martenot. Elles sont parfois utilisées dans la musique de film.


Dans mon prochain post, je parlerai de la simulation des Ondes Martenot dans un séquenceur. En attendant, je consacre un petit article à cet instrument électronique :

Ondes Martenot


Il s'agit d'un oscillateur qui émet des ondes sonores très pures (genre sinusoïdales). Pour contrôler ce son et le transformer en quelque chose de musical, l'instrumentiste dispose d'un clavier qui se joue avec la main droite et d'un tiroir qui comporte une touche d'expression actionnée par la main gauche (pour changer les nuances, avoir un son sec ou un son doux etc...), ainsi que des curseurs et des molettes pour obtenir différents timbres.

Le résultat donne un son synthétique qui peut être très efficace si l'on veut créer des ambiances spéciales. Le fait de contrôler le son en direct tout en jouant les notes au clavier apporte un côté live et intuitif très intéressant. De nos jours, on retrouve cette analogie dans l'utilisation des machines (pleines de potentiomètres) sur les scènes de musique électro... A noter que les Ondes Martenot, existent depuis les années 30 (au passage merci à Maurice Martenot pour son invention).

Pour les auditeurs moyens comme nous, ce n'est pas tant l'utilisation du clavier qui nous est familière, mais plutôt cette sonorité bizarre en glissando que l'on obtient à l'aide d'un ruban et une petite bague. C'est un son étrange qui nous fait penser à une voix de fantôme et qui nous fait dire "ah mais je connais cet instrument, je l'ai entendu dans Mars Attacks de Danny Elfman l'autre jour" (ou dans The Day the Earth Stood Still de Bernard Herrmann pour les moins jeunes).

Effectivement :
(Mars Attacks / Danny Elfman)


C'est cette technique de jeu (vibrato et glissando) que j'essaierai de retranscrire dans un séquenceur au cours d'un prochain tutoriel.

En attendant, voici une vidéo de Thomas Bloch interprétant "Douce Nuit" aux Ondes Martenot (avec la bague et le ruban). Il est accompagné au piano par Jean-François Zygel.



Pour plus d'infos sur les Ondes Martenot ou les instruments rares, vous pouvez consulter le site très complet de Thomas Bloch.