Juste un petit rappel concernant un cas particulier de musique source (cf billet sur la musique source).
Le début du film The Holiday commence par une jolie musique de film. C'est la musique d'ouverture, composée par Hans Zimmer.
Petit à petit, on découvre que la musique que l'on entend est interprétée en direct par Jack Black, l'un des personnages (qui est justement entrain de travailler sur un film romantique). C'est un exemple intéressant de morphing : musique originale vers musique source.
Je n'ai pas vu le film en entier, mais d'après ma femme il y a un personnage qui fait une allusion à Hans Zimmer à un moment donné.
1.
Le mercredi 6 janvier 2010 à
11:54, par
Damien D
En fait... le personnage interprété par Jack Black est un compositeur de film... admirateur du Mission de Morricone (je me suis identifié à mort :-) ) et qui parle de musique de film plusieurs fois à Kate Winslet... notamment de Morricone, de Vangelis, de Zimmer (qui est le compositeur du film donc, ce qui est assez drôle) dans un magasin de DVD.
Le film est à voir d'ailleurs, il est vraiment rafraîchissant.
2.
Le samedi 9 janvier 2010 à
16:36, par
Tanguy Follio
Ah oui c'est ça, la scène se passe dans un magasin ! bon, je n'ai toujours pas regardé le film en entier.
Découvrez sur la chaine ARTE ce soir à 22h25 (jeudi 3 septembre 2009) une émission consacrée à la période 1965-1975 pendant laquelle des compositeurs comme Michel Legrand, John Barry, Lalo Schifrin ou encore Ennio Morricone ont véritablement su se démarquer par leurs styles innovants (brassant l'orchestral, le jazz, la pop, les synthés analogiques, la musique expérimentale etc..).
Ce soir j'irai écouter sur Arte les témoignages de ces grands artistes et satisfaire un peu plus ma curiosité sur cet univers qu'est la musique de film :)
Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de visiter ce blog génial avant 22h25 (et qui ne possèdent pas de programmes TV), Arte a eu la bonne idée de prévoir des rediffusions :
Si j'en parle ici, c'est parce que cette manifestation permettra de collecter des fonds pour des enfants hospitalisés.
L'année 2009 marque la 6è édition du concours de chant et de mannequinat, adressé aux jeunes, organisé par l'association "Les étoiles d'un soir" ouvert aux amateurs (filles ou garçons) à partir de 7 ans. Casting et concours auront lieu dans l'Aisne (02)
Chacun peut s'inscrire dans la catégorie "chant", "mannequinat" ou les 2.
La finale sera certainement parrainée par des valeurs montantes du monde de la chanson et de la mode. Des artistes tels que Greg Ingrao (Révélation NRJ sur Internet), Steve Malvin ou encore Michel Colyn (Nouvelle Star) seront, selon l'association, aux côtés des finalistes, le 2 mais 2009. Katy Josse (Miss Picardie 2008) et Roddy Julienne (Les Minikeums/ Pinocchio le Robot etc.) sont également invités.
Plus d'infos (dossiers d'inscription, casting, calendrier etc...) sur le site de Mélia, présidente de l'association.
La musique source, c'est la musique qui est "à l'intérieur" du film. Elle est intégrée dans une scène où les personnages l'entendent réellement.
Par exemple :
La musique d'une boite de nuit dans laquelle se passe la scène
La musique d'un concert auquel assiste le personnage
La chanson d'une radio dans une voiture
La musique d'une fanfare qui passe dans la rue
Un chanson chantée sur scène
etc
Le choix d'une musique source dépend du désir du réalisateur (et la disponibilité du compositeur...). Cela peut être :
Une chanson pré-existante ("Je suis un garçon" de Mylène Farmer dans le film Pédale Douce lorsque Patrick Timsit chante dans sa voiture)
Une musique pré-existante ("Aria" de Bach dans le film Le Silence Des Agneaux avant le meurtre des 2 policiers)
Une chanson originale écrite pour l'occasion par le compositeur ("Wonka's Welcome Song" de Danny Elfman dans le film Charlie et la Chocolaterie lorsque les jeunes gagnants arrivent à l'usine)
Une musique originale écrite pour l'occasion par le compositeur ("20th Century Kiosque" de Philippe Rombi dans le film Oui mais quand la séance de cinéma se termine)
Il y a même certains cas où la BO se transforme progressivement en musique source :
Dans la première scène du film The Holiday (musique de Hans Zimmer), on entend une musique d'ouverture (comme dans beaucoup de films). Progressivement, on va s'apercevoir que c'est un des personnages qui est entrain de jouer de la musique (ce personnage est d'ailleurs un compositeur de musique de film).
A voir également : Je hais la musique (réalisation et musique de David Reyes) où l'on peut découvrir un très bon exemple de morphing "BO vers musique source" dans les dernières scènes.
Je viens d'avoir de très bons échos de la part du client (Groupe Colas), concernant la musique.
Un mixage par un ingé son est prévu la semaine prochaine dans le studio Olivia Production. Je suis soulagé et joyeux.
Et comme ce soir j'ai la flemme d'écrire un article intelligent, je place cette petite vidéo qui s'intitule "Hymne à la joie" (initialement envoyée par le hilarant Bernhard) qui illustre parfaitement mon état d'esprit actuel... En plus je ressemble comme 2 gouttes d'eau à la marionette (ha ha, j'espère que non en fait..)
La danse.... la pulsation, le battement, le tempo. Je connais, par exemple, un compositeur de musique de film particulièrement doué pour la Salsa ! J'ai essayé la salsa un jour.... sans succès.
Moi mon truc, c'est plutôt le Step. c'est bon pour le cardio, la mémoire (enchainer les gestes), et ça défoule bien après de longues heures face à l'écran... Plus technique et aérien que le Madison, moins complexe que le Modern jazz, le step est devenu mon activité physique préférée (avec le tronçonnage d'arbres).
Dans la vidéo ci-dessous, je suis le p'tit gars au premier plan à gauche, qui se traine un peu par moment (ne pas me confondre avec le prof qui porte la casquette et qui danse mieux, du reste).
Quand je pars en vacances au bord de la mer, j'emmène toujours avec moi un lecteur mp3 dans lequel je glisse mes BO favorites. Je les écoute le soir en m'endormant, dans un semi sommeil. De cette manière, tout en faisant travailler le subconscient créatif de mon cerveau artistique, je m'octroie une petite pause "réconfort" après l'effort d'une rude journée à la plage à creuser des piscines et construire des châteaux de sable (d'ailleurs, pourquoi c'est toujours le papa qui se tape l'animation avec les enfants tandis que madame est avachie sur sa serviette en lisant Biba ou Voici ?).
Bref, en prévision de mes différentes humeurs, je prévois toujours dans ma clé USB un assortiment de BO, allant du registre le plus calme (Les choristes, Incassable, La leçon de piano) au plus nerveux (Matrix Reloaded, Mission Impossible 2, Starwars).
Et bien sachez que quoi qu'il arrive, j'emporte toujours une ou deux symphonies de Sergei Prokofiev. Une musique de Prokofiev, c'est comme une boite de chocolat, on se sait jamais sur quoi on va tomber... c'est vrai que ça part dans tous les sens et que l'on va de surprise en surprise. Moi ça me redonne la pêche en un rien de temps !
Quelques passages vitaminés, tout en finesse :
Extrait de la cinquième symphonie (Sergei Prokofiev) :
Extrait de la septième symphonie (Sergei Prokofiev) :
Sergei Prokofiev avec ses 2 fils (Sviatoslav et Oleg) :
Un film d'époque qui oppose l'œuvre d'un musicien de génie, à son créateur, personnage léger et impertinent (dans le film tout du moins). Des morceaux de vie de Mozart rapportés par un Salieri, compositeur de la cour, jaloux et plus qu'agacé par le comportement désinvolte du jeune Wolfgang.
Un film théâtral, pas tout à fait rigoureux sur le plan historique, mais très fort en personnalité, et parfaitement illustré par une bande musicale écrite par le maître lui même (évidemment). Un vrai régal pour les yeux et les oreilles !
L'incroyable Hulce
Allez, j'en profite pour replacer ma blague sur Mozart :
"Lorsqu'il arriva en Italie à 13 ans pour étudier l'Opéra, il fut accueilli par une foule d'admirateurs qui crièrent en chœur : Mozzarella Mozzarella !!!!"
Quand on a des enfants en bas âge et qu'on fait de la musique, il est bien normal de caresser l'espoir qu'ils deviennent un jour eux même musiciens (y a pas que le foot dans la vie). A la maison, l'accès au piano est totalement libre, toujours ouvert. Les touches prennent plus facilement la poussière, mais au moins chacun des enfants peut s'exprimer à sa guise (pour le meilleurs et pour le pire !).
L'aînée (6 ans) est une bonne élève, très scolaire. Elle deviendra médecin ou avocat, c'est sûr... et elle écrira des symphonies pour le plaisir, c'est certain. Lorsque j'ai déclaré un soir que le piano était assez faux, elle me répondit : "Ah bon, c'est pas un vrai ?" (analyse amusante, certes ! mais d'une logique implacable, signe d'un cerveau héréditairement génial).
Pour l'instant, elle interprète de mémoire des petites ritournelles très simples (au clair de la lune, j'ai du bon tabac, l'avion l'avion l'avion...). Forcément, à chaque mini concert, sa maman et moi sommes en totale admiration (un peu comme Léopold l'était devant son fiston, mais avec une robe).
La petite (3 ans et demi), on la surnomme "le petit bourrin" parce qu'elle est d'une délicatesse à faire frémir les bucherons du Perche. Musicalement, elle se fiche pas mal des protocoles. Pourquoi jouer du piano avec ses doigts quand on peut le faire avec une bouteille qui traine...
Le feeling et l'instinct l'emportent sur la méthode et la discipline. En cela, je l'admire tout autant. Si elle n'apprend pas la musique sérieusement comme sa grande soeur, au moins je dirais qu'elle semble la comprendre. Quand elle pose ses doigts poisseux sur le clavier, c'est presque toujours écoutable, dans le sens : très peu de dissonances (on en oublierait presque l'odeur de bave séchée). Et franchement, même si c'est du bol, j'en suis pas peu fier...
Je reconnais que c'est un discours de papa gâteau (j'assume). Mais pas plus tard qu'hier, la cadette me pondait 3 noires (mi fa ré) de manière totalement instinctive :
3 notes :
Ce qui me fit aussitôt penser à un thème de John Williams (véridique) :
Catch me if you can :
Incroyable, non ?
Allez, je peux vous le dire maintenant : En fait, Scoub2, Vendome, Retraite vers le Futur, Colas... c'était elle ;-)
Je voudrais m'attarder quelques instants sur la construction de la musique du générique de Esprits criminels (à priori composée par Steffan Fantini), série policière américaine basée sur le profilage (qui passe actuellement le mercredi soir sur TF1).
Criminal Minds
1) Sous les boucles électro et les FX se profilent 2 thèmes musicaux importants (ci-dessous, en tonalité Sib mineur) :
1) Thème de 4 notes (portée du bas) :
C'est le thème principal du générique. Il est joué 4 fois de suite en suivant une progression orchestrale. Un son de clavier (du piano et du synthé) pour les deux premiers passages, puis des instruments à attaque douce et notes longues (pad de cordes et peut-être de cors) pour le 3è et le 4è passage (ce dernier étant doublé à l'octave). La thématique est lente, régulière et récurrente. Pas très angoissante, mais assez noire (il s'agit tout de même de scènes de meurtres). Les notes me font un peu penser à celles de Batman.
2) Notes aigües en triolet (portée du haut) :
Le voici, l'effet anxiogène, grâce au leitmotiv redondant, rapide, aigu, presque strident. Typique des films angoissants (L'exorciste, Halloween, Child's play...). Là aussi, le compositeur suit une progression instrumentale. ça commence par du piano, puis c'est doublé par des cordes vers le milieu, là où l'orchestration du morceau se développe. Ce leitmotiv est sans doute comparable à une orchestration de second plan. J'aime beaucoup l'effet.
3) Puis, la ligne de basse (et l'harmonie qui en découle). Elle me paraît intéressante sans être pour autant révolutionnaire. Cela dit, le passage sur le Réb (avant de revenir en Sib mineur) m'a agréablement surpris à la première écoute.
4) Ensuite, l'habillage électro : une grosse partie finalement pour le compositeur du 21è siècle... ça va renforcer le rythme, la couleur, la consistance... le compositeur a su utiliser les ingrédients actuels : une superposition de couches électro travaillées, et de nombreux FX qui viennent ponctuer les changements de plans. C'est très efficace même si c'est dans l'air du temps. Quand je dois faire une musique de ce genre, c'est la phase qui me prend le plus de temps. Bien sûr, ce n'est pas le cas de tous les compositeurs.
5) Enfin, l'accord final, un peu précipité à cause du minuscule timing laissé à Steffan Fantini. On sent qu'il est temps de conclure rapidement sur la photo de famille, avec un accord stable et puissant (mais sans excès héroïque). Cela donne un générique assez court et facile à se remémorer, comme la plupart des séries policières et médicales. D'ailleurs, ça me donne une idée. Prochainement je ferai un blind test musical sur les séries TV, pour démasquer ceux qui passent plus de temps devant "Les Experts" que devant leur séquenceur (ou leur papier à musique)... :)
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