Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
Calendrier
« mars 2008 »
lunmarmerjeuvensamdim
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31

Instrument insolite : une petite vidéo en image de synthèse bien sympa !




Un instrument mécanique ingénieux. C'est très bien fait.
Et même si c'est du virtuel, c'est très bien pensé :



Evidemment, il vaut mieux posséder un grand studio pour utiliser une telle machine...

SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase


Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !

Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4

En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)

Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.

Deux en un : séquenceur et éditeur de partitions


J'écris un petit billet sur ce sujet, suite à la question judicieuse posée par Damien A : "Existe-t-il un logiciel assez puissant qui fasse les 2 à la fois, c'est à dire écrire des partitions dans les moindres détails comme Finale tout en ayant des banques de sons très proches de la réalité (comme en sont pourvus les séquenceurs) ?"

A priori, on s'en approche, même si ce n'est pas encore très concluant.

Du côté des séquenceurs :
La plupart des séquenceurs professionnels comme Cubase ou Logic offrent la possibilité de convertir la séquence MIDI en partition directement dans le logiciel. La conversion prend en compte "automatiquement" la hauteur et la durée des notes, la mesure (4/4 3/4 etc...), et le tempo, ainsi que le nom de chaque instrument qui correspond au nom de chaque piste midi. Peut-être aussi l'armature (tonalité sol majeur etc...) mais je ne suis pas sûr...

A priori, les fonctions automatiques de conversion s'arrêtent là. Ce qui signifie qu'il faut ensuite écrire "manuellement" à la souris toutes les notations telles que les articulations (notes piquées, notes longues, accents...), les lignes avancées (liaisons, crescendo, glissando ....) les expressions (pianissimo, forte, Allegro...), les techniques d'instruments (pizzicato, arco, mute ...) les triolets, les appogiatures etc...
Sans oublier qu'il faut passer du temps à nettoyer la séquence midi (quantification, répartition de chaque instrument sur des pistes midi différentes ... voir le billet sur le score preparator).

Pour ceux qui préfèrent travailler avec des notes plutôt qu'avec des petits rectangles, il est possible de rentrer directement les notes en pas à pas dans la fenêtre "partition" du séquenceur.

Malgré tous les progrès apportés à la fonction "score editor" par les constructeurs de séquenceurs, l'outil de mise en page des partitions me paraît assez laborieux et pas toujours performant ni ergonomique. Cela dit, je ne veux pas prendre mon cas pour une généralité car certains compositeurs adoptent ce système et s'en sortent très bien.

Du côté de l'éditeur de partition Finale (malheureusement je ne connais pas les autres éditeurs) :
Les nouvelles moutures (à partir de la version 2006) permettent de faire jouer les notes par une banque de sons plutôt réaliste : GPO (Garritan Personal Orchestra) un peu fade à mon goût mais 20 fois plus réaliste que les sons MIDI habituels de la carte son !
Un lecteur d'échantillons qui s'appelle KONTAKT (par Native Instruments) est intégré au logiciel. Il suffit d'indiquer à Finale que l'on souhaite faire jouer les notes par ce lecteur et le tour est joué. Je ne connais pas bien toutes les possibilités mais je crois qu'il est possible, par exemple, d'indiquer un trémolo ou un pizzicato sur une note et qu'alors un sample de trémolo ou de pizzicato se déclenche (à vérifier cependant). Le chargement de Kontakt et des samples est assez gourmand en ressources, mais c'est tout de même plus agréable de composer avec des sons réalistes. Cela dit, ça reste essentiellement un outil dédié à la composition et l'écriture de partitions mais pas à la production.

Tout dépend de votre objectif :
Pour créer un "produit fini" qui s'écoute dans un lecteur de salon, il n'y a pas de mystères : Finale ne proposant pas de fonctionnalités comme la console de mixage, les insertions d'effets, le multipiste audio (une seule piste audio pour le moment, donc pas de superposition possible de boucles de rythmes, voix, instruments extérieurs), il vaut mieux passer par un séquenceur MIDI-Audio. etc...

Pour composer une œuvre en vue d'une interprétation par une formation instrumentale, le choix de l'éditeur de partitions combiné à une banque d'échantillons comme GPO me parait être la meilleure solution.

Musique du générique OSS 117, parodie de film d'espionnage.


J'adore ce style ! Le générique d'OSS 117 (Ludovic Bource et Kamel Ech Cheikh) tourne en boucle dans ma platine depuis 2 jours. Un style à la Lalo Schifrin des années 70, qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance de Bullit, The Avengers, Mission impossible, James Bond, CI5 etc...

Au programme : section de cuivres (trombones, trompettes et sax) avec guitare seventies. Manque plus que la flûte traversière !
Je ne résiste pas à la tentation de placer un court extrait :



Allez, pour les plus nostalgiques, je place aussi un petit extrait du générique de The Professionnals (CI5) composé par Laurie Johnson. Indétrônable, ce Main Title avec les cuivres bien gras, la wha wha et les charleys...



Et tant que j'y suis, pour rester un peu dans le style, voici un extrait d'une musique que j'ai composée il y a pas mal de de temps dans un esprit beaucoup plus lounge : ambiance casino avec un côté action à la James Bond (aucun rapport avec Casino Royal cependant ....). Je l'ai appelé Target :



Enfin voilà, en regardant le film OSS-117 je me suis dit que ce genre de musique me faisait bien kiffer. Un jour j'aimerais vraiment faire la musique d'un film d'espionnage !

Dans le genre magnifique, il y a aussi la BO des Indestructibles de Michaël Giacchino ! z'avez entendu le générique de fin ? c'est tout simplement "incredible" !!!

Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...


Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).




Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.

Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).

L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.

Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.

Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.

Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.

A quand les motifs de violons ? ;-)

Trouver du travail : démarcher les boites de production, les agences artistiques, les réalisateurs. Quand l'art devient commerce...


"Bonjour, je suis un jeune compositeur passionné par la musique de film. J'aimerais en faire mon métier mais je ne sais pas par où commencer (trouver des contacts, comment me vendre etc.) Peut-être pourriez-vous me donner quelques solutions ?
Votre blog est super ! Amicalement,
Alain Sylvestre, de Hill Valley"

Salut Alain,

"Comment vivre de son art..." Aaah, c'est un des plus grands mystères de l'univers, après les femmes...

Pour commencer, je dirais qu'avant de prospecter sérieusement, ce serait bien d'avoir déjà fait quelques musiques pour des courts-métrages ou petits films institutionnels. Sur Internet, beaucoup de jeunes réalisateurs recherchent des compositeurs pour habiller leurs films. C'est l'occasion de se faire la main et de commencer à créer son propre book. C'est sûr qu'il ne faut pas espérer gagner beaucoup d'argent en échange....

Ensuite, lorsque vous avez des choses intéressantes à montrer, c'est le moment de contacter des réalisateurs professionnels. Pffff... se vendre.... pas facile, ça....

J'imagine qu'il faut se montrer partout où c'est possible pour rencontrer les gens du métier. D'une part dans les festivals du cinéma ou de la musique (le festival d'Auxerre par exemple, consacré à la musique de film). D'autre part, en participant à des concours, des master-class, des sessions comme Emergence.

Il est sûrement bon également de pointer le bout de votre nez dans les écoles de cinéma pour signaler votre existence et proposer vos services. Le contact, toujours le contact....

Quelque chose que je n'ai jamais faite mais qui peut être bénéfique, c'est de se retrouver (ne me demandez pas comment) dans des soirées mondaines parisiennes, au cours desquelles vous allez discuter autour d'un verre avec des réalisateurs ou des producteurs. Pour ces derniers, la rencontre physique est beaucoup plus parlante que les piles de CD démo qui s'entassent dans leur bureau...

Mais bon, encore faut-il avoir le sens du contact et de la tchatche ce qui n'est pas donné à tout le monde. On entend souvent des artistes regretter ne pas être bons commerçants...
Pour les plus timides, il reste la solution Internet et les envois postaux :

Comme je le soulignais dans le billet définir l'ordre des musiques dans un cd démo, c'est important de cibler les boites de production. Ne perdez pas votre temps à contacter les grosse boites. Il vaut mieux commencer petit et se fidéliser. Pour intéresser un professionnel, il faut lui faire comprendre que votre musique correspond à ce qu'il cherche pour son prochain film. En surfant sur des sites comme Unifrance il vous sera possible de vous tenir au courant des films qui se préparent dans l'année.

Il est difficile de contacter directement un réalisateur. La plupart du temps, ils sont représentés par des agence artistiques comme JFPM, Adéquat ou AAC, avec qui il est plus facile de se mettre en relation.

L'envoie de CD démos devient fastidieux et cher à la longue. En complément, il n'est pas inutile de créer votre propre site web, qui vous servira de carte de visite dans vos mails. Les boites de production commencent à avoir le réflexe internet, ça démarre doucement. Attention, n'envoyez surtout pas vos mp3 par mails ! (une URl, c'est moins lourd).

Et l'agent artistique qui représente le compositeur ?

Ce n'est pas facile d'intégrer une agence artistique déjà en place, si vous n'avez pas composé pour un long métrage. J'ai eu la chance d'être présent sur Internet au moment où Api Corp a décidé de créer son département musique : il s'agissait d'un démarrage [Je rappelle que l'agence Api Corp était déjà bien implantée et reconnue dans le département des directeurs de la photographie].

Pour finir, dans l'idéal, c'est bien de trouver son "ami" réalisateur (surtout si son talent est très prometteur) avec qui on va grandir. La création d'un tandem réalisateur-compositeur apporte une inertie incroyable pour booster une carrière : François Ozon et Philippe Rombi, Alain Chabat et Philippe Chany, Luc Besson et Eric Serra... sans oublier : Alan et Bob ;-)

Quoi qu'il en soit, le chemin est très long. Beaucoup de compositeurs (jeunes et même moins jeunes) ont un autre métier en parallèle, pour vivre. Il n' y a pas à être montré du doigt parce qu'on n'arrive pas à s'en sortir uniquement avec la musique. Il faut du talent et du travail, certes, mais la chance y est aussi pour beaucoup.

Préparateur de partitions (score preparator), un métier lié à la musique de film.


Le préparateur de partitions (score preparator), quand il existe, intervient avant l'orchestrateur. Il facilite grandement la tâche du compositeur en travaillant à partir d'une session (Cubase, Digital performer etc.) permettant à l'orchestrateur de disposer d'une partition "propre" pour travailler. Le préparateur de partitions collabore donc essentiellement avec des compositeurs qui utilisent l'informatique musicale.

Lorsqu'un compositeur soumet une belle maquette à un réalisateur, le séquenceur, lui, présente une partition MIDI d'une clarté plus ou moins douteuse :
  • les notes ne sont pas forcément quantifiées
  • Il y a des keyswitch qui trainent
  • Les durées des notes ne respectent pas forcément la grille de division rythmique
  • Une même section de cuivres (par exemple) peut-être utilisée sur une seule piste midi
  • Le compositeur peut utiliser plusieurs pistes midi pour un seul phrasé etc...
Avez-vous déjà eu l'occasion d'exporter votre séquence MIDI dans un éditeur de partition ?
On rencontre parfois bien des surprises.

Prenons le cas d'une séquence MIDI (avec violons 1 et violons 2 dans la même piste)

séquence midi sur Cubase

En exportant ces notes dans une éditeur de partition, cela donnera probablement ceci :

notes dans un éditeur de partition

Débrouilles toi avec ça, coco....


Le compositeur va donc confier sa session (Cubase, Logic etc...) avec la maquette audio en guise de repère, au préparateur de partitions. Ce dernier effectuera un nettoyage complet et carré de la séquence midi (quantifications, éclatement des parties, suppression des keyswitch etc...) et fera le transfert dans l'éditeur de partition. Selon les cas, il pourra apporter un premier travail de notation orchestrale comme la mise en place de certains signes, des nuances, des trilles et trémolos etc... un gain de temps considérable qui permettra au compositeur de se consacrer à sa musique.


notes dans Finale

Après le passage du préparateur de partitions, on y voit déjà plus clair...


Note : tout comme l'orchestrateur, le préparateur de partitions intervient sur le conducteur (pas les parties séparées dont la gestion est confiée au copiste).

Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.


Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.

Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :

- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?

La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.

Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.

Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE

- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)

Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.

- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?

Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.

Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius

- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).

Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.

- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…

Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.

Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.

- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).

A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.

- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?

Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.

- La concurrence sur la marché est-elle rude ?

J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.

- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)

Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !

Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)

Fiscalité des artistes : avec l'article 100 bis, il est possible de déclarer un bénéfice moyen sur 3 ou 5 ans.


Il s'agit d'un régime d'imposition prévu par l'article 100 bis du code général des impôts qui permet au compositeur de calculer et de déclarer une moyenne (sur 3 ou 5 ans) de ses bénéfices issus des droits d'auteur.

Cela peut être intéressant car les revenus ne sont pas les mêmes d'une année à l'autre.

Par exemple :
  • Je suis pauvre comme Job en 2008
  • Je suis riche comme Crésus en 2009 (je risque de payer cher d'impôts en 2010)
  • J'ai des droits d'auteur corrects (sans plus) en 2010

Le calcul d'une moyenne va permettre d'empêcher les déséquilibres : dans l'exemple ci-dessus, on serait alors considéré comme mi-riche, mi-pauvre entre 2008 et 2010, ce qui empêcherait d'atteindre le seuil de revenus aisés déclenchant le paiement d'impôts importants.

D'après les informations que j'ai récoltées, le calcul du bénéfice moyen concerne la déclaration des droits d'auteur :
Je ne sais donc pas ce qu'il en est pour ceux qui dépendent du régime spécial BNC (micro BNC).

Le calcul du bénéfice moyen peut être déterminé sur une période de 3 ou 5 ans (pas 4), que nous ayons perçu ou non des droits d'auteur au cours des années précédentes. Il suffit de calculer la moyenne des bénéfices de l'année d'imposition et des 2 ou 4 années précédentes.

Exemple d'application de l'article 100 bis (bénéfice moyen calculé sur 3 ans)
à compter des revenus 2007 (et révocation au titre de l'année 2010)

Bénéfice moyen article 100 bis


La demande se fait par écrit en même temps que l'envoie du formulaire 2035 (pour les BNC) ou 2042 C (pour les traitements et salaires). Il suffit de joindre une lettre expliquant que vous souhaitez opter pour l'application de l'article 100 bis sur 3 ou 5 ans (à choisir) + un tableau détaillant le calcul du bénéfice moyen (tableau comme ci-dessus, avec vos propres chiffres).

Plus tard, il sera possible de mettre fin à cette option (révocation) par lettre jointe au formulaire 2035 ou 2042 etc...
Sachez cependant, comme l'indique le tableau ci-dessus, que pendant les 2 ou 4 ans qui suivent la révocation, le dispositif continue de produire ses effets pour les bénéfices réalisés au cours des années couvertes par l'option.

Impôts : la déclaration des droits d'auteur dans le cadre des bénéfices non commerciaux (BNC) et le régime de la déclaration contrôlée


Le début du printemps est propice aux questions sur la déclaration de revenus issus de notre activité musicale.

Je fais un récapitulatif dans ce billet, mais ça ne concerne que les compositeurs qui sont dans le même cas que moi, c'est à dire : imposition des droits d'auteur selon le régime de la déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux (BNC).
(Démarche à suivre pour obtenir ce statut)

La déclaration contrôlée des BNC, c'est un formulaire (2035) qui nous est envoyé par le centre des impôts et qu'il nous faut remplir avec soin. Ce formulaire consiste à indiquer les recettes de l'année issues des droits d'auteur (tout ce qui n'est pas considéré comme "salaire" : les musiques que vous avez facturées, les droits SACEM etc...) puis de déduire les dépenses (une part du loyer, une part d'électricité, la CSG déductible, l'achat de matériel etc...). Evidemment, chaque dépense doit être justifiée et conservée (factures, tickets de caisse etc.).

[Personnellement, j'ai un classeur avec des pochettes plastiques dans lesquelles je place chronologiquement tous mes justificatifs de recettes et de dépenses. J'utilise en parallèle un logiciel de comptabilité libérale qui remplit directement le formulaire 2035].

La somme finale (appelée résultat fiscal) correspond donc au bénéfice de l'année précédente. Parfois, si l'année n'a pas été productive, il arrive que les dépenses soient plus grandes que les recettes ce qui donne un résultat fiscal négatif : un déficit.

Voilà donc à quoi sert ce formulaire 2035 : à établir la différence recettes-dépenses pour calculer un résultat fiscal imposable.
Le formulaire 2035 se compose en réalité de plusieurs feuillets (2035 K 2035 A 2035 B... ) avec une notice d'utilisation assez claire (enfin...tout est relatif).

Question : une fois le bénéfice calculé, doit-on reporter la somme sur notre feuille d'impôt "classique" que monsieur tout le monde reçoit un peu plus tard (aux mois d'avril-mai, c'est ça ?), le fameux 2042 !

Il faut effectivement reporter la somme des BNC, mais pas sur la 2042 que tout le monde reçoit : il faut remplir un formulaire "complémentaire" (donc à part) le 2042 C qu'il est possible de télécharger sur le site impots.gouv.fr (le formulaire de 2008 est enfin en ligne !). Après quoi il suffit de cocher la case dans le formulaire 2042 qui s'intitule : "si vous déposez une déclaration 2042 complémentaire"

Notes : les formulaires fiscaux sont très changeants d'une année à l'autre. Ce qui est valable en 2008 ne le sera peut-être pas en 2009...

Dans le formulaire 2042 on déclare :

formulaire 2042

Case AJ ou BJ : tous les salaires, comme ceux issus de la musique
en tant que prestataire technique (+ d'infos)
et/ou salaires issus d'une autre activité (boulot alimentaire en parallèle)

Case AP ou BP : Le chômage (provenant d'un ancien travail, ou de l'intermittence)


Dans le formulaire 2042 C on déclare les BNC :

formulaire 2042C

Les adhérents d'une association agréée (AGA), inscrivent la somme dans la case QC.



Un mot pour les compositeurs qui ont opté pour le Régime spécial BNC (ou micro BNC) : pas de formulaire 2035 à remplir. Il suffit juste d'indiquer vos revenus brutes issus des droits d'auteur dans la case HQ du formulaire 2042 C. Vous disposerez automatiquement d'un abattement (je ne connais pas le pourcentage de cette année).

Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs.

Attention aux traumatismes auditifs. Soyons prudents avec le casque ou les enceintes...


Cela fait déjà plusieurs personnes que je rencontre qui connaissent des cas d'hyperacousie ou d'acouphène...

Les prévention des traumatismes auditifs ne sont pas à prendre à la légère dans notre métier où l'on est longtemps exposé aux décibels, que ce soit devant nos monitors ou avec le casque sur les oreilles.


J'ai consulté le site de l'APTA (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs). Ils expliquent bien que les lésions auditives apparaissent d'un part en fonction de l'intensité du bruit, et d'autre part en fonction de la durée d'exposition. Ce qui signifie qu'il est important de travailler en mettant la musique pas trop fort, certes, mais également pas trop longtemps.

Prudence, donc...

Consulter le site de l'APTA (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs)
Consulter le site de Pierre Voyard (qui traite le sujet en tant que compositeur-musicien).

C'est édifiant !

Un exemple de leitmotiv qui m'a servi d'élément de base pour composer une musique d'action.


Leitmotiv (nom masculin)
Motif musical repris plusieurs fois dans une même œuvre. Propos qui revient sans cesse.

Il faut souvent un point de départ pour construire une musique : un matériau musical à partir duquel on va développer une thématique. Cela peut être une mélodie, une rythmique, un enchainement d'accords...

Dans le cas d'une musique d'action que j'ai faite il y a quelques mois, je me suis basé sur le leitmotiv ci-dessous, unique point de départ :

Leitmotiv piano



Joué comme ça, ce n'était pas franchement impressionnant...


Alors j'ai fait jouer ce leitmotiv en trémolo par des violoncelles, afin d'apporter une base mystérieuse et "mouvante" : pour créer une atmosphère un peu stressante (vitesse, panique). En même temps, j'ai essayé de créer un effet de va et vient en jouant sur les nuances (p-f-p) comme pour imiter des bourrasques de tempête.

Par moments, j'ai voulu doubler ces mêmes notes en staccato par des cuivres (essentiellement des cors français), pour appuyer le côté "action".
fleche fleche
Joué par des violoncelles en trémolo :
Joué par des cors en staccato :
Notes de cors
Notes de violoncelles
Mystérieux et fluide Martial et haché


Ensuite, j'ai placé des boucles de rythmes (Stormdrums, 150 bpm) et j'ai commencé à chercher diverses mélodies jouées par des instruments aigus (violons flûtes, xylophone, caisse-claire etc...).

Ecouter un extrait :


Bon, à l'écoute, on s'aperçoit que le leitmotiv de base joué par les violoncelles n'apparait plus comme l'élément principal. Pourtant il revient de manière récurrente et apporte ce petit côté anxiogène que j'aime bien...

Voilà, juste pour dire qu'avec les mêmes notes, on peut créer des effets en jouant sur les nuances, l'orchestration (violoncelles, cors etc... ) et la notation (trémolos, piqués etc...). Souvent, quand je cherche des notes au piano, j'essaie de penser à la couleur orchestrale que je vais créer (de manière à apporter le sentiment désiré par le réalisateur).

Le Renard et l'Enfant : la bande originale que j'écoute en ce moment.


Je suis allé voir le film en décembre avec l'une de mes filles et je dois dire que j'ai trouvé les images et la musique vraiment très belles ! J'étais d'autant plus excité que je savais qu'une partie de la BO était écrite par David Reyes (une vieille connaissance du forum de www.traxzone.com, hein dreyes ?).

Il y a 2 jours, des amis m'ont offert le double CD (BO + l'histoire racontée). Depuis, je savoure les morceaux 1 à 1 à tête reposée, et je ne suis pas déçu.

Le Renard et L'Enfant


Je découvre le travail d'Alice Lewis et de Evgueni Galperine qui me plaît tout autant. Vraiment, cet album nous offre un beau voyage, avec une BO légère et rafraichissante. A écouter dans le calme, au coin du feu ou sur sa terrasse quand viendront les beaux jours...

Etre compositeur additionnel, pour un long métrage ou une série TV


Les délais pour la composition sont souvent (toujours ?) trop courts, et il arrive que le compositeur principal demande à un autre compositeur de lui donner un petit coup de pouce.

Ce dernier a un rôle de création artistique puisqu'il compose, mais son champ de liberté reste très mince comme il suit les indications données par le compositeur principal. Les initiatives personnelles sont peut-être possibles, cela doit dépendre de la confiance qui règne entre les 2 artistes.

Alors, que fait un compositeur additionnel ?
Comme pour l'orchestrateur, ça doit dépendre des situations.

Déjà, je ne m'attarde pas sur le travail de nègre. C'est bien de signaler que ça existe dans la musique de film. Cette pratique me gêne un peu, mais après tout, si ça permet de lancer la carrière d'un jeune compositeur, pourquoi pas.

Mais surtout, on peut lui demander de développer des thèmes, ou bien d'écrire un thème à partir d'une base musicale, ou encore d'achever la fin (ou l'intro) d'une musique tandis que le compositeur principal attaque un nouveau morceau.

Je viens de découvrir que dans les séries TV, il était fréquent de réutiliser les musiques des épisodes antérieurs, par gain de temps et d'argent (et parce que de toute manière, c'est aussi efficace que de composer une nouvelle BO à chaque fois). Mais pour que ça colle aux nouvelles images, il faut découper la musique et recoller tel bout sur tel morceau etc... Pour limiter les effets de contrastes, il est souvent nécessaire de ré-écrire des intros, des transitions et des fins : c'est une des missions du compositeur additionnel.

Enfin voilà, lorsqu'on regarde un film, on a tendance à imaginer le compositeur, seul, travaillant nuits et jours pour créer une superbe bande originale. J'écris ce petit billet pour ne pas oublier qu'il existe un tas de personnes talentueuses qui travaillent dans l'ombre des compositeurs vedettes et qui gagnent souvent à être connues.

Quant à Leur rémunération et leurs noms crédités au générique, c'est une affaire de négociation. De mémoire, je ne me souviens pas avoir vu de compositeurs additionnels mentionnés dans un générique d'entrée. On les retrouve parfois crédités dans les CD lorsque les bandes originales sont commercialisées (au grand bonheur des béophiles).

La musique de film et les couleurs modales : créer des atmosphères musicales avec les 7 modes de l'échelle diatonique.


Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)

L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :

Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).

1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.

Superman (John Williams) :


Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)


2) MODE DE RE
Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.

La Toison douce (Tanguy Follio) :


L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.


3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.

Gladiator (Hans Zimmer) :


Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .


4) MODE DE FA
En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.

Jumanji (James Horner) :


Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.


5) MODE DE SOL
En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.

The Full Monty (David Lindup) :


Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.


6) MODE DE LA
En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.

36 quai des orfèvres (Erwann Kermorvant) :


C'est la gamme mineure classique, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)


7) MODE DE SI
En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.

Gamme :


C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....

J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).

Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).

Six Secrets !


Bien, je glisse ce petit billet hors-sujet pour faire plaisir à ma sœur, qui souhaite que je dévoile 6 de mes secrets les plus enfouis (Je suis sûr que c'est pour cafter aux parents), alors allons-y vite fait bien fait :

  1. J'ai eu une période d'environ 1 an où je prenais uniquement des douches froides le matin (en 98 ou 99). Je pensais que c'était bon pour la circulation. Je n'ai jamais été autant malade que cette année là (ORL).

  2. J'écoute du Trevor Rabin en cachette.

  3. A 10 ans, j'ai crevé un pneu de la Renault 18 en jouant avec un outil (une perceuse qui faisait office de pistolet laser). J'ai aidé mon père à changer la roue, sans lui avouer que c'était moi le coupable.

  4. A 11 ans, sur la RN 176, j'ai bifurqué à gauche en vélo, alors qu'un poids lourd s'apprêtait à me dépasser. Je tiens à remercier le conducteur pour ses réflexes qui ont permis d'éviter le pire (et pour son savon monumental que je ne suis pas près d'oublier chaque fois que je fais du vélo).

  5. Je dois "réfléchir" pour lire l'heure avec des aiguilles. Je suis né avec une montre à quartz.

  6. Mes amours secrets ? non mais oh ! et si ma femme tombait sur ce blog ? bon allez, j'ai mis une photo ici