Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
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Radio sur Internet (Webradio) dédiée à la musique de film




Quelques webradios intéressantes pour découvrir (ou redécouvrir) des bandes originales. Des heures de musique de film en libre écoute !
Inscription et Login ne sont pas obligatoires...
  • Cinemix
  • Le site présente une page "en écoute" (Now Playing). On sélectionne le type de lecteur multimédia que l'on souhaite utiliser pour écouter la musique (Real, Winamp, Windows Media Player etc...) et le tour est joué.

  • Streaming Soundtracks
  • Même principe que Cinemix. Et sur la page "Now Playing" est indiquée le temps restant du morceau en écoute (pratique).

  • Cinematic Sound
  • Pour le moment en standby, le site devrait reprendre une forte activité dans les prochains mois, mais cela n'empêche pas de profiter des programmations déjà établies. Ce sont des sets (de plus d'une heure chacun) proposant des compiles très variées de bandes originales. Ici, le streaming se lit avec Real Player.

D'ailleurs, j'écris ce billet tout en écoutant une webradio. C'est très plaisant.

Exemples de musiques pour films institutionnels


Voici 3 exemples de musiques pour films corporate appartenant à 3 secteurs d'activité différents : la technologie (Neusoft), La route (Colas) et l'horlogerie de luxe (Audemars-Piguet).

1) NEUSOFT :
- Réalisation : Ludovic De Vita
- Production : Neusoft
- Musique : Alexandre Mabeix (style électro).



Quelques mots clé : humanité, ouverture, innovation, technologie, dynamique
qu'Alexandre a su traduire musicalement par :
  • Un leitmotiv récurrent, accompagné d'effets de sound design (technologie, innovation)
  • Une rythmique moderne (dynamique)
  • Quelques notes de piano et cordes (humanité)
  • Des changements de tonalité et une progression harmonique (innovation, ouverture)



2) COLAS :
- Réalisation : Nicolas Lebrun
- Production : Movida Films
- Directeur Photo : Benjamin Louet
- Musique : Tanguy Follio (style orchestral avec un peu d'électro).




En fait, ce film assez long (plus de 7 mn), comporte 2 grands axes :
- Une première partie "usagers de la route" : humanité, confort, sécurité, voyage, acheminement
- Une deuxième partie "les hommes et les femmes qui font avancer l'entreprise" : esprit d'équipe, travail, fierté, ouverture
  • Une base musicale solide et stable posée par une thématique simple (sécurité)
  • Du piano, des cordes assez légères et des cuivres doux (confort, humanité)
  • Du mouvement, par les croches et doubles croches en arrière plan (locomotion, acheminement)
  • Un petit passage musical à consonance ethnique (voyage)
  • Partie 2 : reprise du thème initial, mais plus "métronomisé", plus uniforme, plus carré (travail, équipe)
  • Final : progression harmonique et orchestrale avec des chœurs en bouquet final (fierté, ouverture)



3) AUDEMARS-PIGUET :
- Réalisation : Julius Berg
- Production : Point Prod
- Images de synthèse : Wizz
- Musique : Bernhard Elsner (style orchestral cinématographique).




Ce film institutionnel raconte d'abord une histoire, avec des personnages, des décors, une intrigue. On est loin d'une simple juxtaposition d'images énumérant les valeurs et les compétences d'une entreprise. Ici les compétences se manifestent par l'expérience et la longévité ("il y a bien longtemps dans une contrée lointaine...") ainsi que par l'accent mis sur le côté artisanal, inédit (chaque pièce faite à la main est unique) et précis (secteur de la haute horlogerie).

La musique, composée par Bernhard, présente une grande souplesse, plus que dans les deux exemples précédents (plutôt récurrents avec des thèmes répétitifs à 8 ou 16 mesures). Ici, la BO épouse la fiction. Pour la musique, Bernhard a choisi une instrumentation classique : un ensemble de cordes (interprété par l'orchestre symphOnifilm) et une flûte traversière, ce qui renforce parfaitement le côté cinématographique, l'arrivée d'un objet mystérieux... l'histoire d'une montre de luxe.

  • Instruments classiques pour un film "d'époque" (longévité, expérience)
  • Des cordes moelleuses et une belle mélodie (luxe)
  • Un flûte traversière, sobre, discrète mais efficace (l'être humain, l'artisan)
  • une consonance énigmatique dans le thème et l'arrangement (mystère)
  • Pizzicati ordonnés, légers et précis (travail de précision)

Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...


Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...

Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).

Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.

De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...

Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.

Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....

Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...


Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.

Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)

Emission sur ARTE : L'âge d'or de la musique de film


Petit rappel pour cette soirée :

Découvrez sur la chaine ARTE ce soir à 22h25 (jeudi 3 septembre 2009) une émission consacrée à la période 1965-1975 pendant laquelle des compositeurs comme Michel Legrand, John Barry, Lalo Schifrin ou encore Ennio Morricone ont véritablement su se démarquer par leurs styles innovants (brassant l'orchestral, le jazz, la pop, les synthés analogiques, la musique expérimentale etc..).

Ce soir j'irai écouter sur Arte les témoignages de ces grands artistes et satisfaire un peu plus ma curiosité sur cet univers qu'est la musique de film :)

Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de visiter ce blog génial avant 22h25 (et qui ne possèdent pas de programmes TV), Arte a eu la bonne idée de prévoir des rediffusions :
  • 6 septembre 2009 à 13:00
  • 20 septembre 2009 à 05:00
  • 21 septembre 2009 à 09:55
Pratique !

QY700 Yamaha, séquenceur musical sorti en 1996


Le QY700 est un séquenceur "machine" qui possède 32 pistes MIDI et une banque de sons au format XG développée par Yamaha (dont on retrouve la signature dans les sons actuels appartenant à la banque "Halion One"). Il possède entre autre 2 prises MIDI OUT et 2 prises MIDI IN.

QY700



QY700


A l'époque où je l'ai acheté (en 1998, autour de 6000 F soit dans les 950 €), il me permettait d'avoir presque tout sous la main : une workstation dotée d'un séquenceur puissant et des sons MIDI intéressants pour produire des maquettes. Plus tard, relié à un clavier maître, un expander Roland M-OC1 Orchestra et un sampler S2000 AKAI, j'obtenais un réalisme un peu plus soigné (bien qu'encore loin des banques de sons actuelles).

QY700


Aujourd'hui, si les sons paraissent bien dépassés (surtout en terme d'orchestral et d'instruments acoustiques), la partie séquenceur du QY700 peut faire le bonheur des compositeurs se méfiant des ordinateurs (pas de temps de chargement, de plantages, de mises à jour, de pilotes, de ventilo ...) ou encore aux amoureux des machines avec les potentiomètres à portée de main ou des touches adaptées à la forme des doigts...

Le QY700 se branche, on le met sous tension et il n'y a plus qu'à enregistrer les notes. Cela peut être intéressant pour ceux qui souhaitent poser rapidement une mélodie ou un thème :)
Sans aller jusqu'à la finesse de l'édition MIDI que l'on obtient avec un Cubase ou un Logic, le séquenceur de Yamaha permet d'enregistrer, d'éditer, de quantifier, de copier coller, de placer des marqueurs etc... et ce de manière très intuitive.

En effet, durant les quelques années d'utilisation, j'ai toujours trouvé le QY700 ergonomique et bien pensé (la touche JOB en particulier, pleine de riches idées). Pour plus de détails, consultez 7 avis d'internautes sur le site Audiofanzine cliquer ici

Ci dessous, 2 maquettes réalisées exclusivement avec cet appareil (sonorités + séquence du QY700), sans expander ni sampler. Cela fait plus de 10 ans (1998), et ça se voit tant sur la qualité des sons que sur la qualité de la composition (je débutais en écriture orchestrale, mais j'avoue que j'y prenais un malin plaisir).

Intro concert :


Orchestral :



Une machine à créer de la musique qui m'a énormément servi : certaines touches ont perdu leur aspect flambant neuf, c'est sûr, mais l'appareil est extrêmement robuste (il faut y aller à coup de marteau pour abîmer la bête !)