Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
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Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...



J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).

Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

The Mummy Returns



Pour produire cet effet strident, on retrouve bien entendu une orchestration basée sur l'utilisation d'instruments ayant des tessitures très aigües comme les violons et les piccolos.

Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...

Silvestri scoring The Mummy Returns
Alan Silvestri scoring The Mummy Returns
(Photo prise par Alexandre Tylski)


La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :

Commentaires

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1. Le lundi 5 mai 2008 à 11:31, par frisson reynald

Excellente bo.. quelques fois ils utilise aussi des sons rebidouillé a partir des gongs Frottés !

2. Le lundi 5 mai 2008 à 15:13, par Damien D.

- Soit il s'agit d'un waterphone (très utilisé)

- Soit d'un gong ou d'une cymbale frottés par un archet de contrebasse


NB: j'espère te voir sur mon nouveau blog :-) Bah oui je l'avais prévu depuis un petit bout de temps mais j'attendais la sortie de la V. 2 de Dotclear.

3. Le lundi 5 mai 2008 à 15:14, par Damien D.

Autre précision. Le son cristallin du tout début me semble être de nature électronique.

4. Le lundi 5 mai 2008 à 22:29, par tidoigts

Merci d'être venu commenter et de me lire régulièrement. C'est sympa. Je trouve que ton blog est une mine aussi. Je n'ai jamais le temps de bosser sur Cubase :( mais j'aimerais bien composer avec. Oui, mais quand? En ce moment je redécouvre la musique d'herrmann pour Hitchcok, c'est génial! Je ne crois pas que ce soit un harmonica de verre, cela me semble être un son industriel ou même instrumental préenregistré et trafiqué (si je puis me permettre). A un de ces jours!

5. Le mardi 6 mai 2008 à 20:46, par Tanguy

Merci pour toutes ces infos. L'harmonica de verre ne serait donc pas l'instrument utilisé pour donner ce genre de sons...
Bon, je suis un peu déçu. Remarquez, la piste du gong ou de la cymbale frottée me paraît tout à fait plausible.

6. Le dimanche 18 mai 2008 à 19:45, par Tanguy

Thomas Bloch, expert en glassharmonica (entre autres) confirme qu'il ne s'agit pas de cet instrument (dans mon extrait) et privilégie également la piste de la cymbale frottée par un archet...

7. Le mardi 10 février 2009 à 03:44, par VGillioz

Je pense qu'il s'agit de crotales jouées avec un archet.

8. Le mardi 10 février 2009 à 10:23, par Tanguy Follio

Oui c'est fort possible. En tous cas, il y a certainement un archet qui frotte...

9. Le samedi 17 octobre 2009 à 16:49, par Alexis

Je suis presque sûr qu'il s'agit d'un waterphone, car l'effet est très proche de ce qu'on entend dans Amityville. De plus je joue du waterphone, et le fait qu'on entende un chuintement de plusieurs notes avec ce son strident est à mon avis le plus facilement réalisable sur cet instrument.

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Pourquoi ne pas lire aussi :


John Williams au générique du Journal de 20h00. Maquillage du célèbre thème "Les dents de la mer"


Un générique qui fait peur



peut-être une simple coïncidence ?

Symphobia, du très gros son orchestral. Le dernier né de ProjectSam.


Symphobia est une banque de sons d'orchestre clairement orientée "musique de film" (Musique hollywoodienne, Remote Control Productions, etc.) Elle est un véritable outil de production d'ambiances orchestrales, essentiellement destinée à la musique d'action, suspense et d'aventure (peut-être un peu moins pratique pour composer des mélodies de comédies romantiques ?)

Alors, que trouve-t-on d'intéressant, dans cette banque de sons ? :

1) Les programmes sont répartis non pas par instruments (violons, violoncelles, cors, hautbois etc..) mais par ensembles :
  • Programmes de cordes (STRING SECTION)
  • Programmes de bois (WOODWIND SECTION)
  • Programmes de cuivres (BRASS SECTION)
Tout ceci est enregistré dans des conditions acoustiques respectant le contexte spatial de l'orchestre (réverbe, profondeur, panoramique...)

Prenons le cas des cordes, par exemple :

Elle sont réparties sur l'ensemble du clavier maître, des premiers violons jusqu'aux contrebasses, avec des layers (déclenchement des samples selon la vélocité). Cela permet à l'utilisateur d'avoir sous la main un ensemble de cordes "homogène", sans incohérences de couleur, de spatialisation et de panoramique entre les samples (puisque tout l'orchestre à corde a été enregistré dans son ensemble).
Les articulations se font via l'interface, en activant la fonction legato/répétitions/octaver ou le générateur de clusters. Des articulations spécifiques, comme des staccatissimos peuvent également être chargées à part, et s'appliquent à tout l'ensemble de cordes : fini le temps perdu à charger les articulations pour chaque instrument (violons, alti etc...).

Les programmes de cuivres et de bois présentent des fonctions similaires. Évidement, Chacun de ces 3 programmes propose des effets propres aux instruments qu'il contient (par ex : glissandi pour les trombones, trémolos pour les cordes, rips pour les cors, runs pour les flûtes etc.)

2) Une nouveauté, toujours dans la continuité de l'enregistrement par ensembles, est la mise à disposition de programmes alliant des cordes et des cuivres superposés (STRING BRASS SECTION) ainsi qu'une mise à disposition de programmes constitués de l'orchestre au complet (FULL ORCHESTRA).
On s'en doute, ces "doublures imposées" induisent des problèmes de liberté quand au choix personnel des orchestrations. Il faut donc considérer ce logiciel comme "complément" de vos banques de sons actuelles, un soft intéressant pour le renforcement d'ambiances et le gain de temps. Sans compter qu'il s'agit de doublures naturelles, donc réalistes.

Appuyez vos orchestrations, issues d'autres banques, en les mixant avec les STRING BRASS SECTION de Symphobia et vous obtiendrez certainement quelque chose de consistant et de réaliste. Cela peut être utile, notamment pour créer des nappes ou tapis orchestraux, ainsi que des orchestrations de second et troisième plan.

Note : sans aller jusqu'à dire que Symphobia assure un objectif pédagogique, l'idée de proposer des doublures entre différents pupitres (violoncelles + cors par ex) me paraît intéressante pour découvrir certaines couleurs sonores, et donc gagner, ne serait-ce que quelques miettes, en connaissances sur l'orchestration.

3) On notera également la fonction "Learn Keyrange" qui permet de personnaliser le positionnement des différents ensembles sur le clavier. On peux choisir de placer par exemple un ensemble contrebasses + bassons dans les graves, clarinettes + trompettes dans les médiums et violons + flûtes dans les aigus.

4) Autre grosse partie de Symphobia : le soft propose de nombreux effets orchestraux cinématiques, très utiles pour créer des ambiances extrêmes, difficiles à simuler en MIDI. Il s'agit par exemples de crescendos de cuivres dissonants, de tapis orchestraux apocalyptiques, de ponctuations violentes, d'effets de panique etc... auxquels s'ajoute la collection Dystopia 2 (samples dédiés aux ambiances dark ?)

Section de cuivres


5) Un programme de cordes solo avec 5 articulations, ainsi que des phrases de Duduk et autres flûtes ethniques viennent agrémenter la librairie.

Enfin, tous ces échantillons sont lus par le Player Kontakt 2 de Native Instruments.


Pour qui ?

Cette banque de sons, très orientée gros film américain, donc, me semble appropriée aux compositeurs de jeux vidéo (action, combat, guerre..) ou aux jeunes compositeurs dont on demande (pour un court métrage par exemple) de faire une musique qui ressemble à une BO de Blockbuster (comme Vendome ou Scoub 2)

Pour les compositeurs de téléfilms ou de longs métrages pour le cinéma, ça peut être utile pour placer ponctuellement des phrases orchestrales que l'on mélange à l'orchestre réel utilisé pour la BO. Disons qu'elle peut donner un sacré coup de pouce pour obtenir une ambiance sonore ni programmable avec l'ordinateur, ni réalisable avec l'orchestre dont vous disposez (si ça peut éviter quelques séances de re-recording).

Cette librairie peut être utile également pour les "monteurs son" qui font un peu de musique (pour créer des bandes annonces)

Le prix, actuellement de 999 € sur le site ProjectSAM, est impressionnant lui aussi. La qualité a un coût.

Un grand merci à David Soltany pour ses éclaircissements ;-)

Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal


Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).

Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.

  • Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
  • Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
  • Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
  • Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)

Suivi parfois d'un relâchement brutal :
  • Retour rapide à un faible volume sonore
  • Retour rapide à une harmonie simple
  • Retour rapide à une orchestration plus sobre
  • Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :

Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).

Sixième Sens (James Newton Howard)


X-MEN (Michaël K-MEN)


Avatar, le film et la musique


En décembre 2009, Damien Deshayes a fait une critique de la musique du film de James Cameron: voir la critique qui correspond parfaitement à ce que j'ai ressenti pendant la séance.

Je vais toujours voir les gros succès avec 2 mois de retard. C'est bien, à Chartres on était une dizaine dans la salle (de 450 places). Ayant raté mes tests de relief à l'armée, je craignais d'être gêné par la 3D. Et effectivement, c'était assez fatiguant pour le yeux, surtout pendant les scènes d'action où ça bouge de partout.

Concernant la bande son, ma première impression a été de me dire que ce film déchirait ! (les tympans). Pour moi, les salles de ciné poussent le volume beaucoup trop fort, et c'est d'autant plus pénible que les gros films hollywoodiens regorgent de bruitages très ... bruyants.

Gêné par la 3D et par les décibels, je passe donc pour un vieux râleur... mais rassurez vous, j'ai adoré le film (à part le passage "Robocop-Rambo-Transformers" vers la fin).

Quelques détails m'ont fait penser à Aliens Le Retour : Sigourney Weaver, le voyage cryogénique, l'aspect des vaisseaux, les robots pilotés par des humains, des méchantes bêtes et pour finir quelques citations musicales issues de la BO de Aliens (Les cors de "Futile Escape").

La musique originale du film m'a paru très longue, dans le sens "beaucoup de travail effectué". D'ailleurs, c'était hallucinant de constater au générique de fin, le nombre de personnes qui ont participé à la BO (superviseurs, compositeurs additionnels, programmeurs synthés etc).
Côté thématique, comme l'a très bien expliqué Damien, on a un peu l'impression que le compositeur a pris ses meilleurs ingrédients de BO antérieures pour les resservir dans un shaker. La couleur musicale m'a rappelé celle de Dinosaur (composée par James Newton Howard) dans ses harmonies et ses orchestrations, avec de belles textures, des percussions tribales, des voix d'arborigènes, du piccolo planant...

Avec Avatar, je suis vraiment tombé sous le charme des musiques douces et aériennes offrant des sons de clochettes mêlés à des cordes féériques. Les textures pittoresques chez James Horner (comme chez JNH) m'ont toujours fait rêver. Ces sonorités issues de synthés et mélangées à des violons et des flûtes me transportent littéralement.
Tout comme les morceaux ethniques avec des voix lointaines et les rythmes tranquilles ! ça aussi j'adore.

En ce qui concerne la musique d'action et la musique solennelle, c'est très efficace, mais quelle impression de déja vu ! Il y a bien sûr le sempiternel motif de 4 notes (si do do# do) qui doit être un jeu pour le compositeur, un pari ou quelque chose du genre. Mais il y a surtout les inévitables cors cuivrés posés sur les boucles de Stormdrum entendus mille fois chez Remote Control et ré-utilisés dans les émissions de télé-réalité de M6. Un peu de Titanic aussi, avec quelques motifs très bateau.

Bref, je vieillis sans doutes... Je préfère mon petit confort avec des images et des sons apaisants (très nombreux dans le film) et suis de plus en plus gêné par le montage dynamique et les FX agressifs.
Quoiqu'il en soit, je suis conquis par ce film : une merveille technologique au service d'un beau scénario. Une très belle histoire avec de méchants humains et de gentils extraterrestres.

Et pour finir, une découverte intéressante sur les requêtes tapées dans Google :
  • "Comment fabriquer un arc" (67 millions de requêtes)
  • "Comment fabriquer un robot" (52 millions de requêtes)
  • "Comment fabriquer un avatar" (410 millions de requêtes)
  • "Michael Jackson n'est pas mort" (pas très loin du milliard de requêtes)

On vit en pleine science fiction...

Guitar Rig 3 de Native Instruments : plug-in d'effets pour les guitares, les basses et les voix. Simulateur d'amplis et de microphones.


Très utile pour les guitaristes ou les chanteurs qui souhaitent trouver le grain qu'il leur faut, Guitar Rig 3 permet de simuler une bonne dizaine d'amplis différents, avec des prises de son effectuées par divers microphones (type, positionnement etc ...), plus une quarantaine d'effets (delay, compression, distortion, wah-wah etc...)

Les réglages s'effectuent de manière simple et intuitive :

Guitar Rig

Les presets sont de très bonne qualité

Pour m'amuser, j'ai fait passer un riff de guitare folk dans divers effets proposés par Guitar Rig 3 :



Des démos plus sérieuses sont en écoute sur le Site de Native instruments, interprétées par de vrais guitaristes.
On peut également y télécharger une version d'essai.

Et si on utilisait ce simulateur d'effets sur des ensembles de cuivres ou de cordes (distortions, réverbes, effets temporels, filtres etc...) pour salir le son, ou tout du moins le rendre plus chaud ? A tester...

Un exemple de leitmotiv qui m'a servi d'élément de base pour composer une musique d'action.


Leitmotiv (nom masculin)
Motif musical repris plusieurs fois dans une même œuvre. Propos qui revient sans cesse.

Il faut souvent un point de départ pour construire une musique : un matériau musical à partir duquel on va développer une thématique. Cela peut être une mélodie, une rythmique, un enchainement d'accords...

Dans le cas d'une musique d'action que j'ai faite il y a quelques mois, je me suis basé sur le leitmotiv ci-dessous, unique point de départ :

Leitmotiv piano



Joué comme ça, ce n'était pas franchement impressionnant...


Alors j'ai fait jouer ce leitmotiv en trémolo par des violoncelles, afin d'apporter une base mystérieuse et "mouvante" : pour créer une atmosphère un peu stressante (vitesse, panique). En même temps, j'ai essayé de créer un effet de va et vient en jouant sur les nuances (p-f-p) comme pour imiter des bourrasques de tempête.

Par moments, j'ai voulu doubler ces mêmes notes en staccato par des cuivres (essentiellement des cors français), pour appuyer le côté "action".
fleche fleche
Joué par des violoncelles en trémolo :
Joué par des cors en staccato :
Notes de cors
Notes de violoncelles
Mystérieux et fluide Martial et haché


Ensuite, j'ai placé des boucles de rythmes (Stormdrums, 150 bpm) et j'ai commencé à chercher diverses mélodies jouées par des instruments aigus (violons flûtes, xylophone, caisse-claire etc...).

Ecouter un extrait :


Bon, à l'écoute, on s'aperçoit que le leitmotiv de base joué par les violoncelles n'apparait plus comme l'élément principal. Pourtant il revient de manière récurrente et apporte ce petit côté anxiogène que j'aime bien...

Voilà, juste pour dire qu'avec les mêmes notes, on peut créer des effets en jouant sur les nuances, l'orchestration (violoncelles, cors etc... ) et la notation (trémolos, piqués etc...). Souvent, quand je cherche des notes au piano, j'essaie de penser à la couleur orchestrale que je vais créer (de manière à apporter le sentiment désiré par le réalisateur).

Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...


Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...

Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).

Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.

De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...

Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.

Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....

Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...


Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.

Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)

C'est la baleine. Découvrir les paroles et télécharger gratuitement l'accompagnement musical.


Accédez à la liste complète des comptines et chansons


C'est la baleine


C'est la baleine qui tourne qui vire
Comme un joli petit navire
Prenez garde à la baleine
Elle va vous manger le doigt
Miam !


©Tanguy Follio
(Arrangement déposé à la SACEM)

Télécharger C'est la baleine (MP3)



Approche didactique de C'est la baleine :

- Niveau d'interprétation : autour de 5 ans (moyenne et grande section)
- C'est l'occasion de rappeler que la baleine n'est pas un poisson mais un mammifère ;-)
- Dans la version instrumentale, on peut faire remarquer aux enfants la présence de 2 sons rappelant l'univers de la mer (un bruit de sous-marin et un plouf).
- Sur le son qui fait plouf, les enfants peuvent s'exclamer sur le mot miam ! tout en mimant le geste de la main qui se retire le plus vite possible (un effet de sursaut lié à la peur de se faire grignoter le doigt !!!)
- Enfin, il y a dans cet arrangement quelques instruments de musique caractéristiques qui sont la flûte, la clarinette ainsi que la trompette (en sourdine) : les avez-vous entendus ?


C'est la baleine Paroles et Accords en pdf

Télécharger les paroles et accords de C'est la baleine

Séquenceur audio gratuit : Kristal Audio Engine


Hier, je me suis amusé à télécharger gratuitement Kristal Engine Audio, et j'y ai découvert un multipiste audio (16 pistes), très sympathique ! Je ne le découvre que maintenant, et pourtant cela fait quelques années qu'il existe (mais que fait Bernhard !)

Ce logiciel me paraît très intéressant, compte tenu de tout ce qu'il sait faire pour 0 € (En fait, le constructeur Kreatives souhaite qu'on s'en serve pour des travaux personnels. Ceux qui projettent d'utiliser Kristal Audio Engine dans un but professionnel sont invités à verser une participation).

Fenêtre principale, appelée "Waver" :

Kristal Audio Engine séquenceur audio


Le séquenceur audio possède les fonctions indispensables de tout logiciel multi-piste :
  • Un Waver de 16 pistes (ce qui laisse une bonne marge de manœuvre)
  • Enregistrement audio provenant d'une source externe (guitare, micro, synthé...)
  • Importation de fichiers .wav .aif .flac et .ogg (loop de batterie, nappes...)
  • Edition : Copier coller, dupliquer, fade, volume de chaque fichier audio, couleur...
  • Calage sur grille de tempo (snap), historique des actions (pour revenir en arrière)
  • Délimiteurs droit et gauche, mise en boucle, métronome, choix de la mesure...
Une console de mixage intuitive :
  • Réglage du volume et de la panoramique, par piste
  • Pour chaque piste : 2 effets audio assignables + 1 égaliseur
  • Pour le master : 3 effets audio assignables
  • Entrées et sortie audio : technologie MME ou ASIO
Table de mixage :

Kristal Audio Engine console des voix


Les effets audio :

On les sélectionne à partir de la console. Dans celui que j'ai téléchargé, il y avait 4 effets par défaut : une réverbe, un chorus, une dynamique et un multi delay.

Effets audio :

Kristal Audio Engine effet


La bonne nouvelle, c'est que Kristal Audio Engine accepte les plug-ins VST (Vistual Studio Technologie). Je parle bien d'effets, hein ! pas des instruments virtuels appelés VSTi.
Bref, vous pouvez importer n'importe quel plugin VST (ou presque), par exemple un compresseur, une réverbe, une distorsion, une spatialisation etc... simplement en copiant le .dll dans le dossier plugins (voir C:\Program Files\KRISTAL Audio Engine\Plugins).

Il y a sur Internet pas mal de sites qui offrent des VST gratuits. Pour les plus paresseux, voici deux liens intéressants :
- VST4 Free
- Free Sound Editor

Note :

- Kristal permet également d'appliquer un effet audio en temps réel sur votre entrée audio (guitare, voix), grâce à la section LiveIN (tout à gauche de la console de mixage).
- L'export (le mixdown) se fait très facilement, en .wav .aif .flac et .ogg
- Beaucoup de raccourcis claviers sont semblables à Cubase (F3: Console. F2: transport)
- L'aide, en anglais, est concise et bien illustrée.

Télécharger gratuitement Kristal Audio Engine


Bref, un très bon freeware à découvrir avant de passer à Studio One Pro, une version professionnelle (Audio/MIDI/Mastering) probablement digne des Cubase, Digital Performer, Logic...

Pause d'été. Quelques jours de vacance sous la chaleur de Vendée et le soleil aride de Bretagne.


Les mois de juillet et août sont un peu à part. Le cœur est à d'autres occupations que l'écriture de billets sur l'orchestration ou l'informatique musicale. Je m'en vais (à la plage).

Je profite de la nouvelle rubrique que j'ai appelée "à la manière de" pour mettre en écoute un morceau que j'ai composé dans le style de John Williams (dans sa période A.I, Minority Report, Catch Me If You Can). Ce n'est pas frappant, mais il y a quelques idées musicales et orchestrations qui rappellent ce style, avec un motif de 4 notes qui revient régulièrement.

Idée conceptuelle (initialement appelée Bourbaky) :



A bientôt sur la toile.

Les sites de l´annuaire :