Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

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CASAWAVE, société spécialisée dans l'informatique musicale. Vente et installation de stations informatiques dédiées à la musique, le mixage, le mastering, le montage son, le sound-desing etc...



C'est en parcourant le blog de mon cher confrère Guillaume Roussel que j'ai découvert l'existence de cette société située à quelques kilomètres de Nantes. Je pense que c'est important d'y consacrer un petit article, même si Guillaume en a déjà parlé, car la prestation semble très sérieuse et intéressera sûrement les compositeurs qui travaillent avec les banques de sons (mais aussi les ingénieurs et techniciens du son).

Ce que propose CASAWAVE me paraît particulièrement adapté aux compositeurs qui souhaitent disposer d'un orchestre symphonique clé en main dans leur ordinateur. Pour cela, la société propose un PC surpuissant et rapide. Ici pas de gadgets multimédia inutiles, juste de la grosse mémoire vive (jusqu'à 32 "Gigas" de RAM), du gros disque dur (pas loin du Terra octets) et de la grosse puissance (2 processeurs Intel Xeon) : tout ce qu'il faut pour charger assez rapidement les banques de sons telles que l'énorme Vienna Symphonic Library (VSL)...

L'outil Auto-Art :
En parlant de la VSL, qui est au format Gigastudio (.gig), CASAWAVE développe un outil qui permet un traitement par lot (et de manière automatisée) des mises à jour des samples au format gig. Ces mises à jour sont proposées par les constructeurs pour améliorer les différents sets d'instruments (par exemple, kit de violoncelles) en apportant de nouvelles articulations (nouveau legato, nouveau spiccato etc...). Mais la mise à jour prend beaucoup de temps si on la fait manuellement. Et bien il semblerait que l'outil Auto-Art effectue cette tâche de manière programmée et autonome, ce qui laisse du temps libre au compositeur (pour finir le repassage, tondre la pelouse, se couper les ongles etc...)


Voici la bête :

Ordinateur sur mesure pour composer de la musique


Je n'ai pas trouvé d'infos sur le site concernant les fourchettes de prix. Peut-être qu'il ne vaut mieux pas savoir...

Commentaires

1. Le samedi 21 juin 2008 à 11:59, par Matthieu

Le prix ! c'est tout ce qu'il manque !

2. Le mardi 1 juillet 2008 à 10:12, par Stéphane Péneau

Bonjour Tanguy,

Merci pour ce billet concernant mon activité. Effectivement les prix ne sont pas indiqués pour le moment, mais j'ai prévu de les ajouter.
En attendant, il suffit de me contacter via le site. Je répondrai avec plaisir.

Cordialement

3. Le jeudi 24 juillet 2008 à 12:23, par Nicolas

Bravo, une pure merveille ce pc,
avec une bonne carte son avec plus un bon logiciel style sonar 7 production en 64 Bit...
En faite cette machine me fait rêver
En carte audio du M-Audio comme la ProFire 2626 - Interface Audio FireWire Haute Définition 26 Entrées/Sorties avec Technologie de Préamplification Octane
+ un clavier midi 88 touche semi lesté et le tour est jouer...
J'ai hâte de connaitre les prix..
ceci je note ton blog et le site
merci encore

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Pourquoi ne par lire aussi :


Le mastering : les derniers traitements audio avant d'écouter vos oeuvres dans votre lecteur CD.


(Dans notre milieu, on utilise le mot "mastering" alors qu'on devrait dire "pre-mastering". Quoiqu'il en soit, je garde l'appellation mastering car c'est moins long à écrire... paresseux que je suis)

Donc..... Qu'est-ce que le mastering ?

C'est une oprération qui consiste à appliquer d'ultimes traitements audio sur le mix final (c'est à dire une fois que le mixage est terminé et que la musique est exportée en un seul fichier audio comme un son wav ou aiff).
Dans le milieu du disque ou de la production musicale cinématographique, il existe des ingénieurs du son et des studios spécialisés pour ce travail. Au cours du mastering, Le son d'une musique est optimisé (amélioré), et même personnalisé (c'est à dire qu'il porte la signature de l'ingénieur du son).

Souvent, les jeunes compositeurs qui produisent eux-mêmes leurs maquettes doivent s'improviser "ingénieur du son".
Or, le mastering, le vrai de vrai, requiert une oreille spécialisée et du matériel dernier cri (qui coûte plus cher que ma voiture).

En même temps, quel est l'intérêt d'appliquer des opérations dignes d'un mastering professionnel sur une musique fabriquée dans un ordinateur, à partir de samples d'orchestre ou bien d'interprètes moyens enregistrés avec du matos de home studio ?

Alors, à défaut d'établir un mastering optimal, il est déjà possible (à notre niveau de home-studiste) d'effectuer quelques traitements audio sur le morceau avant de le graver sur CD :
(Cela va de soi, le mix que l'on s'apprête à masteriser doit être au format audio de bonne qualité : au moins en wav ou aif 44 KHz et 16 bit, et pas en mp3 !).

Quelques exemples de traitement audio qui peuvent s'appliquer directement dans votre séquenceur, ou encore mieux, dans un éditeur audio comme Wavelab, Sound forge, Cool Edit etc :
  • Un peu de compression pour éviter des différences importantes de volume sonore.
  • De l'égalisation (équaliseurs) pour diminuer ou faire ressortir certaines fréquences (donc certains instruments).
  • Une légère réverbération pour donner un peu plus de profondeur au mix.
  • Un traitement panoramique, pour élargir la stéréo (ça je ne l'ai jamais testé).
  • Une normalisation (pour appliquer un niveau sonore maximum, à la limite de la saturation).
  • Un fondu de sortie pour une musique qui se termine en ad lib (sans fin).


Exemple de normalisation dans Cool Edit Pro :

Avant la normalisation
Avant la normalisation
     Après la normalisation
Après la normalisation


Voilà déjà de quoi améliorer la qualité sonore de votre dernière composition. Cela rendra l'écoute plus agréable.

Avez-vous un lecteur Cd en particulier où vous aimez ré-écouter vos morceaux, pour le plaisir ?
Mon collègue, Laurent Koleda m'a dit un jour qu'il aimait tester le rendu sonore de ses musiques en plaçant son CD fraichement gravé dans le lecteur de sa voiture... et que si la musique passait bien à cet endroit, alors elle passerait bien partout ailleurs, dans n'importe quel lecteur.

Et vous ?

Un compositeur peut-il être intermittent du spectacle ?


OUI, mais uniquement en tant que prestataire technique (musicien, programmeur, mixeur etc...) et non comme compositeur au sens propre.

Ce n'est pas difficile, avec l'informatique musicale et les home-studios de plus en plus sophistiqués, il est tout à fait possible pour un compositeur de séparer son travail en 2 catégories :
  1. Le travail d'auteur (la composition au sens propre), immatériel qui entre dans le cadre de la propriété intellectuelle et pour lequel le compositeur reçoit des droits d'auteur : la note d'auteur (facture + Agessa) et/ou les droits SACEM.

  2. Le travail technique, comme la prise de son d'un instrument extérieur, l'interprétation instrumentale, Le mastering des maquettes, la programmation des synthétiseurs, la mise en partition pour la société d'édition ... pour lequel le compositeur peut demander à être payé en salaire (nombres d'heures travaillées quantifiables). C'est cela qui va permettre au compositeur de prétendre à des indemnisations chômage. Bien entendu, sur sa fiche de paie, il n'est pas mentionné comme compositeur mais, par exemple, comme musicien (ou autre activité énumérée dans la liste non exhaustive ci-dessus)
Côté Assédic, on vous demande de cumuler, en 10 mois, 507 heures de travail payées par vos employeurs sous forme de "cachets" en tant que salarié (par des cachets forfaitaires de 8h ou 12 h)
Voir détails sur le calcul des heures.


Bref, pour un même projet, légalement il faudrait penser à différencier la part intellectuelle et la part technique : 80/20 ou 50/50 ou 30/70 .... et d'être payé en conséquence : soit 2 types de rémunération faisant l'objet de 2 contrats bien distincts.

Pour l'employeur (une boite de prod par ex) cela ne change rien :
En salaire, les charges sont plus lourdes pour le compositeur. En outre il pourra bénéficier plus facilement du chômage.
En droits d'auteur (facture), les charges sont moins lourdes pour le compositeur. Mais pas d'indemnisations ASSEDIC en contrepartie.

Pour plus de précisions sur le dispositif d'indemnisation des intermittents : consulter le site de l'ASSEDIC

Merci à Thierry Dolz, Bruno Bertoli, Laurent Juillet et Damien Deshayes pour leurs témoignages qui m'ont permis d'y voir plus clair...

Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs.

Appel à une mobilisation des artistes, lancé par la SCAM et la SACD, pour la survie de la création audiovisuelle et la télévision publique


Le 15 septembre prochain à 20h au Théâtre du Chatelet, La SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) organisent une soirée de mobilisation pour que vivent la télévision publique et la création audiovisuelle.

Cet appel à la mobilisation concerne tous les gens du spectacle tels que les réalisateurs, les compositeurs, les chanteurs, les musiciens, les techniciens etc.

SOS Télévision publique :
  • Pour préserver l'indépendance des médias
  • Pour défendre le rôle et la place de l'audiovisuel public dans notre société
  • Pour soutenir la création et l'innovation
  • Pour que la réforme de l'audiovisuel consolide les obligations des chaînes privées à l'égard de la création française

Plus d'info sur le site Appel du 2 juin

Réservation indispensable : cliquer ici

Le sound design et l'identité sonore ont une place importante dans la musique pour l'image.


J'ai constaté dans notre annuaire de musiciens une rubrique qui était en pleine expansion : la rubrique "Identité sonore" (qui regroupe le sound design, l'illustration sonore et musicale).

Différent de l'écriture de grandes partitions symphoniques, le travail des compositeurs sound designers se caractérise beaucoup plus par la manipulation des sons (musique originale, sons acoustiques, sons électroniques, effets...), ce qui demande des qualités à la fois artistiques (être musicien) et techniques (travail du son à partir de machines, beatmaking). Comme l'a signalé Guillaume dans son blog à propos de Evolve et Synergy, je cite :"si on travaille pour l'image, on ne peut pas échapper à l'électro (la musique symphonique commence à se faire rare...)"

Aujourd'hui, je voudrais m'attarder sur le travail que font "The Waxstoners", 2 jeunes et talentueux musiciens. Dans leur studio Kapriel Records (label) ils travaillent ensemble sur la musique et le sound design (habillage sonore, identité sonore, communication sonore etc.) pour des groupes tels que Adidas ou Linux.

La vidéo ci-dessous, me paraît intéressante car elle montre les coulisses de la création d'un habillage sonore et musical, à partir des images de base et d'un fil conducteur : mots clés, direction artistique donnée par l'agence de communication (Gfilm) au cours d'un débriefing :

Exemple d'identité sonore pour Adidas :
Créée par The Waxstoners



The Waxstoners :
- Visiter leur site
- Visiter leur page myspace

Label Kapriel Records :
- Visiter le site


A découvrir également, le travail de Maria de Castro (compositeur sound designer)

Mixage et mastering : optimisez vos mix en appliquant un traitement audio par des effets numériques, comme la compression, la réverbe, l'égalisation.


Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.

Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources).
Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).

Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :

La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.

Avant la compression
Avant la compression
   Après la compression
Après la compression


L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.

La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.

Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).

J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !

Pause d'été. Quelques jours de vacance sous la chaleur de Vendée et le soleil aride de Bretagne.


Les mois de juillet et août sont un peu à part. Le cœur est à d'autres occupations que l'écriture de billets sur l'orchestration ou l'informatique musicale. Je m'en vais (à la plage).

Je profite de la nouvelle rubrique que j'ai appelée "à la manière de" pour mettre en écoute un morceau que j'ai composé dans le style de John Williams (dans sa période A.I, Minority Report, Catch Me If You Can). Ce n'est pas frappant, mais il y a quelques idées musicales et orchestrations qui rappellent ce style, avec un motif de 4 notes qui revient régulièrement.

Idée conceptuelle (initialement appelée Bourbaky) :



A bientôt sur la toile.

Absynth Twilights de Native Instruments, banque de sons de pads et de soundscapes. Lisible par Kore et Absynth 4.


Il s'agit d'une banque de sons pratique et pas trop chère (59 $) qui vous aidera à créer des ambiances de type spatiale, psychédélique, angoissante, zen, nappes etc... ce qu'on appelle Soundscapes et Pads (cf par exemple l'univers "Ambiant music" que l'on retrouve chez Brian Eno)

Bref, un instrument virtuel qui peut être utile pour les compositeurs de musique de film, illustrateurs musicaux, sound-designers, mais aussi pour les compositeurs de musique électronique ou électro-orchestrale, ou tout simplement pour celui qui souhaite obtenir une atmosphère précise dans une œuvre musicale ou sonore.

Rappelons que la banque de sons Absynth Twilights (issue de la lignée "Kore Soundpack") nécessite la présence d'un "lecteur" logiciel, tel que :

Absynth 4


Kore Player gratuit


Kore 2 de Native Instruments


Absynth Twilights possède 200 sonorités originales déclinées sur plus de 1600 variations. A noter que ces sonorités ont été créées à l'origine pour la série "Absynth Sounds" de Biolab's (Camel Audio).


J'apprends en surfant :
  • Le mot Soundscape est un mot valise (2 mots fusionnés en un) provenant de Sound et Landscape (paysage sonore).

Ma première composition d'une bande originale pour un film d'animation : Scoub 2. Musique de style blockbuster


Ma première création d’une BO de film d'animation (incluant des acteurs réels) : Scoub 2 réalisé par Stéphane Berla.

Ce sont mes premiers pas dans la musique orchestrale liée à l'image. A l'époque, j'utilisais Miroslav Vitous, une banque de sons d’orchestre symphonique un peu dépassée aujourd'hui. Cela dit, je trouve que le résultat final ne sonne pas trop mal. Je suis particulièrement fier de la montée orchestrale qui clôture le générique du début. Il y a dans la BO de Scoub 2 quelques clins d’œil volontaires à la musique de Danny Elfman (c'était une des directives de Stéphane). De l'ironie dans de la musique de blockbuster.


Petite anecdote : je cherchais un instrument ou une orchestration spécifique pour accompagner les titres qui apparaissent et disparaissent le long du générique d'entrée (on appelle ça des cartons). J'ai finalement opté pour un "bruit d'aile qui s'envole" que j'ai ensuite mixé à la musique. L'idée a tout de suite plu à Stéphane car ce sample d'oiseau apportait du mouvement et collait parfaitement à l'ambiance déjantée du film.

En tous cas, cette expérience m'a permis de découvrir quelques contraintes du métier de compositeur de musique de film !
  • La synchronisation parfaite de la bande originale avec les images (dont le montage change parfois)
  • Traduire musicalement les idées décrites verbalement par le réalisateur.
  • Bidouiller les samples orchestraux pour imiter un gros orchestre, avec un minuscule budget musique.
  • Composer avant le montage son, pour découvrir ensuite que beaucoup de bruitages viennent masquer la musique.
Mais le jeu en valait la chandelle car j'ai pu travailler en prenant mon temps sur un film humoristique de qualité avec de belles images et une histoire drôle (une parodie du film Duel de Steven Spielberg, avec les personnages de Scoubidou).
Et puis, cette première expérience m'aura permis d'établir un premier contact avec des professionnels (Stéphane Berla travaille actuellement en collaboration avec Dionysos et Matmatah)

Musicalement, Scoub 2 a longtemps été pour moi une référence et une carte de visite.

Pour info : le générique du début affiche 2 compositeurs. C'est une erreur car le second compositeur n'a pas travaillé sur ce projet (le monteur a juste oublié de l'enlever du listing). En outre le générique de fin provient d'un groupe de rock bien sympa : « Flying Pooh »

N'hésitez pas à laisser vos impressions sur le film ;-)

Famille ou amis, le musicien est parfois sollicité ! (mariages, anniversaires, galas de danse...).


Quiconque qui touche bien en informatique (par métier ou par passion) a certainement été sollicité par son entourage pour réparer un ordinateur qui ne "marche pas".

Il y a des métiers comme ça (mécaniciens, coiffeurs, policiers, électriciens, menuisiers etc...) très utiles pour rendre des petits services en dehors du temps de travail.

Pour nous c'est un peu différent. On fait appel à nos compétences de compositeur, d'arrangeur ou d'accompagnateur, essentiellement pour les grandes occasions (mariages, fêtes de famille, départs en retraite), à titre gracieux bien sûr (et c'est bien normal). Je ne m'en plains pas, au contraire, car c'est important d'être reconnu par ses proches comme quelqu'un d'expert dans un domaine particulier.

Tout le monde côtoie (ou est) au moins l'un de ces personnages remarquables :
  • L'oncle rigolo
  • Le copain bricoleur
  • Le frère animateur
  • Le cousin guitariste
  • Le beau frère informaticien
  • La sœur dessinatrice
  • La tante cuisinière
  • Le pote musicos
  • Les amis sportifs
  • Le neveu surdoué en sciences
  • Le copain armoire à glace
  • Le patriarche cultivé
  • etc. etc...

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis la personne ressource à qui l'on confie les tâches relatives à la musique, comme :
  • Composer un thème d'ouverture pour un mariage
  • Ré-écrire la version instrumentale d'une chanson (sur laquelle on placera d'autres paroles)
  • Accompagner un chanteur (dans une église, une salle des fêtes, un concours IUFM...)
  • Transcrire une chanson dans une autre tonalité pour que tonton Pierre puisse chanter
  • Trouver les accords d'une chanson
  • Faire un montage audio (dans Cool Edit pro) pour un spectacle de danse
  • Composer des jingles pour des sketches
  • S'improviser ingénieur du son (cablage, mixage)
(Bon, en réalité nous sommes nombreux dans la famille à jouer d'un instrument, donc je ne suis pas le seul à être sollicité).

J'insiste bien sur le fait que c'est toujours un réel plaisir de rendre service, tout en précisant quand même qu'une musique d'un minium de qualité ne se fait pas en claquant des doigts.

Pour l'anecdote, l'une de mes tantes me demanda un jour si je pouvais chanter comme soliste à la cérémonie de mariage de sa fille, son argument étant : "tu sais faire de la musique, donc tu sais chanter de toute évidence". Pas vraiment tatie, pas vraiment... (je craignais un peu pour les vitraux). Il m'a fallu quelques minutes pour lui faire comprendre qu'un musicien pouvait très bien avoir une voix de casserole, et pas forcément très juste (comme c'est mon cas).

Le séquenceur et les banques de sons d'orchestre symphonique, pour composer et produire de la musique de film chez soi (en home studio)


"Cher Tanguy, bravo pour votre musique qui me touche beaucoup. Je suis moi même un jeune compositeur et j'aimerais me lancer dans la musique pour l'image. Pourriez vous me dire quel matériel utiliser pour composer de la musique de film afin de démarcher des boites de production ? Merci pour votre réponse
Harry Cossec, de Brunoy (91) "

Cher Harry, Merci pour votre mail ! Je suppose que le mot "composer" signifie "produire" (qu'à la fin, il y ait une musique qui s'écoute, comme un cd audio ou un mp3) et que "musique de film" sous entend "musique orchestrale symphonique"

Ce qui est sûr, c'est que bon nombre de producteurs et réalisateurs ne sont pas forcément des mélomanes avertis ou des experts en musique. Pour eux, un bon son est souvent mieux accueilli qu'une belle écriture orchestrale (c'est triste mais c'est ainsi). C'est pourquoi, avant de prospecter, il faudra "produire" des maquettes correctes. Pour se faire, il y a 2 possibilités :

L'écriture classique (feuille de papier ou logiciel de notation) s'adresse aux musiciens qui aiment écrire directement les notes sur une partition. Pour composer les thèmes et les arrangements, ils utilisent (ou pas) un instrument de musique (piano, guitare, violon etc...). Puis ils harmonisent et orchestrent directement dans la partition. Cette dernière étant destinée à être jouée par un orchestre (souvent composé de bénévoles ou d'amis musiciens car le jeune compositeur qui cherche à démarcher les producteurs n'a pas le budget nécessaire pour payer un orchestre professionnel).
Ensuite vient la phase de l'enregistrement de l'orchestre pour avoir un résultat sonore sur support audio (la qualité de la prise de son dépendra aussi du budget initial).

Exemple de logiciels de notation (éditeurs de partition) : Finale, Sibelius, Encore


La musique assistée par ordinateur vous fera économiser un orchestre, mais requiert l'achat d'un minimum de matériel et logiciels informatiques.
Concernant le matériel (hardware), il faut d'abord un ordinateur qui dispose d'une grande mémoire vive (RAM) et d'un gros disque dur (pour stocker les banques de sons). Ensuite, une carte son capable de lire simultanément plusieurs pistes audio. Une carte son compatible soundblaster moyen de gamme est suffisante (je dispose actuellement d'une carte son "audigy" de chez Creative). Eventuellement : un clavier MIDI (piano numérique, clavier de commande, synthé) qui permet de rentrer les notes dans l'ordinateur en jouant la mélodie, mais ce n'est pas indispensable. Parcontre, si votre home studio se compose uniquement d'un ordinateur, il est important d'avoir de bonnes écoutes pour le mixage (des enceintes qui restituent un son brut et non une chaine hi-fi qui arrondi et embelli le son).

Du côté des logiciels (software), il faut utiliser un séquenceur. Il permet d'entrer la partition, piste par piste, à l'aide de petits rectangles (qui remplacent les notes de musique du solfège que l'on observe sur une partition classique). Les séquenceurs les plus connus sont Cubase, Logic Audio, Cakewalk, Digital Performer, Pro Tools. En plus, vous pouvez y importer une vidéo (très pratique pour composer à l'image).

Ensuite, viennent les fameuses banques de sons d'orchestre symphonique ! Elles viennent se greffer sous forme de plug-in VSTi (instruments virtuels que l'on charge dans le séquenceur) et apportent une quantité d'instruments réalistes (violons, trompettes, timbales etc...). Il s'agit de samples : cela signifie que le son a été enregistré à partir d'un vrai instrument. Si vous jouez un ré avec un sample de violon, c'est comme si un vrai violon jouait un ré. Parcontre, lorsque l'on enchaine les notes, le résultat sonne moins bien que si c'était un enchainement joué par un instrument, car, dans un séquenceur, il est difficile de retranscire le jeu d'un instrumentiste (qui est très subtil et riche en émotion). Nous échangerons, dans un prochain billet, quelques astuces pour apporter de la chaleur et de l'authenticité à une musique faite sur ordinateur.

Les banques de sons d'orchestre symphonique les plus en vogue actuellement (début 2008)
  • EastWest Quantum Leap Symphonic Orchestra
  • EastWest Quantum Leap Symphonic Choirs (pour les choeurs)
  • Vienna Symphonic Library (VSL)
  • MOTU Symphonic Instrument
  • Garritan Personnal Orchestra (GPO)
  • Project Sam
  • Banques de "soundfonts" disponibles gratuitement sur la toile
Les banques de sons de EastWest ainsi que la VSL (actuelle) et celle de MOTU s'intègrent directement dans le séquenceur avec leur propre lecteur d'échantillon (sampler).
En outre, les banques de sons Sam Project et GPO, ainsi que les soundfonts, nécessitent un sampler virtuel (Gigastudio, Halion Kontakt etc.) pour être lues.
Tout ce petit monde s'intègre très facilement dans le séquenceur sous forme de plug-in VSTI (Virtual Studio Technologic Instrument). Ce sont des instruments virtuels quoi...

Cubase et Halion

Halion 3 : un sampler virtuel
chargé en tant que VSTI dans le séquenceur Cubase SX

(Chez moi, il lit la Vienna Symphonic Library convertie au format Halion)


Un petit mot sur le synthétiseur Synful qui modélise les sons d'instruments symphoniques (à partir de petits samples) et qui permet de programmer dans le séquenceur des phrasés réalistes. Une technologie à suivre de très près, pour la légèreté des samples et le réalisme du jeu de l'instrumentiste).

Biensûr, la MAO n'empêche pas de faire intervenir de vrais instruments dans une oeuvre. Car l'ordinateur fait également office d'enregistreur multipiste numérique (il faut pour cela un séquenceur MIDI et Audio).

Le MIDI permet de faire jouer les instruments virtuels (banques de sons...)
L'audio permet d'intégrer des éléments extérieurs (Voix, Instruments réels, en utilsant un micro).

Enfin, le mixage et le mastering (traitement audio qui permet d'optimiser votre musique) se font dans le séquenceur. Au final, il vous permet d'exporter votre musique sous forme d'un fichier audio (wav, aif, mp3 etc...). Voilà donc de quoi faire une belle maquette !

Sur ce lien, un billet consacré à la recherche de producteurs et de réalisateurs


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