Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Quelques éclaircissements sur le taux marginal de 75 %




Un article intéressant trouvé sur le blog Mathoman.
Qui sait, si vous aviez un méga contrat avec Dreamworks, qui vous rapporterait plus d'un million d'euros...

Lire l'article "Calcul d'impôt et omissions dans la presse"

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Découvrez les joies du mixage à partir d'une session d'enregistrement d'un orchestre à cordes.


Tout d'abord, un grand merci à Damien DESHAYES (Compositeur de musique de film) qui a eu la générosité de mettre à disposition des internautes les parties enregistrées "séparées" d'un orchestre professionnel, lors d'une de ses sessions. Cela concerne un morceau issue d'une bande originale qu'il a composée pour un long métrage.

Dans son blog, Damien explique qu'il peut être pédagogiquement intéressant de manipuler les rushes audio sous les formes les plus usuelles que l'on peut rencontrer en musique orchestrale :

- Des prises de son de proximité (micros placés près des instruments, par exemple près d'un pupitre de violons, d'altos, de violoncelles etc...)
- Des prises de son d'ensemble (par 3 micros placés au dessus de l'orchestre, le Decca Tree).
- Des prises de son gauche et droite.
- Des prises de son surround.

Une belle initiative, pour s’initier à la pratique du mixage et d'en découvrir les difficultés ;-)
Une manière aussi de comprendre à quel point le mixage est un métier à part entière.

Je vous invite donc à lire le billet de Damien qui s'intitule : Stems d'orchestre en libre accès

(Ceux qui n'ont pas de logiciel multipiste peuvent télécharger Reaper)

Nom du morceau: La mort de John
Compositeur : Damien Deshayes
Formation : Cordes
Musiciens : Orchestre de la Radio Nationale de Macédoine

Et pour ceux qui veulent, la partition est également à disposition !

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On est des êtres humains !


Diantre !
Sommes nous devenus des distributeurs automatiques, nous les compositeurs qui travaillons beaucoup avec l'outil Internet ?

Au vu des dernières demandes que j'ai reçues via mon formulaire de contact, je me pose des questions. Pas de bonjour, des phrases qui commencent par "je veux", parfois des phrases sans verbe, rarement un merci, pas signé..... et j'en passe...

Les formulaires de contact sont souvent austères, j'en conviens. Mais quand même, il ne faut pas oublier que les destinataires sont des êtres humains, pas des robots...

Rien de tel qu'un petit exemple pour mieux comprendre

"Je veux la méthode pour mixer mon album" (message reçu dernièrement, auquel je n'ai pas répondu)

J'aurai préféré :

"Bonjour, je suis un jeune compositeur. Je cherche une méthode pour m'aider à mixer les titres de mon album. Auriez-vous cette méthode et si oui, pourriez vous me l'envoyer ?" D'avance je vous remercie.
Aymeric Hochet (Auxerre)"


Message auquel j'aurai répondu plus volontiers (par la négative, du reste, car je ne possède pas de méthode de mixage).

Cela ne concerne qu'une minorité, heureusement. Mais j'ai l'impression que ça tend à augmenter.

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Quelle configuration PC pour la MAO ? Par Guillaume Baron


Un nouvel article écrit par Guillaume Baron
Tanguy
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Aujourd'hui j'ai choisi de parler des configurations PC pour la MAO.

Alors pourquoi parler de configuration PC dans un forum de musique ? Et bien simplement parce que beaucoup d'entre vous (nous) utilisent des vst quotidiennement et que sans une bonne machine, on est vite fait d'être à court de mémoire, à court de puissance de calculs.

Mais tout d'abord pourquoi choisir PC plutôt que MAC ? Il appartient à chacun de faire son choix, en fonction de ses habitudes, des logiciels qu'il voudra utiliser au quotidien, de sa philosophie quand à l'utilisation de l'ordinateur, de sa patience et de son désir ou non de mettre la main dans le cambouis. Je ne vais pas argumenter pour l'un ou pour l'autre, je dirai seulement que je choisis PC pour mes raisons.

Il a toujours été plus intéressant d'acheter et de monter soi-même sa configuration personnelle (sous réserve de choisir les bons composants), et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, vous savez ce que vous achetez. Je veux dire par là que vous privilégierez des composants de marques reconnues qui dureront dans le temps. Ensuite le prix final reviendra moins cher qu'un produit acheté en magasin, pour une puissance supérieure, et pour des composants de meilleures factures. Enfin en cas de panne, si vous vous y connaissez un petit peu, vous serez à même de faire marcher la garantie sur la seule pièce défectueuse et de remonter rapidement l'ordinateur plutôt que de renvoyer celui-ci au complet au magasin. Avec la recherche de panne et le remplacement de la pièce les délais peuvent être extrêmement longs.

Je passerai tout d'abord en revue les différents composants d'un ordinateur, puis je tenterai de donner une liste subjective de ceux-ci, qui me semblent être le meilleur rapport puissance/prix actuel.

Les composants :
  • Un boîtier.
  • Une alimentation.
  • Une carte mère.
  • Un processeur.
  • Une carte graphique (ou non).
  • Un ou plusieurs disques durs.
  • Une ou plusieurs barrettes mémoires.
  • Un ou plusieurs lecteurs/graveurs.
Il faut penser :
  • Aux différents câbles.
  • À la carte son interne ou externe.
  • À un lecteur de cartes (optionnel).
  • Au refroidissement de la tour.

Pour avoir une configuration homogène et ne pas avoir de mauvaise surprise, il ne faut négliger aucun composant. De la plus petite pièce comme une vis (qui pourrait vibrer à tout va), à la carte mère, il ne faut laisser aucun point faible.



Rapide descriptif :


Le boîtier :

Le boîtier est un élément bien trop souvent négligé. Il est vrai que mettre 100 euros dans une boîte de métal peut paraître exorbitant mais il n'en est rien. En fonction de sa qualité de fabrication, de l'agencement intérieur, du matériel fourni dans le bundle, vous pouvez gagner énormément en efficacité et en durée de vie de vos composants.

Prenons les qualités d'un boîtier de bonne gamme, comme le Lian-Li PC-9F. Fabrication en aluminium (dissipation de chaleur accrue, léger, solide), bon agencement intérieur (disques durs dans la largeur pour une meilleure accessibilité, clips pour les câbles, rails pour disques durs), 3 ventilateurs d'origine à faible nuisance sonores (12 et 14 cm, inaudibles à faible et moyen régime, avec leur filtre anti-poussière lavables), nombreux rails et vis fournies (pas besoin de recommander le petit écrou qu'il manque, l'équerre absente), esthétisme (aluminium brossé), longévité (si on en prend soin, un boîtier aluminium ne bouge pas dans le temps), dernières technologies en connectiques façade (usb 3, eSATA pour sata externe).

Vous l'aurez compris, tous les avantages cités ci-dessus ne valent sans doute pas dans un boîtier à 30 euros.

L'alimentation :

Alors pour l'alimentation on se pose moins de questions. Il y a quatre choses à vérifier :
  1. La marque. Il faut choisir une alimentation de marque reconnue.
  2. La puissance. Pour être tranquille, viser 600 watts.
  3. Modulaire ? Une alimentation modulaire veut dire que les câbles sont livrés séparément de celle-ci. Vous ne branchez que les câbles dont vous vous servirez. Cela évite d'avoir plein de fils qui polluent l'espace et empêchent un bon flux d'air dans le boîtier. À chacun de faire son choix.
  4. La nuisance sonore. Aujourd'hui les alimentations de bonnes marques sont pour la plupart silencieuses car thermo-régulées.
Ces quatre points sont à respecter.

La carte mère :

C'est un point essentiel, c'est le centre nerveux de la tour. Tous les composants seront raccordés à cette dernière. Il faudra la choisir en fonction de ses préférences (marque, bundle), de ses capacités (nombre de slots pour les cartes, usb 3, nombres de connecteurs usb, capacités des slots mémoires etc) et en fonction du processeur que l'on souhaite acheter.

Le processeur :

Alors là, il ne faut pas lésiner. Il n'y a pas cinquante choix possible, il faut le meilleur rapport qualité/prix du moment. Actuellement il se trouve chez Intel avec son I7 2600k. Bien vérifier la compatibilité entre processeur et carte mère.

La carte graphique :

Certains se contenteront des possibilités de certaines cartes mères et de leur processeur graphique intégré. Alors même si il est vrai que des progrès énormes ont été fait, il en reste tout de même préférable dans une configuration comme la nôtre, d'avoir une carte graphique dédiée à l'affichage. Privilégier le silence plutôt que la puissance.

Les disques durs :

Il devient de plus en plus intéressant de prendre des SSD. Ce sont en fait des disques à mémoire flash qui sont beaucoup plus rapides que les disques traditionnels, et qui de plus n'ont aucun éléments mobiles ce qui réduit d'une part le bruit engendré par la tête de lecture mais aussi les risques de destruction d'un élément mobile (tel que le plateau ou la tête de lecture). Toutefois leur capacité est limitée et surtout ils peuvent devenir très chers dans leurs plus fortes capacités.

Le meilleur compromis aujourd'hui serait donc d'installer un SSD en disque système, avec le système d'exploitation (windows ou autre) et un disque de données (1000 Go par exemple à 7200 tours/min). Par expérience, j'aime avoir un disque voir deux disques de sauvegarde. Un autre disque de 2To (2000 Go à 5900 tours/min) peut-être la solution à tout problème.

La mémoire vive (ou aussi appelée mémoire RAM) :

Quand on pense que charger un pupitre de Symphonic Choirs ou une basse de Trilian peut prendre jusqu'à 2,5 Go d'espace mémoire, il devient évident que plus on aura de mémoire, plus on sera à même de faire fonctionner de nombreux vst simultanément sans avoir la mention « low memory » qui s'affiche à l'écran. Vu la baisse des prix constatée, viser 16 Go n'est pas un luxe. Privilégier la marque ici est essentiel également (longévité, rapidité, fiabilité).

Le ou les lecteurs/graveurs :

Se demander si l'on veut pouvoir lire des Blu-ray ? Peut-être vouloir en graver ? L'idéal je pense est un graveur DVD/Lecteur Blu-ray.


Liste que je propose :
(Prix : janvier 2012)


Maintenant voilà la liste des composants que je choisirais dans le cas d'une configuration dédiée MAO pour 1000 euros sans l'écran :

- Boîtier : LianLi : 120 euros.

- Alim : Corsair 600 Watts non modulaire : 60 euros

- Carte mère : Asus p8p67 Rev.3 : 130 euros

- Processeur : Intel i7 2600k : 285 euros
Cliquer pour voir le test

- Carte Graphique : Ati Radeon HD 6750 : 70 euros

- Disque dur : 1To Samsung : 110 euros
Pour une raison que j'ignore, les prix se sont envolés. +130% en 4 mois.

- Disque dur : SSD, 60 Go : 65 euros

- Mémoire RAM : 16 go (4x4) Corsair : 85 euros

- Graveur DVD/Lecteur Blu-ray : 55 euros

- Ventilo processeur : Cooler Master Hyper 212 Plus : 30 euros

Vous avez ici un ordinateur bien équipé, équilibré pour la MAO, avec que des composants qui tiendront longtemps et qui sont fiables.
Bien entendu cette liste n'engage que moi et je suis ouvert à toutes suggestions et remarques.

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N'hésitez pas à visiter mon site internet, vous y trouverez mes compositions à l'image et d'autres articles traitants de la musique de film.

Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com

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Reaper : faire apparaître plusieurs pistes midi dans le piano roll


Séquenceur = Reaper
Astuce = Faire apparaître plusieurs pistes midi dans le piano roll

Envoyée par Marwan de Carmentran (compositeur)

Astuce : Pour pouvoir voir dans le même pianoroll plusieurs pistes simultanément, il suffit d'ouvrir un pianoroll, et de double cliquer sur un item midi de votre choix (sans fermer votre premier pianoroll !) Ainsi, les deux pistes pourront s'afficher simultanément dans votre pianoroll. Vous pouvez affichez plus de deux pistes.


Piano roll Reaper


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


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Notion3 Logiciel de composition orchestrale et d'édition de partitions. Par Dominique Lucas.


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas
Tanguy
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Introduction Notion3 :

Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…

Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…

Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…

Notion3 est fait pour vous.

Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.

Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).

Notion3


Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).

Notion3


La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.

Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :



Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !

NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.

Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:

Notion3


Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.

Des sonorités de rêve ?

Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.

La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments. Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).

Un monde ouvert ?

Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.

Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :

  • EWSO platinum et gold version Play
  • VSL
  • Garritan Personal Orchestra
  • IK multimedia Miroslav Philharmonik


Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)

Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.

Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.

Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.

Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…

Et le côté « humain » de l’exécution ?

Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.

Tempo staff et enregistrement de performance :

Vous devenez le chef d’orchestre !

Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.

Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...

Notion3


Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff » Vous pouvez décider de la valeur des battements :

Notion3


Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.

Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).

Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…

Le « velocity overdub »

Vous devenez instrumentiste !

Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)

Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.

Les fonctions d’aléa

Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.

Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.

Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.

Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.

Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?

Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.

De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.

Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.

Voici le lien vers le distributeur : Notion Music

Dominique

P.S. Je ne suis pas rémunéré par Notion, mon enthousiasme est celui d’un utilisateur lambda :)

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Les soundfonts. Par Christian Pastoret


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Christian PASTORET
Tanguy
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Tout d'abord un grand MERCI à Tanguy de m'accueillir sur son très riche et très didactique Blog consacré à la composition de musiques de films.

Vous vous souvenez du générique de l'émission d'Ushuaïa Nature composé par Serge Perathoner ? Il utilise un son magnifique de SHAKUHACHI, une flûte traditionnelle japonaise :

Extrait d'Ushuaia :


On peut télécharger le son de cette flûte en format Soundfont (.sf2), ce qui va nous donner l'occasion de faire le point sur les SOUNDFONTS, et donner quelques exemples d'utilisation.

Qu'est-ce qu'un Soundfont ?
Soundfont est une création d'E-mu, qui permet de stocker des échantillons au format .wav pour les organiser sous forme d'instruments MIDI. Les soundfonts peuvent être lus directement par certaines des cartes sons de Creative Labs, et par différents lecteurs développés spécifiquement. Si vous n'avez pas de carte son compatible, vous pouvez (peut-être) lire les soundfonts, mais avec une latence importante.


Quel est l'intérêt d'un Soundfont ?
L'intérêt est d'augmenter (gratuitement) votre banque de sons avec des sons originaux, créés par divers instrumentistes, à partir d'échantillons de leur propre instrument : c'est le cas de la « guitare de Vince » (Guitar Vince.sf2) ou du violoncelle de Claire Fitch (Claire Fitch Cello.sf2). On trouve également des sons d'instruments anciens, traditionnels, ou des sons très originaux ou très naturels, absents dans les banques standards. Bien entendu, vous pouvez créer votre propre banque à partir d'échantillons de vos CD, et si vous estimez que votre son de clarinette est unique ou si vous avez trouvé votre « gros » son de guitare, vous pouvez facilement créer votre propre banque.


Comment créer une banque Soundfonts ?
Le logiciel gratuit Vienna Soundfont Studio (Creative Labs), probablement le plus puissant, permet de créer ses propres banques .sf2, mais nécessite d'utiliser Windows et d'avoir une carte Sound Blaster Live! ou une Sound Blaster de la série Audigy. D'autres logiciels, Soundfaction Alive, Synthfont viena (un seul n) ne nécessitent pas de cartes-sons Creative.


Quel est le format des banques Soundfonts ?
Les fichiers originaux d'E-mu étaient au format .sbk (Soundfont Bank) puis furent remplacés par le format .sf2. La plupart des banques téléchargeables sur Internet aujourd'hui sont sous forme compressée classique (.zip ou .rar) mais le plus souvent sous une forme compressée spécifique, .sfArk ou SFPack. Pour ces 2 derniers, il faudra utiliser les logiciels correspondants, sfArk.exe ou SFPack.exe pour les décompresser.

Quelle est la taille d'une banque Soundfont ?
La taille d'une banque dépend du nombre de sons et de la qualité que son créateur a bien voulu y mettre : certaines « banques » contiennent un son unique (c'est le cas d'ushuaia.sf2, 282 Ko), d'autres pas plus de 3 (Ixox_Flute_Full_v0.2.sf2, 14 Mo), et d'autres contiennent les 128 sons MIDI au format XG (pianos, percussions, orgues, guitares, basses, etc.), GS ou GM (Titanic 200 GM-GS SoundFont 1.1.sf2, 226 Mo).


Comment installer et lire des Soundfonts ?
Aucune installation préalable n'est nécessaire : votre dossier Soundfont sera accessible via le lecteur. Vous pouvez par exemple placer le lecteur de Soundfont avec vos autres VSTi, et les sons .sf2 dans un dossier séparé, au même niveau d'arborescence.

Il existe une quantité de lecteurs (gratuits) de Soundfonts. Certains sont très basiques, d'autres plus développés, permettant des modifications de l'enveloppe ADSR, ou comprenant divers effets (reverb...), des oscillateurs, ou un clavier. Certains existent en standalone mais la plupart sont utilisés en tant que plug-ins de séquenceurs (Cubase, FL...). Enfin, la plupart des lecteurs pourront charger et lire des échantillons 16 et 32 bits, mais tous ne pourront pas charger/lire des banques de trop grande taille.

DEUX EXEMPLES DE SOUNDFONT PLAYER :
sfz (rgc:audio ) et Take1 (Terry West Productions)

Lecteur de soundfonts

Soundfont Player

Tout lecteur aura au minimum de quoi charger une banque .sf2 (FILE sur le lecteur sfz; LOAD sur le lecteur take1), de quoi charger un son de la banque (PROGRAM sur sfz, PATCH sur take1) sur un canal MIDI (CHANNEL, à choisir de 1 à 16), et de changer de « sous-banque numérotée » (BANK).
On ne peut charger qu'une seule banque .sf2, mais la plupart des lecteurs peuvent utiliser le mode multi-timbral, soit 1 son par canal MIDI. Les autres options sont spécifiques du lecteur.


RECAPITULATION :

Soundfont


LIENS UTILES :

Banques de soundfonts gratuites :
Soundfonts.homemusician.net
Personalcopy.com
Hammersound.net
Johannes.roussel.free.fr
Sf2midi.com

Tutoriel Audiofanzine :
Utiliser une Soundfont avec le plug-in SFZ et Cubase SX 2

Tutoriel Zikinf :
Créer une soundfont avec Vienna

Beaucoup d'infos sur le site de Creative Labs, en particulier des pages adressées aux développeurs : Creativelabs.com


EXEMPLES :

Intro Sledgehammer (Peter Gabriel) :

Intro originale :


Intro recréée avec le son ushuaia.sf2 :

ushuaia.sf2 téléchargé sur le site : Monsieur Cedric.com
On trouve également ce soundfont sous le nom d'enigma.sf2.



Swamp Fever (Bluegrass) : Comparaison GM/Soundfonts

GM : Intro Basse (Acoustic Bass), puis Batterie (Stereo Kit), Steel Guitar, Banjo et enfin Fiddle GM pour la mélodie :


Soundfont : Intro Basse, Washboard, Bluegrass guitar, Bluegrass banjo. Le Fiddle est le même Fiddle GM :


Le même fichier MIDI a été utilisé, mais le son n'a rien à voir : beaucoup plus aéré grâce aux sons des instruments bluegrass originaux, ce qui met le fiddle en valeur (les réglages sont les mêmes).
Les sf2 ont été téléchargés sur ce site : Free soundfonts


Luth :


La demo est fournie avec le sf2, téléchargé sur le site sonimusicae (qui refuse les liens directs sur son site).

Christian PASTORET (Janvier 2012)
cpastoret [ @ ] free.fr

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Reaper : démarrer un projet à la mesure 0


Séquenceur = Reaper
Astuce = démarrer un projet à la mesure 0 (au lieu de 1)

Envoyée par Stéphane Ferrari (compositeur)


Tous les logiciels de musique ont leur fenêtre de travail qui commence à la mesure 1.

Idéalement on lance le métronome avec un décompte de 4 temps par exemple pour avoir le temps de se mettre en place lorsque l’enregistrement démarre à la mesure 1.
En pratique il n'est pas rare de démarrer l'enregistrement plus loin que la mesure 1, et de se réserver 1 ou 2 mesures pour initialiser des paramètres comme des contrôleurs midi.

Mais voilà... notre projet ne démarre alors plus à la mesure 1 et c'est d'autant plus gênant si l'on travaille avec une partition où là les mesures sont numérotées: on est décalé !

Reaper permet de changer le numéro de la première mesure de la fenêtre principale de travail et ainsi démarrer à la mesure 0 (voire -1 ou -2).

Astuce Reaper

Pour changer le numéro de la première mesure, allez dans le menu File > Project settings...
Dans la zone "Project start mesure", entrez la valeur 0.
Validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Astuce Reaper

Notre projet démarre bien maintenant à la mesure 0.

Astuce Reaper

Petit souci, on peut voir que la mesure 1 ne démarre pas au timing 0:00:000 mais 0:02:000, soit 2 secondes en trop

Pas de problème, on va règler ça en positionnant le curseur au début de la mesure 1 et en retournant dans les propriétés du projet (menu File > Project settings...)

Cliquez sur le bouton "Substract cursor position" et validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Astuce Reaper

Les 2 secondes en trop ont été soustraites.

Et voilà, notre projet démarre à la mesure 0, la mesure 1 commence bien à 0:00:000.

Astuce Reaper

Remarque : de la même manière on peut choisir de démarrer le projet à la mesure -1 ou -2 si l'on souhaite avoir plus de temps avant la mesure 1.

Cet article a été écrit par Stéphane Ferrari. Retrouvez tous ses articles sur le site http://stephaneferrari.com


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Mastering de musique classique


Il y a quelques jours, j'ai eu l'opportunité de faire enregistrer une musique par un quatuor à cordes (pour un film).

Puis, une fois en possession des différentes prises, je les ai intégrées dans mon séquenceur en tant que pistes audio, et j'y ai superposé quelques instruments virtuels tels que du piano ou de la harpe.

Concernant le quatuor, j'ai sélectionné mes passages préférés de chaque prise (par ex le début de la prise 3, le milieu de la prise 1 etc...) pour les assembler et obtenir un morceau global correspondant le mieux à mes attentes. C'est du bricolage, certes, mais finalement avec la technologie on ne s'aperçoit pas que le morceau a été découpé.

En fait, si j'écris ce billet c'est parce que cette technique m'a rappelé une vidéo très intéressante (en français) que j'ai visualisée sur Youtube il y a quelques mois. Je vous invite à la regarder. Elle nous montre comment il est possible d'éditer et masteriser un CD entier de musique classique, à l'intérieur d'une station de travail audio numérique (ici, c'est Pyramix). On constate à quel point l'opérateur (Jean-Daniel Noir) qui est aux commandes du logiciel doit être doué d'une bonne oreille musicale et s'y connaître un minimum en instrumentation.

Moi c'est l'aspect "assemblage de lego" qui me botte dans cette vidéo :




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Adapter le tempo à la durée d'une séquence vidéo


Un nouvel article écrit par Guillaume Baron
Tanguy
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Il est parfois nécessaire lorsque l'on compose sur support vidéo, d'adapter son tempo en fonction de la longueur d'une séquence.

Par exemple, on a une séquence qui débute au "fade in" de la scène. C'est notre instant t=0s. Puis à 28 secondes il se passe quelques chose, la musique doit s'arrêter nette. Seulement elle ne doit pas s'arrêter au milieu du morceau, mais après une succession de 8 mesures de 4 temps.

Comment trouver alors le bon tempo pour que cela colle ? Et bien le calcul est au final simple, mais un peu fastidieux à trouver si on est mauvais en mathématiques.

Prenons donc la séquence qui nous intéresse.

Je sais :
  1. qu'elle doit faire exactement 28 secondes.
  2. qu'il doit y avoir 8 mesures de 4 temps.

Trois étapes sont nécessaires :

I – Combien de temps au total ?

On a 8 mesures de 4 temps, ce qui nous fait 32 temps (8 X 4 = 32).

II – Combien de temps par seconde ?

On a 32 temps pour 28 secondes, soient 32/28 temps pour 1 seconde.

III – Tempo pour 28 secondes ?

On sait que le tempo : noire = 60 correspond à la seconde.
Donc on calcule (32/28) X 60 = 68,571 ...

Donc :
Pour faire rentrer 8 mesures de 4 temps dans 28 secondes de vidéo, je dois entrer dans mon séquenceur un tempo : noire = 68,571

De manière générale, il vous suffit d'appliquer la formule :
Tempo séquenceur = (nb de temps / nb de secondes de la séquence) X 60

Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com

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Raccourci clavier pour amener les délimiteurs aux extrémités d'un élément (conteneur midi, fichier wav...)


Séquenceur = Cubase, Reaper
Astuce = Les délimiteurs droit et gauche (R & L)

Envoyée par Christian Pastouret (compositeur)

Astuce : Sélectionner un élément (item) de piste, appuyer sur "P", les délimiteurs se placeront automatiquement aux bornes de cet élément.

C'est pratique si vous voulez écouter une séquence midi en particulier, ou convertir un passage midi en élément audio (bounce).


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


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Processus de composition orchestrale assistée par ordinateur, étape par étape, par Guillaume Baron (compositeur)


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-)
Tanguy
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Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"

Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?

Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus. J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.

Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?

Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?

Mais avant de commencer, voici le rendu final :

Back To Olathe - Intro (Guillaume Baron) :


Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :

Séquence midi Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
  • Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
  • Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
  • L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.

Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
  • Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
  • Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
  • D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
La troisième solution est venue en fait naturellement.

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1ère étape - La base : (cf. piste 1)

J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.

2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)

Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.

3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :

Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min. J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.

Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).

4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)

Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.

Aparté :
Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.

5ème étape – L'automation :
(Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)

Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.

Variation du volume sur les pistes 1 et 4 :
Automation dans Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



Variation du volume sur les pistes 7 et 8 :
Automation dans Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



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Résumé étapes 1 à 5 : (donc piste 1, 4, 7 et 8)



J'ai donc maintenant ma base : une ambiance (piste 1), une ligne mélodique et harmonique (piste 4) et un ou deux petits contrechants (pistes 7 et 8).

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Pour continuer, je me demande toujours ce qui manque le plus. Dans le cas présent, il manque cruellement de rythme.

6ème étape – donner du rythme : (pistes 12, 13, 14, 15)

Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
Alors petites explications :
  • Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
  • Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
  • Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
  • Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.

7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)

Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.

Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)



Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)



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Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.

8ème étape - recherche de nouvelles lignes mélodiques (ou harmoniques) : (pistes 5, 6, 9, 11)

- Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.

- Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)



- J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)

Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.

- La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).

Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :

Sans :


Avec :


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Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.

9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)

- On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...

- Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.

- La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.

- La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.

- La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?

- Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.

Résumé de l'étape 9 : (donc pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)



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Quelques conseils :

- Panoramiques :
Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.

- Stereo Enhancer :
Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.

- Reverb :
Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.

Pour ceux qui veulent aller plus loin avec les paramètres de la reverb :
Article sur les paramètres de la réverb (Audiofanzine)

Et ceux qui veulent tout savoir sur la réverb à convolution :
Article sur la réverb à convolution (Audiofanzine)

- Automation :
Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.

Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.

Et merci à Tanguy pour ce blog fantastique.

Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com

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Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.


C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?

Voici la procédure : :

1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.

Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.

  • Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
  • Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.

    Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.


  • La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
  • Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.

    Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.


  • La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
  • La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).

    Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).


  • Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
  • Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.

    Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex

    Pour plus de renseignements:
    - Voir des spécimens.
    - Récapitulatif en pdf


2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :

Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.

A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.

Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.

Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.

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Mini Dizi et mini Erhu : Instruments traditionnels chinois


J'ouvre une catégorie dédiée aux plugins VSTi free !

Dans cette rubrique, j'essaierai de répertorier les instruments virtuels gratuits qui me plaisent le plus (car dans le monde des VST free, il y a du bon et du mauvais). Ce sera sûrement très subjectif et orienté musique de film (normal).

Je parlerai prochainement de banques gratuites (instruments symphoniques, pianos, saxophones etc...) qui ont retenu mon attention. Mais pour le moment, j'aimerais m'attarder sur ces 2 petits plug-ins très sympathiques dédiés à la musique asiatique :

Mini Dizi (créé par la société Kong Audio) :

Dizi flute chinoise
Télécharger le plugin (free) Mini Dizi

Le Dizi est un instrument chinois. Il s'agit d'une flûte traversière en bambou. Le son est incisif, plutôt sec. Le plug-in offre plusieurs possibilités : sons longs, son court, trill, ornementation, basse...

Ci-dessous, un exemple audio que j'ai programmé dans mon séquenceur pour vous donner un aperçu (très inspiré H. Zimmer).
Toutes les flûtes que vous entendrez proviennent du Mini Dizi. L'accompagnement orchestral est construit à partir des mes autres banques de sons.

Shaolin Art (Dizi):




Mini Erhu (créé par la société Kong Audio) :

Erhu
Télécharger le plugin (free) Mini Erhu

Le Erhu est un instrument à 2 cordes. Le son offre un timbre très riche, avec de belles vibrations. Les articulations proposées par le VSTi sont intéressantes : des sons longs, nuancés et 2 "glissés" (up et down) qui peuvent apporter du réalisme à condition de ne pas trop en abuser (comme je l'ai un peu fait ci-dessous;-)

Voici donc un second morceau programmé dans mon séquenceur pour vous donner un aperçu (très inspiré H. Zimmer également).
Là encore l'orchestration qui entoure le Erhu est construite à partir des mes autres banques de sons.

Kung-Fu Koala (Erhu):





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Reaper : Définir la largeur des pistes rapidement


Séquenceur = Reaper
Astuce = Définir la largeur des pistes rapidement

Envoyée par Marwan de Carmentran (compositeur)

Astuce : Pour définir la largeur des pistes en un clin d'œil, et donc pour une meilleure visibilité lors de gros projets, maintenez la touche Ctrl appuyée et tournez la molette de votre souris !


Et n'oubliez pas ! Une manip sur votre séquenceur qui vous paraît évidente ou complètement basique peut faire le bonheur d'un autre compositeur.

Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...


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