L'agent artistique, un métier lié à la musique de film
Par Tanguy, dimanche 27 janvier 2008 à 20:53 - Les professions liées à la musique de film - Tags
Dans le milieu du cinéma, il existe une kyrielle d'agences artistiques représentant les acteurs, mais très peu pour les compositeurs.
Quel est le rôle de l'agent artistique ?
Il assure principalement :
- Le positionnement du compositeur sur un film (recherche de contrats, promotion)
- La négociation des budgets alloués pour la musique (prime de commande, budget pour orchestre et le studio)
- La rédaction et/ou lecture des contrats de commande et d'édition
- Le suivi des actions comptables et financières relatives à la musique
- Le suivi des diffusions (cinéma, TV) et des reproductions mécaniques (CD, DVD)
Ses qualités essentielles :
- Le relationnel
- La psychologie
- La facilité à créer et étendre un réseau professionnel
- La connaisance du milieu du cinéma
- La culture musicale
- L'écoute des autres
Comme Agence, il existe par exemple Art Media ou encore Api Corp
Agence artistique musicale pour le cinéma, Agence de compositeurs de musique de film, Vous cherchez un superviseur musical ?, Définition du rôle de l'agent artistique, L'agent artistique dans la musique de film, Que fait un agent artistique ?, Agence qui représente des compositeurs de musique de film, Avoir un agent pour trouver des contrats, Recherche de contrats pour un compositeur de musique de film, C'est une agence de compositeurs de musique de film, Api Corp représente et positionne des compositeurs de musique de film
Pourquoi ne pas lire aussi :
Trouver du travail : démarcher les boites de production, les agences artistiques, les réalisateurs. Quand l'art devient commerce...
Par Tanguy - Tags
"Bonjour, je suis un jeune compositeur passionné par la musique de film. J'aimerais en faire mon métier mais je ne sais pas par où commencer (trouver des contacts, comment me vendre etc.) Peut-être pourriez-vous me donner quelques solutions ?
Votre blog est super ! Amicalement,
Alain Sylvestre, de Hill Valley"
Salut Alain,
"Comment vivre de son art..." Aaah, c'est un des plus grands mystères de l'univers, après les femmes...
Pour commencer, je dirais qu'avant de prospecter sérieusement, ce serait bien d'avoir déjà fait quelques musiques pour des courts-métrages ou petits films institutionnels. Sur Internet, beaucoup de jeunes réalisateurs recherchent des compositeurs pour habiller leurs films. C'est l'occasion de se faire la main et de commencer à créer son propre book. C'est sûr qu'il ne faut pas espérer gagner beaucoup d'argent en échange....
Ensuite, lorsque vous avez des choses intéressantes à montrer, c'est le moment de contacter des réalisateurs professionnels. Pffff... se vendre.... pas facile, ça....
J'imagine qu'il faut se montrer partout où c'est possible pour rencontrer les gens du métier. D'une part dans les festivals du cinéma ou de la musique (le festival d'Auxerre par exemple, consacré à la musique de film). D'autre part, en participant à des concours, des master-class, des sessions comme Emergence.
Il est sûrement bon également de pointer le bout de votre nez dans les écoles de cinéma pour signaler votre existence et proposer vos services. Le contact, toujours le contact....
Quelque chose que je n'ai jamais faite mais qui peut être bénéfique, c'est de se retrouver (ne me demandez pas comment) dans des soirées mondaines parisiennes, au cours desquelles vous allez discuter autour d'un verre avec des réalisateurs ou des producteurs. Pour ces derniers, la rencontre physique est beaucoup plus parlante que les piles de CD démo qui s'entassent dans leur bureau...
Mais bon, encore faut-il avoir le sens du contact et de la tchatche ce qui n'est pas donné à tout le monde. On entend souvent des artistes regretter ne pas être bons commerçants...
Pour les plus timides, il reste la solution Internet et les envois postaux :
Comme je le soulignais dans le billet définir l'ordre des musiques dans un cd démo, c'est important de cibler les boites de production. Ne perdez pas votre temps à contacter les grosse boites. Il vaut mieux commencer petit et se fidéliser. Pour intéresser un professionnel, il faut lui faire comprendre que votre musique correspond à ce qu'il cherche pour son prochain film. En surfant sur des sites comme Unifrance il vous sera possible de vous tenir au courant des films qui se préparent dans l'année.
Il est difficile de contacter directement un réalisateur. La plupart du temps, ils sont représentés par des agence artistiques comme JFPM, Adéquat ou AAC, avec qui il est plus facile de se mettre en relation.
L'envoie de CD démos devient fastidieux et cher à la longue. En complément, il n'est pas inutile de créer votre propre site web, qui vous servira de carte de visite dans vos mails. Les boites de production commencent à avoir le réflexe internet, ça démarre doucement. Attention, n'envoyez surtout pas vos mp3 par mails ! (une URl, c'est moins lourd).
Et l'agent artistique qui représente le compositeur ?
Ce n'est pas facile d'intégrer une agence artistique déjà en place, si vous n'avez pas composé pour un long métrage. J'ai eu la chance d'être présent sur Internet au moment où Api Corp a décidé de créer son département musique : il s'agissait d'un démarrage [Je rappelle que l'agence Api Corp était déjà bien implantée et reconnue dans le département des directeurs de la photographie].
Pour finir, dans l'idéal, c'est bien de trouver son "ami" réalisateur (surtout si son talent est très prometteur) avec qui on va grandir. La création d'un tandem réalisateur-compositeur apporte une inertie incroyable pour booster une carrière : François Ozon et Philippe Rombi, Alain Chabat et Philippe Chany, Luc Besson et Eric Serra... sans oublier : Alan et Bob ;-)
Quoi qu'il en soit, le chemin est très long. Beaucoup de compositeurs (jeunes et même moins jeunes) ont un autre métier en parallèle, pour vivre. Il n' y a pas à être montré du doigt parce qu'on n'arrive pas à s'en sortir uniquement avec la musique. Il faut du talent et du travail, certes, mais la chance y est aussi pour beaucoup.
Quelques conseils pour démarcher les boites de production| Quelle est la démarche à suivre pour trouver des contrats dans la musique de film ?| Comment bien prospecter pour trouver du travail dans la musique de film ?| Quelle est la meilleure solution pour réussir à vivre de la musique de film ?| Je suis compositeur pour l'image et je souhaite démarcher les boites de production et les réalisateurs| En tant que compositeur de musique de film quelle est la méthode pour trouver des contrats ?| Comment faire pour contacter les boites de production ou les réalisateurs ?| Je recherche de l'aide sur l'aspect commercial du métier de compositeur de musique de film| Je n'arrive pas à me vendre auprès des boites de production
Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...
Par Tanguy - Tags
Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...
Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).
Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.
De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...
Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.
Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....
Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...
Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.
Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)
Musique pour film corporate| Composition de musique pour un film d'entreprise| Bande originale de film institutionnel| Style de musique pour un film institutionnel| Compositeur pour film corporate| Musique de film| Blog musique| Agence de communication pour film d'entreprise| Film communication entreprise| Musique dans l'événementiel
Si tu cherches un peu de gaieté....
Par Tanguy - Tags
Voilà, j'avais envie de me faire la main sur le Séquenceur Reaper, pour me familiariser avec les commandes, les raccourcis claviers etc....
Je me suis fait plaisir avec un petit délire comme je n'en fais pas souvent. Je voulais m'amuser sur un morceau que j'adore parce qu'il me rappelle ma Bretagne natale, qu'il est très entraînant et qu'il groove exactement comme j'aime, j'ai nommé "Lambé An Dro" de Matmatah. Pas de doutes, c'est une de mes chansons préférées.
Dans cette version "à la Tanguy" j'ai rassemblé mes ingrédients préférés : mélange d'instruments rocks, orchestre symphonique et biniou (l'invité d'honneur). Au départ, je pensais y intégrer plus de parties orchestrales, mais j'ai vite constaté à quel point ça alourdissait l'ensemble. Et puis, c'est difficile de remplacer la voix par des instruments symphoniques virtuels... J'ai donc essayé de faire un arrangement plutôt aéré (si j'ose dire), avec beaucoup de notes courtes. On entend par exemple pas mal de staccatos de cordes, de flûtes, de cuivres, de saxophones et bien sûr du xylophone (pour bien accentuer l'aspect piqué des notes).
Enfin bref, voici le résultat :
Lambé An Dro (Matmatah)
orchestration : Tanguy Follio
Ha ha, c'est pas tous les jours qu'on entend à l'unisson de la cornemuse avec du sax ténor ;-)
Côté technique MAO, Reaper s'est montré largement à la hauteur (juste 1 ou 2 plantages à cause d'un plug-in). J'ai pu travailler rapidement sans avoir à fouiner dans le manuel.
Finalement, J'ai trouvé l'éditeur MIDI très pratique, notamment grâce à la sélection de plusieurs canaux (donc plusieurs articulations d'instruments) dans une même piste MIDI. Tout au long de ce travail, j'ai découvert plusieurs fonctions très utiles et vraiment bien pensées. Les découpes et collages des items audio sont un vrai régal !
Et toujours, la liberté de relier n'importe quelle piste à n'importe quel plug-in (réverbe, instrument virtuel, piste répertoire...) ça aussi c'est du pur bonheur :)
Argh, odieux infidèle que je suis, j'en ai presque du remord pour mon petit Cubase 5 qui prend la poussière depuis quelques mois :((
Enfin, c'est la vie... et comme le dit la chanson, "si tu cherches un peu de gaieté, viens donc faire un tour à Lambé..."
Session Reaper (partie orchestrale uniquement) :
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

Cliquer pour agrandir
En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

Cliquer pour agrandir
En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
Cordes : donner un peu de réalisme au legato (notes liées) dans Cubase (ou autre séquenceur).
Par Tanguy - Tags
Bien bien bien, j'arrive sur la fin de la composition de la bande originale du film institutionnel (grands espaces, routes etc...) sur lequel je bosse depuis quelques jours. Tout est produit par ordinateur et il faut souvent faire attention à ce que l'orchestre virtuel ne sonne pas trop synthé.
Par exemple, pour un enchainement d'accords : FA-LAm-SOL-SOL, j'ai été confronté à un problème d'authenticité dans le legato.
Ordinairement, pour éviter une sensation de blanc entre chaque note, je les fais se chevaucher légèrement, ce qui donne déjà une première impression de continuité. Voici, par exemple, la partie de violons :
En haut, les notes entrées dans Cubase
En bas, la gestion du volume avec le contrôleur Expression

Écouter :
En bas, la gestion du volume avec le contrôleur Expression
Écouter :
Le problème, c'est que j'ai utilisé un son de "Violons sourdine" appartenant à la East-West Symphonic Orchestra (VST Plugin), et que cette banque a été enregistrée avec la réverbe d'une grande salle (réverbe trop présente à mon goût..... )
Et donc, en tendant l'oreille, je m'aperçois que, par exemple, la fin de la note A2 résonne trop sur la note C3. ça m'a gêné.
Pour étouffer le son de cette résonance, je vais tout simplement baisser le volume à cet endroit (avec le contrôleur Expression), tout en prenant soin de dupliquer la piste midi auparavant (sans quoi, en baissant le volume de la résonance de la première note, je baisse aussi le volume de la note qui chevauche, et là c'est pas bon du tout).
Concrètement :
- Je duplique la piste midi (notes + gestion du volume)
- Sur la piste midi originale, je mute (ou supprime) les notes paires
- Sur la piste midi dupliquée, je mute (ou supprime) les notes impaires
- Je charge le même instrument sur la piste dupliquée, mais avec un canal midi différent
- J'atténue le volume sonore de la résonance de chaque note, avec le contrôleur Expression)
Piste midi originale :

Piste midi dupliquée :

Écouter la superposition :
Écouter la superposition :
Ensuite, j'ai répète cette opération sur les autres instruments (altos, violoncelles et contrebasses). Après quoi, je double cette partie de cordes par des chœurs très doux, pour renforcer la continuité. ça me donne un tapis de cordes que je place derrière une mélodie de flûte :
Enchainement FA-LAm-SOL-SOL :
Les nuances du tapis de cordes suivent une courbe de Gauss : crescendo puis décrescendo. Là encore, ça va donner de la vie à la musique, plutôt que de superposer la flûte et les cordes de manière homogène. Les cordes rejoignent la flûte, après un temps (le premier temps permet donc aux cordes d'arriver en crescendo). J'ai souvent remarqué ça dans les musiques de James Newton Howard (comme dans la BO de Dinosaur ou King-Kong).Au fait, z'avez sans doute remarqué que cet article concorde avec les "1 an" de mon Blog ?....
Il fallait bien que je place legato d'anniversaire quelque part... ho ho ho
Technique de legato dans le séquenceur midi| Bien programmer un phrasé de cordes en legato| Notes liées legato dans Cubase| Réalisme séquence midi| Reproduire un orchestre symphonique dans l'ordinateur| Reproduire dans Cubase le jeu d'un violoniste avec réalisme| Symphonic Orchestra| Cubase| VST| East-West
Retraite vers le futur : voyage interactif dans votre future retraite !
Par Tanguy - Tags
Le site en flash Retraite vers le futur mis en place par la Caisse Nationale de l'Assurance Vieillesse (CNAV) propose de découvrir de manière "différente" le fonctionnement du système des retraites.
Cela commence par une présentation par Pierre Hatet (voix du doc dans BTTF) déguisé en... doc. S'en suit alternativement des quizz sur vos connaissances dans le domaine de la caisse de retraite, ainsi qu'un jeu de voiture (2D). La réalisation est signée Paraschool.

J'y ai fait la musique du thème principal ainsi que la BO du jeu de voiture. La musique de présentation (au début) est très inspirée "Retour Vers le Futur" comme on peut s'en douter :)) Ceux qui me connaissent l'ont certainement déjà entendue sur ma page Soundcloud
Par contre, la musique de fond que l'on entend pendant les Quizz a été composée par une autre personne (dont j'ignore le nom).
La conception date de 2008. Je n'en parle que maintenant car j'ignorais que le site était en ligne. Je suis tombé dessus par hasard...
Symphobia, du très gros son orchestral. Le dernier né de ProjectSam.
Par Tanguy - Tags
Symphobia est une banque de sons d'orchestre clairement orientée "musique de film" (Musique hollywoodienne, Remote Control Productions, etc.) Elle est un véritable outil de production d'ambiances orchestrales, essentiellement destinée à la musique d'action, suspense et d'aventure (peut-être un peu moins pratique pour composer des mélodies de comédies romantiques ?)
Alors, que trouve-t-on d'intéressant, dans cette banque de sons ? :
1) Les programmes sont répartis non pas par instruments (violons, violoncelles, cors, hautbois etc..) mais par ensembles :
- Programmes de cordes (STRING SECTION)
- Programmes de bois (WOODWIND SECTION)
- Programmes de cuivres (BRASS SECTION)
Prenons le cas des cordes, par exemple :
Elle sont réparties sur l'ensemble du clavier maître, des premiers violons jusqu'aux contrebasses, avec des layers (déclenchement des samples selon la vélocité). Cela permet à l'utilisateur d'avoir sous la main un ensemble de cordes "homogène", sans incohérences de couleur, de spatialisation et de panoramique entre les samples (puisque tout l'orchestre à corde a été enregistré dans son ensemble).
Les articulations se font via l'interface, en activant la fonction legato/répétitions/octaver ou le générateur de clusters. Des articulations spécifiques, comme des staccatissimos peuvent également être chargées à part, et s'appliquent à tout l'ensemble de cordes : fini le temps perdu à charger les articulations pour chaque instrument (violons, alti etc...).
Les programmes de cuivres et de bois présentent des fonctions similaires. Évidement, Chacun de ces 3 programmes propose des effets propres aux instruments qu'il contient (par ex : glissandi pour les trombones, trémolos pour les cordes, rips pour les cors, runs pour les flûtes etc.)
2) Une nouveauté, toujours dans la continuité de l'enregistrement par ensembles, est la mise à disposition de programmes alliant des cordes et des cuivres superposés (STRING BRASS SECTION) ainsi qu'une mise à disposition de programmes constitués de l'orchestre au complet (FULL ORCHESTRA).
On s'en doute, ces "doublures imposées" induisent des problèmes de liberté quand au choix personnel des orchestrations. Il faut donc considérer ce logiciel comme "complément" de vos banques de sons actuelles, un soft intéressant pour le renforcement d'ambiances et le gain de temps. Sans compter qu'il s'agit de doublures naturelles, donc réalistes.
Appuyez vos orchestrations, issues d'autres banques, en les mixant avec les STRING BRASS SECTION de Symphobia et vous obtiendrez certainement quelque chose de consistant et de réaliste. Cela peut être utile, notamment pour créer des nappes ou tapis orchestraux, ainsi que des orchestrations de second et troisième plan.
Note : sans aller jusqu'à dire que Symphobia assure un objectif pédagogique, l'idée de proposer des doublures entre différents pupitres (violoncelles + cors par ex) me paraît intéressante pour découvrir certaines couleurs sonores, et donc gagner, ne serait-ce que quelques miettes, en connaissances sur l'orchestration.
3) On notera également la fonction "Learn Keyrange" qui permet de personnaliser le positionnement des différents ensembles sur le clavier. On peux choisir de placer par exemple un ensemble contrebasses + bassons dans les graves, clarinettes + trompettes dans les médiums et violons + flûtes dans les aigus.
4) Autre grosse partie de Symphobia : le soft propose de nombreux effets orchestraux cinématiques, très utiles pour créer des ambiances extrêmes, difficiles à simuler en MIDI. Il s'agit par exemples de crescendos de cuivres dissonants, de tapis orchestraux apocalyptiques, de ponctuations violentes, d'effets de panique etc... auxquels s'ajoute la collection Dystopia 2 (samples dédiés aux ambiances dark ?)
5) Un programme de cordes solo avec 5 articulations, ainsi que des phrases de Duduk et autres flûtes ethniques viennent agrémenter la librairie.
Enfin, tous ces échantillons sont lus par le Player Kontakt 2 de Native Instruments.
Pour qui ?
Cette banque de sons, très orientée gros film américain, donc, me semble appropriée aux compositeurs de jeux vidéo (action, combat, guerre..) ou aux jeunes compositeurs dont on demande (pour un court métrage par exemple) de faire une musique qui ressemble à une BO de Blockbuster (comme Vendome ou Scoub 2)
Pour les compositeurs de téléfilms ou de longs métrages pour le cinéma, ça peut être utile pour placer ponctuellement des phrases orchestrales que l'on mélange à l'orchestre réel utilisé pour la BO. Disons qu'elle peut donner un sacré coup de pouce pour obtenir une ambiance sonore ni programmable avec l'ordinateur, ni réalisable avec l'orchestre dont vous disposez (si ça peut éviter quelques séances de re-recording).
Cette librairie peut être utile également pour les "monteurs son" qui font un peu de musique (pour créer des bandes annonces)
Le prix, actuellement de 999 € sur le site ProjectSAM, est impressionnant lui aussi. La qualité a un coût.
Un grand merci à David Soltany pour ses éclaircissements ;-)
Symphobia banque de sons d'orchestre symphonique| Symphobia en complément de vos banques de sons| Symphobia banque de sons pour les musiques de films d'action| Samples orchestraux pour produire de la musique de film| Orchestre symphonique virtuel pour composer de la musique de film| Banque de sons pour composer de la musique orchestrale| Recréer un orchestre symphonique dans votre ordinateur| Banque de sons d'orchestre très réaliste| Composer de la musique du style Mediaventure ou Remote Control Production| Cinéma et MAO musique assistée par ordinateur
Crescendo-decrescendo, quelques exemples dans la musique de film.
Par Tanguy - Tags
Dans certaines bandes originales, il n'est pas rare d'entendre des poses de sons (de une ou plusieurs notes) partant d'une nuance piano, montant vers le Forte et redescendant vers un faible volume sonore. Je trouve que ça donne un côté inquiétant, surtout si c'est joué dans les graves et si c'est répété plusieurs fois.
Notation :

Onde de trois crescendo-decrescendo :

Quelques exemples extraits de ma minuscule collection de BO :
Onde de trois crescendo-decrescendo :

Kiss The Girls (Mark Isham)
What Lies Beneath (Alan Silvestri)
L'homme en noir (Tanguy Follio)
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Côté programmation, il existe dans les banques de sons des samples clé en main proposant des notes jouées en pfp (piano-forte-piano), mais c'est valable sur une seule note...
Pour simuler un crescendo diminuendo sur un groupe de notes, on utilisera le contrôleur de volume (ou d'expression), et pourquoi pas essayer de faire varier le timbre de l'instrument en modifiant la brillance (contrôleur Brightness, pour les sons Roland GS ou Yamaha XG par ex..), ou bien jouer avec les filtres Cut-off et résonance.
Dans Synful, il est très facile de faire varier le timbre sur les notes MIDI, en utilisant le contrôleur cc103 "Harmonic Tilt". Si je veux faire un crescendo de trompettes, j'augmente l'intensité sonore (de Piano à Forte) et je modifie respectivement la teinte du son (de mate à brillante). En effet, plus on souffle fort dans un cuivre (trompette, trombone etc...), plus le son devient brillant.
Cubase : afficher ou cacher la colonne inspecteur de piste, pour un meilleur confort visuel dans votre séquence
Par Tanguy - Tags
Pour ceux qui, comme moi, ne disposent pas d'un écran 24 pouces, j'écris ce petit billet pour signaler un raccourci clavier très pratique dans Cubase SX : Alt+I que j'utilise tout le temps pour cacher la colonne inspecteur de piste (pour un meilleur confort visuel).
La colonne inspecteur permet de connaître toutes les informations relatives à une piste donnée (volume, panoramique, canal midi, plug-in chargé, effets d'insert etc...). Une fois le morceau commencé, il n'est pas indispensalbe que cette colonne soit tout le temps affichée :

Raccourci clavier Alt+I donne ceci :

L'espace consacré à la séquence se trouve agrandi.
C'est toujours ça de gagné pour nos petits yeux ;-)
Voilà. Certains préfèreront cliquer directement sur l'icône, ça dépend des gens. Moi je suis plutôt un adepte des raccourcis clavier.
Pour les adeptes de la souris, Alt+I
équivaut à cliquer sur le bouton ci-dessous (icône de gauche) :

n'essaie pas de cliquer
c'est juste une image...
équivaut à cliquer sur le bouton ci-dessous (icône de gauche) :

n'essaie pas de cliquer
c'est juste une image...
Raccourci clavier dans Cubase SX| Cacher et afficher la colonne inspecteur de piste dans Cubase SX| Astuce pour gagner de l'espace dans votre séquenceur| Raccourci clavier pour faire disparaître et réapparaître l'inspecteur de piste dans Cubase SX| Gagner de la place en aérant votre séquence musicale| Cacher l'inspecteur de piste permet un confort visuel| L'inspecteur de piste affiche les informations relatives à la piste sélectionnée| Pour chaque piste Le canal midi la panoramique et les effets d'insert sont affichés dans l'inspecteur de piste| Dans Cubase le raccourci clavier Alt I affiche ou cache l'inspecteur de piste| Pour un meilleurs confort visuel pensez à cacher momentanément la colonne inspecteur de piste de votre séquenceur
Guitar Rig 3 de Native Instruments : plug-in d'effets pour les guitares, les basses et les voix. Simulateur d'amplis et de microphones.
Par Tanguy - Tags
Très utile pour les guitaristes ou les chanteurs qui souhaitent trouver le grain qu'il leur faut, Guitar Rig 3 permet de simuler une bonne dizaine d'amplis différents, avec des prises de son effectuées par divers microphones (type, positionnement etc ...), plus une quarantaine d'effets (delay, compression, distortion, wah-wah etc...)
Les réglages s'effectuent de manière simple et intuitive :
Les presets sont de très bonne qualité
Pour m'amuser, j'ai fait passer un riff de guitare folk dans divers effets proposés par Guitar Rig 3 :
Des démos plus sérieuses sont en écoute sur le Site de Native instruments, interprétées par de vrais guitaristes.
On peut également y télécharger une version d'essai.
Et si on utilisait ce simulateur d'effets sur des ensembles de cuivres ou de cordes (distortions, réverbes, effets temporels, filtres etc...) pour salir le son, ou tout du moins le rendre plus chaud ? A tester...
Infos sur Guitar Rig| Guitar Rig est un simulateur d'amplis et de microphones| Guitar Rig représente l'un de meilleurs simulateurs d'effets virtuels du marché| Guitar Rig propose plus de quarante effets comme la réverbe la distortion la compression le flanger| Guitar Rig est un très bon plug in permettant de simuler les meilleurs amplis de guitares| Guitar Rig propose des effets temporels très efficaces| Un simulateur d'amplis et de micros idéal pour les guitaristes et les bassistes| Guitar Rig 3 est un simulateur d'amplis et de microphones idéal pour les guitaristes et les chanteurs| Guitar Rig 3 propose des presets de très grande qualité| Branchez votre guitare sur le plug in Guitar Rig 3 et vous obtiendrez un son digne des meilleurs groupes de rock
Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !
Par Tanguy - Tags
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures
Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos
3) Créer des effets de transition
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)
EDF-DTG (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments
Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité
4) Dynamiser :
- Du point de vue musical :
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
Entertainment Logo (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores
Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
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