Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Agence qui représente des compositeurs de musique de film


L'agent artistique, un métier lié à la musique de film


Dans le milieu du cinéma, il existe une kyrielle d'agences artistiques représentant les acteurs, mais très peu pour les compositeurs.

Quel est le rôle de l'agent artistique ?

Il assure principalement :
  • Le positionnement du compositeur sur un film (recherche de contrats, promotion)
  • La négociation des budgets alloués pour la musique (prime de commande, budget pour orchestre et le studio)
  • La rédaction et/ou lecture des contrats de commande et d'édition
  • Le suivi des actions comptables et financières relatives à la musique
  • Le suivi des diffusions (cinéma, TV) et des reproductions mécaniques (CD, DVD)
Sa commission s'élève généralement à 10 % du cachet du compositeur qu'il représente.

Ses qualités essentielles :
  • Le relationnel
  • La psychologie
  • La facilité à créer et étendre un réseau professionnel
  • La connaisance du milieu du cinéma
  • La culture musicale
  • L'écoute des autres

Comme Agence, il existe par exemple Art Media ou encore Api Corp

Pourquoi ne pas lire aussi :


Trouver du travail : démarcher les boites de production, les agences artistiques, les réalisateurs. Quand l'art devient commerce...


"Bonjour, je suis un jeune compositeur passionné par la musique de film. J'aimerais en faire mon métier mais je ne sais pas par où commencer (trouver des contacts, comment me vendre etc.) Peut-être pourriez-vous me donner quelques solutions ?
Votre blog est super ! Amicalement,
Alain Sylvestre, de Hill Valley"

Salut Alain,

"Comment vivre de son art..." Aaah, c'est un des plus grands mystères de l'univers, après les femmes...

Pour commencer, je dirais qu'avant de prospecter sérieusement, ce serait bien d'avoir déjà fait quelques musiques pour des courts-métrages ou petits films institutionnels. Sur Internet, beaucoup de jeunes réalisateurs recherchent des compositeurs pour habiller leurs films. C'est l'occasion de se faire la main et de commencer à créer son propre book. C'est sûr qu'il ne faut pas espérer gagner beaucoup d'argent en échange....

Ensuite, lorsque vous avez des choses intéressantes à montrer, c'est le moment de contacter des réalisateurs professionnels. Pffff... se vendre.... pas facile, ça....

J'imagine qu'il faut se montrer partout où c'est possible pour rencontrer les gens du métier. D'une part dans les festivals du cinéma ou de la musique (le festival d'Auxerre par exemple, consacré à la musique de film). D'autre part, en participant à des concours, des master-class, des sessions comme Emergence.

Il est sûrement bon également de pointer le bout de votre nez dans les écoles de cinéma pour signaler votre existence et proposer vos services. Le contact, toujours le contact....

Quelque chose que je n'ai jamais faite mais qui peut être bénéfique, c'est de se retrouver (ne me demandez pas comment) dans des soirées mondaines parisiennes, au cours desquelles vous allez discuter autour d'un verre avec des réalisateurs ou des producteurs. Pour ces derniers, la rencontre physique est beaucoup plus parlante que les piles de CD démo qui s'entassent dans leur bureau...

Mais bon, encore faut-il avoir le sens du contact et de la tchatche ce qui n'est pas donné à tout le monde. On entend souvent des artistes regretter ne pas être bons commerçants...
Pour les plus timides, il reste la solution Internet et les envois postaux :

Comme je le soulignais dans le billet définir l'ordre des musiques dans un cd démo, c'est important de cibler les boites de production. Ne perdez pas votre temps à contacter les grosse boites. Il vaut mieux commencer petit et se fidéliser. Pour intéresser un professionnel, il faut lui faire comprendre que votre musique correspond à ce qu'il cherche pour son prochain film. En surfant sur des sites comme Unifrance il vous sera possible de vous tenir au courant des films qui se préparent dans l'année.

Il est difficile de contacter directement un réalisateur. La plupart du temps, ils sont représentés par des agence artistiques comme JFPM, Adéquat ou AAC, avec qui il est plus facile de se mettre en relation.

L'envoie de CD démos devient fastidieux et cher à la longue. En complément, il n'est pas inutile de créer votre propre site web, qui vous servira de carte de visite dans vos mails. Les boites de production commencent à avoir le réflexe internet, ça démarre doucement. Attention, n'envoyez surtout pas vos mp3 par mails ! (une URl, c'est moins lourd).

Et l'agent artistique qui représente le compositeur ?

Ce n'est pas facile d'intégrer une agence artistique déjà en place, si vous n'avez pas composé pour un long métrage. J'ai eu la chance d'être présent sur Internet au moment où Api Corp a décidé de créer son département musique : il s'agissait d'un démarrage [Je rappelle que l'agence Api Corp était déjà bien implantée et reconnue dans le département des directeurs de la photographie].

Pour finir, dans l'idéal, c'est bien de trouver son "ami" réalisateur (surtout si son talent est très prometteur) avec qui on va grandir. La création d'un tandem réalisateur-compositeur apporte une inertie incroyable pour booster une carrière : François Ozon et Philippe Rombi, Alain Chabat et Philippe Chany, Luc Besson et Eric Serra... sans oublier : Alan et Bob ;-)

Quoi qu'il en soit, le chemin est très long. Beaucoup de compositeurs (jeunes et même moins jeunes) ont un autre métier en parallèle, pour vivre. Il n' y a pas à être montré du doigt parce qu'on n'arrive pas à s'en sortir uniquement avec la musique. Il faut du talent et du travail, certes, mais la chance y est aussi pour beaucoup.

Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...


Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...

Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).

Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.

De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...

Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.

Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....

Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...


Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.

Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)

Personnaliser un crescendo : collage audio dans le séquenceur !


Dans les banques de sons, les samples de crescendos ne sont pas forcément de la durée souhaitée. Il arrive souvent que le sample proposé soit trop long. Dans ce cas, il suffit de décaler la note midi vers la gauche de sorte que le crescendo se déclenche en avance, puis gommer l'intro qui dépasse en lui affectant un niveau sonore nul (avec le contrôleur expression de la zone Edit).

Le problème subsiste pour les samples de Sforzando-Crescendo (accent suivi d'un relâchement immédiat, puis d'un crescendo). Cette fois-ci, on ne peut pas se permettre de décaler vers la gauche la note qui déclenche le sample, car l'accent serait lui aussi décalé. On peut le faire en utilisant plusieurs pistes MIDI, mais personnellement je préfère utiliser la méthode audio.

Voici un exemple de Sforzando-Crescendo de cors français issu de la banque East-West Symphonic Orchestra Gold. L'image ci-dessous représente des piste AUDIO :

- En jaune les staccatos de basses
- En vert le fameux Sforzando-Crescendo de cors français
- En bleu, un petit coup de cymbale qui me sert de repère

Ecouter :


Cubase
Je souhaiterais que le crescendo final se termine sur le petit coup de cymbale.
Mais le sample proposé par ma banque de sons est trop long... zuuuut.


Dans un premier temps, je vais scinder le cor français en 2 :

Cubase


Ensuite, je vais ramener le tronçon (crescendo) vers la gauche
(S'il le faut, j'applique un fondu enchaîné*)

Cubase
Le crescendo se termine maintenant à la position souhaitée ;-)

Ecouter :




Note :
Pour modifier la durée d'un élément audio,
il existe la fonction "changement de taille avec modification de la durée" :
Cubase
Mais il y a parfois une perte de qualité sonore
et une perte de réalisme (notamment sur les crescendos).


* Pour un chevauchement optimal : fondu de sortie sur le tronçon 1 et fondu d'entrée sur le tronçon 2.

Qui a composé la musique de la pub...


C'est en allant sur le site de Evgueni Galperine que j'ai découvert qu'il avait composé la musique de la pub pour la Laguna (l'homme qui sabote la voiture de sa femme). Idem pour Erwann Kermorvant avec la Peugeot 308, ou Jean-Philippe Goude pour le thème musical de Herta.

Sur Internet, il existe des sites très intéressants qui référencent toutes les musiques utilisées dans les publicités. Ce sont de vraies mines d'or, et je souligne la richesse incroyable de leurs contenus !

Je citerais par exemple musiquedepub.tv ou encore le forum musiquedepub.com qui propose en bonus une liste de compositeurs qui ont fait des musiques de pub, comme Pierre Adenot, Jean-Michel Bernard, Evgueni Galperine, et même quelques vieilles connaissances (Guillaume Roussel et Laurent Koleda). Sont notés les compositeurs qui possèdent un site ou un MySpace.
Voir la liste (Merci à shadow's lisa)

Si quelqu'un a d'autres infos sur des compositeurs de musique de pub, je suis preneur ;-)

Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.


Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.

Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :

- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?

La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.

Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.

Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE

- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)

Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.

- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?

Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.

Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius

- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).

Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.

- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…

Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.

Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.

- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).

A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.

- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?

Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.

- La concurrence sur la marché est-elle rude ?

J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.

- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)

Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !

Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)

Mixage et mastering : optimisez vos mix en appliquant un traitement audio par des effets numériques, comme la compression, la réverbe, l'égalisation.


Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.

Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources).
Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).

Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :

La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.

Avant la compression
Avant la compression
   Après la compression
Après la compression


L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.

La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.

Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).

J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !

Compositeurs français de musique de film : interviews enregistrées par des Lycéens


Radio Classique
et l'Education Nationale (avec le concours de l'UCFM et la SACEM) ont mis en place en 2007, des émissions radio dédiées à la composition de musique de film.

Les émissions sont réalisées par des Lycéens, et j'ai trouvé les interviews d'une grande qualité (questions pertinentes, contenu passionnant et extraits sonores à la pelle...).

On peut écouter les interviews (d'au moins 60 mn chacune !) des compositeurs de musique de film ci-dessous :
  • Vladimir Cosma
  • Bruno Coulais
  • Eric Demarsan
  • Francis Laï
  • Michel Legrand
  • Philippe Rombi
  • Gabriel Yared
En ce moment, j'écoute celle de Michel Legrand.... pfffou.... ça calme ! (on est peu de chose).

Cliquer ici pour accéder aux interviews des compositeurs

Petites phrases mémorables de ma vie de musicien...


MEILLEURS VŒUX POUR 2009 !!!
Je souhaite à tous les compositeurs de nombreux contrats, plein de pognon, des grosses voitures, des montres en or, des femmes à gogo, des....

Allez, une bonne santé et de l'inspiration, c'est déjà pas mal ;-)

Tennez, pour conclure l'année 2008, voici un assortiment personnel de petites phrases amusantes qui m'ont interpellé cette année au détour d'une boite de production, lors d'un coup de fil, autour d'un verre... à propos de ma musique ou mon activité musicale.

"Ta musique Bord de Seine, par exemple, a une connotation française, mais pas assez parisienne, you see ?"

"Nous avons écouté ta musique pour la pub du soda, ça nous a littéralement troué le c..."
(En anglais dans le texte)

"Si ça marche, tu remplaces Alexandre Desplat qui s'est décommandé pour ce film"

"Pas piano papa, c'est moche"

"Nous avons audité d'autres compositeurs"

"Ah, tu es en vacances ? En fait, t'y es toujours, en vacances..."

"Ici la musique ne doit pas raconter une histoire, elle doit dire au spectateur : attention, on va vous raconter une histoire..."

"On n'a pas d'argent pour vous rémunérer, mais votre nom sera au générique, ça vous fera connaître !" (Celle-ci est intemporelle)

BONNE ANNEE !!!!

La société d'auteurs, expliquée simplement.


A l'occasion de l'imminente répartition SACEM de janvier 2010, je vous présente une petite vidéo qui résume le rôle des sociétés d'auteurs :


  • Réalisation : Joris Clerté et Joyce Colson
  • Texte : Anne Jaffrennou
  • Animation et graphisme : Joyce Colson
  • Narrateur : François Rollin


SACEM : Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique
SACD : Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
SCAM : Société Civile des Auteurs Multimédia


Appel à une mobilisation des artistes, lancé par la SCAM et la SACD, pour la survie de la création audiovisuelle et la télévision publique


Le 15 septembre prochain à 20h au Théâtre du Chatelet, La SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) organisent une soirée de mobilisation pour que vivent la télévision publique et la création audiovisuelle.

Cet appel à la mobilisation concerne tous les gens du spectacle tels que les réalisateurs, les compositeurs, les chanteurs, les musiciens, les techniciens etc.

SOS Télévision publique :
  • Pour préserver l'indépendance des médias
  • Pour défendre le rôle et la place de l'audiovisuel public dans notre société
  • Pour soutenir la création et l'innovation
  • Pour que la réforme de l'audiovisuel consolide les obligations des chaînes privées à l'égard de la création française

Plus d'info sur le site Appel du 2 juin

Réservation indispensable : cliquer ici

Les sites de l´annuaire :
  • 31TLse-PLATE4MUSIC-Compositeurs


    31TLse-PLATE4MUSIC-CompositeursPlate4music est un collectif d’artistes toulousains composé de deux compositeurs (multi-instrumentistes) et d’un graphiste spécialisé dans la communication musicale. Tags

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    Les prestations de Plate4music : musique de film, documentaire, pub, film institutionnel, chanson, jeux vidéo, générique, identité sonore, site internet, Musak, attente téléphonique…

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