Le séquenceur et les banques de sons d'orchestre symphonique, pour composer et produire de la musique de film chez soi (en home studio)
Par Tanguy, samedi 19 janvier 2008 à 20:56 - Informatique musicale - Tags
"Cher Tanguy, bravo pour votre musique qui me touche beaucoup. Je suis moi même un jeune compositeur et j'aimerais me lancer dans la musique pour l'image. Pourriez vous me dire quel matériel utiliser pour composer de la musique de film afin de démarcher des boites de production ? Merci pour votre réponse
Harry Cossec, de Brunoy (91) "
Cher Harry, Merci pour votre mail ! Je suppose que le mot "composer" signifie "produire" (qu'à la fin, il y ait une musique qui s'écoute, comme un cd audio ou un mp3) et que "musique de film" sous entend "musique orchestrale symphonique"
Ce qui est sûr, c'est que bon nombre de producteurs et réalisateurs ne sont pas forcément des mélomanes avertis ou des experts en musique. Pour eux, un bon son est souvent mieux accueilli qu'une belle écriture orchestrale (c'est triste mais c'est ainsi). C'est pourquoi, avant de prospecter, il faudra "produire" des maquettes correctes. Pour se faire, il y a 2 possibilités :
L'écriture classique (feuille de papier ou logiciel de notation) s'adresse aux musiciens qui aiment écrire directement les notes sur une partition. Pour composer les thèmes et les arrangements, ils utilisent (ou pas) un instrument de musique (piano, guitare, violon etc...). Puis ils harmonisent et orchestrent directement dans la partition. Cette dernière étant destinée à être jouée par un orchestre (souvent composé de bénévoles ou d'amis musiciens car le jeune compositeur qui cherche à démarcher les producteurs n'a pas le budget nécessaire pour payer un orchestre professionnel).
Ensuite vient la phase de l'enregistrement de l'orchestre pour avoir un résultat sonore sur support audio (la qualité de la prise de son dépendra aussi du budget initial).
Exemple de logiciels de notation (éditeurs de partition) : Finale, Sibelius, Encore
La musique assistée par ordinateur vous fera économiser un orchestre, mais requiert l'achat d'un minimum de matériel et logiciels informatiques.
Concernant le matériel (hardware), il faut d'abord un ordinateur qui dispose d'une grande mémoire vive (RAM) et d'un gros disque dur (pour stocker les banques de sons). Ensuite, une carte son capable de lire simultanément plusieurs pistes audio. Une carte son compatible soundblaster moyen de gamme est suffisante (je dispose actuellement d'une carte son "audigy" de chez Creative). Eventuellement : un clavier MIDI (piano numérique, clavier de commande, synthé) qui permet de rentrer les notes dans l'ordinateur en jouant la mélodie, mais ce n'est pas indispensable. Parcontre, si votre home studio se compose uniquement d'un ordinateur, il est important d'avoir de bonnes écoutes pour le mixage (des enceintes qui restituent un son brut et non une chaine hi-fi qui arrondi et embelli le son).
Du côté des logiciels (software), il faut utiliser un séquenceur. Il permet d'entrer la partition, piste par piste, à l'aide de petits rectangles (qui remplacent les notes de musique du solfège que l'on observe sur une partition classique). Les séquenceurs les plus connus sont Cubase, Logic Audio, Cakewalk, Digital Performer, Pro Tools. En plus, vous pouvez y importer une vidéo (très pratique pour composer à l'image).
Ensuite, viennent les fameuses banques de sons d'orchestre symphonique ! Elles viennent se greffer sous forme de plug-in VSTi (instruments virtuels que l'on charge dans le séquenceur) et apportent une quantité d'instruments réalistes (violons, trompettes, timbales etc...). Il s'agit de samples : cela signifie que le son a été enregistré à partir d'un vrai instrument. Si vous jouez un ré avec un sample de violon, c'est comme si un vrai violon jouait un ré. Parcontre, lorsque l'on enchaine les notes, le résultat sonne moins bien que si c'était un enchainement joué par un instrument, car, dans un séquenceur, il est difficile de retranscire le jeu d'un instrumentiste (qui est très subtil et riche en émotion). Nous échangerons, dans un prochain billet, quelques astuces pour apporter de la chaleur et de l'authenticité à une musique faite sur ordinateur.
Les banques de sons d'orchestre symphonique les plus en vogue actuellement (début 2008)
- EastWest Quantum Leap Symphonic Orchestra
- EastWest Quantum Leap Symphonic Choirs (pour les choeurs)
- Vienna Symphonic Library (VSL)
- MOTU Symphonic Instrument
- Garritan Personnal Orchestra (GPO)
- Project Sam
- Banques de "soundfonts" disponibles gratuitement sur la toile
En outre, les banques de sons Sam Project et GPO, ainsi que les soundfonts, nécessitent un sampler virtuel (Gigastudio, Halion Kontakt etc.) pour être lues.
Tout ce petit monde s'intègre très facilement dans le séquenceur sous forme de plug-in VSTI (Virtual Studio Technologic Instrument). Ce sont des instruments virtuels quoi...

Halion 3 : un sampler virtuel
chargé en tant que VSTI dans le séquenceur Cubase SX
(Chez moi, il lit la Vienna Symphonic Library convertie au format Halion)
Biensûr, la MAO n'empêche pas de faire intervenir de vrais instruments dans une oeuvre. Car l'ordinateur fait également office d'enregistreur multipiste numérique (il faut pour cela un séquenceur MIDI et Audio).
Le MIDI permet de faire jouer les instruments virtuels (banques de sons...)
L'audio permet d'intégrer des éléments extérieurs (Voix, Instruments réels, en utilsant un micro).
Enfin, le mixage et le mastering (traitement audio qui permet d'optimiser votre musique) se font dans le séquenceur. Au final, il vous permet d'exporter votre musique sous forme d'un fichier audio (wav, aif, mp3 etc...). Voilà donc de quoi faire une belle maquette !
Sur ce lien, un billet consacré à la recherche de producteurs et de réalisateurs
Avec quel logiciel écrire une partition ?, Avoir un orchestre symphonique ou philharmonique dans son ordinateur, Banques de sons d'orchestre symphonique pour faire de la musique de film, Logiciel ou soft qui modélise des instruments symphoniques, Matériel nécessaire pour composer de la musique de film, Quel logiciel utiliser pour faire de la musique de film ?, Quels sont les meilleurs éditeurs de partitions ?, Quels sont les meilleurs samples orchestraux ?, Un bon séquenceur pour créer de la musique de film, Utilisation de soundfonts pour composer de la musique de film
Pourquoi ne par lire aussi :
Star Pop Orchestra, un orchestre spécialisé dans la musique symphonique populaire (musique de film, comédies musicales, arrangements pop-rock)
Par Tanguy - Tags
J'ai découvert sur Myspace cet orchestre symphonique composé de 50 à 90 musiciens dont le répertoire va de la musique de film à la variété en passant par la comédie musicale et la musique de jeux vidéo.

Cet orchestre, mis en place par Nicolas Chatenet, Mathias Charton et Christophe Eliot, a pour vocation l'interprétation d'œuvres symphoniques dites "populaires" (essentiellement de la musique de film) sous forme de concerts (John Williams, Leonard Bernstein, Alan Menken etc..).
Depuis sa création, il a également assuré l'enregistrement de quelques bandes originales pour de jeunes (mais talentueux) compositeurs. Je vous invite à visiter son espace musical pour vous rendre compte du très bon niveau d'interprétation.
Il n'existe pas beaucoup, en France, d'orchestres symphoniques spécialisés dans l'enregistrement de musique de film. Soulignons l'existence de SymphOnifilm (sous la direction de Steve Journey) qui permet d'obtenir de la bonne musique symphonique à des prix compétitifs. Dans la catégorie gros calibre, l'orchestre Colonne (sous la direction de Laurent Petigirard) souhaite également élargir le créneau "musique pour le cinéma".
Tant mieux pour nous ;-)
Orchestre symphonique spécialisé dans l'enregistrement de musique de film, Orchestre français qui enregistre de la musique symphonique pour le cinéma, Orchestre classique qui interprète de la variété, Orchestre symphonique qui interprète des comédies musicales, Orchestre classique qui joue et enregistre de la musique de film ou de jeux vidéo, Musiciens spécialisés dans la création et l'enregistrement de musique de film, Le Star Pop Orchestra se consacre à l'interprétation de musique de film, L'orchestre symphonique SymphOnifilm est spécialisé dans l'enregistrement de musique pour le cinéma, L'orchestre Colonne dirigé par Laurent Petigirard s'ouvre vers l'enregistrement de musique de film, Le Star Pop Orchestra interprète en live les œuvres de John Williams
Un extrait de Ghost Love Score (du groupe Nightwish) qui me tient particulièrement à coeur
Par Tanguy - Tags
Toujours dans la continuité du billet précédent, je ne résiste pas à la tentation de présenter un court extrait d'une musique de Nightwish. Un passage qui me plait particulièrement pour son aspect percutant, mêlant une voix lyrique et des chœurs à l'orchestre metal et l'orchestre symphonique (peut-être le LSO mais je ne suis pas sûr). Le mixage est impeccable. Exceptionnellement, je vous incite à monter le son et déchirer vos enceintes...
Ghost Love Score (extract) :
Notez au passage ce côté guerrier et grandiose en rythme ternaire qui n'est pas sans rappeler la BO de Gladiator (Hans Zimmer)
Gladiator (extract) :
Version intégrale du morceau (en live) :
Sur scène, on constate l'absence de l'orchestre symphonique et des chœurs. Toute la partie philharmonique est probablement pré-enregistrée (un tel réalisme orchestral ne peut être interprété note par note par l'unique clavieriste du groupe), tout comme les secondes voix lyriques.
Voir une vidéo de Nightwish, Nightwish en concert, Ecouter un exemple de musique metal symphonique, Ecouter et voir la musique Ghost Love Score de Nightwish, Le metal symphonique ressemble assez à de la musique de film, Le metal symphonique mêle des voix lyriques à des chœurs ainsi qu'à la puissance de l'orchestre symphonique, L'orchestre philharmonique apporte un côté grandiose au metal symphonique, Le morceau Ghost Love Score du groupe Nightwish combine habilement le metal à des orchestrations symphoniques, Certaines musiques de metal symphonique rappellent des bandes originales de film comme Gladiator de Hans zimmer
Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
Par Tanguy - Tags
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?, J'aimerais devenir compositeur de musique de film, Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?, Matériel informatique pour faire de la musique de film, Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?, Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film, Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?, Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?, Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?, Ecrire pour un orchestre symphonique
CASAWAVE, société spécialisée dans l'informatique musicale. Vente et installation de stations informatiques dédiées à la musique, le mixage, le mastering, le montage son, le sound-desing etc...
Par Tanguy - Tags
C'est en parcourant le blog de mon cher confrère Guillaume Roussel que j'ai découvert l'existence de cette société située à quelques kilomètres de Nantes. Je pense que c'est important d'y consacrer un petit article, même si Guillaume en a déjà parlé, car la prestation semble très sérieuse et intéressera sûrement les compositeurs qui travaillent avec les banques de sons (mais aussi les ingénieurs et techniciens du son).
Ce que propose CASAWAVE me paraît particulièrement adapté aux compositeurs qui souhaitent disposer d'un orchestre symphonique clé en main dans leur ordinateur. Pour cela, la société propose un PC surpuissant et rapide. Ici pas de gadgets multimédia inutiles, juste de la grosse mémoire vive (jusqu'à 32 "Gigas" de RAM), du gros disque dur (pas loin du Terra octets) et de la grosse puissance (2 processeurs Intel Xeon) : tout ce qu'il faut pour charger assez rapidement les banques de sons telles que l'énorme Vienna Symphonic Library (VSL)...
L'outil Auto-Art :
En parlant de la VSL, qui est au format Gigastudio (.gig), CASAWAVE développe un outil qui permet un traitement par lot (et de manière automatisée) des mises à jour des samples au format gig. Ces mises à jour sont proposées par les constructeurs pour améliorer les différents sets d'instruments (par exemple, kit de violoncelles) en apportant de nouvelles articulations (nouveau legato, nouveau spiccato etc...). Mais la mise à jour prend beaucoup de temps si on la fait manuellement. Et bien il semblerait que l'outil Auto-Art effectue cette tâche de manière programmée et autonome, ce qui laisse du temps libre au compositeur (pour finir le repassage, tondre la pelouse, se couper les ongles etc...)
Voici la bête :


Je n'ai pas trouvé d'infos sur le site concernant les fourchettes de prix. Peut-être qu'il ne vaut mieux pas savoir...
Recréer un orchestre symphonique dans son ordinateur, Avoir un ordinateur assez puissant pour charger une multitude de samples orchestraux, Construire un PC sur mesure pour l'informatique musicale, disposer d'un PC sur mesure pour la MAO Musique Assistée pa Ordinateur, Assemblage PC surpuissant dédié à la musique et l'audio, Ordinateur spécial musique et traitement du son, Découvrez l'ordinateur idéal pour composer de la musique, Découvrez l'ordinateur idéal pour les ingénieurs du son et des musiciens, Cet ordinateur a assez de mémoire vive pour charger les samples de la Vienna Symphonic Library, Ordinateur puissant dopé en mémoire vive et disposant d'une très grande capacité de stockage
J'ai rêvé que je participais à la Nouvelle Star..... version musique de film.
Par Tanguy - Tags
C'est dingue !
Je n'en crois pas mes yeux ! Je suis là au Pavillon Baltard, en direct, en prime, parmi d'autres candidats !
Chacun de nous a eu la semaine entière pour composer une musique orchestrale sur un thème choisi par le public. Je suis tombé sur le thème de "La traversée du désert en poney". Ce n'est pas très intéressant mais je suis quand même mieux lotis que le candidat n°9 à qui l'on a confié le sujet tant redouté par la profession : "la sauterelle moldave pendant la saison des amours".
Lorsque Vincent Perrot m'annonce au public, je ne sens plus mes jambes. Je ne peux plus reculer, je pense aux 1350 téléspectateurs (votants potentiels) haussant le son de leur home-cinéma : je ne dois pas les décevoir !
J'avance sur la scène, tout tremblant, tenant mon conducteur dans la main droite et quelques grigris dans la main gauche pour me porter chance (un porte clé de Lilo et Stitch ainsi qu'une mèche de cheveux roux que j'avais arrachée à mon idole au cours d'un voyage aux States).
Le London Symphony Orchestra (LSO) en personne s'est déplacé au grand complet pour interpréter dignement mon œuvre décisive. Je suis d'abord surpris de constater que la plupart des violonistes féminines n'ont pas l'allure de mannequins comme on en trouve dans l'orchestre Philharmonique, présenté par Nikos sur la chaine concurrente... Cela dit, lorsque les premières notes se font entendre, le son frais et pétillant du LSO me fait bien vite oublier les demoiselles susnommées.
Les premières mesures se passent relativement bien. Je me risque à lancer un regard confiant au public, puis aux quatre membres du jury.
Philippe Rombi semble penser à autre chose. Il faut dire qu'il a dû traiter le thème de "la traversée du désert en poney" mainte et mainte fois avant d'arriver en haut du sommet. La version personnelle que j'ai écrite pour l'occasion ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça...
Eric Serra bat la mesure avec le pied tout en mâchouillant son stylo. Je devine en lui, le musicien caméléon qui touche à tous les instruments, pourvu qu'il y ait du groove. Je le soupçonne même d'écouter simultanément autre chose dans son i-pod.
Emilie Simon est radieuse. Elle griffonne quelques appréciations sur un bout de papier, mais j'ignore si c'est plutôt bon ou mauvais signe.
Seul Edouard Dubois reste impassible et incrédule devant l'interprétation. Il a pour habitude de fixer la baguette de direction pendant les 4 minutes consacrées à chaque candidat.
A l'issue de la prestation, le résultat est mitigé : 2 rouges (Philippe Rombi et Emilie Simon), un Bleu (Edouard dubois) et rien du côté d'Eric Serra qui continue de battre la mesure avec son pied....
Chacun y va de son petit commentaire : "trop old-school", "pas assez de présence sur scène", "mauvais choix d'orchestration", "taille de la baguette non réglementaire" etc... On assiste même à un conflit au sein du jury. Comme mes autres collègues, je me fiche un peu des commentaires, sachant que mon avenir dépend uniquement du vote du public. Ce seront donc les candidats les plus moches qui partiront en premier (j'ai bien fait de mettre de l'auto-bronzant).
Avant la décision ultime, on nous ressert la fabuleuse success story de Danny Sander, un gentil gars éliminé aux premières épreuves qui aurait décidé de raconter sa mésaventure dans un blog, produisant par la même occasion un véritable buzz sur Internet. Ensuite, des producteurs peu scrupuleux auraient profité de sa fulgurante popularité pour lui confier la BO du prochain film de Tarantino, suscitant la polémique entre vrais fans et spectateurs moqueurs...
Enfin arrive le moment fatidique. Le thème de Mission (Ennio Morricone) retentit tandis que Vincent Perrot se déplace lentement (une fois n'est pas coutume) vers les candidats liquéfiés, tout en décachetant une enveloppe blanche écrue. Tadaaaaaamm !!!
Alors, en fait, après j'ai dû me réveiller brusquement pour calmer l'une de mes filles qui pleurait dans son sommeil. Lorsque je me suis recouché, je n'ai pas réussi à reprendre le fil de ma belle histoire à Baltard... Je me suis mis à rêver que j'étais seul sur une île déserte ou je ne sais quoi, avec une dizaine de jolies blondes aux yeux bleus... les palmiers, la musique hawaïenne, le sable chaud... enfin rien de bien palpitant...
