Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
Par Tanguy, lundi 28 janvier 2008 à 15:54 - Orchestration, écriture - Tags
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?, J'aimerais devenir compositeur de musique de film, Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?, Matériel informatique pour faire de la musique de film, Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?, Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film, Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?, Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?, Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?, Ecrire pour un orchestre symphonique
Pourquoi ne pas lire aussi :
Quelques limites liées à l'utilisation des banques de sons d'orchestre symphonique, toujours plus consistantes.
Par Tanguy - Tags
J'ai, comme beaucoup de compositeurs qui font de la MAO, une panoplie de banques de sons dédiées à la création de musique orchestrale (VSL, East-West, Sam Orchestral Brass etc...) qui proposent des nomenclatures dignes du London Symphony Orchestra au complet, avec 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Je voudrais vous parler d'un petit souci que j'ai rencontré, vis à vis de toutes ces banques de sons dernier cri issues des USA. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en France, on nous demande pas tous les jours de composer de la musique du style Matrix ou Alien 4, à l'exception de certains jeux vidéos et dessins animés d'aventure, voir même certaines séries policières.
Personnellement, ne jouant pas dans la cour des grands, j'ai surtout composé pour des documentaires TV, du théâtre, du multimédia culturel, de l'identité sonore de site web, des films institutionnels etc.... et je dois avouer que les banques des sons que je cite plus haut m'ont quand même bien servi, ne serait-ce que pour les cordes et les bois.
Maiiiiiiiis.....
Un jour (en mars 2008 pour être précis), j'ai dû composer une maquette pour un long métrage (comédie dramatique) sachant que la bande originale devait être enregistrée ensuite par un orchestre d'Europe de l'Est avec un effectif réduit, vu la taille de l'enveloppe : un orchestre certainement pas constitué de 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Afin d'éviter les risques de déséquilibre de masse orchestrale entre ma démo et le futur enregistrement en réel, j'ai dû utiliser les pupitres les plus dénudés proposés par les banques de sons (11 violons etc...) et quelques instruments solo (trombone, cors français) pour créer une maquette pas trop consistante. Et je dois dire que le réalisme sonore en a pris un coup...
Il y a parfois de belles musiques de film qui nécessitent le concours d'un petit orchestre. Le mieux, me direz-vous, serait d'écrire la partition directement sur papier. Mais je n'y arrive pas, j'ai besoin de créer une maquette pour composer (avec des sons pas trop "synthé").
En ce moment, je passe beaucoup de temps sur Synful Orchestra, pour essayer de maîtriser au mieux ses performances et faire ressortir quelque chose de réaliste. L'intérêt de ce soft, c'est qu'il est possible de choisir sa propre nomenclature.
Banques de sons d'orchestre symphonique| Synthèse additive avec Synful Orchestra| Les performances de Synful Orchestra| Synful pour faire de la musique de film symphonique| Le problème avec les grosses banques de sons d'orchestre| Faire des maquettes avec un orchestre virtuel| Logiciel pour récréer un petit orchestre| Banque de sons pour recréer un orchestre réduit| Faire une maquette avant d'enregistrer avec un orchestre réel| Faire d'abord une maquette respectant la nomenclature de l'orchestre qui va enregistrer votre musique
La musique de film : une passion... un travail.
Par Tanguy - Tags
Voilà, Ces derniers temps, j'ai beaucoup discuté avec d'autres compositeurs qui souhaitent faire carrière dans la musique pour l'image. Les influences de chacun sont diverses, de Hans Zimmer à Maurice Ravel en passant par Philippe Glass, mais les questions abordées, elles, sont toujours récurentes :
Quel matériel utiliser ? quelle méthode pour écrire ? comment étudier l'orchestration ? comment se faire connaître ? quel salaire demander ? quel est le statut du compositeur ? etc..
Comme, au vu des projets musicaux qui se préparent à l'horizon, l'année 2008 sera probablement placée sous le signe du travail, j'ai décidé de créer mon propre blog autour du thème de la composition de musique de film, pour partager avec vous mes expériences (bonnes ou mauvaises), mes goûts et mes envies.
Tanguy
Faire de la musique pour le cinéma| Blog sur la composition de musique de film| Ecrire de la musique pour l'image| Composer de la musique de film| Devenir compositeur de musique de film| Quel matériel acquérir pour composer et produire de la musique de film ?| Quel est le statut du compositeur ?| Etudier l'orchestration| Quel est le salaire pour un compositeur de musique de film ?
Fiscalité des artistes : avec l'article 100 bis, il est possible de déclarer un bénéfice moyen sur 3 ou 5 ans.
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Il s'agit d'un régime d'imposition prévu par l'article 100 bis du code général des impôts qui permet au compositeur de calculer et de déclarer une moyenne (sur 3 ou 5 ans) de ses bénéfices issus des droits d'auteur.
Cela peut être intéressant car les revenus ne sont pas les mêmes d'une année à l'autre.
Par exemple :
- Je suis pauvre comme Job en 2008
- Je suis riche comme Crésus en 2009 (je risque de payer cher d'impôts en 2010)
- J'ai des droits d'auteur corrects (sans plus) en 2010
Le calcul d'une moyenne va permettre d'empêcher les déséquilibres : dans l'exemple ci-dessus, on serait alors considéré comme mi-riche, mi-pauvre entre 2008 et 2010, ce qui empêcherait d'atteindre le seuil de revenus aisés déclenchant le paiement d'impôts importants.
D'après les informations que j'ai récoltées, le calcul du bénéfice moyen concerne la déclaration des droits d'auteur :
- Des personnes qui ont opté pour la déclaration contrôlée des BNC (en savoir plus)
- Des personnes imposées selon le régime des traitements et salaires
Le calcul du bénéfice moyen peut être déterminé sur une période de 3 ou 5 ans (pas 4), que nous ayons perçu ou non des droits d'auteur au cours des années précédentes. Il suffit de calculer la moyenne des bénéfices de l'année d'imposition et des 2 ou 4 années précédentes.
Exemple d'application de l'article 100 bis (bénéfice moyen calculé sur 3 ans)
à compter des revenus 2007 (et révocation au titre de l'année 2010)

à compter des revenus 2007 (et révocation au titre de l'année 2010)

La demande se fait par écrit en même temps que l'envoie du formulaire 2035 (pour les BNC) ou 2042 C (pour les traitements et salaires). Il suffit de joindre une lettre expliquant que vous souhaitez opter pour l'application de l'article 100 bis sur 3 ou 5 ans (à choisir) + un tableau détaillant le calcul du bénéfice moyen (tableau comme ci-dessus, avec vos propres chiffres).
Plus tard, il sera possible de mettre fin à cette option (révocation) par lettre jointe au formulaire 2035 ou 2042 etc...
Sachez cependant, comme l'indique le tableau ci-dessus, que pendant les 2 ou 4 ans qui suivent la révocation, le dispositif continue de produire ses effets pour les bénéfices réalisés au cours des années couvertes par l'option.
Je recherche des informations sur le statut du compositeur| Découvrez une astuce à appliquer sur la déclaration des bénéfices non commerciaux| l'article 100 bis permet de calculer une moyenne des bénéfices sur 3 ou 5 années| ceux qui sont soumis aux bénéfices non commerciaux du régime de la déclaration contrôlée peuvent déclarer un bénéfice moyen réparti sur 3 ou 5 ans| Grâce à l'article 100 bis du code général des impôts les compositeurs peuvent déclarer un bénéfice moyen étalé sur 3 ou 5 ans| La déclaration des droits d'auteur sous forme de bénéfice moyen permet à l'artiste de ne pas atteindre un seuil fiscal susceptible d'engendrer de lourds impôts
One Man Band, un court métrage d'animation (PIXAR 2005). La bande originale est de Michael Giacchino
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A voir et à revoir !
Titre : One Man Band
Catégorie : Film d'animation
Durée : 4'31
Les expressions des visages rappellent très nettement ceux des personnages cultes de PIXAR, comme Woody le cowboy, Buzz l'éclair ou encore Monsieur Indestructible...
Côté musique, Michael Giacchino nous gâte une fois de plus en signant une BO virtuose, rythmée et pleine d'humour. Un petit tour de chauffe avant Ratatouille ! Vraiment, j'adore ce que fait ce gar-là !
Voir l'interview de Michel Giacchino à propos de ce court métrage.
Tonalités des principaux instruments. Mémo pour les instruments transpositeurs les plus souvent utilisés.
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Voici les tonalités des instruments les plus communs :
Orchestre symphonique (Do = Ut):
- Piccolo : Do
- Flûte traversière : Do
- Hautbois : Do
- Cor anglais : Fa
- Clarinette : La (parfois Sib)
- Basson : Do
- Cor français : Fa
- Trompette : Do ou Sib
- Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
- Tuba basse à 4 pistons : Do
- Cordes : Do
- Piccolo : Do
- Flûte traversière : Do
- Clarinette : Sib
- Saxo Soprano : Sib
- Saxo Alto : Mib
- Saxo Ténor : Sib
- Saxo Baryton : Mib
- Cor d'harmonie : Fa
- Trompette : Sib
- Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
- Tuba : Sib (appelé basse Sib)
Il existe, bien sûr, d'autres instruments transpositeurs (comme la petite clarinette en Lab, la trompette en Ré..) mais ils sont moins souvent utilisés. Je préfère focaliser ce billet sur les instruments les plus communs.
Ci dessous, un petit tableau que je m'étais fabriqué il y a quelques années. Il permet de savoir, pour une tonalité donnée (tonalité de la musique telle qu'on l'entend), dans quelle tonalité seront écrites les partitions des instruments transpositeurs tels que la clarinette, le cor français, le saxo alto etc...
Ma partition ? dans quelle tonalité ?

Par exemple, pour une musique écrite en Fa, la partition d'un instrument transpositeur en Mib (comme le saxo alto) devra être écrite en Ré.
Autre exemple, vous composez un passage musical en Ré, alors les clarinettes Sib joueront en Mi (avec 4 dièses à la clef).
Ce tableau peut être utile aux jeunes compositeurs qui feront interpréter leur musique par un orchestre d'étudiants ou par l'harmonie du village. Un rapide coup d'œil permet de voir qu'il y a des tonalités plus confortables à déchiffrer, et ce pour tous les instruments.
Par exemple, si je compose une musique en sib pour une harmonie, les instruments non transpositeurs auront une partition en sib (2 bémols seulement à la clef). Les clarinettes sib auront une partition en Do (pas de bémols ni de dièses à la clef). Les saxophones alto auront une partition en Sol (1 seul dièse à la clef), les cors auront une partition en Fa (un seul bémol à la clef).
Symphobia, du très gros son orchestral. Le dernier né de ProjectSam.
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Symphobia est une banque de sons d'orchestre clairement orientée "musique de film" (Musique hollywoodienne, Remote Control Productions, etc.) Elle est un véritable outil de production d'ambiances orchestrales, essentiellement destinée à la musique d'action, suspense et d'aventure (peut-être un peu moins pratique pour composer des mélodies de comédies romantiques ?)
Alors, que trouve-t-on d'intéressant, dans cette banque de sons ? :
1) Les programmes sont répartis non pas par instruments (violons, violoncelles, cors, hautbois etc..) mais par ensembles :
- Programmes de cordes (STRING SECTION)
- Programmes de bois (WOODWIND SECTION)
- Programmes de cuivres (BRASS SECTION)
Prenons le cas des cordes, par exemple :
Elle sont réparties sur l'ensemble du clavier maître, des premiers violons jusqu'aux contrebasses, avec des layers (déclenchement des samples selon la vélocité). Cela permet à l'utilisateur d'avoir sous la main un ensemble de cordes "homogène", sans incohérences de couleur, de spatialisation et de panoramique entre les samples (puisque tout l'orchestre à corde a été enregistré dans son ensemble).
Les articulations se font via l'interface, en activant la fonction legato/répétitions/octaver ou le générateur de clusters. Des articulations spécifiques, comme des staccatissimos peuvent également être chargées à part, et s'appliquent à tout l'ensemble de cordes : fini le temps perdu à charger les articulations pour chaque instrument (violons, alti etc...).
Les programmes de cuivres et de bois présentent des fonctions similaires. Évidement, Chacun de ces 3 programmes propose des effets propres aux instruments qu'il contient (par ex : glissandi pour les trombones, trémolos pour les cordes, rips pour les cors, runs pour les flûtes etc.)
2) Une nouveauté, toujours dans la continuité de l'enregistrement par ensembles, est la mise à disposition de programmes alliant des cordes et des cuivres superposés (STRING BRASS SECTION) ainsi qu'une mise à disposition de programmes constitués de l'orchestre au complet (FULL ORCHESTRA).
On s'en doute, ces "doublures imposées" induisent des problèmes de liberté quand au choix personnel des orchestrations. Il faut donc considérer ce logiciel comme "complément" de vos banques de sons actuelles, un soft intéressant pour le renforcement d'ambiances et le gain de temps. Sans compter qu'il s'agit de doublures naturelles, donc réalistes.
Appuyez vos orchestrations, issues d'autres banques, en les mixant avec les STRING BRASS SECTION de Symphobia et vous obtiendrez certainement quelque chose de consistant et de réaliste. Cela peut être utile, notamment pour créer des nappes ou tapis orchestraux, ainsi que des orchestrations de second et troisième plan.
Note : sans aller jusqu'à dire que Symphobia assure un objectif pédagogique, l'idée de proposer des doublures entre différents pupitres (violoncelles + cors par ex) me paraît intéressante pour découvrir certaines couleurs sonores, et donc gagner, ne serait-ce que quelques miettes, en connaissances sur l'orchestration.
3) On notera également la fonction "Learn Keyrange" qui permet de personnaliser le positionnement des différents ensembles sur le clavier. On peux choisir de placer par exemple un ensemble contrebasses + bassons dans les graves, clarinettes + trompettes dans les médiums et violons + flûtes dans les aigus.
4) Autre grosse partie de Symphobia : le soft propose de nombreux effets orchestraux cinématiques, très utiles pour créer des ambiances extrêmes, difficiles à simuler en MIDI. Il s'agit par exemples de crescendos de cuivres dissonants, de tapis orchestraux apocalyptiques, de ponctuations violentes, d'effets de panique etc... auxquels s'ajoute la collection Dystopia 2 (samples dédiés aux ambiances dark ?)
5) Un programme de cordes solo avec 5 articulations, ainsi que des phrases de Duduk et autres flûtes ethniques viennent agrémenter la librairie.
Enfin, tous ces échantillons sont lus par le Player Kontakt 2 de Native Instruments.
Pour qui ?
Cette banque de sons, très orientée gros film américain, donc, me semble appropriée aux compositeurs de jeux vidéo (action, combat, guerre..) ou aux jeunes compositeurs dont on demande (pour un court métrage par exemple) de faire une musique qui ressemble à une BO de Blockbuster (comme Vendome ou Scoub 2)
Pour les compositeurs de téléfilms ou de longs métrages pour le cinéma, ça peut être utile pour placer ponctuellement des phrases orchestrales que l'on mélange à l'orchestre réel utilisé pour la BO. Disons qu'elle peut donner un sacré coup de pouce pour obtenir une ambiance sonore ni programmable avec l'ordinateur, ni réalisable avec l'orchestre dont vous disposez (si ça peut éviter quelques séances de re-recording).
Cette librairie peut être utile également pour les "monteurs son" qui font un peu de musique (pour créer des bandes annonces)
Le prix, actuellement de 999 € sur le site ProjectSAM, est impressionnant lui aussi. La qualité a un coût.
Un grand merci à David Soltany pour ses éclaircissements ;-)
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Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.
Par Tanguy - Tags
C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?
Voici la procédure : :
1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.
Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.
- Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705. Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.
- La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704). Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.
- La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720. La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).
- Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.
Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.
Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).
Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex
Pour plus de renseignements:
- Voir des spécimens.
- Récapitulatif en pdf
Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.
A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.
Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.
Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.
Comment toucher des droits SACEM ?| Avoir des droits d'auteur| Comment déclarer ses musiques à la SACEM ? Après combien de temps percevons nous des droits d'auteur ? Les droits d'auteur en musique pour l'image| Les différents bulletins et formulaires SACEM à remplir en tant que compositeur de musique de film| Ou trouver un exemple de cue sheet| Feuille de montage| Fiche technique audiovisuelle
Petites phrases mémorables de ma vie de musicien...
Par Tanguy - Tags
MEILLEURS VŒUX POUR 2009 !!!
Je souhaite à tous les compositeurs de nombreux contrats, plein de pognon, des grosses voitures, des montres en or, des femmes à gogo, des....
Allez, une bonne santé et de l'inspiration, c'est déjà pas mal ;-)
Tennez, pour conclure l'année 2008, voici un assortiment personnel de petites phrases amusantes qui m'ont interpellé cette année au détour d'une boite de production, lors d'un coup de fil, autour d'un verre... à propos de ma musique ou mon activité musicale.
"Ta musique Bord de Seine, par exemple, a une connotation française, mais pas assez parisienne, you see ?"
"Nous avons écouté ta musique pour la pub du soda, ça nous a littéralement troué le c..."
(En anglais dans le texte)
"Si ça marche, tu remplaces Alexandre Desplat qui s'est décommandé pour ce film"
"Pas piano papa, c'est moche"
"Nous avons audité d'autres compositeurs"
"Ah, tu es en vacances ? En fait, t'y es toujours, en vacances..."
"Ici la musique ne doit pas raconter une histoire, elle doit dire au spectateur : attention, on va vous raconter une histoire..."
"On n'a pas d'argent pour vous rémunérer, mais votre nom sera au générique, ça vous fera connaître !" (Celle-ci est intemporelle)
BONNE ANNEE !!!!
Deux en un : séquenceur et éditeur de partitions
Par Tanguy - Tags
J'écris un petit billet sur ce sujet, suite à la question judicieuse posée par Damien A : "Existe-t-il un logiciel assez puissant qui fasse les 2 à la fois, c'est à dire écrire des partitions dans les moindres détails comme Finale tout en ayant des banques de sons très proches de la réalité (comme en sont pourvus les séquenceurs) ?"
A priori, on s'en approche, même si ce n'est pas encore très concluant.
Du côté des séquenceurs :
La plupart des séquenceurs professionnels comme Cubase ou Logic offrent la possibilité de convertir la séquence MIDI en partition directement dans le logiciel. La conversion prend en compte "automatiquement" la hauteur et la durée des notes, la mesure (4/4 3/4 etc...), et le tempo, ainsi que le nom de chaque instrument qui correspond au nom de chaque piste midi. Peut-être aussi l'armature (tonalité sol majeur etc...) mais je ne suis pas sûr...
A priori, les fonctions automatiques de conversion s'arrêtent là. Ce qui signifie qu'il faut ensuite écrire "manuellement" à la souris toutes les notations telles que les articulations (notes piquées, notes longues, accents...), les lignes avancées (liaisons, crescendo, glissando ....) les expressions (pianissimo, forte, Allegro...), les techniques d'instruments (pizzicato, arco, mute ...) les triolets, les appogiatures etc...
Sans oublier qu'il faut passer du temps à nettoyer la séquence midi (quantification, répartition de chaque instrument sur des pistes midi différentes ... voir le billet sur le score preparator).
Pour ceux qui préfèrent travailler avec des notes plutôt qu'avec des petits rectangles, il est possible de rentrer directement les notes en pas à pas dans la fenêtre "partition" du séquenceur.
Malgré tous les progrès apportés à la fonction "score editor" par les constructeurs de séquenceurs, l'outil de mise en page des partitions me paraît assez laborieux et pas toujours performant ni ergonomique. Cela dit, je ne veux pas prendre mon cas pour une généralité car certains compositeurs adoptent ce système et s'en sortent très bien.
Du côté de l'éditeur de partition Finale (malheureusement je ne connais pas les autres éditeurs) :
Les nouvelles moutures (à partir de la version 2006) permettent de faire jouer les notes par une banque de sons plutôt réaliste : GPO (Garritan Personal Orchestra) un peu fade à mon goût mais 20 fois plus réaliste que les sons MIDI habituels de la carte son !
Un lecteur d'échantillons qui s'appelle KONTAKT (par Native Instruments) est intégré au logiciel. Il suffit d'indiquer à Finale que l'on souhaite faire jouer les notes par ce lecteur et le tour est joué. Je ne connais pas bien toutes les possibilités mais je crois qu'il est possible, par exemple, d'indiquer un trémolo ou un pizzicato sur une note et qu'alors un sample de trémolo ou de pizzicato se déclenche (à vérifier cependant). Le chargement de Kontakt et des samples est assez gourmand en ressources, mais c'est tout de même plus agréable de composer avec des sons réalistes. Cela dit, ça reste essentiellement un outil dédié à la composition et l'écriture de partitions mais pas à la production.
Tout dépend de votre objectif :
Pour créer un "produit fini" qui s'écoute dans un lecteur de salon, il n'y a pas de mystères : Finale ne proposant pas de fonctionnalités comme la console de mixage, les insertions d'effets, le multipiste audio (une seule piste audio pour le moment, donc pas de superposition possible de boucles de rythmes, voix, instruments extérieurs), il vaut mieux passer par un séquenceur MIDI-Audio. etc...
Pour composer une œuvre en vue d'une interprétation par une formation instrumentale, le choix de l'éditeur de partitions combiné à une banque d'échantillons comme GPO me parait être la meilleure solution.
Quel logiciel pour composer et écrire des partitions ?| Existe-t-il un éditeur de partitions avec des banques de sons réalistes ?| je recherche un logiciel permettant d'écrire des partitions avec des sonorités réalistes d'orchestre| Les séquenceurs comme Cubase permettent-ils d'éditer et imprimer de belles partitions ?| En savoir plus sur Finale et la banque de sons GPO Garritan Personal Orchestra| Qu'est-ce qui est mieux pour composer de la musique de film ? éditeur de partition ou séquenceur ?| Finale 2006 2007 2008 etc proposent des sons d'orchestre réalistes| Le lecteur de samples Kontakt est utilisé dans Finale pour offrir une interprétation plus réaliste de la partition
Reaper : démarrer un projet à la mesure 0
Par Tanguy - Tags
Séquenceur = Reaper
Astuce = démarrer un projet à la mesure 0 (au lieu de 1)
Envoyée par Stéphane Ferrari (compositeur)
Tous les logiciels de musique ont leur fenêtre de travail qui commence à la mesure 1.
Idéalement on lance le métronome avec un décompte de 4 temps par exemple pour avoir le temps de se mettre en place lorsque l’enregistrement démarre à la mesure 1.
En pratique il n'est pas rare de démarrer l'enregistrement plus loin que la mesure 1, et de se réserver 1 ou 2 mesures pour initialiser des paramètres comme des contrôleurs midi.
Mais voilà... notre projet ne démarre alors plus à la mesure 1 et c'est d'autant plus gênant si l'on travaille avec une partition où là les mesures sont numérotées: on est décalé !
Reaper permet de changer le numéro de la première mesure de la fenêtre principale de travail et ainsi démarrer à la mesure 0 (voire -1 ou -2).

Pour changer le numéro de la première mesure, allez dans le menu File > Project settings...
Dans la zone "Project start mesure", entrez la valeur 0.
Validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Notre projet démarre bien maintenant à la mesure 0.

Petit souci, on peut voir que la mesure 1 ne démarre pas au timing 0:00:000 mais 0:02:000, soit 2 secondes en trop
Pas de problème, on va règler ça en positionnant le curseur au début de la mesure 1 et en retournant dans les propriétés du projet (menu File > Project settings...)
Cliquez sur le bouton "Substract cursor position" et validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Les 2 secondes en trop ont été soustraites.
Et voilà, notre projet démarre à la mesure 0, la mesure 1 commence bien à 0:00:000.

Remarque : de la même manière on peut choisir de démarrer le projet à la mesure -1 ou -2 si l'on souhaite avoir plus de temps avant la mesure 1.
Cet article a été écrit par Stéphane Ferrari. Retrouvez tous ses articles sur le site http://stephaneferrari.com
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(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)
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Astuce Reaper| Truc et astuce séquenceur| Stéphane Ferrari| Décaler le départ du Curseur dans Reaper| Position mesure 0| Décaler le point zéro| Séquenceur insérer des mesures avant la mesure 1| Mesures de compte à rebours avant la lecture de la chanson| Mesures de décompte| Composer de la musique avec un ordinateur
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