Famille ou amis, le musicien est parfois sollicité ! (mariages, anniversaires, galas de danse...).
Par Tanguy, jeudi 1 mai 2008 à 08:47 - Devenir compositeur pour l’image - Tags
Quiconque qui touche bien en informatique (par métier ou par passion) a certainement été sollicité par son entourage pour réparer un ordinateur qui ne "marche pas".
Il y a des métiers comme ça (mécaniciens, coiffeurs, policiers, électriciens, menuisiers etc...) très utiles pour rendre des petits services en dehors du temps de travail.
Pour nous c'est un peu différent. On fait appel à nos compétences de compositeur, d'arrangeur ou d'accompagnateur, essentiellement pour les grandes occasions (mariages, fêtes de famille, départs en retraite), à titre gracieux bien sûr (et c'est bien normal). Je ne m'en plains pas, au contraire, car c'est important d'être reconnu par ses proches comme quelqu'un d'expert dans un domaine particulier.
Tout le monde côtoie (ou est) au moins l'un de ces personnages remarquables :
- L'oncle rigolo
- Le copain bricoleur
- Le frère animateur
- Le cousin guitariste
- Le beau frère informaticien
- La sœur dessinatrice
- La tante cuisinière
- Le pote musicos
- Les amis sportifs
- Le neveu surdoué en sciences
- Le copain armoire à glace
- Le patriarche cultivé
- etc. etc...
Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis la personne ressource à qui l'on confie les tâches relatives à la musique, comme :
- Composer un thème d'ouverture pour un mariage
- Ré-écrire la version instrumentale d'une chanson (sur laquelle on placera d'autres paroles)
- Accompagner un chanteur (dans une église, une salle des fêtes, un concours IUFM...)
- Transcrire une chanson dans une autre tonalité pour que tonton Pierre puisse chanter
- Trouver les accords d'une chanson
- Faire un montage audio (dans Cool Edit pro) pour un spectacle de danse
- Composer des jingles pour des sketches
- S'improviser ingénieur du son (cablage, mixage)
J'insiste bien sur le fait que c'est toujours un réel plaisir de rendre service, tout en précisant quand même qu'une musique d'un minium de qualité ne se fait pas en claquant des doigts.
Pour l'anecdote, l'une de mes tantes me demanda un jour si je pouvais chanter comme soliste à la cérémonie de mariage de sa fille, son argument étant : "tu sais faire de la musique, donc tu sais chanter de toute évidence". Pas vraiment tatie, pas vraiment... (je craignais un peu pour les vitraux). Il m'a fallu quelques minutes pour lui faire comprendre qu'un musicien pouvait très bien avoir une voix de casserole, et pas forcément très juste (comme c'est mon cas).
Composer de le thème d'ouverture d'une cérémonie de mariage, Avoir un musicien dans la famille peut être très utile pour accompagner un chanteur ou une chanteuse, Le pote musicos dans un cercle d'ami peut vous aider à retrouver les accords d'une chanson, Ecrire la version instrumentale d'une chanson connue pour la chanter avec de nouvelles paroles, Créer la version karaoké d'une chanson, Composer une valse d'ouverture pour le bal des mariés, Montage audio sur Cool Edit Pro, Refaire la musique d'une chanson sans la voix du chanteur
Pourquoi ne pas lire aussi :
The Holiday, ce soir sur TF1
Par Tanguy - Tags
Juste un petit rappel concernant un cas particulier de musique source (cf billet sur la musique source). Le début du film The Holiday commence par une jolie musique de film. C'est la musique d'ouverture, composée par Hans Zimmer.
Petit à petit, on découvre que la musique que l'on entend est interprétée en direct par Jack Black, l'un des personnages (qui est justement entrain de travailler sur un film romantique). C'est un exemple intéressant de morphing : musique originale vers musique source.
Je n'ai pas vu le film en entier, mais d'après ma femme il y a un personnage qui fait une allusion à Hans Zimmer à un moment donné.
La musique source : une musique que l'on trouve fréquemment dans les films.
Par Tanguy - Tags
La musique source, c'est la musique qui est "à l'intérieur" du film. Elle est intégrée dans une scène où les personnages l'entendent réellement.
Par exemple :
- La musique d'une boite de nuit dans laquelle se passe la scène
- La musique d'un concert auquel assiste le personnage
- La chanson d'une radio dans une voiture
- La musique d'une fanfare qui passe dans la rue
- Un chanson chantée sur scène
- etc
Le choix d'une musique source dépend du désir du réalisateur (et la disponibilité du compositeur...). Cela peut être :
- Une chanson pré-existante ("Je suis un garçon" de Mylène Farmer dans le film Pédale Douce lorsque Patrick Timsit chante dans sa voiture)
- Une musique pré-existante ("Aria" de Bach dans le film Le Silence Des Agneaux avant le meurtre des 2 policiers)
- Une chanson originale écrite pour l'occasion par le compositeur ("Wonka's Welcome Song" de Danny Elfman dans le film Charlie et la Chocolaterie lorsque les jeunes gagnants arrivent à l'usine)
- Une musique originale écrite pour l'occasion par le compositeur ("20th Century Kiosque" de Philippe Rombi dans le film Oui mais quand la séance de cinéma se termine)
Il y a même certains cas où la BO se transforme progressivement en musique source :
Dans la première scène du film The Holiday (musique de Hans Zimmer), on entend une musique d'ouverture (comme dans beaucoup de films). Progressivement, on va s'apercevoir que c'est un des personnages qui est entrain de jouer de la musique (ce personnage est d'ailleurs un compositeur de musique de film).
A voir également : Je hais la musique (réalisation et musique de David Reyes) où l'on peut découvrir un très bon exemple de morphing "BO vers musique source" dans les dernières scènes.
Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...
Par Tanguy - Tags
J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).
Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...
La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :
Orchestration permettant d'obtenir un effet strident et cristallin| Produire un effet strident en musique de film| Alan Silvestri scoring The Mummy returns| Session d'enregistrement de la musique du film Le retour De La Momie| Musique du film Le Retour De La Momie composée et dirigées par Alan Silvestri| Alan Silvestri enregistre la bande originale du film The Mummy Returns| Utilisation des instruments à tessitures aigues pour suggérer le danger| Apporter un sentiment de peur et de panique avec l'orchestre| La musique de film d'action ou d'horreur utilise souvent des effets stridents dans ses orchestrations| L'orgue de verre ou glassharmonica apporte un côté strident et une résonance cristalline dans la musique d'horreur
Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.
Par Tanguy - Tags
Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.
Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".
Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.
Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.
En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.
En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.
C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).
Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.
J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...
La relation réalisateur compositeur dans cadre d'un projet cinématographique| Le réalisateur est un partenaire privilégié du compositeur de musique de film| La réussite d'une musique de film repose avant tout sur la discussion avec le réalisateur| Ce film c'est son bébé| Il est parfois difficile de traduire musicalement les mots du réalisateurs| La relation triangulaire producteur réalisateur compositeur| Faire comprendre qu'il faut un budget orchestre adapté pour réaliser une musique de film de qualité| La rencontre physique compositeur réalisateur est primordiale| Le relationnel et la psychologie sont des facteurs importants chez les réalisateurs et les compositeurs| Notre métier de compositeur de musique de film est de surprendre| Instaurer une relation de confiance avec le réalisateur
Travailler sur les boucles de percussions pour les intégrer au mix orchestral
Par Tanguy - Tags
Suite à la question posée par Simon, qui aimerait bien avoir 2 ou 3 petits trucs à propos des percussions, j'écris quelques lignes sur la méthode que j'utilise le plus souvent : le découpage et l'assemblage de boucles rythmiques (je garde l'utilisation des timbales, caisse-claire, cymbales et sounds FX pour le billet qui va suivre).
Avant tout, sachez que je ne suis pas un spécialiste dans le domaine de l'électro-orchestral. Dans l'idéal, il faudrait poser la question directement à John Powell, expert en la matière. Je lui en toucherai 2 mots quand je le verrai... (ha ha ha).
Bon, alors, moi je possède 2 ou 3 plugins intéressants pour construire des boucles rythmiques : Stormdrum, Stylus RMX et parfois Xphraze. Le Stormdrum propose des boucles très convaincantes orientées musique de film d'action (à la Mediaventure). RMX est plutôt orienté batterie que percussion, avec du très gros son qui groove bien. Le Xphraze offre des pads rythmiques avec des sonorités synthétiques, très utiles pour créer un tapis sonore sous mixé. Tous les 3 proposent des boucles dont le tempo s'adapte au métronome du séquenceur, ce qui est très pratique.
L'utilisation des boucles préfabriquées par le constructeur peut amener les compositeurs à céder devant la facilité et finalement créer des musiques qui se ressemblent (un clonage stylistique comme on peut le constater chez les utilisateurs de Garageband). Heureusement avec Stylus RMX et Xphraze on peut programmer soit même les boucles de percussions (ou tout du moins les modifier allègrement) ce qui apporte un caractère personnalisé et original.
Pour aller encore plus loin dans la personnalisation, n'hésitez pas à enregistrer en audio vos boucles préfabriquées, puis de les découper, les recoller à d'autres endroits, les mixer avec d'autres boucles etc... en faisant votre "petite cuisine", vous verrez que vous pourrez créer de nouvelles boucles, bien à vous et surtout adaptées à votre passage musical. Le découpage se fait de manière très ergonomique dans un séquenceur car les rythmiques sont saccadées et répétitives :



Exemple sonore :
(aucun rapport avec les images ci-dessus)
1- Matériau de base (boucles préfabriquées) :
- Boucle issue de Stormdrum :
- Boucle issue de Stylus RMX :
2- Après le découpage et l'assemblage :
- Nouvelle boucle :
- Dans le mix orchestral :
Voilà, donc là, vous constaterez que j'ai ajouté à la boucle rythmique quelques percussions orchestrales de façon à obtenir quelque chose d'encore plus consistant. D'ailleurs, j'ai un peu l'impression qu'à l'heure actuelle dans les blockbusters, c'est à celui qui fera le plus de bruit ! la musique n'échappe pas à ce phénomène très tendance...
Dans le billet suivant, je reprendrai le même extrait sonore (un peu plus long, même) pour vous faire écouter comment je place chronologiquement mes percussions. Généralement, c'est au milieu de la phase de création, au moment où j'ai déjà un peu de contenu orchestral.
Manipuler des boucles de percussions| Fabriquer une musique électro-orchestrale| Comment placer des boucles rythmiques électro dans une musique orchestrale ?| Intégrer des loops de percus dans une musique de film| Découpage et assemblage de boucles rythmiques puis mixage avec la musique orchestrale| Comment utiliser Stormdrum dans une musique de film d'action ? Utilisation de Stylus RMX pour apporter de la dynamique à la musique de film| J'utilise Stormdrum et Stylus RMX pour donner de la pêche à ma musique de blockbuster
Exercice rythmique. Ressentir la pulsation.
Par Tanguy - Tags
Dites, ça ne vous est jamais arrivé d'entendre l'intro d'une chanson (ou d'un instrumental) au cours de laquelle vous pronostiquez la pulsation et... manque de bol, quand la rythmique complète démarre, vous vous apercevez que vous êtes un peu à côté de la plaque (je ne suis pas le seul à qui ça arrive, j'espère...)
Un exemple frappant est le début de la chanson "These boots are made for walking" de La grande Sophie.
En effet, ça commence par une guitare électrique qui répète un motif de 3 noires.
Au premier abord, ça ressemble à du 3/4, la note la plus grave marquant le permier temps de chaque mesure :

Plaçons maintenant cette même mélodie dans une portée avec une signature 2/4 (bin oui, c'est pas interdit) :

Ensuite, écoutons 2 fois l'extrait mp3 ci-dessous.
Une première fois en se référant à la portée en 3/4; et la deuxième fois en se référant à la portée en 2/4.
La grande Sophie :
Pas de doute, la chanson est bien écrite en 2/4. On le devine d'abord lorsque la voix se fait entendre. Puis arrive la guitare acoustique qui vient confirmer le rythme binaire.
En fait, si j'imagine le motif de guitare électrique joué en valse (en appuyant une note sur 3), il me parait assez fluide, lié, gentil (André Rieu). Tandis que joué en binaire (en appuyant une note sur 2), on ressent un petit côté accidenté (syncopé) qui correspond plus au style pop-rock (La grande Sophie). Pour la petite histoire, il serait intéressant de demander au groupe la manière dont ils ont construit cette chanson. Chronologiquement, on pourrait très bien envisager que l'intro en forme de rythme ternaire a été rajoutée à la fin. Peut-être, peut-être pas...
Pour en revenir au "ressenti", je vous ai concocté un exercice de pulsation que je trouve amusant. Il s'agit de 4 rythmes différents, synchronisés sur un seul et unique battement stable et régulier. En utilisant votre doigt, vous devez d'une part suivre le son de métronome sans décrocher, et d'autre part, essayer de ressentir chacun des rythmes en arrière plan. Vous verrez que selon le rythme, vous aurez tendance à battre la mesure de manière différente (appuyée, swinguée, légère, en balancement etc...). Et pourtant, il a toujours la même fréquence. Pour bien ressentir les rythmiques (surtout la 2 et la 4), aidez-vous de votre corps.
Synchronisez votre doigt sur le son du métronome :
Je pense que les personnes qui aiment la danse, feront cet exercice les doigts dans le nez :))
Petites phrases mémorables de ma vie de musicien...
Par Tanguy - Tags
MEILLEURS VŒUX POUR 2009 !!!
Je souhaite à tous les compositeurs de nombreux contrats, plein de pognon, des grosses voitures, des montres en or, des femmes à gogo, des....
Allez, une bonne santé et de l'inspiration, c'est déjà pas mal ;-)
Tennez, pour conclure l'année 2008, voici un assortiment personnel de petites phrases amusantes qui m'ont interpellé cette année au détour d'une boite de production, lors d'un coup de fil, autour d'un verre... à propos de ma musique ou mon activité musicale.
"Ta musique Bord de Seine, par exemple, a une connotation française, mais pas assez parisienne, you see ?"
"Nous avons écouté ta musique pour la pub du soda, ça nous a littéralement troué le c..."
(En anglais dans le texte)
"Si ça marche, tu remplaces Alexandre Desplat qui s'est décommandé pour ce film"
"Pas piano papa, c'est moche"
"Nous avons audité d'autres compositeurs"
"Ah, tu es en vacances ? En fait, t'y es toujours, en vacances..."
"Ici la musique ne doit pas raconter une histoire, elle doit dire au spectateur : attention, on va vous raconter une histoire..."
"On n'a pas d'argent pour vous rémunérer, mais votre nom sera au générique, ça vous fera connaître !" (Celle-ci est intemporelle)
BONNE ANNEE !!!!
Epica, The Classical Conspiracy
Par Tanguy - Tags
Allez, pour faire plaisir à Damien, voici une autre version de Pirates des Caraïbes. La partie symphonique y est toujours très présente, mais elle soutenue par une formation rock (Epica, groupe métal symphonique néerlandais). Un grand merci à Goulven pour le tuyau !
Ce morceau provient de l'album The classical Conspiracy, double CD enregistré au cours d'un live en Hongrie (juin 2008), avec sur scène le groupe Epica accompagné d'un orchestre de 40 musiciens et de 30 choristes.
On y trouve des reprises de musiques classiques et de bandes originales (Danny Elfman, John Williams) :
Lire un article similaire (NightWish)
Le séquenceur et les banques de sons d'orchestre symphonique, pour composer et produire de la musique de film chez soi (en home studio)
Par Tanguy - Tags
Billet remis à jour le 20 mars 2010 :
"Cher Tanguy, bravo pour votre musique qui me touche beaucoup. Je suis moi même un jeune compositeur et j'aimerais me lancer dans la musique pour l'image. Pourriez vous me dire quel matériel utiliser pour composer de la musique de film afin de démarcher des boites de production ? Merci pour votre réponse
Harry Cossec, de Brunoy (91) "
Cher Harry, Merci pour votre mail ! Je suppose que le mot "composer" signifie "produire" (qu'à la fin, il y ait une musique qui s'écoute, comme un cd audio ou un mp3) et que "musique de film" sous entend "musique orchestrale symphonique"
Ce qui est sûr, c'est que bon nombre de producteurs et réalisateurs ne sont pas forcément des mélomanes avertis ou des experts en musique. Pour eux, un bon son est souvent mieux accueilli qu'une belle écriture orchestrale (c'est triste mais c'est ainsi). C'est pourquoi, avant de prospecter, il faudra "produire" des maquettes correctes. Pour se faire, il y a 2 possibilités :
L'écriture classique (feuille de papier ou logiciel de notation) s'adresse aux musiciens qui aiment écrire directement les notes sur une partition. Pour composer les thèmes et les arrangements, ils utilisent (ou pas) un instrument de musique (piano, guitare, violon etc...). Puis ils harmonisent et orchestrent directement dans la partition. Cette dernière étant destinée à être jouée par un orchestre (souvent composé de bénévoles ou d'amis musiciens car le jeune compositeur qui cherche à démarcher les producteurs n'a pas le budget nécessaire pour payer un orchestre professionnel).
Ensuite vient la phase de l'enregistrement de l'orchestre pour avoir un résultat sonore sur support audio (la qualité de la prise de son dépendra aussi du budget initial).
Exemple de logiciels de notation (éditeurs de partition) : Finale, Sibelius, Encore
La musique assistée par ordinateur vous fera économiser un orchestre, mais requiert l'achat d'un minimum de matériel et logiciels informatiques.
Concernant le matériel (hardware), il faut d'abord un ordinateur qui dispose d'une grande mémoire vive (RAM) et d'un gros disque dur (pour stocker les banques de sons). Ensuite, une carte son capable de lire simultanément plusieurs pistes audio. Une carte son compatible soundblaster moyen de gamme est suffisante (je dispose actuellement d'une carte son "audigy" de chez Creative). Eventuellement : un clavier MIDI (piano numérique, clavier de commande, synthé) qui permet de rentrer les notes dans l'ordinateur en jouant la mélodie, mais ce n'est pas indispensable. Parcontre, si votre home studio se compose uniquement d'un ordinateur, il est important d'avoir de bonnes écoutes pour le mixage (des enceintes qui restituent un son brut et non une chaine hi-fi qui arrondi et embelli le son).
Du côté des logiciels (software), il faut utiliser un séquenceur MIDI et Audio, que l'on appelle actuellement un DAW pour Digital Audio Workstation (Station de travail Audio numérique). Il permet d'entrer la partition, piste par piste, à l'aide de petits rectangles (qui remplacent les notes de musique du solfège que l'on observe sur une partition classique). Il permet aussi d'enregistrer et de mixer des instruments acoustiques à partir d'un micro ou d'un fil relié à la carte son. En plus, vous pouvez y importer une vidéo (très pratique pour composer à l'image).
Les DAW les plus en vogue aujourd'hui sont Cubase de Steinberg, Live de Ableton, Reaper de Cockos, Ardour de Ardour, Logic Pro de Apple, Sonar de Cakewalk, Digital Performer de MOTU, Samplitude Pro de Magix, Pro Tools de Digidesign etc...
Ensuite, viennent les fameuses banques de sons d'orchestre symphonique ! Elles viennent se greffer sous forme de plug-in VSTi (instruments virtuels que l'on charge dans le séquenceur) et apportent une quantité d'instruments réalistes (violons, trompettes, timbales etc...). Il s'agit de samples : cela signifie que le son a été enregistré à partir d'un vrai instrument. Si vous jouez un ré avec un sample de violon, c'est comme si un vrai violon jouait un ré. Parcontre, lorsque l'on enchaine les notes, le résultat sonne moins bien que si c'était un enchainement joué par un instrument, car, dans un séquenceur, il est difficile de retranscire le jeu d'un instrumentiste (qui est très subtil et riche en émotion). Nous échangerons, dans un prochain billet, quelques astuces pour apporter de la chaleur et de l'authenticité à une musique faite sur ordinateur.
Les banques de sons d'orchestre symphonique utilisées actuellement (2010)
- Vienna Symphonic Library (VSL) : du très costaud !
- EastWest Quantum Leap Symphonic Orchestra Play Edition
- EastWest Quantum Leap Goliath
- EastWest Quantum Leap Symphonic Choirs (pour les choeurs)
- Symphobia de Project Sam
- MOTU Symphonic Instrument
- Garritan Personnal Orchestra (GPO)
- Sam Brass de Project Sam
- Banques de "soundfonts" disponibles gratuitement sur la toile
En outre, les banques de sons Sam Project et GPO, ainsi que les soundfonts, nécessitent un sampler virtuel (Gigastudio, Halion Kontakt etc.) pour être lues.
Tout ce petit monde s'intègre très facilement dans le séquenceur sous forme de plug-in VSTI (Virtual Studio Technologic Instrument). Ce sont des instruments virtuels quoi...
Un petit mot sur le synthétiseur Synful qui modélise les sons d'instruments symphoniques (à partir de petits samples) et qui permet de programmer dans le séquenceur des phrasés réalistes. Une technologie à suivre de très près, pour la légèreté des samples et le réalisme du jeu de l'instrumentiste).
Biensûr, la MAO n'empêche pas de faire intervenir de vrais instruments dans une oeuvre. Car l'ordinateur fait également office d'enregistreur multipiste numérique (il faut pour cela un séquenceur MIDI et Audio).
Le MIDI permet de faire jouer les instruments virtuels (banques de sons...) ou des synthés externes
L'audio permet de capter les sons des éléments extérieurs (Voix, Instruments réels, en utilsant un micro), ou d'en importer des pré-existants, puis de les éditer (effets audio, montage, mixage...),
Enfin, le mixage et le mastering (traitement audio qui permet d'optimiser votre musique) se font dans le séquenceur. Au final, il vous permet d'exporter votre musique sous forme d'un fichier audio (wav, aif, mp3 etc...). Voilà donc de quoi faire une belle maquette !
Sur ce lien, un billet consacré à la recherche de producteurs et de réalisateurs
Utilisation de soundfonts pour composer de la musique de film| Quels sont les meilleurs éditeurs de partitions ?| Avec quel logiciel écrire une partition ?| Logiciel ou soft qui modélise des instruments symphoniques| Banques de sons d'orchestre symphonique pour faire de la musique de film| Avoir un orchestre symphonique ou philharmonique dans son ordinateur| Quels sont les meilleurs samples orchestraux ?| Un bon séquenceur pour créer de la musique de film| Quel logiciel utiliser pour faire de la musique de film ?| Matériel nécessaire pour composer de la musique de film
Les musiciens de l'orchestre : que ferions nous sans eux !
Par Tanguy - Tags
Une phrase philosophique que je répète souvent (à propos de l'orchestre classique) :
"Sans les musiciens, il n'y aurait pas de musique. IL n'y aurait même pas de banques de sons"
C'est profond, n'est-ce pas ?
N'empêche, la composition ne fait pas tout. L'interprétation des musiciens a un rôle crucial quant à la qualité d'une musique (la justesse, le rythme, la qualité du son, et l'émotion bien sûr).
Le relationnel et la psychologie !
Je ne crois pas prendre de risques en disant qu'une bonne séance d'enregistrement passe d'abord par une bonne communication, que vous ayez à faire à 2 musiciens ou un orchestre complet. L'important, c'est de transmettre aux instrumentistes l'idée que vous vous faites de l'interprétation de votre musique. Pas besoin non plus d'être un orateur né, mais je pense qu'il faut avoir un discours précis tout en utilisant des mots simples. Avec le sourire, c'est encore mieux ;-)
Le premier Violon :
Comme le chef d'orchestre, il connaît à la fois les musiciens, et votre musique. Ce la fait de lui un bon médiateur et une valeur sûre quant au bon déroulement de la séance d'enregistrement.
Dans cet extrait audio que j'ai trouvé sur Youtube, on entend Bernard Herrmann expliquer aux musiciens ce qu'il attend de la musique à tel ou tel endroit :
Aujourd'hui, dimanche 15 juin 2008 :
Bonne fête à tous les papas musiciens !
Bonne fête à tous les papas musiciens !
Les musiciens de l'orchestre symphonique| La relation compositeur interprètes au cours d'une séance d'enregistrement| Le rôle du premier violon lors d'une session d'enregistrement de musique de film| La psychologie et le relationnel avec les différents métiers liés à la création d'une musique de film| Le compositeur doit établir une relation de confiance avec les musiciens de l'orchestre| Ecouter diverses prises de sons lors de recording sessions de Bernard Herrmann| Ecouter Bernard Herrmann donner des consignes à ses musiciens| Les instrumentistes sont recrutés pour participer à des sessions d'enregistrement de musiques de films| La qualité d'une musique de film dépend beaucoup de l'interprétation des musiciens| Les musiciens donnent de l'émotion la musique
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