Comptines et chansons pour les enfants. Enfance et jeunesse, de la maternelle à l'élémentaire (cycle1, cycle 2, voir même cycle 3).
Par Tanguy, dimanche 8 juin 2008 à 15:45 - Comptines et chansons pour les enfants - Tags
Voici la liste des comptines et chansons pour enfants :
(Cliquer sur le titre)
C'est la baleine (fin de cycle 1)
Dansons la capucine (cycle 1)
Jean Petit qui danse (cycle 3)
La fourmicinelle (cycle 3)
Le petit chien roux (cycle 2)
Les petits poissons(cycle 1)
Ma dent sous l'oreiller (cycle 2)
Sur le pont du Nord (cycle 2)
Un crocodile s'en allant à la guerre (cycle 3)
(Cliquer sur le titre)
C'est la baleine (fin de cycle 1)
Dansons la capucine (cycle 1)
Jean Petit qui danse (cycle 3)
La fourmicinelle (cycle 3)
Le petit chien roux (cycle 2)
Les petits poissons(cycle 1)
Ma dent sous l'oreiller (cycle 2)
Sur le pont du Nord (cycle 2)
Un crocodile s'en allant à la guerre (cycle 3)
Pour chacune je mets à disposition :
- Les paroles
- Une version instrumentale d'accompagnement adaptée à la tessiture des enfants, arrangée et orchestrée par mes soins (avec la mélodie discrète en arrière plan, pour servir de repère)
- Le public visé (par âge, par cycle ou par niveau)
- Si possible, quelques indications didactiques (numération, repérage dans le temps, socialisation, etc...)
- Les accords (en pdf) pour ceux qui souhaitent accompagner à la guitare ou au clavier.
D'autres chansons viendront prochainement agrandir la liste ;-)
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Pourquoi ne pas lire aussi :
La fourmicinelle : une chanson pour les petits n'enfants
Par Tanguy - Tags
Accédez à la liste complète des comptines et chansons
La fourmicinelle, c'est une chanson sans prétention que j'ai écrite avec mon frère (Gwen) lorsque nous étions animateurs en centre aéré. En gros, ça raconte l'histoire d'une fourmi qui se prend pour une coccinelle...
Sur le plan scientifique ce n'est pas très rigoureux. Mais de toute manière, beaucoup de comptines reposent sur des principes fondamentaux erronés. Les souris, par exemple, n'ont jamais été vertes, les éléphants ne se sont jamais balancés sur des toiles d'araignées, lesquelles n'ont jamais tricoté de bottes sur le plancher...
Maiiiiiis, c'est justement ça qui amuse les enfants : quand c'est même pas possible en vrai...
La fourmicinelle (voix : Gwen Follio) :
Télécharger La fourmicinelle (MP3)
Une chansonnette écrite à la va vite entre 2 bières...
Aujourd'hui, dimanche 25 mai 2008 : Bonne fête à toutes les mamans coccinelles !
Découvrir une nouvelle chanson pour les enfants| Voici une chanson pour les mômes qui parle d'une coccinelle| Cette chansonnette originale parle des animaux comme la coccinelle la fourmi et le moustique| La fourmicinelle est une chanson qui raconte l'histoire d'une fourmi qui se prend pour une coccinelle| La fourmicinelle est une comptine destinée aux enfants du cycle I voire cycle II| Voici les paroles et les accords de la chanson pour enfant qui s'intitule la fourmicinelle| Découvrez les tablatures de la chanson pour les enfants qui s'appelle la fourmicinelle| En maternelle vous pouvez chanter la fourmicinelle qui parle d'une coccinelle d'une fourmi et d'un moustique| Voici une chanson pour enfants écrite et composée par Tanguy et Gwen Follio| Une souris verte ça n'existe pas
Petites chansons pour les enfants
Par Tanguy - Tags
Une petite comptine qui s'intitule Dans l'herbe mouillée pour faire plaisir à Vincent B ;-)
- Chant : Rémi
- Arrangement : Tanguy Follio
Comme quelques uns de mes collègues (Alex, David, Laurent, Bernhard etc...) il fût un temps où je faisais des arrangements pour des comptines du domaine publique.
Cela n'a rien à voir avec la musique de film ! me direz-vous... Certes, mais c'était tout de même très formateur.
D'abord sur le plan narratif, car il fallait choisir une instrumentation qui collait à l'identité de chaque comptine (du saxo pour les petits canards, de la flûte pour les petits oiseaux, de la fanfare pour les clowns etc...).
Ensuite sur le plan harmonique, car il fallait trouver des enchainements d'accords intéressants (autres que I-V-I) pour accompagner les mélodies très simples, ce qui n'était pas si évident ! Il suffit d'écouter les diverses variations de Mozart sur "Ah vous dirais-je maman" pour s'en rendre compte.
Dernièrement, je me suis fait un petit arrangement de Un éléphant qui se balançait de manière un peu rock pour m'amuser (guitare, batterie, cuivres). Chant : Gwen Follio (p'tit frère)
Pour rependre ce que j'expliquais plus haut, on peut entendre, tout à la fin, un shaker de trompettes ainsi qu'un glissando de trombones qui décrivent la dégringolade des éléphants...
L'orchestrateur, un métier lié à la musique de film
Par Tanguy - Tags
En parcourant le net, je constate que beaucoup de gens sont capables de dire pourquoi, dans le milieu du cinéma, des compositeurs font appel à un orchestrateur (voir plusieurs).
- Par manque de temps
- Par manque de connaissance de l’orchestre (notamment pour les générations qui grandissent avec l'informatique musicale).
Apparemment, le travail que doit fournir un orchestrateur varie du simple au double selon les situations. Je peux donc vous citer quelques exemples concrets, mais rien de général :
Il y a des cas où :
- L'orchestrateur répartit entre les instruments, les notes de la mélodie et des accords à partir d’une partition condensée (quelques portées) fournie par le compositeur. Cette partition réduite qui regroupe par exemple tous les bois sur une même portée (sans que l’on sache encore ce que va jouer la clarinette et ce que va jouer le hautbois) est généralement griffonnée d‘annotations et indications artistiques et techniques. Sur cette partition, la rythmique, la mélodie et l’accompagnement harmonique sont déjà en place car l’orchestrateur n’a pas à créer ou modifier l’enchaînement de notes ou des accords. Il lui incombe d’éclater cette partition condensée en une partition pour orchestre au grand complet (full score) selon les désirs du compositeurs. La marge de liberté dont dispose l'orchestrateur dépend donc du compositeur. Certains compositeurs supervisent le travail au maximum en indiquant des directions artistiques très précises à l'orchestrateur. Dans ce cas, ce dernier finalise en travaillant sur l'aspect récurrent et mécanique : doublures à recopier, nuances à dupliquer sur chaque portée, notation approfondie (coups d'archets, legato, accents etc...). Dans une interview, Cyrille Aufort précise qu'à la place d’une partition condensée, le compositeur peut également fournir un fichier midi (et une maquette audio comme repère).
- L'orchestrateur vérifie que la partition est exécutable par les interprètes, quelle ne pose pas de problèmes du point de vue du doigté et du souffle, que les tessitures sont respectées, que certaines nuances sont possibles avec tel instrument. Ex : Il n'est peut-être pas souhaitable de faire jouer un trompettiste 3 minutes non-stop dans les aigus.
- L'orchestrateur suggère les doublures nécessaires pour nous situer au mieux dans le contexte souhaité par le compositeur. Ex : Un glockenspiel peut doubler à l’octave une mélodie jouée par les flûtes. Cela renforcera l'effet de gaité. Par ailleurs, on peut faire jouer simultanément la mélodie par des trompettes, des clarinettes et des flûtes, ce qui apportera un côté fanfare. Autre idée, en doublant à l’unisson un thème de cors par des trompettes, on peut créer une ambiance solennelle (pour un film patriote).
- L'orchestrateur suggère au compositeur l’instrument (ou le groupe d’instruments) le mieux adapté à la situation. Ex : pour donner plus d’expression, un thème émouvant sera plutôt interprété aux violoncelles dans les aigus plutôt qu’aux violons ou alti dans les graves (il y aura plus de vibration, plus d’émotion).
- L'orchestrateur veille à l’équilibre des masses orchestrales. Ex : à tel endroit, il pourra suggérer de diviser le pupitre des trompettes en 2 pour ne pas masquer les bois. Ailleurs il proposera de doubler une phrase de seconds violons par des alti pour apporter de la consistance et éviter un déséquilibre (un déséquilibre que l’on n’entend pas avec les samplers)
Quelques orchestrateurs célèbres dans la musique de film :
- Steve Bartek (Spiderman, Charlie et la Chocolaterie...)
- Conrad Pope (Jurassic Park, Sleepers...)
- Geoffrey Alexanders (Anna And The King, Arthur et les Minimoys...)
- James B Campbell (The Abyss, Back To The Future...)
- Hervé Jamet (La Traductrice, Le Renard et L'Enfant ...)
- Cyrille Aufort (L'odyssée de l'espèce, Ah ! si j'étais riche...)
- Alexander Courage (The Poseidon Adventure, Hook...)
- David Slonaker (The Mummy Returns, Charlie et la Chocolaterie... )
- Nicholas Dodd (Independance Day, Casino Royal...)
- Nic Raine (Wallace and Gromit, Until Death...)
- William Ross (Contact, Die Hard 2 ...)
- Lawrence Ashmore (Harry Potter and the Goblet of Fire, Much Ado About Nothing...)
Conrad Pope : orchestrateur
Beaucoup d'orchestrateurs peuvent composer de la musique sans problèmes !
N’hésitez pas à mentionner d’autres noms (via un commentaire). Notamment s’il s’agit d’orchestrateurs français qui font du très bon travail.
L'orchestrateur répartit les instruments| Voici quelques orchestrateurs célèbres| L'orchestrateur veille à l'équilibre des masses orcherstrales| L'orchestrateur construit la partition pour l'orchestre| L'orchestrateur éclate la partition condensée| L'orchestration dans la musique de film| Que fait un orchestrateur ?| Voyons ici le rôle de l'orchestrateur| Steve Bartek est l'orchestrateur attitré de Danny Elfman| Conrad Pope a orchestré pour John Williams
Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film
Par Tanguy - Tags
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Utilisation de la musique assistée par ordinateur pour apprendre la composition l'harmonie et l'orchestration| Utiliser l'informatique musciale pour apprendre à composer| Apprendre à composer de la musique de film| Ecoles spécialisées dans la composition de musique de film| L'auto-formation pour la musique de film| L'auto-apprentissage pour être compositeur| Formation classique ou autodidacte pour devenir compositeur de musique de film| Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?| Quelles sont les écoles pour apprendre l'écriture la composition et l'orchestration ?| faut-il suivre des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Radio sur Internet (Webradio) dédiée à la musique de film
Par Tanguy - Tags
Quelques webradios intéressantes pour découvrir (ou redécouvrir) des bandes originales. Des heures de musique de film en libre écoute !
Inscription et Login ne sont pas obligatoires...
- Cinemix Le site présente une page "en écoute" (Now Playing). On sélectionne le type de lecteur multimédia que l'on souhaite utiliser pour écouter la musique (Real, Winamp, Windows Media Player etc...) et le tour est joué.
- Streaming Soundtracks Même principe que Cinemix. Et sur la page "Now Playing" est indiquée le temps restant du morceau en écoute (pratique).
- Cinematic Sound Pour le moment en standby, le site devrait reprendre une forte activité dans les prochains mois, mais cela n'empêche pas de profiter des programmations déjà établies. Ce sont des sets (de plus d'une heure chacun) proposant des compiles très variées de bandes originales. Ici, le streaming se lit avec Real Player.
D'ailleurs, j'écris ce billet tout en écoutant une webradio. C'est très plaisant.
Musique d'un diaporama photo pour EDF
Par Tanguy - Tags
Un petit bonjour en passant ;-)
Le projet pour la pub Eurostar est tombé à l'eau :((
Par ailleurs, je commence à bosser sur la musique d'un diaporama photo, créé par Manuel Mendo (Photographe), commandé par EDF. Là, je suis en recherche d'idées. Le diaporama va durer 1 minute, ce qui ne me laisse pas beaucoup de liberté pour développer une thématique. Parcontre, pour une fois, les images seront posées sur la musique et non le contraire...
Bon, j'y retrourne.
Enchainement simple de deux accords pour apporter un effet optimiste (à la Disney) à vos compositions.
Par Tanguy - Tags
Là, on est dans le b-a-ba de l'écriture harmonique. C'est une astuce qui est souvent utilisée, mais je la mets par écrit avec quelques extraits sonores (un exemple vaut souvent mieux qu'une longue explication...)
Cet enchainement de deux accords qui permet d'amener une touche de merveilleux ou d'aventure est tout simple à mettre en pratique. Il suffit de jouer un accord majeur (ex : Do majeur) puis d'enchainer sur l'accord majeur situé un ton au dessus (Ré majeur), tout en maintenant la note fondamentale du premier accord (note do grave) :
La fondamentale du premier accord peut être aussi maintenue dans les aigus (accord renversé) :
Quelques exemples de cette courte progression harmonique dans la musique de film :
- Dans les deux extraits ci-dessous, les instruments graves (Contrebasses et tuba) maintiennent la fondamentale tandis que les trombones enchainent les 2 accords (par exemple accord de DO vers accord de RE). Les trompettes, quand à elles jouent le thème principal (dont les notes appartiennent aux accords en question). Ici l'orchestration triomphante nous plonge dans une ambiance de film d'aventure :
Jurassic Park (John Williams) :
Back To The Future (Alan Silvestri) :
- Les 2 extraits ci-dessous sont orchestrés de manière plus légère et sautillante. Sans qu'il s'agisse pour autant d'un film de conte de fée, la connotation y est très optimiste :
Le Renard et L'Enfant (David Reyes) :
Jumanji (James Horner) :
- Et ce dernier extrait, dans un registre plus doux et moins sautillant, mais toujours optimiste. Cette fois-ci la note fondamentale du premier accord n'est pas maintenue (elle suit la cadence) :
Lune (Tanguy Follio) :
Connotation féérique et merveilleuse dans une musique| Créer une ambiance à la Disney dans une musique| Faire une musique dans le style de Disney| Créer une connotation optimiste dans votre musique| Astuce pour donner une impression de merveilleux dans une musique| Commet créer harmoniquement une ambiance magique et féérique ?| Harmonie et progression harmonique| Exemple de progression harmonique créant une connotation légère et optimiste| Maintenir la fondamentale en pédale pour créer un effet| Harmonie et orchestration à la Disney
Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.
Par Tanguy - Tags
Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.
Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".
Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.
Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.
En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.
En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.
C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).
Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.
J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...
La relation réalisateur compositeur dans cadre d'un projet cinématographique| Le réalisateur est un partenaire privilégié du compositeur de musique de film| La réussite d'une musique de film repose avant tout sur la discussion avec le réalisateur| Ce film c'est son bébé| Il est parfois difficile de traduire musicalement les mots du réalisateurs| La relation triangulaire producteur réalisateur compositeur| Faire comprendre qu'il faut un budget orchestre adapté pour réaliser une musique de film de qualité| La rencontre physique compositeur réalisateur est primordiale| Le relationnel et la psychologie sont des facteurs importants chez les réalisateurs et les compositeurs| Notre métier de compositeur de musique de film est de surprendre| Instaurer une relation de confiance avec le réalisateur
Un "Cri de Wilhelm" visuel ?
Par Tanguy - Tags
Si vous ne savez pas ce qu'est le cri de Wilhelm, mon collègue Damien a écrit un article très intéressant sur le sujet : Qu'est-ce que le cri de Wilhelm ?
Pour résumer rapidement, le cri de Wilhelm est un bruitage reconnaissable (un homme qui crie...) qui est utilisé volontairement, et de manière récurrente, dans le cinéma hollywoodien (une sorte de clin d'oeil de la profession, une espèce de challenge...).
Bernhard, mon précieux dénicheur d'idées, m'a fait parvenir un article similaire sur le sujet, à la différence qu'il ne s'agit pas d'un bruitage, mais d'un accessoire : un journal où l'on retrouve une mise en page identique (photos, cadres, titres...) au gré des films et des séries TV (même la pub s'y met).
Voir l'article sur le journal récurrent
C'est sympatoche comme tout...
Voilà voilà...
C'est tout.
Quelques exemples de transition entre deux segments musicaux
Par Tanguy - Tags
Il existe certainement de nombreuses manières de raccorder 2 segments musicaux (permettant souvent d'éviter une simple juxtaposition). Je suppose que chaque compositeur a ses petits secrets de fabrication.
Ci-dessous, à partir de 2 portions orchestrales, je me suis amusé à appliquer différentes sortes de transition. Vous verrez qu'il s'agit pour la plupart de raccords de type "chevauchement par un ou plusieurs instruments", mais pas seulement...
Voici les 2 portions :
(désolé pour l'aspect rudimentaire de cette maquette, je n'ai pas eu le temps de l'orchestrer bien comme il faut...)
Segment n°1
Segment n°2
Juxtaposition (sans transition)
Transition par chevauchement par divers instruments :
Cymbale (crescendo)
Harpe (glissando)
Timbales (notes) + harpe (glissando)
Rip de cors + Harpe (glissando aigu)
Un petit effet qui me paraît sympa est de faire arriver un petit crescendo de cymbales juste avant la jonction des 2 parties, tout en diminuant l'intensité orchestrale à cet endroit, pour repartir ensuite sur la deuxième partie (dans l'exemple ci-dessous, j'ai enlevé la première note du deuxième segment).
Ecouter :
Dans l'exemple suivant, j'ai juste démarré le segment n°2 une mesure plus tôt. Rien de bien compliqué, mais parfois ça peut dynamiser l'ensemble (à tester sur les images).
Ecouter :
Les sites de l´annuaire :
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