Concours de musique de film 2008 proposé par East-West sur le forum Soundsonline
Par Tanguy, lundi 21 avril 2008 à 23:02 - Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags
J'avais promis un post sur les percussions électro mélangées à de la musique orchestrale, mais il faut que je réinstalle d'abord certains softs...
En attendant, je vous fais part du nouveau concours lancé par Doug Rogers, l'administrateur du forum de Soundsonline :
Cliquer ici pour accéder au règlement
Bon, en gros, on vous propose une vidéo, d'un style très contemporain, à mettre en musique avec des banques de sons de la marque East-West (forcément). Le compositeur considéré comme créateur de la meilleure BO recevra un prix assez conséquent : des banques de sons de la marque East-West (c'est logique).
Je ne parle pas très bien l'anglois, mais j'ai cru comprendre que le concours était ouvert jusqu'au 30 juin 2008.
Avis aux amateurs...
Concours 2008 de musique de film, concours international de musique pour l'image, Une vidéo à illustrer musicalement, le forum de soundsonline propose aux jeunes compositeurs d'illustrer musicalement une vidéo, Un concours mettant en compétition des compositeurs de musique de film, De nombreuses banques de sons à gagner pour les participants du concours 2008 de musique de film, Un concours qui s'intitule score this movie
Pourquoi ne pas lire aussi :
Les étoiles d'un soir : Concours de chant et (ou) de mannequinat. Tremplin artistique, avril-mai 2009.
Par Tanguy - Tags
Si j'en parle ici, c'est parce que cette manifestation permettra de collecter des fonds pour des enfants hospitalisés.
L'année 2009 marque la 6è édition du concours de chant et de mannequinat, adressé aux jeunes, organisé par l'association "Les étoiles d'un soir" ouvert aux amateurs (filles ou garçons) à partir de 7 ans. Casting et concours auront lieu dans l'Aisne (02)

La finale sera certainement parrainée par des valeurs montantes du monde de la chanson et de la mode. Des artistes tels que Greg Ingrao (Révélation NRJ sur Internet), Steve Malvin ou encore Michel Colyn (Nouvelle Star) seront, selon l'association, aux côtés des finalistes, le 2 mais 2009. Katy Josse (Miss Picardie 2008) et Roddy Julienne (Les Minikeums/ Pinocchio le Robot etc.) sont également invités.
Plus d'infos (dossiers d'inscription, casting, calendrier etc...) sur le site de Mélia, présidente de l'association.
Quelques limites liées à l'utilisation des banques de sons d'orchestre symphonique, toujours plus consistantes.
Par Tanguy - Tags
J'ai, comme beaucoup de compositeurs qui font de la MAO, une panoplie de banques de sons dédiées à la création de musique orchestrale (VSL, East-West, Sam Orchestral Brass etc...) qui proposent des nomenclatures dignes du London Symphony Orchestra au complet, avec 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Je voudrais vous parler d'un petit souci que j'ai rencontré, vis à vis de toutes ces banques de sons dernier cri issues des USA. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en France, on nous demande pas tous les jours de composer de la musique du style Matrix ou Alien 4, à l'exception de certains jeux vidéos et dessins animés d'aventure, voir même certaines séries policières.
Personnellement, ne jouant pas dans la cour des grands, j'ai surtout composé pour des documentaires TV, du théâtre, du multimédia culturel, de l'identité sonore de site web, des films institutionnels etc.... et je dois avouer que les banques des sons que je cite plus haut m'ont quand même bien servi, ne serait-ce que pour les cordes et les bois.
Maiiiiiiiis.....
Un jour (en mars 2008 pour être précis), j'ai dû composer une maquette pour un long métrage (comédie dramatique) sachant que la bande originale devait être enregistrée ensuite par un orchestre d'Europe de l'Est avec un effectif réduit, vu la taille de l'enveloppe : un orchestre certainement pas constitué de 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Afin d'éviter les risques de déséquilibre de masse orchestrale entre ma démo et le futur enregistrement en réel, j'ai dû utiliser les pupitres les plus dénudés proposés par les banques de sons (11 violons etc...) et quelques instruments solo (trombone, cors français) pour créer une maquette pas trop consistante. Et je dois dire que le réalisme sonore en a pris un coup...
Il y a parfois de belles musiques de film qui nécessitent le concours d'un petit orchestre. Le mieux, me direz-vous, serait d'écrire la partition directement sur papier. Mais je n'y arrive pas, j'ai besoin de créer une maquette pour composer (avec des sons pas trop "synthé").
En ce moment, je passe beaucoup de temps sur Synful Orchestra, pour essayer de maîtriser au mieux ses performances et faire ressortir quelque chose de réaliste. L'intérêt de ce soft, c'est qu'il est possible de choisir sa propre nomenclature.
Banques de sons d'orchestre symphonique| Synthèse additive avec Synful Orchestra| Les performances de Synful Orchestra| Synful pour faire de la musique de film symphonique| Le problème avec les grosses banques de sons d'orchestre| Faire des maquettes avec un orchestre virtuel| Logiciel pour récréer un petit orchestre| Banque de sons pour recréer un orchestre réduit| Faire une maquette avant d'enregistrer avec un orchestre réel| Faire d'abord une maquette respectant la nomenclature de l'orchestre qui va enregistrer votre musique
One Man Band, un court métrage d'animation (PIXAR 2005). La bande originale est de Michael Giacchino
Par Tanguy - Tags
A voir et à revoir !
Titre : One Man Band
Catégorie : Film d'animation
Durée : 4'31
Les expressions des visages rappellent très nettement ceux des personnages cultes de PIXAR, comme Woody le cowboy, Buzz l'éclair ou encore Monsieur Indestructible...
Côté musique, Michael Giacchino nous gâte une fois de plus en signant une BO virtuose, rythmée et pleine d'humour. Un petit tour de chauffe avant Ratatouille ! Vraiment, j'adore ce que fait ce gar-là !
Voir l'interview de Michel Giacchino à propos de ce court métrage.
Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !
Par Tanguy - Tags
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures
Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos
3) Créer des effets de transition
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)
EDF-DTG (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments
Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité
4) Dynamiser :
- Du point de vue musical :
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
Entertainment Logo (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores
Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
MAO| Musique assistée par ordinateur| Donner de l'émotion à ma musique| Faire sonner ma musique virtuelle| Rendre les samples authentiques| Donner de la vie à la musique faire sur ordinateur| Informatique musicale| Reproduire de la musique de film| Trucs et astuces séquenceur| Orchestrer avec la banque East West Symphonic Orchestra
Comment définir une bonne orchestration ?
Par Tanguy - Tags
On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
Mais qu'en est-il de l'orchestration ?
J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :
Une orchestration déficiente :
Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :
- Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).
- Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.
- Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.
- Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.
- Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).
- Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.
- Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.
- Imprécision du caractère.
Une orchestration de qualité :
Une bonne orchestration doit :
- Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.
- Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.
- Renforcer le phrasé.
- Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.
- Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».
- Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.
- Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).
- Présenter un caractère précis.
- Utiliser efficacement la masse orchestrale.
Source : http://www.musique.umontreal.ca:16080/personnel/Belkin/bk.o.fr/index.html
Enchainement simple de deux accords pour apporter un effet optimiste (à la Disney) à vos compositions.
Par Tanguy - Tags
Là, on est dans le b-a-ba de l'écriture harmonique. C'est une astuce qui est souvent utilisée, mais je la mets par écrit avec quelques extraits sonores (un exemple vaut souvent mieux qu'une longue explication...)
Cet enchainement de deux accords qui permet d'amener une touche de merveilleux ou d'aventure est tout simple à mettre en pratique. Il suffit de jouer un accord majeur (ex : Do majeur) puis d'enchainer sur l'accord majeur situé un ton au dessus (Ré majeur), tout en maintenant la note fondamentale du premier accord (note do grave) :
La fondamentale du premier accord peut être aussi maintenue dans les aigus (accord renversé) :
Quelques exemples de cette courte progression harmonique dans la musique de film :
- Dans les deux extraits ci-dessous, les instruments graves (Contrebasses et tuba) maintiennent la fondamentale tandis que les trombones enchainent les 2 accords (par exemple accord de DO vers accord de RE). Les trompettes, quand à elles jouent le thème principal (dont les notes appartiennent aux accords en question). Ici l'orchestration triomphante nous plonge dans une ambiance de film d'aventure :
Jurassic Park (John Williams) :
Back To The Future (Alan Silvestri) :
- Les 2 extraits ci-dessous sont orchestrés de manière plus légère et sautillante. Sans qu'il s'agisse pour autant d'un film de conte de fée, la connotation y est très optimiste :
Le Renard et L'Enfant (David Reyes) :
Jumanji (James Horner) :
- Et ce dernier extrait, dans un registre plus doux et moins sautillant, mais toujours optimiste. Cette fois-ci la note fondamentale du premier accord n'est pas maintenue (elle suit la cadence) :
Lune (Tanguy Follio) :
Connotation féérique et merveilleuse dans une musique| Créer une ambiance à la Disney dans une musique| Faire une musique dans le style de Disney| Créer une connotation optimiste dans votre musique| Astuce pour donner une impression de merveilleux dans une musique| Commet créer harmoniquement une ambiance magique et féérique ?| Harmonie et progression harmonique| Exemple de progression harmonique créant une connotation légère et optimiste| Maintenir la fondamentale en pédale pour créer un effet| Harmonie et orchestration à la Disney
Les soundfonts. Par Christian Pastoret
Par Tanguy - Tags
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Christian PASTORET
Tanguy
----------------------------------------------
Tout d'abord un grand MERCI à Tanguy de m'accueillir sur son très riche et très didactique Blog consacré à la composition de musiques de films.
Vous vous souvenez du générique de l'émission d'Ushuaïa Nature composé par Serge Perathoner ? Il utilise un son magnifique de SHAKUHACHI, une flûte traditionnelle japonaise :
Extrait d'Ushuaia :
On peut télécharger le son de cette flûte en format Soundfont (.sf2), ce qui va nous donner l'occasion de faire le point sur les SOUNDFONTS, et donner quelques exemples d'utilisation.
Qu'est-ce qu'un Soundfont ?
Soundfont est une création d'E-mu, qui permet de stocker des échantillons au format .wav pour les organiser sous forme d'instruments MIDI. Les soundfonts peuvent être lus directement par certaines des cartes sons de Creative Labs, et par différents lecteurs développés spécifiquement. Si vous n'avez pas de carte son compatible, vous pouvez (peut-être) lire les soundfonts, mais avec une latence importante.
Quel est l'intérêt d'un Soundfont ?
L'intérêt est d'augmenter (gratuitement) votre banque de sons avec des sons originaux, créés par divers instrumentistes, à partir d'échantillons de leur propre instrument : c'est le cas de la « guitare de Vince » (Guitar Vince.sf2) ou du violoncelle de Claire Fitch (Claire Fitch Cello.sf2). On trouve également des sons d'instruments anciens, traditionnels, ou des sons très originaux ou très naturels, absents dans les banques standards. Bien entendu, vous pouvez créer votre propre banque à partir d'échantillons de vos CD, et si vous estimez que votre son de clarinette est unique ou si vous avez trouvé votre « gros » son de guitare, vous pouvez facilement créer votre propre banque.
Comment créer une banque Soundfonts ?
Le logiciel gratuit Vienna Soundfont Studio (Creative Labs), probablement le plus puissant, permet de créer ses propres banques .sf2, mais nécessite d'utiliser Windows et d'avoir une carte Sound Blaster Live! ou une Sound Blaster de la série Audigy. D'autres logiciels, Soundfaction Alive, Synthfont viena (un seul n) ne nécessitent pas de cartes-sons Creative.
Quel est le format des banques Soundfonts ?
Les fichiers originaux d'E-mu étaient au format .sbk (Soundfont Bank) puis furent remplacés par le format .sf2. La plupart des banques téléchargeables sur Internet aujourd'hui sont sous forme compressée classique (.zip ou .rar) mais le plus souvent sous une forme compressée spécifique, .sfArk ou SFPack. Pour ces 2 derniers, il faudra utiliser les logiciels correspondants, sfArk.exe ou SFPack.exe pour les décompresser.
Quelle est la taille d'une banque Soundfont ?
La taille d'une banque dépend du nombre de sons et de la qualité que son créateur a bien voulu y mettre : certaines « banques » contiennent un son unique (c'est le cas d'ushuaia.sf2, 282 Ko), d'autres pas plus de 3 (Ixox_Flute_Full_v0.2.sf2, 14 Mo), et d'autres contiennent les 128 sons MIDI au format XG (pianos, percussions, orgues, guitares, basses, etc.), GS ou GM (Titanic 200 GM-GS SoundFont 1.1.sf2, 226 Mo).
Comment installer et lire des Soundfonts ?
Aucune installation préalable n'est nécessaire : votre dossier Soundfont sera accessible via le lecteur. Vous pouvez par exemple placer le lecteur de Soundfont avec vos autres VSTi, et les sons .sf2 dans un dossier séparé, au même niveau d'arborescence.
Il existe une quantité de lecteurs (gratuits) de Soundfonts. Certains sont très basiques, d'autres plus développés, permettant des modifications de l'enveloppe ADSR, ou comprenant divers effets (reverb...), des oscillateurs, ou un clavier. Certains existent en standalone mais la plupart sont utilisés en tant que plug-ins de séquenceurs (Cubase, FL...). Enfin, la plupart des lecteurs pourront charger et lire des échantillons 16 et 32 bits, mais tous ne pourront pas charger/lire des banques de trop grande taille.
DEUX EXEMPLES DE SOUNDFONT PLAYER :
sfz (rgc:audio ) et Take1 (Terry West Productions)
On ne peut charger qu'une seule banque .sf2, mais la plupart des lecteurs peuvent utiliser le mode multi-timbral, soit 1 son par canal MIDI. Les autres options sont spécifiques du lecteur.
RECAPITULATION :
Banques de soundfonts gratuites :
Soundfonts.homemusician.net
Personalcopy.com
Hammersound.net
Johannes.roussel.free.fr
Sf2midi.com
Tutoriel Audiofanzine :
Utiliser une Soundfont avec le plug-in SFZ et Cubase SX 2
Tutoriel Zikinf :
Créer une soundfont avec Vienna
Beaucoup d'infos sur le site de Creative Labs, en particulier des pages adressées aux développeurs : Creativelabs.com
EXEMPLES :
Intro Sledgehammer (Peter Gabriel) :
Intro originale :
Intro recréée avec le son ushuaia.sf2 :
ushuaia.sf2 téléchargé sur le site : Monsieur Cedric.com
On trouve également ce soundfont sous le nom d'enigma.sf2.
Swamp Fever (Bluegrass) : Comparaison GM/Soundfonts
GM : Intro Basse (Acoustic Bass), puis Batterie (Stereo Kit), Steel Guitar, Banjo et enfin Fiddle GM pour la mélodie :
Soundfont : Intro Basse, Washboard, Bluegrass guitar, Bluegrass banjo. Le Fiddle est le même Fiddle GM :
Le même fichier MIDI a été utilisé, mais le son n'a rien à voir : beaucoup plus aéré grâce aux sons des instruments bluegrass originaux, ce qui met le fiddle en valeur (les réglages sont les mêmes).
Les sf2 ont été téléchargés sur ce site : Free soundfonts
Luth :
La demo est fournie avec le sf2, téléchargé sur le site sonimusicae (qui refuse les liens directs sur son site).
Christian PASTORET (Janvier 2012)
cpastoret [ @ ] free.fr
Une petite friandise musicale pour Noël ?
Par Tanguy - Tags
AUJOURD'HUI C'EST NOEL !!!
Noël vu par Jack Skellington :
Tim Burton / Danny Elfman
Noël vu par Jack Skellington :
Tim Burton / Danny Elfman
SACEM : que signifie être sociétaire professionnel et sociétaire définitif ?
Par Tanguy - Tags
- Un sociétaire professionnel est un membre de la SACEM qui possède 16 voix (à la place d'une seule) lorsqu'il vote aux assemblées générales. En outre, il peut se présenter comme candidat (1 an après avoir été nominé) pour faire partie de la commission des programmes ou de la commission des comptes.
Il peut, comme auparavant, se présenter à toute commission réglementaire ainsi qu'à la commission du code de la propriété intellectuelle.
- Le sociétaire définitif dispose des mêmes atouts (16 voix, commissions statutaires etc...) que le sociétaire pro. En plus, il peut se faire élire (un an après sa nomination) pour devenir administrateur au conseil d'administration de la SACEM.
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire professionnel ?
Les critères dépendent uniquement
Par exemple, pour 2009, Il fallait avoir atteint (ou dépassé) en droit SACEM les sommes ci-dessous, au moins sur 3 des quatre années précédentes :
- 2005 : 14 080 €
- 2006 : 14 242 €
- 2007 : 14 499 €
- 2008 : 14 752 €
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire définitif ?
Idem, en 2009, il fallait atteindre ou dépasser les seuil de droits SACEM ci-dessous au cours de trois des 4 dernières années :
- 2005 : 28 160 €
- 2006 : 28 484 €
- 2007 : 28 998 €
- 2008 : 29 504 €
Outre l'aspect privilège (les 16 voix, l'éligibilité...), faire partie des sociétaires professionnels ou définitifs permet aussi de se positionner en tant qu'artiste reconnu par ses pairs. La reconnaissance de toute la profession (éditeurs, majors, producteurs, réalisateurs) étant un atout supplémentaire pour prolonger sa carrière.
Note : ces chiffres concernent les auteurs, compositeurs et auteurs-réalisateurs. Les éditeurs doivent tripler ces revenus !
Grâce à l'intervention de Laurent Petitgirard (ancien Président du conseil d'administration), les barèmes ont baissé depuis quelques années, permettant un accès plus rapide aux qualités de sociétaires professionnels et définitifs. Compte tenu de la crise économique qui touche le monde artistique, ces nouveaux barèmes auront, je pense, permis de conserver une liste annuelle de nouveaux promus comptant quelques centaines de sociétaires (et pas juste une dizaine).
Pour info : en ce qui concerne les compositeurs, la promotion 2009 dénombre 122 nouveaux sociétaires professionnels (dont mon ami Bernhard Elsner) et 64 sociétaires définitifs (dont Philippe Rombi et John Debney).
Bien entendu, avant de prétendre à cette nomination, il faut déjà être inscrit à la SACEM comme sociétaire normal : procéder à l'inscription SACEM
L'arrangeur : quel est son rôle ? A quel moment intervient-il dans le processus de création d'une oeuvre musicale ?
Par Tanguy - Tags
Tout comme l'orchestrateur, le rôle de l'arrangeur n'est pas défini de manière ultra précise.
Cela me pose souvent un problème lorsqu'un artiste me contacte pour effectuer un arrangement de sa musique (ou de sa chanson). Car en fonction de ce qui est déjà fait et de ce qu'il reste à faire, le travail d'arrangement peut aller du simple au double. Dur à chiffrer pour le devis.
J'ai trouvé sur Internet une page très intéressante écrite par le compositeur, orchestrateur, arrangeur Hervé Gilles, qui définit et illustre parfaitement le travail d'arrangement. Je vous invite à visiter sa page et comprendre les différents cas de figure qui peuvent se présenter dans ce métier :
Au départ, dans ce billet, je voulais écrire une synthèse du métier. En tombant sur la page d'Hervé Gilles qui est très complète, je me suis dit que ça ne valait pas le coup de risquer la paraphrase. D'où le lien direct ;-)
Et puis finalement, ça m'arrange...
Les sites de l´annuaire :
|



