Un cours sur la musique et l'image, niveau lycée.
Par Tanguy, samedi 13 mars 2010 à 22:07 - Devenir compositeur pour l’image - Tags
En faisant des recherches, je suis tombé dernièrement sur une séquence de cours de musique étalée sur 8 heures (pour une classe de seconde option musique), sur le thème de la musique à l'image (chouette, c'est pas tous les jours qu'on parle de musique de film à l'école !)
Il s'agit d'un dossier écrit en 2002 par Dominique Terry, professeur d'éducation musicale de l'Académie de Lyon, qui permet de comprendre au travers plusieurs extraits de partitions, le rôle de la musique de film. Les exemples choisis sont, entre autres, la musique de Microcosmos (Bruno Coulais) et celle de Star Wars (John Williams).
Cliquer ici pour accéder au cours
C'est une page web qui me paraît très intéressante pour les personnes curieuses d'en savoir plus sur le rôle de la musique de film, pour les professeurs qui souhaiteraient traiter le sujet en classe, et bien sûr pour les jeunes compositeurs à la recherche de modèles ou de principes de composition de musique à l'image.


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Pourquoi ne pas lire aussi :
Construire un accompagnement. Quelques exemples de plans d'orchestration. Etude pas à pas.
Par Tanguy - Tags
Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.
J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.
- Élément de départ :
- Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :
- Renforcement du leitmotiv (par doublures) :
- Accords plaqués pour lier le tout :
Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).
Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.
Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.
On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.
En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).
Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :
Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :
Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.
Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".
Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.
Par Tanguy - Tags
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Le métier de copiste dans la musique de film| En savoir plus sur la gravure musicale| Comment sont fabriquées les partitions pour orchestres symphoniques ?| Quels sont les éditeurs de partitions professionnels les plus utilisés actuellement ?| Sous quel support le compositeur l'arrangeur ou l'orchestrateur confie-t-il sa musique au copiste ?| Le copiste ou graveur musical travaille à partir d'un manuscrit ou de fichiers finale ou Sibelius| Quelle est la différence entre copiste et graveur musical ?| Lire une interview sur le métier de la gravure musicale
Etre compositeur additionnel, pour un long métrage ou une série TV
Par Tanguy - Tags
Les délais pour la composition sont souvent (toujours ?) trop courts, et il arrive que le compositeur principal demande à un autre compositeur de lui donner un petit coup de pouce.
Ce dernier a un rôle de création artistique puisqu'il compose, mais son champ de liberté reste très mince comme il suit les indications données par le compositeur principal. Les initiatives personnelles sont peut-être possibles, cela doit dépendre de la confiance qui règne entre les 2 artistes.
Alors, que fait un compositeur additionnel ?
Comme pour l'orchestrateur, ça doit dépendre des situations.
Déjà, je ne m'attarde pas sur le travail de nègre. C'est bien de signaler que ça existe dans la musique de film. Cette pratique me gêne un peu, mais après tout, si ça permet de lancer la carrière d'un jeune compositeur, pourquoi pas.
Mais surtout, on peut lui demander de développer des thèmes, ou bien d'écrire un thème à partir d'une base musicale, ou encore d'achever la fin (ou l'intro) d'une musique tandis que le compositeur principal attaque un nouveau morceau.
Je viens de découvrir que dans les séries TV, il était fréquent de réutiliser les musiques des épisodes antérieurs, par gain de temps et d'argent (et parce que de toute manière, c'est aussi efficace que de composer une nouvelle BO à chaque fois). Mais pour que ça colle aux nouvelles images, il faut découper la musique et recoller tel bout sur tel morceau etc... Pour limiter les effets de contrastes, il est souvent nécessaire de ré-écrire des intros, des transitions et des fins : c'est une des missions du compositeur additionnel.
Enfin voilà, lorsqu'on regarde un film, on a tendance à imaginer le compositeur, seul, travaillant nuits et jours pour créer une superbe bande originale. J'écris ce petit billet pour ne pas oublier qu'il existe un tas de personnes talentueuses qui travaillent dans l'ombre des compositeurs vedettes et qui gagnent souvent à être connues.
Quant à Leur rémunération et leurs noms crédités au générique, c'est une affaire de négociation. De mémoire, je ne me souviens pas avoir vu de compositeurs additionnels mentionnés dans un générique d'entrée. On les retrouve parfois crédités dans les CD lorsque les bandes originales sont commercialisées (au grand bonheur des béophiles).
Qu'est-ce qu'un compositeur additionnel ? Quel est le rôle d'un compositeur additionnel ?| Un compositeur additionnel développe une base musicale| Un compositeur additionnel crée des introductions des transitions ou des fins| Le compositeur additionnel soulage le compositeur principal| Le compositeur additionnel n'est pas toujours crédité à sa juste valeur| Des compositeurs célèbres ont commencé leur carrière en tant que compositeur additionnel
Site pour les musiciens : partitions, instruments, accessoires
Par Tanguy - Tags
Hello les amis, ça fait un bail !
Bon, pour une reprise en douceur, je voudrais vous parler d'un site de partitions et d'accessoires qui existe déjà depuis plusieurs années : Free-Scores
Free-scores.com regroupe :
- Le téléchargement gratuit de partitions (tous styles et tous instruments)
- L'achat de partitions des grands maîtres (tous styles et tous instruments)
- L'achat d'instruments de musique
- L'achat d'accessoires (sourdine, archet, cordes de guitares etc...)
- L'achat de logiciels et de matériel (prise de son etc..).
A propos des partoches :
- La zone gratuite est plutôt bien fournie. Je n'ai pas eu le temps de tout parcourir, mais pour quelqu'un qui joue d'un instrument en particulier (violon, piano, trombone etc...) il y a de quoi se faire plaisir. Une très large palette d’instruments y est représentée. Ah, et il y a aussi des scores pour orchestres complets !
- La zone payante est très riche. Pour nous les béophiles, il est possible de se procurer des musiques de Alan Silvestri, John Williams, Hans Zimmer, John Powell etc...
On trouve dans la rubrique Film et TV, de nombreuses partitions pour piano, certes, mais également des partitions pour orchestre (en cliquant au départ sur le lien " grandes formations").
Certaines partitions sont proposées en pré-écoute (en streaming), d'autres sont accompagnées de CD ou DVD. Pratique.
Bonne recherche ;-)
Tanguy, le film. Bande originale de Pascal Andreacchio
Par Tanguy - Tags
Un film fort sympathique qui passera prochainement sur le petit écran.

Eric Berger, vu dernièrement à la télévision dans le film "Quatre garçons pleins d'avenir" (franchement drôle), incarne ici le personnage de Tanguy, un grand dadet de 28 ans qui n'arrive pas à quitter le cocon familial.
Heureusement, tous les Tanguy ne sont pas comme ça ;-)
Côté musique, c'est Pascal Andreacchio qui signe la bande originale du film. Une musique discrète, qui penche vers des sonorités et thématiques asiatiques, la Chine et le Japon faisant partie intégrante de la vie étudiante (et sexuelle) du personnage.
Pascal Andreacchio avait déjà collaboré avec Étienne Chatiliez sur d'autres projets (comme "Le Bonheur est dans le pré").
Tanguy, Dimanche 30 novembre 2008 à 20h50 sur TF1
Musique du film Tanguy| Compositeur du film Tanguy| Qui a composé la bande originale du film Tanguy ?| Pascal Andreacchio est le compositeur de la musique du film Tanguy| La BO de Tanguy a été composée par Pascal Andreacchio| Tanguy est interprété par Eric Berger| Étienne Chatiliez a collaboré avec le compositeur Pascal Andreacchio| Compositeur de musique sur quelques films d'Étienne Chatiliez| Musique qui évoque l'Asie| Musique avec des percussions asiatiques chinoises japonaises
QY700 Yamaha, séquenceur musical sorti en 1996
Par Tanguy - Tags
Le QY700 est un séquenceur "machine" qui possède 32 pistes MIDI et une banque de sons au format XG développée par Yamaha (dont on retrouve la signature dans les sons actuels appartenant à la banque "Halion One"). Il possède entre autre 2 prises MIDI OUT et 2 prises MIDI IN.


A l'époque où je l'ai acheté (en 1998, autour de 6000 F soit dans les 950 €), il me permettait d'avoir presque tout sous la main : une workstation dotée d'un séquenceur puissant et des sons MIDI intéressants pour produire des maquettes. Plus tard, relié à un clavier maître, un expander Roland M-OC1 Orchestra et un sampler S2000 AKAI, j'obtenais un réalisme un peu plus soigné (bien qu'encore loin des banques de sons actuelles).

Aujourd'hui, si les sons paraissent bien dépassés (surtout en terme d'orchestral et d'instruments acoustiques), la partie séquenceur du QY700 peut faire le bonheur des compositeurs se méfiant des ordinateurs (pas de temps de chargement, de plantages, de mises à jour, de pilotes, de ventilo ...) ou encore aux amoureux des machines avec les potentiomètres à portée de main ou des touches adaptées à la forme des doigts...
Le QY700 se branche, on le met sous tension et il n'y a plus qu'à enregistrer les notes. Cela peut être intéressant pour ceux qui souhaitent poser rapidement une mélodie ou un thème :)
Sans aller jusqu'à la finesse de l'édition MIDI que l'on obtient avec un Cubase ou un Logic, le séquenceur de Yamaha permet d'enregistrer, d'éditer, de quantifier, de copier coller, de placer des marqueurs etc... et ce de manière très intuitive.
En effet, durant les quelques années d'utilisation, j'ai toujours trouvé le QY700 ergonomique et bien pensé (la touche JOB en particulier, pleine de riches idées). Pour plus de détails, consultez 7 avis d'internautes sur le site Audiofanzine cliquer ici
Ci dessous, 2 maquettes réalisées exclusivement avec cet appareil (sonorités + séquence du QY700), sans expander ni sampler. Cela fait plus de 10 ans (1998), et ça se voit tant sur la qualité des sons que sur la qualité de la composition (je débutais en écriture orchestrale, mais j'avoue que j'y prenais un malin plaisir).
Intro concert :
Orchestral :
Une machine à créer de la musique qui m'a énormément servi : certaines touches ont perdu leur aspect flambant neuf, c'est sûr, mais l'appareil est extrêmement robuste (il faut y aller à coup de marteau pour abîmer la bête !)
Scherzo For Motorcycle and Orchestra : la course poursuite en side-car (Indiana Jones et la dernière Croisade)
Par Tanguy - Tags
Une petite friandise, pour découvrir le travail de la musique à l'image.
Pour l'occasion, les bruitages ont été supprimés.
Musique de John Williams...
Et ci dessous, une version plus ... British :
Ha ha ha
Ha ha ha
Scherzo For Motorcycle And Orchestra| Exemple de musique synchronisée à l'image| Le rapport musique image est ici clairement établi| Voir un extrait de Indiana Jones| Course poursuite avec un side-car| Musique de John Williams| Étude d'un extrait musical composé par John Williams| Scherzo pour moto et orchestre composé par John Williams| Musique de Indiana Jones et la dernière croisade| Exemple de synchronisation de la musique sur les images d'un film
Une semaine de vacances bien méritée !
Par Tanguy - Tags
Rien de plus ressourçant qu'une semaine de vacances dans ma Bretagne natale...
Je reviendrai sur le blog autour du 20 avril, avec un article consacré à l'insertion de boucles rythmiques (Stormdrum, Stylus RMX) dans une musique orchestrale (pour faire plaisir à Simon ;-) En attendant, bonnes vacances pour certains et bon rétablissement à ceux qui ont la grippe (soigne toi bien Alex..).
Saint-Malo, me voiciiiiiiiii ! (par ici les bonnes crêpes)

Allez, une petite douceur pour me préparer psychologiquement :
- An Dro de l'ille à l'Oued, de G Ricordel (interprété par Tudansti)
- Bolero, de M Ravel (interprété à la cornemuse par Carlos Nunez)
Illustration Mam'Goudig par Jean-Paul David
Une musique pour un film institutionnel
Par Tanguy - Tags
Voici une musique que j'ai composée dernièrement pour un film d'entreprise :
Petit test : d'après vous, j'ai fait ce morceau pour illustrer quel sujet ?
- Marque de voiture ?
- Mesure et expertise dans l'industrie énergétique?
- Chaine de restauration rapide?
- Séjour à la montagne, tracking randonnée ?
- Matériel de télécommunication ?
- Service aux personnes âgées ?
- Projet immobilier ?
- Entreprise biologique phytosanitaire ?
- Articles de sport de fitness (Step, LIA, abdo fessier)?
(C'est l'un de ceux là)
Réponse dans le prochain billet ;)
Exemple de musique pour un film institutionnel| Exemple de musique pour un film d'entreprise| Un projet immobilier peut demander une illustration musicale très précise| Un film sur des voitures ou des articles de sport peut nécessiter une musique d'accompagnement dynamique et positive| Une entreprise comme EDF peut faire appel à un compositeur pour illustrer ses films institutionnels| Dans la publicité le compositeur peut avoir un rôle prépondérant
Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.
Par Tanguy - Tags
C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?
Voici la procédure : :
1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.
Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.
- Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705. Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.
- La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704). Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.
- La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720. La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).
- Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.
Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.
Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).
Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex
Pour plus de renseignements:
- Voir des spécimens.
- Récapitulatif en pdf
Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.
A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.
Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.
Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.
Comment toucher des droits SACEM ?| Avoir des droits d'auteur| Comment déclarer ses musiques à la SACEM ? Après combien de temps percevons nous des droits d'auteur ? Les droits d'auteur en musique pour l'image| Les différents bulletins et formulaires SACEM à remplir en tant que compositeur de musique de film| Ou trouver un exemple de cue sheet| Feuille de montage| Fiche technique audiovisuelle
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