Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal
Par Tanguy, mardi 9 septembre 2008 à 17:06 - Orchestration, écriture - Tags
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
- Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
- Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
- Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
- Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
- Retour rapide à un faible volume sonore
- Retour rapide à une harmonie simple
- Retour rapide à une orchestration plus sobre
- Tempo ralenti
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Sixième Sens (James Newton Howard)
X-MEN (Michaël K-MEN)
Extrait de la BO de X-MEN de Michaël Kamen, Extrait sonore issu de la musique du film Sixième Sens de JNH, Effet orchestral pour faire monter la tension, Le crescendo dans la musique de film, Le crescendo dans la musique descriptive et narrative, Un exemple d'utilisation de l'orchestre symphonique pour créer de la tension dans une musique de film, Exemple de crescendo orchestral dans la composition de musique pour l'image, Truc et astuce d'orchestration en musique de film, Conseils en orchestration pour les jeunes compositeurs de musique de film, La musique au cinéma permet de créer une atmosphère tendue dans un film
Pourquoi ne pas lire aussi :
Quelques exemples de "notes maintenues" dans la musique de film
Par Tanguy - Tags
Il arrive que le compositeur maintienne une voix sur une seule note pendant quelques mesures, tandis que les autre voix enchainent divers accords ou mélodies. D'après les manuels d'harmonie, les notes tenues s'appellent des notes pédales.
Dans ce billet, je voudrais m'attarder sur quelques passages musicaux (de BO) caractérisés par des notes maintenues (souvent en croches répétitives). Des notes, pas forcément "pédales" au sens rigoureux du terme, mais qui procurent des effets identiques, comme par exemple :
- Apporter une tension
- Mettre l'auditeur en attente, mise en suspens avant de dévoiler et développer un thème
- Définir un appui, une certaine stabilité
- Aiguiller l'oreille vers un mouvement harmonique précis
- Encadrer un mouvement (en empêchant par ex les notes d'aller au de-là de la note tenue)
- Donner une certaine couleur à l'orchestration
- etc...
Cars (Randy Newman)

Un exemple classique de note maintenue dans les graves. Ce morceau illustre parfaitement l'attente qui précède la grande course "The Piston Cup" qui a lieu à la fin du film. Une musique de mise en préparation, aux sonorités glorieuses, le tout soutenu par un tapis de basses martial dont le rythme et la force affichent une certaine détermination (honneur, défit, revanche de Flash Mc Queen et de Doc Hudson).
Eraser (Alan silvestri)

Un plafond aigu maintenu aux violons, sous forme de 2 notes superposées (la tonique et la dominante). Sans ce tapis, la mélodie donnerait sans doute une couleur trop romantique. En maintenant un tapis un peu strident au dessus du thème mélodieux, Alan Silvestri apporte une couleur orchestrale supplémentaire, casse le côté romantique et par la même occasion sous entend une légère tension (confirmée par l'arrivée des graves tout à la fin).
Titanic (James Horner)

De la tension et du suspense, en veux-tu en voilà !
Un extrait particulièrement "pesant" suggéré par une interminable note médium de trompette maintenue sous forme de motif rythmique récurrent (+ plafond sur-aigu aux cordes). Coulera... coulera pas... Les ponctuations graves n'augurent rien de bon quant à l'avenir du bateau (et de ses passagers).
X-MEN (Michael Kamen)

Cette fois-ci, c'est une basse électronique rythmique qui maintient le spectateur en haleine. Outre l'apport d'une couleur instrumentale supplémentaire, cet effet de pédale suggère, comme dans Cars, une stabilité, une détermination (en route vers l'affrontement final). Michael Kamen nous fait mariner le temps d'une longue intro, reposant sur un accord de dominante (avec la note maintenue par la basse électro) et qui débouche au final sur l'accord de tonique, à la connotation particulièrement optimiste qui ponctue une sorte de soulagement, de libération : les protagonistes se posent en héros du film, sauveurs de l'univers.
Indiana Jones
And The Last Crusade
(John Williams)

Cet extrait de "Scherzo For Motorcycle and Orchestra" est particulier. Les notes maintenues sont placées des 2 côtés de la mélodie. Ce sont à la fois les basses et les aigus qui assurent l'effet de pédale (je parle bien "d'effet" et non de pédale au sens strict). La mélodie jouée dans les tessitures médiums par les trompettes (et quelques trombones ?) est comme emprisonnée entre 2 digues. Des digues qui peuvent faire penser à des rails, sur lesquels la musique défile. Certes j'extrapole dans mes descriptions, mais je trouve quand même que ce passage évoque un certain mouvement, une trajectoire...
Qu'est ce qu'une note tenue en harmonie tonale ?| Notes maintenues permettant de produire un effet orchestral| Note pédale en harmonie tonale| La pédale en musique| Effet de tension dans la musique de film| Effet de mise en attente dans la musique orchestrale| Ecouter un extrait de la musique d'Indiana Jones et la dernière croisade| Analyse à partir d'extraits de musiques de films| Analyse harmonique et orchestrale d'extraits de bandes originales| Tenir musicalement le spectateur en haleine
Musique du générique OSS 117, parodie de film d'espionnage.
Par Tanguy - Tags
J'adore ce style ! Le générique d'OSS 117 (Ludovic Bource et Kamel Ech Cheikh) tourne en boucle dans ma platine depuis 2 jours. Un style à la Lalo Schifrin des années 70, qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance de Bullit, The Avengers, Mission impossible, James Bond, CI5 etc...
Au programme : section de cuivres (trombones, trompettes et sax) avec guitare seventies. Manque plus que la flûte traversière !
Je ne résiste pas à la tentation de placer un court extrait :
Allez, pour les plus nostalgiques, je place aussi un petit extrait du générique de The Professionnals (CI5) composé par Laurie Johnson. Indétrônable, ce Main Title avec les cuivres bien gras, la wha wha et les charleys...
Et tant que j'y suis, pour rester un peu dans le style, voici un extrait d'une musique que j'ai composée il y a pas mal de de temps dans un esprit beaucoup plus lounge : ambiance casino avec un côté action à la James Bond (aucun rapport avec Casino Royal cependant ....). Je l'ai appelé Target :
Enfin voilà, en regardant le film OSS-117 je me suis dit que ce genre de musique me faisait bien kiffer. Un jour j'aimerais vraiment faire la musique d'un film d'espionnage !
Dans le genre magnifique, il y a aussi la BO des Indestructibles de Michaël Giacchino ! z'avez entendu le générique de fin ? c'est tout simplement "incredible" !!!
Ecouter de la musique qui fait penser à James Bond ou The Avengers| Ecouter un extrait de la musique du générique des professionnels CI5| Musique avec section de cuivres et guitare wha wha| Ecouter la musique du film OSS 117| Musique de film des années 70| Instrumentation pour créer de la musique des seventies| Un style musical qui rappelle celui de Mission Impossible de Lalo Schifrin
J'ai rêvé que je participais à la Nouvelle Star..... version musique de film.
Par Tanguy - Tags
C'est dingue !
Je n'en crois pas mes yeux ! Je suis là au Pavillon Baltard, en direct, en prime, parmi d'autres candidats !
Chacun de nous a eu la semaine entière pour composer une musique orchestrale sur un thème choisi par le public. Je suis tombé sur le thème de "La traversée du désert en poney". Ce n'est pas très intéressant mais je suis quand même mieux lotis que le candidat n°9 à qui l'on a confié le sujet tant redouté par la profession : "la sauterelle moldave pendant la saison des amours".
Lorsque Vincent Perrot m'annonce au public, je ne sens plus mes jambes. Je ne peux plus reculer, je pense aux 1350 téléspectateurs (votants potentiels) haussant le son de leur home-cinéma : je ne dois pas les décevoir !
J'avance sur la scène, tout tremblant, tenant mon conducteur dans la main droite et quelques grigris dans la main gauche pour me porter chance (un porte clé de Lilo et Stitch ainsi qu'une mèche de cheveux roux que j'avais arrachée à mon idole au cours d'un voyage aux States).
Le London Symphony Orchestra (LSO) en personne s'est déplacé au grand complet pour interpréter dignement mon œuvre décisive. Je suis d'abord surpris de constater que la plupart des violonistes féminines n'ont pas l'allure de mannequins comme on en trouve dans l'orchestre Philharmonique, présenté par Nikos sur la chaine concurrente... Cela dit, lorsque les premières notes se font entendre, le son frais et pétillant du LSO me fait bien vite oublier les demoiselles susnommées.
Les premières mesures se passent relativement bien. Je me risque à lancer un regard confiant au public, puis aux quatre membres du jury.
Philippe Rombi semble penser à autre chose. Il faut dire qu'il a dû traiter le thème de "la traversée du désert en poney" mainte et mainte fois avant d'arriver en haut du sommet. La version personnelle que j'ai écrite pour l'occasion ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça...
Eric Serra bat la mesure avec le pied tout en mâchouillant son stylo. Je devine en lui, le musicien caméléon qui touche à tous les instruments, pourvu qu'il y ait du groove. Je le soupçonne même d'écouter simultanément autre chose dans son i-pod.
Emilie Simon est radieuse. Elle griffonne quelques appréciations sur un bout de papier, mais j'ignore si c'est plutôt bon ou mauvais signe.
Seul Edouard Dubois reste impassible et incrédule devant l'interprétation. Il a pour habitude de fixer la baguette de direction pendant les 4 minutes consacrées à chaque candidat.
A l'issue de la prestation, le résultat est mitigé : 2 rouges (Philippe Rombi et Emilie Simon), un Bleu (Edouard dubois) et rien du côté d'Eric Serra qui continue de battre la mesure avec son pied....
Chacun y va de son petit commentaire : "trop old-school", "pas assez de présence sur scène", "mauvais choix d'orchestration", "taille de la baguette non réglementaire" etc... On assiste même à un conflit au sein du jury. Comme mes autres collègues, je me fiche un peu des commentaires, sachant que mon avenir dépend uniquement du vote du public. Ce seront donc les candidats les plus moches qui partiront en premier (j'ai bien fait de mettre de l'auto-bronzant).
Avant la décision ultime, on nous ressert la fabuleuse success story de Danny Sander, un gentil gars éliminé aux premières épreuves qui aurait décidé de raconter sa mésaventure dans un blog, produisant par la même occasion un véritable buzz sur Internet. Ensuite, des producteurs peu scrupuleux auraient profité de sa fulgurante popularité pour lui confier la BO du prochain film de Tarantino, suscitant la polémique entre vrais fans et spectateurs moqueurs...
Enfin arrive le moment fatidique. Le thème de Mission (Ennio Morricone) retentit tandis que Vincent Perrot se déplace lentement (une fois n'est pas coutume) vers les candidats liquéfiés, tout en décachetant une enveloppe blanche écrue. Tadaaaaaamm !!!
Alors, en fait, après j'ai dû me réveiller brusquement pour calmer l'une de mes filles qui pleurait dans son sommeil. Lorsque je me suis recouché, je n'ai pas réussi à reprendre le fil de ma belle histoire à Baltard... Je me suis mis à rêver que j'étais seul sur une île déserte ou je ne sais quoi, avec une dizaine de jolies blondes aux yeux bleus... les palmiers, la musique hawaïenne, le sable chaud... enfin rien de bien palpitant...
Quelques exemples de changements de tempo dans la musique de film
Par Tanguy - Tags
J'ai noté quelques exemples frappants où la musique s'accélère ou ralentit. Le changement du tempo dans la musique de film permet, comme pour les crescendos, de renforcer le côté émotionnel. Je pense notamment à certaines scènes d'action qui nécessitent un développement, amenant peu à peu le spectateur à un moment crucial.
Par exemple, dans l'extrait ci-dessus, ALien 4 Resurrection (John Frizzell), l'accélération progressive de la musique correspond à la prise en chasse des humains par les aliens menaçants. Plus les aliens se rapprochent, plus la menace est grande, plus les humains paniquent et plus la musique s'accélère !
Dans cet extrait (embuscade) que j'ai composé pour un documentaire animalier, la musique s'accélère légèrement pour appuyer le côté "poursuite" (un tigre de Sibérie prend en chasse un autre animal), puis elle ralentit quelques secondes avant le moment fatidique pour décrire une sorte de fatalité, une tragédie : les derniers mètres qui précèdent l'inévitable capture.
Voici quelques extraits de bandes originales, dans le style purement hollywoodien, qui présentent des changements de tempo assez caractéristiques. Ces changements sont amenés de diverses manières :
- Ralentissement progressif :
Volte-Face (John Powell)
- Accélération par paliers (avec changement de tonalité) :
Titanic puis Braveheart (James Horner) :
- Placement d'un silence entre 2 fragments de tempos différents :
Matrix Reloaded (Don Davis) :
- Pose de son entre 2 fragments de tempos différents :
Planet Of The Apes (Danny Elfman) :
- Changement de tempo lié à un changement de mesure (ex : ternaire vers binaire) :
Hook (John Williams) :
- Etc... etc...
Pourquoi faire varier le tempo d'une musique ? Faire accélérer ou décélérer l'orchestre| Varier le tempo de la musique pour accompagner le propos du film| Le rôle du tempo dans la musique de film| Trucs et astuces en écriture musicale et orchestration| Conseils pour changer le tempo d'une musique| Exemples sonores d'accélération ou décélération de la musique orchestrale| Extraits de musiques de films présentant des changements de tempo| Écouter une musique qui s'accélère| Écouter une musique qui ralentit
La musique de film : une passion... un travail.
Par Tanguy - Tags
Voilà, Ces derniers temps, j'ai beaucoup discuté avec d'autres compositeurs qui souhaitent faire carrière dans la musique pour l'image. Les influences de chacun sont diverses, de Hans Zimmer à Maurice Ravel en passant par Philippe Glass, mais les questions abordées, elles, sont toujours récurentes :
Quel matériel utiliser ? quelle méthode pour écrire ? comment étudier l'orchestration ? comment se faire connaître ? quel salaire demander ? quel est le statut du compositeur ? etc..
Comme, au vu des projets musicaux qui se préparent à l'horizon, l'année 2008 sera probablement placée sous le signe du travail, j'ai décidé de créer mon propre blog autour du thème de la composition de musique de film, pour partager avec vous mes expériences (bonnes ou mauvaises), mes goûts et mes envies.
Tanguy
Faire de la musique pour le cinéma| Blog sur la composition de musique de film| Ecrire de la musique pour l'image| Composer de la musique de film| Devenir compositeur de musique de film| Quel matériel acquérir pour composer et produire de la musique de film ?| Quel est le statut du compositeur ?| Etudier l'orchestration| Quel est le salaire pour un compositeur de musique de film ?
Etudier à la loupe l'orchestration d'un extrait musical issu d'une bande originale
Par Tanguy - Tags
Nous parlions, l'autre jour avec Louar52, de l'écoute attentive des grands maîtres du classique et de la musique de film, dans le but de nous familiariser avec l'orchestration et l'instrumentation.
Je pense que malgré les écoutes globales des symphonies ou des œuvres de John Williams, beaucoup de choses nous échappent. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à faire des arrêts sur images pour décortiquer certains passages écrits par nos compositeurs préférés (si l'on ne souhaite pas passer par la lecture du score, souvent introuvable en ce qui concerne la musique de film, du reste).
Quand j'ai un peu de temps, j'écoute une BO dans mon ordinateur, avec un logiciel enregistreur (bouton "record" armé). Chez moi, c'est Cool Edit Pro ou Wavelab. Audacity fait très bien l'affaire aussi.
J'enregistre un passage qui me plaît :
Et je me pose la question : qu'est-ce que j'entends ?
- Crescendo initial : Note jouée par des instruments graves. Contrebasses et timbales en trémolo, avec probablement du tuba pour donner un son plus rond (peut-être aussi du basson ?). Puis, intervention des autres cuivres et cordes medium au milieu du crescendo. Trombones et trompettes medium, peut-être des cors. Le Gong ne me permet pas de savoir s'il y a des bois.
- Partie centrale : Rythmique saccadée faite par des snaps de cordes (sûrement samplés) et des sons de cymbales (pour l'aspect métallique et tranchant). Dessous, on perçoit effet orchestral très efficace : on dirait un tapis de cordes frottées et des trompettes en sourdine. Puis une petite harpe mystérieuse introduit une pose d'accord clairement interprétée par des bois (clarinettes, haubois et flûtes) et des cordes dans le registre medium-aigu ainsi que quelques cors pour soutenir l'accord.
- Avant dernier crescendo : Dans la continuité de la partie centrale, ce deuxième crescendo est très bien amené. Le chevauchement est très important en orchestration. Les trompettes, par exemple, se greffent sur les notes de violons tandis qu'un effet synthétique (à moins que ce soit encore un tapis de cordes frottées) apporte un côté dissonant au crescendo, qui finit par se déchirer avec les tambours sans timbre (comme des toms). Le crescendo final peut commencer :
- Crescendo final : Des violoncelles aigus et alti viennent doubler la rytmique (snaps samplés) tandis que les cors (voir quelques trombones), pas trop gras mais bien ronds se posent en accord dissonant bougrement efficace. Cordes discrètes mais pas de timbales ou cymbales en crescendo à cet endroit. Les cuivres medium prédominants décrivent à eux seul une certaine tension. Quelque chose de bien costaud va arriver à cet endroit du film.... Un ponctuation percutante (hit de timbales, enclume, tambour... tout ce qui fait du bruit) vient clôturer cet extrait. X-Men2 n'est pas une comédie à l'eau de rose ;-)
Je constate aussi que les effets orchestraux les plus persuasifs ne sont pas forcément construits en superposant un maximum d'instruments. Une petite note de harpe bien placée avec une note de cor suffit parfois à créer un suspense qui vous tient en haleine. On trouve beaucoup d'effets de ce genre dans des films comme Star wars, Jurassik Park ou Indiana Jones, entre les tutti orchestraux des scène épiques et d'action.
Etudier l'orchestration à partir d'un extrait d'une bande originale de film| Décortiquer un passage musical pour analyser l'orchestration| Etudier l'orchestration à partir de l'écoute concentrée des musiques des grands maîtres| Etude d'un extrait de la bande originale de Xmen2 de John Ottman| L'orchestration et l'instrumentation peuvent s'apprendre en analysant de la musique classique| Le chevauchement des instruments est important dans l'orchestration| Des orchestrations pour créer des ambiances de suspense qui tiennent en haleine| Les orchestrations parfaites de John Williams crée des ambiances et des atmosphères très efficaces| Il y a dans Star Wars ou Indiana Jones des effets orchestraux qui tiennent l'auditeur en haleine| J'utilise Cool Edit Pro pour enregistrer de la musique
Hommage a cappella au compositeur John Williams
Par Tanguy - Tags
Bon, je profite de ma petite période John Williams pour afficher une vidéo franchement sympathique (merci à Gilles pour l'info) en hommage au Maestro de la musique de film. Une vidéo qui a déjà fait un bout de chemin sur le web, apparemment.
Cette chanson interprétée par 4 (voir 5) joyeux lurons forts doués, formant le groupe Moosebutter, est mimée en playback dans ce clip en split screen par Corey Vidal, un jeune canadien (avec l'accord du groupe). Un gros travail de mémorisation de chaque partie et une maîtrise parfaite de synchronisation des lèvres.
Corey Vidal

Le groupe Moosebutter (chansons a cappella)
Il faut écouter les paroles, c'est assez marrant !
Pour ceux qui, comme moi, ne comprennent pas très bien l'anglais parlé, il est possible de consulter
les paroles sur le site Moosebutter.com : ici
Hommage à John Williams avec cette chanson a cappella| Écouter des chansons a cappella| Écouter des thèmes populaires du cinéma| Ecouter les meilleurs thèmes de John Williams| Technique de playback ou lip-sync| Exemple de split screen ou écran divisé| Ecouter Le thème de Indiana Jones chanté a cappella| Écouter le thème de Jurassic Parc interprété par quatre drôles de chanteurs| Clip humoristique sur le thème des musiques du cinéma| Musique de film et humour
Leonard Bernstein dirigeant avec passion la deuxième symphonie de Gustav Mahler : Résurrection
Par Tanguy - Tags
Une petite vidéo recommandée par le maestro Bernhard Elsner, pour se rendre compte à quel point un chef d'orchestre peut vivre pleinement la musique qu'il dirige. Dans cet extrait (le final de "Résurrection" de Mahler), l'implication de Leonard Bernstein est fascinante :
Note de Bernhard :
le texte chanté est "Sterben werd' ich um zu leben" (vais-je mourir pour vivre)... On dirait que Bernstein le vit vraiment.
Il y a 10 cors dans l'orchestre ! A un moment donné on les voit pointer leurs instruments vers le haut, comme demandé dans la partition.
Vidéo de Leonard Bernstein chef d'orchestre| Leonard Bernstein dirige avec passion la deuxième symphonie de Mahler| On se rend compte dans cette séquence que Leonard Bernstein vit pleinement sa passion pour la musique classique| Voir le final de la deuxième symphonie de Mahler dirigée par Leonard Bernstein| Voir la vidéo du final de la symphonie Résurrection de Gustav Mahler| Cette vidéo montre un orchestre philharmonique qui possède 10 cors français| Leonard Bernstein dirige un orchestre symphonique notamment constitué de 10 cors
Back to 1990. Ma carrière musicale à l'apogée néo-romantique post-adolescente...
Par Tanguy - Tags
Aujourd'hui 1er janvier 2010 : MEILLEURS VŒUX A TOUS !!!
Il y a 20 ans jour pour jour, à la suite d'un réveillon inoubliable à Saint Broladre (35), je composais au piano un slow magnifique (selon moi à l'époque).
Naïveté, maladresse, amour de jeunesse... On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
Intéressant tout de même de constater au fil des années une certaine maturation artistique.
Mais faut pas croire qu'on est devenu plus sérieux à 37 ans ... loin de là ;-)

Doubler les cordes pour donner plus de profondeur
Par Tanguy - Tags
Il y a 2 ans environ, j'ai écrit un billet sur les doublures. Hélas, j'ai dû mettre l'article off-line car j'ai supprimé de mon serveur par inadvertance quelques extraits sonores (extraits non sauvgardés sur mon PC, prévoyant que je suis).
Aujourd'hui, je reviens avec un exemple sur les doublures (à partir d'une mélodie de violons). L'article n'est pas aussi complet que l'ancien, mais il est intéressant pour les musiciens qui manipulent les samples orchestraux et qui n'osent pas doubler.
Partons de ce joli thème (composé jadis par un vieil ami), joué par les seconds violons, et par mon ordinateur :
E.T Main Theme (John Williams) :
La mélodie est belle, mais elle manque d'expressivité et de profondeur. Afin de lui donner plus de présence et une plus belle couleur, John a eu la brillante idée de la doubler plusieurs fois :
- Une doublure à l'unisson par une clarinette
- Une doublure à l'octave supérieure par les premiers violons
- Une doublure à l'octave inférieure par les violoncelles et une clarinette
E.T Main Theme (encore John Williams) :
Note : la mélodie est probablement doublée par les altos aussi.
Dans le séquenceur, c'est très simple, il suffit de copier-coller la séquence midi des violons II vers les autres instruments. On décale quelques notes de quelques millimètres, on change quelques expressions, nuances, la panoramique... et ça ne prend que quelques minutes.
Evidemment, il n'est pas question de tomber dans l'excès et de tout doubler systématiquement. Mais disons que certaines doublures bien placées apporteront à vos thèmes de l'expressivité et de la consistance... et bien sûr de nouvelles couleurs !
Les sites de l´annuaire :
|


