Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal
Par Tanguy, mardi 9 septembre 2008 à 17:06 - Orchestration, écriture - Tags
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
- Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
- Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
- Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
- Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
- Retour rapide à un faible volume sonore
- Retour rapide à une harmonie simple
- Retour rapide à une orchestration plus sobre
- Tempo ralenti
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Sixième Sens (James Newton Howard)
X-MEN (Michaël K-MEN)
Extrait de la BO de X-MEN de Michaël Kamen, Extrait sonore issu de la musique du film Sixième Sens de JNH, Effet orchestral pour faire monter la tension, Le crescendo dans la musique de film, Le crescendo dans la musique descriptive et narrative, Un exemple d'utilisation de l'orchestre symphonique pour créer de la tension dans une musique de film, Exemple de crescendo orchestral dans la composition de musique pour l'image, Truc et astuce d'orchestration en musique de film, Conseils en orchestration pour les jeunes compositeurs de musique de film, La musique au cinéma permet de créer une atmosphère tendue dans un film
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Jeux musical : reconnaître rapidement un thème
Par Tanguy - Tags
Quand on connaît bien une musique, il suffit parfois de moins d'une seconde pour la reconnaître...
Ci-dessous, 10 thèmes de musique (du cinéma et de la TV de ma génération), dont je n'ai conservé qu'une demi-seconde (quand je dis une demi-seconde, ce n'est pas à une vache près, hein Poulpette ;-).
Extrait 1 :
Extrait 2 :
Extrait 3 :
Extrait 4 :
Extrait 5 :
Extrait 6 :
Extrait 7 :
Extrait 8 :
Extrait 9 :
Extrait 10 :
Qui aura reconnu les 10 extraits ?
Personnaliser un crescendo : collage audio dans le séquenceur !
Par Tanguy - Tags
Dans les banques de sons, les samples de crescendos ne sont pas forcément de la durée souhaitée. Il arrive souvent que le sample proposé soit trop long. Dans ce cas, il suffit de décaler la note midi vers la gauche de sorte que le crescendo se déclenche en avance, puis gommer l'intro qui dépasse en lui affectant un niveau sonore nul (avec le contrôleur expression de la zone Edit).
Le problème subsiste pour les samples de Sforzando-Crescendo (accent suivi d'un relâchement immédiat, puis d'un crescendo). Cette fois-ci, on ne peut pas se permettre de décaler vers la gauche la note qui déclenche le sample, car l'accent serait lui aussi décalé. On peut le faire en utilisant plusieurs pistes MIDI, mais personnellement je préfère utiliser la méthode audio.
Voici un exemple de Sforzando-Crescendo de cors français issu de la banque East-West Symphonic Orchestra Gold. L'image ci-dessous représente des piste AUDIO :
- En jaune les staccatos de basses
- En vert le fameux Sforzando-Crescendo de cors français
- En bleu, un petit coup de cymbale qui me sert de repère
Ecouter :

Je souhaiterais que le crescendo final se termine sur le petit coup de cymbale.
Mais le sample proposé par ma banque de sons est trop long... zuuuut.
Dans un premier temps, je vais scinder le cor français en 2 :

Ensuite, je vais ramener le tronçon (crescendo) vers la gauche
(S'il le faut, j'applique un fondu enchaîné*)

Le crescendo se termine maintenant à la position souhaitée ;-)
Ecouter :
Note :
Je souhaiterais que le crescendo final se termine sur le petit coup de cymbale.
Mais le sample proposé par ma banque de sons est trop long... zuuuut.
Dans un premier temps, je vais scinder le cor français en 2 :

Ensuite, je vais ramener le tronçon (crescendo) vers la gauche
(S'il le faut, j'applique un fondu enchaîné*)

Le crescendo se termine maintenant à la position souhaitée ;-)
Ecouter :
Pour modifier la durée d'un élément audio,
il existe la fonction "changement de taille avec modification de la durée" :

Mais il y a parfois une perte de qualité sonore
et une perte de réalisme (notamment sur les crescendos).
* Pour un chevauchement optimal : fondu de sortie sur le tronçon 1 et fondu d'entrée sur le tronçon 2.
Qu'est-ce qu'un Sforzando ?| Exemple sonore avec un sample de Sforzando Crescendo| Trucs et astuces en musique assistée par ordinateur| Séquenceur Cubase et travail des samples| Comment faire un crescendo dans Cubase ?| Comment produire un crescendo musical dans mon séquenceur ?| Exemple de travail sur les éléments audio de mon séquenceur| Outil changement de taille avec modification de la durée dans le séquenceur Cubase| Tutoriel sur les crescendos en musique assistée par ordinateur| conseils en informatique musicale
Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.
Par Tanguy - Tags
Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.
Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".
Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.
Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.
En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.
En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.
C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).
Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.
J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...
La relation réalisateur compositeur dans cadre d'un projet cinématographique| Le réalisateur est un partenaire privilégié du compositeur de musique de film| La réussite d'une musique de film repose avant tout sur la discussion avec le réalisateur| Ce film c'est son bébé| Il est parfois difficile de traduire musicalement les mots du réalisateurs| La relation triangulaire producteur réalisateur compositeur| Faire comprendre qu'il faut un budget orchestre adapté pour réaliser une musique de film de qualité| La rencontre physique compositeur réalisateur est primordiale| Le relationnel et la psychologie sont des facteurs importants chez les réalisateurs et les compositeurs| Notre métier de compositeur de musique de film est de surprendre| Instaurer une relation de confiance avec le réalisateur
Quelle configuration PC pour la MAO ? Par Guillaume Baron
Par Tanguy - Tags
Un nouvel article écrit par Guillaume Baron
Tanguy
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Aujourd'hui j'ai choisi de parler des configurations PC pour la MAO.
Alors pourquoi parler de configuration PC dans un forum de musique ? Et bien simplement parce que beaucoup d'entre vous (nous) utilisent des vst quotidiennement et que sans une bonne machine, on est vite fait d'être à court de mémoire, à court de puissance de calculs.
Mais tout d'abord pourquoi choisir PC plutôt que MAC ? Il appartient à chacun de faire son choix, en fonction de ses habitudes, des logiciels qu'il voudra utiliser au quotidien, de sa philosophie quand à l'utilisation de l'ordinateur, de sa patience et de son désir ou non de mettre la main dans le cambouis. Je ne vais pas argumenter pour l'un ou pour l'autre, je dirai seulement que je choisis PC pour mes raisons.
Il a toujours été plus intéressant d'acheter et de monter soi-même sa configuration personnelle (sous réserve de choisir les bons composants), et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, vous savez ce que vous achetez. Je veux dire par là que vous privilégierez des composants de marques reconnues qui dureront dans le temps. Ensuite le prix final reviendra moins cher qu'un produit acheté en magasin, pour une puissance supérieure, et pour des composants de meilleures factures. Enfin en cas de panne, si vous vous y connaissez un petit peu, vous serez à même de faire marcher la garantie sur la seule pièce défectueuse et de remonter rapidement l'ordinateur plutôt que de renvoyer celui-ci au complet au magasin. Avec la recherche de panne et le remplacement de la pièce les délais peuvent être extrêmement longs.
Je passerai tout d'abord en revue les différents composants d'un ordinateur, puis je tenterai de donner une liste subjective de ceux-ci, qui me semblent être le meilleur rapport puissance/prix actuel.
Les composants :
- Un boîtier.
- Une alimentation.
- Une carte mère.
- Un processeur.
- Une carte graphique (ou non).
- Un ou plusieurs disques durs.
- Une ou plusieurs barrettes mémoires.
- Un ou plusieurs lecteurs/graveurs.
- Aux différents câbles.
- À la carte son interne ou externe.
- À un lecteur de cartes (optionnel).
- Au refroidissement de la tour.
Pour avoir une configuration homogène et ne pas avoir de mauvaise surprise, il ne faut négliger aucun composant. De la plus petite pièce comme une vis (qui pourrait vibrer à tout va), à la carte mère, il ne faut laisser aucun point faible.
Rapide descriptif :
Le boîtier :
Le boîtier est un élément bien trop souvent négligé. Il est vrai que mettre 100 euros dans une boîte de métal peut paraître exorbitant mais il n'en est rien. En fonction de sa qualité de fabrication, de l'agencement intérieur, du matériel fourni dans le bundle, vous pouvez gagner énormément en efficacité et en durée de vie de vos composants.
Prenons les qualités d'un boîtier de bonne gamme, comme le Lian-Li PC-9F. Fabrication en aluminium (dissipation de chaleur accrue, léger, solide), bon agencement intérieur (disques durs dans la largeur pour une meilleure accessibilité, clips pour les câbles, rails pour disques durs), 3 ventilateurs d'origine à faible nuisance sonores (12 et 14 cm, inaudibles à faible et moyen régime, avec leur filtre anti-poussière lavables), nombreux rails et vis fournies (pas besoin de recommander le petit écrou qu'il manque, l'équerre absente), esthétisme (aluminium brossé), longévité (si on en prend soin, un boîtier aluminium ne bouge pas dans le temps), dernières technologies en connectiques façade (usb 3, eSATA pour sata externe).
Vous l'aurez compris, tous les avantages cités ci-dessus ne valent sans doute pas dans un boîtier à 30 euros.
L'alimentation :
Alors pour l'alimentation on se pose moins de questions. Il y a quatre choses à vérifier :
- La marque. Il faut choisir une alimentation de marque reconnue.
- La puissance. Pour être tranquille, viser 600 watts.
- Modulaire ? Une alimentation modulaire veut dire que les câbles sont livrés séparément de celle-ci. Vous ne branchez que les câbles dont vous vous servirez. Cela évite d'avoir plein de fils qui polluent l'espace et empêchent un bon flux d'air dans le boîtier. À chacun de faire son choix.
- La nuisance sonore. Aujourd'hui les alimentations de bonnes marques sont pour la plupart silencieuses car thermo-régulées.
La carte mère :
C'est un point essentiel, c'est le centre nerveux de la tour. Tous les composants seront raccordés à cette dernière. Il faudra la choisir en fonction de ses préférences (marque, bundle), de ses capacités (nombre de slots pour les cartes, usb 3, nombres de connecteurs usb, capacités des slots mémoires etc) et en fonction du processeur que l'on souhaite acheter.
Le processeur :
Alors là, il ne faut pas lésiner. Il n'y a pas cinquante choix possible, il faut le meilleur rapport qualité/prix du moment. Actuellement il se trouve chez Intel avec son I7 2600k. Bien vérifier la compatibilité entre processeur et carte mère.
La carte graphique :
Certains se contenteront des possibilités de certaines cartes mères et de leur processeur graphique intégré. Alors même si il est vrai que des progrès énormes ont été fait, il en reste tout de même préférable dans une configuration comme la nôtre, d'avoir une carte graphique dédiée à l'affichage. Privilégier le silence plutôt que la puissance.
Les disques durs :
Il devient de plus en plus intéressant de prendre des SSD. Ce sont en fait des disques à mémoire flash qui sont beaucoup plus rapides que les disques traditionnels, et qui de plus n'ont aucun éléments mobiles ce qui réduit d'une part le bruit engendré par la tête de lecture mais aussi les risques de destruction d'un élément mobile (tel que le plateau ou la tête de lecture). Toutefois leur capacité est limitée et surtout ils peuvent devenir très chers dans leurs plus fortes capacités.
Le meilleur compromis aujourd'hui serait donc d'installer un SSD en disque système, avec le système d'exploitation (windows ou autre) et un disque de données (1000 Go par exemple à 7200 tours/min). Par expérience, j'aime avoir un disque voir deux disques de sauvegarde. Un autre disque de 2To (2000 Go à 5900 tours/min) peut-être la solution à tout problème.
La mémoire vive (ou aussi appelée mémoire RAM) :
Quand on pense que charger un pupitre de Symphonic Choirs ou une basse de Trilian peut prendre jusqu'à 2,5 Go d'espace mémoire, il devient évident que plus on aura de mémoire, plus on sera à même de faire fonctionner de nombreux vst simultanément sans avoir la mention « low memory » qui s'affiche à l'écran. Vu la baisse des prix constatée, viser 16 Go n'est pas un luxe. Privilégier la marque ici est essentiel également (longévité, rapidité, fiabilité).
Le ou les lecteurs/graveurs :
Se demander si l'on veut pouvoir lire des Blu-ray ? Peut-être vouloir en graver ? L'idéal je pense est un graveur DVD/Lecteur Blu-ray.
Liste que je propose :
(Prix : janvier 2012)
(Prix : janvier 2012)
Maintenant voilà la liste des composants que je choisirais dans le cas d'une configuration dédiée MAO pour 1000 euros sans l'écran :
- Boîtier : LianLi : 120 euros.
- Alim : Corsair 600 Watts non modulaire : 60 euros
- Carte mère : Asus p8p67 Rev.3 : 130 euros
- Processeur : Intel i7 2600k : 285 euros
Cliquer pour voir le test
- Carte Graphique : Ati Radeon HD 6750 : 70 euros
- Disque dur : 1To Samsung : 110 euros
Pour une raison que j'ignore, les prix se sont envolés. +130% en 4 mois.
- Disque dur : SSD, 60 Go : 65 euros
- Mémoire RAM : 16 go (4x4) Corsair : 85 euros
- Graveur DVD/Lecteur Blu-ray : 55 euros
- Ventilo processeur : Cooler Master Hyper 212 Plus : 30 euros
Vous avez ici un ordinateur bien équipé, équilibré pour la MAO, avec que des composants qui tiendront longtemps et qui sont fiables.
Bien entendu cette liste n'engage que moi et je suis ouvert à toutes suggestions et remarques.
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Ayant une bonne expérience du montage PC, je peux vous monter votre configuration en fonction du prix final souhaité et de vos préférences. Pour plus d'informations, me contacter via mon adresse mail : guillaume.baron17@gmail.com
N'hésitez pas à visiter mon site internet, vous y trouverez mes compositions à l'image et d'autres articles traitants de la musique de film.
Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com
Bidouillage et système D pour placer des textures de choeurs dans une musique orchestrale.
Par Tanguy - Tags
Les banques de sons coûtent assez cher, et c'est vrai que le budget du compositeur de home-studio ne permet pas toujours de disposer du dernier module de chœurs (en ce moment, c'est Symphonic Choirs de East-West qui est très en vogue).
Il m'est arrivé d'aller piocher quelques mesures dans diverses bandes originales. J'isolais quelques passages que je recollais dans un nouveau morceau orchestral. Cela me permettait de construire une nouvelle musique avec une texture "orchestre + chœurs" qui apportait un aspect grandiose et solennel que l'on n'obtient pas facilement sans les chœurs. Je me permets de décortiquer un exemple, sachant que la musique finale (Apocalypse) n'a pas été commercialisée.
Phase 1 : extraction de chœurs à partir de 2 bandes originales :
Phase 2 : découpage, assemblage pour créer une autre mélodie (résultat haché) :
Phase 3 : habillage avec l'orchestre (pour plus de résonance et masquer les défauts) :
Phase 4 : rajout des boucles de percus (pour plus de fluidité) :
Vous voyez que dans cet exemple précis, on est très loin de l'écriture pour chœur. Seule la partie orchestrale demande des compétences en écriture et en orchestration. Le reste, c'est juste du Légo, de la petite cuisine qui permet de produire une musique dans un style apocalyptique, avec les moyens du bord. Un vrai cache-misère...
Pour un long métrage avec un budget adapté, j'aurai disposé d'une banque de sons professionnelle, voir même d'une chorale toute entière. L'argent est donc un facteur déterminant qui entre en ligne de compte dans la qualité d'une musique de film.
Ecouter Apocalypse :
(durée : 1 mn)
Note : pour des raisons juridiques évidentes, cette technique n'est pas recommandée si votre musique entre dans le cadre d'une rémunération ou d'une diffusion publique générant des droits. Où alors, il faut veiller à ce que les fragments subtilisés ce ne soient pas reconnaissables par un tiers, donc prudence... (l'exemple ci-dessus, c'est juste pour le fun).
Astuce pour créer une musique de film avec des chœurs| Utilisation des chœurs dans une musique sans possibilité de s'offrir une chorale| Insérer une texture de chœurs pour simuler un orchestre avec une chorale| Système D pour disposer d'une chorale dans son home studio| Créer une ambiance apocalyptique avec des banques de sons d'orchestre et des samples de chœurs| Orchestre plus chœurs mode d'emploi| Voici quelques astuces pour insérer des chœurs dans une musique orchestrale
Astuce pour créer une ambiance Back To The Future (Retour vers le futur) de Alan Silvestri.
Par Tanguy - Tags
Je développe ici le tip que j'ai placé sur ma page myspace.
Prenez n'importe quel note, par exemple un sol2. Puis montez la gamme en respectant les intervalles suivants :
1/2 ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton etc... jusqu'à tomber sur la même note à l'octave (ici sol3). Cela donne une gamme de 9 notes.
Vous avez remarqué comment Alan Silvestri use et abuse de ces 9 notes dans la musique de Back To The Future II ? :


A) Marty découvre le Futur (2015) :
- Faisons jouer cette gamme au ralenti par une harpe :
- Puis en accéléré :
- Encore plus vite (et plus doux aussi) :
- Maintenant, jouons la sur 2 octaves :
- Ensuite, faisons un mouvement de va et vient (up and down)
- Faisons jouer ce up and down 2 fois de suite dans le registre pianissimo :
- Ajoutons un crescendo de cors :
- Un peu de windshimes pour renforcer le côté fantastique :
B) Nom de Zeus :
- Faisons jouer les 5 premières notes de la gamme par des instruments aigus
- Puis jouons les 5 dernières notes de la gamme, mais en descendant, avec des instruments graves
- En superposant 1 et 2 on obtient un "escalier" très reconnaissable dans la BO
C) Le run qui déchire :
- On prolonge cet escalier des graves jusqu'aux aigus
- Le tout joué très très vite et très lié
- On rajoute un glissando de Harpe (toujours la même gamme) dans les aigus
Dans le prochain billet, je vous ferai écouter une musique que j'ai faite dans le style de Retour vers le futur ;-)
Pour le réalisateur Stéphane Berla.
Trucs et astuces pour composer dans le style de Retour vers le futur| Orchestration à la manière de Alan Silvestri| Voici une gamme qui fait penser à la musique de Back To The Future| Alan Silvestri utilise la gamme de notes suivante pour créer l'ambiance qui règne dans le film Retour vers le futur| Gamme de neuf notes jouée à la harpe| Description et dissection de la bande originale de Retour vers le futur| Comment établir un climax ou une atmosphère comme Back To The Future ? Caractéristiques d'orchestrations de Alan Silvestri
Mes premières musiques assistées par ordinateur. Soundtracker sur Amiga 500, à la fin des années 80...
Par Tanguy - Tags
Séquence : Nostalgie
Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).
J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix. 4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !
Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici
La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.
Protracker

Oktalyzer
Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)
Sur Aegis Sonix :
Sur Noisetracker :
Sur Protracker :
Sur Oktalyzer :
Sur Noisetracker :
Sur Protracker :
Sur Oktalyzer :
Bonus :
Ma trombine en 1990 (à 18 ans)
Ma trombine en 1990 (à 18 ans)Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)
Utilisation de Soundtracker sur Amiga| Les débuts de la musique assistée par ordinateur| L'informatique musicale à la fin des années 80 début des années 90| Création musicale avec Soundtracker Noisetracker Protracker Oktalyzer| L'Amiga 500 et la musique dans les années 90| J'ai commencé la musique avec le logiciel Aegis Sonix en 1988
Construire un accompagnement. Quelques exemples de plans d'orchestration. Etude pas à pas.
Par Tanguy - Tags
Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.
J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.
- Élément de départ :
- Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :
- Renforcement du leitmotiv (par doublures) :
- Accords plaqués pour lier le tout :
Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).
Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.
Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.
On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.
En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).
Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :
Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :
Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.
Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".
Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...
Par Tanguy - Tags
Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.
A quand les motifs de violons ? ;-)
Je cherche un logiciel permettant de séparer les différents instruments dans un mix| Melodyne permet d'isoler chaque note ou chaque instrument à partir d'une musique| Melodyne est capable d'analyser un signal audio polyphonique| Melodyne est une révolution pour les musiciens et les Sound-designers| Il existe un soft (Melodyne) capable de corriger et de modifier un signal audio polyphonique| Celemony fournit une banque de sons adaptée au logiciel révolutionnaire qu'est Melodyne| Melodyne est un logiciel de retouche de prises audio puissant voir révolutionnaire| Melodyne permet de corriger la justesse des voix ou d'instruments mais aussi la transformation sans précédent de n'importe quelle prise de son| Melodyne est un outil très puissant qui permet d'inventer de nouvelles phrases rythmiques et mélodiques à partir d'une phrase originelle
Besoin de musiciens pour faire de la figuration dans un film (Bruxelles)
Par Tanguy - Tags
Aujourd'hui, 31 janvier 2011 :
La société de production LGM recherche des figurants musiciens pour reconstituer des scènes de concerts :
- Titre du film : Cloclo (film biographique sur Claude François)
- Réalisateur : Florent Emilio Siri
- Dates et lieu de tournage : mi-mars à fin avril (Bruxelles)
- Vous êtes de préférence :
Un musicien entre 25 et 65 ans interprétant un répertoire variétés, soul, jazz & classique.
Ou un musicien entre 25 et 70 ans, de jazz & soul black américain ou anglais.
Il s'agit d'un travail rémunéré.
La demande est urgente, les auditions auront lieu en milieu de cette semaine. Vous pouvez envoyer vos photos et votre cv à l'adresse : cloclocasting.be(at)gmail.com
J'apprends à l'instant le décès de John Barry, une bien triste nouvelle :((
Les sites de l´annuaire :
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