Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Harmonie et orchestration à la Disney


Enchainement simple de deux accords pour apporter un effet optimiste (à la Disney) à vos compositions.


Là, on est dans le b-a-ba de l'écriture harmonique. C'est une astuce qui est souvent utilisée, mais je la mets par écrit avec quelques extraits sonores (un exemple vaut souvent mieux qu'une longue explication...)

Cet enchainement de deux accords qui permet d'amener une touche de merveilleux ou d'aventure est tout simple à mettre en pratique. Il suffit de jouer un accord majeur (ex : Do majeur) puis d'enchainer sur l'accord majeur situé un ton au dessus (Ré majeur), tout en maintenant la note fondamentale du premier accord (note do grave) :



La fondamentale du premier accord peut être aussi maintenue dans les aigus (accord renversé) :



Quelques exemples de cette courte progression harmonique dans la musique de film :

- Dans les deux extraits ci-dessous, les instruments graves (Contrebasses et tuba) maintiennent la fondamentale tandis que les trombones enchainent les 2 accords (par exemple accord de DO vers accord de RE). Les trompettes, quand à elles jouent le thème principal (dont les notes appartiennent aux accords en question). Ici l'orchestration triomphante nous plonge dans une ambiance de film d'aventure :

Jurassic Park (John Williams) :


Back To The Future (Alan Silvestri) :



- Les 2 extraits ci-dessous sont orchestrés de manière plus légère et sautillante. Sans qu'il s'agisse pour autant d'un film de conte de fée, la connotation y est très optimiste :

Le Renard et L'Enfant (David Reyes) :


Jumanji (James Horner) :



- Et ce dernier extrait, dans un registre plus doux et moins sautillant, mais toujours optimiste. Cette fois-ci la note fondamentale du premier accord n'est pas maintenue (elle suit la cadence) :

Lune (Tanguy Follio) :


Pourquoi ne pas lire aussi :


Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal


Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).

Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.

  • Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
  • Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
  • Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
  • Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)

Suivi parfois d'un relâchement brutal :
  • Retour rapide à un faible volume sonore
  • Retour rapide à une harmonie simple
  • Retour rapide à une orchestration plus sobre
  • Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :

Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).

Sixième Sens (James Newton Howard)


X-MEN (Michaël K-MEN)


Deux forums pour en savoir plus sur l'orchestration (en Anglais): NorthernsSounds et The Orchestration Forum


Ce ne sont pas vraiment des nouveautés, mais je voulais les répertorier ici :

Le premier forum est celui de NorthernsSounds, sur lequel on parle de banques de sons, de l'écriture, de l'harmonie et de l'orchestration. On y trouve le fameux "Principles of Orchestration by Rimsky Korsakov" (interactif, avec des exemples sonores)

Le second s'appelle The Orchestration Forum, où l'on peut poser toute sorte de questions, ou bien y répondre, à propos de l'orchestration (d'ailleurs, j'y ai trouvé quelques vieilles connaissances, n'est-ce pas Damien D ?)

C'est en Anglais (ça peut être bien pour se familiariser avec l'Anglais spécifique au domaine de la musique orchestrale).

One Man Band, un court métrage d'animation (PIXAR 2005). La bande originale est de Michael Giacchino


A voir et à revoir !

Titre : One Man Band
Catégorie : Film d'animation
Durée : 4'31



Les expressions des visages rappellent très nettement ceux des personnages cultes de PIXAR, comme Woody le cowboy, Buzz l'éclair ou encore Monsieur Indestructible...

Côté musique, Michael Giacchino nous gâte une fois de plus en signant une BO virtuose, rythmée et pleine d'humour. Un petit tour de chauffe avant Ratatouille ! Vraiment, j'adore ce que fait ce gar-là !

Voir l'interview de Michel Giacchino à propos de ce court métrage.

Comment définir une bonne orchestration ?


On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
Mais qu'en est-il de l'orchestration ?

J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :

Une orchestration déficiente :

Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :

  • Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).

  • Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.

  • Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.

  • Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.

  • Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).

  • Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.

  • Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.

  • Imprécision du caractère.


Une orchestration de qualité :

Une bonne orchestration doit :
  • Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.

  • Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.

  • Renforcer le phrasé.

  • Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.

  • Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».

  • Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.

  • Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).

  • Présenter un caractère précis.

  • Utiliser efficacement la masse orchestrale.

Auteur : Alan Belkin
Source : http://www.musique.umontreal.ca:16080/personnel/Belkin/bk.o.fr/index.html

Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film


Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.

J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.

Orchestration et écriture
Conseils et astuces
Analyses d'extraits de BO
Informatique musicale
Matériel et  logiciels pour
faire de la musique de film

- Doubler les instruments
- Etudier les partitions classiques
- Qu'est-ce qu'un trille ?
- Glissando de harpe
- Finale : éditeur de partitions
- Couleur modale : 7 modes
- Exemple de leitmotiv
- Choeurs et système D
- Style Back to the Future
- Le rôle de l'orchestrateur
- Intégrer les percussions
- Effets stridents
- Exemples de répétitions
- Analyse d'un extrait musical
- Accord de septième diminuée
- Marches harmoniques
- Score preparator
- La flûte traversière
- Résonnance et plans sonores
- Faire monter la tension
- Accélérations et ralentissements
- Effet merveilleux
- Notes maintenues (pédales etc)
- Séquenceur et banques de sons
- Exemple de traitement audio
- Le mastering
- Melodyne Studio (Celemony)
- Séquenceurs et éditeurs de partitions
- Les marqueurs dans Cubase
- Guitar Rig 3  de Native Instruments
- PC sur mesure pour créer de la musique
- Utiliser des boucles de percussions
- Absynth Twilights de Native Instruments
- Cubase 4 de Steinberg
- Mise à jour gratuite de Cubase 4
- Omnisphere de Spectrasonics
- Symphobia de PojectSam
- Browser pour les musiciens


Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métier
Le statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
Se former, étudier
- Faire son CD démo
- Protéger ses oeuvres 
- La musique source
- Le Temp-Track
- Les traumatismes auditifs
- Contacter les producteurs
- Coup de déprime
- Le pote musicos
- Un annuaire pour les musiciens
- Orchestres spécialisés
- L'audiodescription
- Témoignage de JJ Annaud
- Le Sound Design
- Limites des banques de sons
Emettre des factures
- La TVA à 5,5 %
- Intermittence du spectacle
- Déclaration et Impôts
- Fiscalité : Bénéfice Moyen
- Formulaire 2042 C


SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase


Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !

Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4

En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)

Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.

Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration


Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.

Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.

Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).

Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.

Quelques références :


Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :

Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.

Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.

Orchestration et M.A.O : les doublures des instruments pour créer de nouvelles couleurs musicales. Superposition des samples orchestraux


J'ai entendu dernièrement qu'avec les ordinateurs et les samples orchestraux, il ne fallait pas trop doubler les pistes d'instruments car cela donnait quelque chose de trop lourd et de trop condensé. C'est pas faux....

Maiiiis, doubler certaines parties ne veut pas dire "empiler 30 pistes les unes sur les autres". Un peu de finesse dans vos orchestrations, avec des machines et des banques de sons virtuelles, c'est tout à fait possible.

Au fait, pourquoi faire des doublures d'instruments ?
  • Pour créer de nouvelles colorations sonores (flûtes et hautbois)
  • Pour donner plus de présence (violons et violons à l'octave)
  • Pour adoucir certains sons (violoncelles et cors)
  • Pour durcir certains sons (flûtes et xylophone)
  • Pour amuser les petits enfants (piccolo et saxo)

Dans les 2 exemples suivants, j'ai appliqué quelques doublures, simplement en dupliquant les notes et le contrôleur de volume. (extrait de La valse des mariés)

Exemple n° 1 :

  • Mélodie jouée par des violons, doublés à l'octave (en dupliquant les notes à l'octave supérieur).
  • Puis doublure par la flute (copier-coller des notes des violons vers la piste midi de la flûte)
  • Cliquez ici pour voir les notes midi (pdf)



Exemple n° 2 :

  • Mélodie jouée par des violons, doublés à l'octave (en dupliquant les notes à l'octave supérieur).
  • Puis doublure par les trompettes, puis les flûtes et le xylophone (encore une fois par simple copier-coller des notes)
  • Cliquez ici pour voir les notes midi (pdf)

Comme vous pouvez le constater, en M.A.O (Musique assistée par Ordinateur) le copier-coller se fait très facilement!

C'est donc intéressant et facile de tester certaines doublures uniquement pour voir si ça sonne ou pas dans un mix. Les banques de sons d'orchestre actuelles sont très fidèles en terme de sonorités, alors n'hésitez pas à expérimenter vos propres doublures, dans votre séquenceur favori ;-)

Ecoutez le mix final :

Il reste encore la question du passage à l'orchestre réel : une orchestration qui sonne bien avec mon ordinateur sonnera-t-elle aussi bien avec l'orchestre ? pas toujours ! Cela viendra avec l'expérience.
C'est aussi pour cela que les orchestrateurs apportent une aide précieuse aux jeunes compositeurs au début de leur carrière.

Exemple de plans sonores et phénomène de résonnance dans une orchestration. Extait d'une bande originale de Jerry Goldsmith


Dans ce petit extrait, on distingue très nettement 3 plans d'orchestration :

Hollow Man (Jerry Goldsmith) :


Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).

Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.

Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...


Hollow Man Goldsmith Jerry Goldsmith
Hollow Man Jerry Goldsmith
 
(1929-2004)

La musique de film et les couleurs modales : créer des atmosphères musicales avec les 7 modes de l'échelle diatonique.


Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)

L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :

Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).

1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.

Superman (John Williams) :


Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)


2) MODE DE RE
Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.

La Toison douce (Tanguy Follio) :


L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.


3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.

Gladiator (Hans Zimmer) :


Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .


4) MODE DE FA
En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.

Jumanji (James Horner) :


Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.


5) MODE DE SOL
En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.

The Full Monty (David Lindup) :


Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.


6) MODE DE LA
En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.

36 quai des orfèvres (Erwann Kermorvant) :


C'est la gamme mineure classique, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)


7) MODE DE SI
En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.

Gamme :


C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....

J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).

Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).

Les Sites de l'Annuaire