Un iPhone ou un iPod touch pour commander Cubase 5 à distance.
Par Tanguy, mardi 10 février 2009 à 17:20 - Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags
Steinberg propose une application Freeware pratique pour les possesseurs d'un iPhone (ou iPod touch) : Cubase RC

Avec l'application Cubase RC, votre iPhone se transforme en télécommande Wi-Fi pour le séquenceur Cubase 5 :
- Lancer l'enregistrement à distance
- Accéder aux marqueurs
- Avoir accès à des fonctions basiques de mixage
Heureusement, pour nous les pauvres, il reste la solution du clavier et souris sans fil, ce qui n'est pas mal non plus :))
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Pourquoi ne pas lire aussi :
Qui a composé la musique du film, de la pub, du jeu vidéo....
Par Tanguy - Tags
Un petit billet qui permet de rassembler quelques bonnes adresses sur le web pour tout savoir sur la musique de film en général !
J'ai parfois des mails d'internautes qui souhaitent connaître le nom de la personne qui a fait la BO de tel film ou tel jeu vidéo... et comment l'écouter (CD édité, Streaming, téléchargement payant...)
Ci-dessous, quelques sites très complets et très intéressants pour tout savoir sur les bandes originales, mis en place par des gens passionnés et sérieux :
Sites spécialisés (musique pour l'image) :
- Cinesik
- UnderScores
- Trackzone, le blog
- Leitmotiv Soundtracks
- Musique de jeux vidéo
- Musiques de pubs
- Musiques de pubs TV
Je conseille de poser directement la question sur les forums des sites ci-dessus (Qui a fait la musique qu'on entend dans le film ? Qui a signé la partition de cette bande originale ? Quelle est le titre de la chanson de la pub ? Où peut-on acheter le CD de la BO ? etc...).
Sites spécialisés (cinéma) :
Pour tout connaître sur l'équipe d'un film (donc le compositeur).
Astuce donnée par MathOMan (le super héros des mathématiques) : sur IMDB, on peut également découvrir les musiques pré-existantes utilisées dans chaque film - dans la colonne à gauche : "Quicklinks" puis sélectionner "soundtrack listing"
Où se procurer la bande originale ?
- En général, les magasins grand public comme Virgin ou la Fnac proposent un rayon Musique de film qui tend à s'agrandir, certes pas autant que la zone variété internationale ou RAP, mais tout de même, on y trouve des CD assez remarquables.
Et puis, il y a sur Paris une boutique spécialisée : le magasin Cinémusique qui fera le bonheur de tous les béophiles (Merci à Gouchi de me l'avoir rappelé).
- L'achat de CD par correspondance sur les sites spécialisés est également un bon moyen d'obtenir tout (ou presque tout) ce qui a été édité :
- Il y a aussi le marché numérique (Internet, iPod, podcast etc...) qui permet de trouver son bonheur. Télécharger (légalement) de la bonne musique : des albums entiers ou des titres en particuliers à un prix raisonnable (autour de 1 € le titre en très bonne qualité mp3)
Par exemple, en plateforme de téléchargement, je citerais l'incontournable iTunes avec sa base de donnée musicale de 10 millions de fichiers (il y a certainement votre BO préférée dans tout ça), mais aussi l'incroyable Amazon qui se lance dans la vente mp3 !
[Au passage, le site Amazon propose actuellement (juin 2009) une zone promotionnelle de 500 albums entiers (dont 30 consacrés à la musique pour le cinéma) en téléchargement mp3, au prix de 2.99 € (l'album). Citons par exemple les BO de Speed (Mark Mancina), Anthony Zimmer (Frédéric Talgorn), Mulholland Drive (Angelo Badalamenti), Best Of Maurice Jarre...]
En plateforme d'écoute en streaming, j'aime beaucoup Deezer, avec son moteur de recherche très pratique et réactif. Il existe aussi des web-radios où il est possible d'écouter pas mal de thèmes de musiques de films, BO de jeux, génériques de séries etc...
- N'oublions pas également les sites de vidéos (pour découvrir des interviews ou des sessions d'enregistrement de BO) : En tapant par exemple "scoring session" dans l'un de ces sites, on obtient des clips très intéressants.
Mixage et mastering : optimisez vos mix en appliquant un traitement audio par des effets numériques, comme la compression, la réverbe, l'égalisation.
Par Tanguy - Tags
Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.
Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources).
Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).
Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :
La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.
L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.
La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.
Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).
J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !
A quoi sert et comment utiliser un compresseur audio ?| Egalisation des pistes audio| Traitement audio sur des instruments de l'orchestre| Effet audio numérique sur des instruments de l'orchestre| Mixer des pistes audio| convertir les pistes MIDI en pistes audio| Peut-on appliquer un effet audio sur une piste MIDI ?| L'audio et les vsti dans un séquenceur comme Cubase| Utiliser des plugins audio pour optimiser le mixage| Appliquer de la réverbe sur une piste audio de mon séquenceur| Traitement audio comme la réverbe la compression ou l'égalisation
Exemples de musiques pour films institutionnels
Par Tanguy - Tags
Voici 3 exemples de musiques pour films corporate appartenant à 3 secteurs d'activité différents : la technologie (Neusoft), La route (Colas) et l'horlogerie de luxe (Audemars-Piguet).
1) NEUSOFT :
- Réalisation : Ludovic De Vita
- Production : Neusoft
- Musique : Alexandre Mabeix (style électro).
Quelques mots clé : humanité, ouverture, innovation, technologie, dynamique
qu'Alexandre a su traduire musicalement par :
- Un leitmotiv récurrent, accompagné d'effets de sound design (technologie, innovation)
- Une rythmique moderne (dynamique)
- Quelques notes de piano et cordes (humanité)
- Des changements de tonalité et une progression harmonique (innovation, ouverture)
2) COLAS :
- Réalisation : Nicolas Lebrun
- Production : Movida Films
- Directeur Photo : Benjamin Louet
- Musique : Tanguy Follio (style orchestral avec un peu d'électro).
En fait, ce film assez long (plus de 7 mn), comporte 2 grands axes :
- Une première partie "usagers de la route" : humanité, confort, sécurité, voyage, acheminement
- Une deuxième partie "les hommes et les femmes qui font avancer l'entreprise" : esprit d'équipe, travail, fierté, ouverture
- Une base musicale solide et stable posée par une thématique simple (sécurité)
- Du piano, des cordes assez légères et des cuivres doux (confort, humanité)
- Du mouvement, par les croches et doubles croches en arrière plan (locomotion, acheminement)
- Un petit passage musical à consonance ethnique (voyage)
- Partie 2 : reprise du thème initial, mais plus "métronomisé", plus uniforme, plus carré (travail, équipe)
- Final : progression harmonique et orchestrale avec des chœurs en bouquet final (fierté, ouverture)
3) AUDEMARS-PIGUET :
- Réalisation : Julius Berg
- Production : Point Prod
- Images de synthèse : Wizz
- Musique : Bernhard Elsner (style orchestral cinématographique).
Ce film institutionnel raconte d'abord une histoire, avec des personnages, des décors, une intrigue. On est loin d'une simple juxtaposition d'images énumérant les valeurs et les compétences d'une entreprise. Ici les compétences se manifestent par l'expérience et la longévité ("il y a bien longtemps dans une contrée lointaine...") ainsi que par l'accent mis sur le côté artisanal, inédit (chaque pièce faite à la main est unique) et précis (secteur de la haute horlogerie).
La musique, composée par Bernhard, présente une grande souplesse, plus que dans les deux exemples précédents (plutôt récurrents avec des thèmes répétitifs à 8 ou 16 mesures). Ici, la BO épouse la fiction. Pour la musique, Bernhard a choisi une instrumentation classique : un ensemble de cordes (interprété par l'orchestre symphOnifilm) et une flûte traversière, ce qui renforce parfaitement le côté cinématographique, l'arrivée d'un objet mystérieux... l'histoire d'une montre de luxe.
- Instruments classiques pour un film "d'époque" (longévité, expérience)
- Des cordes moelleuses et une belle mélodie (luxe)
- Un flûte traversière, sobre, discrète mais efficace (l'être humain, l'artisan)
- une consonance énigmatique dans le thème et l'arrangement (mystère)
- Pizzicati ordonnés, légers et précis (travail de précision)
Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.
Par Tanguy - Tags
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Le métier de copiste dans la musique de film| En savoir plus sur la gravure musicale| Comment sont fabriquées les partitions pour orchestres symphoniques ?| Quels sont les éditeurs de partitions professionnels les plus utilisés actuellement ?| Sous quel support le compositeur l'arrangeur ou l'orchestrateur confie-t-il sa musique au copiste ?| Le copiste ou graveur musical travaille à partir d'un manuscrit ou de fichiers finale ou Sibelius| Quelle est la différence entre copiste et graveur musical ?| Lire une interview sur le métier de la gravure musicale
Lulu La Nantaise : Guitare, batterie, saxophone, tuba... et de la bonne musique de film !
Par Tanguy - Tags
Vous aimez la musique de film ? la musique live ? le rock ? le saxophone ? Ennio Morricone ? Michel Magne ? Lalo Schifrin ?
Le groupe Lulu La Nantaises est incontournable, surtout si vous êtes de passage dans la Loire Atlantique (pour les concerts).
L'idée est de reprendre des thèmes musicaux du cinéma (Inspecteur Harry, Fantomas, Oss-117, Enter The Dragon... ) et de les ré-arranger par (et pour) 4 musiciens sacrément doués. Le résultat est vraiment à la hauteur !

Allez, je vous laisse, faut que j'y retourne, je n'ai pas encore tout écouté.
Ah oui... les liens :
Visiter le Myspace de Lulu La Nantaise
Visiter le site Web de Lulu La Nantaise
Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?
Par Tanguy - Tags
Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.
Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.
L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :
- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).
Avant :
Après :
- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :
Avant :
Après :
OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...
Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)
Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :
Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.
Cordes + cuivres + percus :
C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).
Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :
(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)
Staccato| Informatique musicale| Staccatos et effet machine à écrire| le son mitraillette des staccatos en MAO| Orchestration en MIDI| Simuler de la musique orchestrale avec un ordinateur| Reproduire un orchestre| Les notes courtes en MAO| Banques de sons et stacs| Blog sur la composition de musique de film
Raccourci clavier pour amener les délimiteurs aux extrémités d'un élément (conteneur midi, fichier wav...)
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Séquenceur = Cubase, Reaper
Astuce = Les délimiteurs droit et gauche (R & L)
Envoyée par Christian Pastouret (compositeur)
Astuce : Sélectionner un élément (item) de piste, appuyer sur "P", les délimiteurs se placeront automatiquement aux bornes de cet élément.
C'est pratique si vous voulez écouter une séquence midi en particulier, ou convertir un passage midi en élément audio (bounce).
Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)
Le sound design et l'identité sonore ont une place importante dans la musique pour l'image.
Par Tanguy - Tags
J'ai constaté dans notre annuaire de musiciens une rubrique qui était en pleine expansion : la rubrique "Identité sonore" (qui regroupe le sound design, l'illustration sonore et musicale).
Différent de l'écriture de grandes partitions symphoniques, le travail des compositeurs sound designers se caractérise beaucoup plus par la manipulation des sons (musique originale, sons acoustiques, sons électroniques, effets...), ce qui demande des qualités à la fois artistiques (être musicien) et techniques (travail du son à partir de machines, beatmaking). Comme l'a signalé Guillaume dans son blog à propos de Evolve et Synergy, je cite :"si on travaille pour l'image, on ne peut pas échapper à l'électro (la musique symphonique commence à se faire rare...)"
Aujourd'hui, je voudrais m'attarder sur le travail que font "The Waxstoners", 2 jeunes et talentueux musiciens. Dans leur studio Kapriel Records (label) ils travaillent ensemble sur la musique et le sound design (habillage sonore, identité sonore, communication sonore etc.) pour des groupes tels que Adidas ou Linux.
La vidéo ci-dessous, me paraît intéressante car elle montre les coulisses de la création d'un habillage sonore et musical, à partir des images de base et d'un fil conducteur : mots clés, direction artistique donnée par l'agence de communication (Gfilm) au cours d'un débriefing :
Exemple d'identité sonore pour Adidas :
Créée par The Waxstoners
Créée par The Waxstoners
The Waxstoners :
- Visiter leur site
- Visiter leur page myspace
Label Kapriel Records :
- Visiter le site
A découvrir également, le travail de Maria de Castro (compositeur sound designer)
The Waxstoners et le Studio Kapriel Records répondent à tous vos besoins en terme de sound design| Sound designer professionnel à votre service| Voir un clip vidéo sur le sound design et l'habillage musical| Communication et signature sonore pour le groupe Adidas| Studio de création spécialisé dans l'identité sonore| Sonorisation d'espaces de vente| Identité sonore pour grandes enseignes| Instruments acoustiques et électriques pour créer une identité sonore personnalisée| Agence de communication sonore| Compositeurs et musiciens professionnels créent votre identité et signature sonore
Site sur la musique accessible aux non-voyants et malvoyants
Par Tanguy - Tags
Je côtoie régulièrement un enfant qui souffre d'une sévère déficience visuelle. Il n'a que 7 ans et je dois dire qu'il est très courageux !
L'autre jour, je le regardais tapoter sur le piano et je me suis dis: "au fait, pourquoi les non-voyants ne s'intéresseraient-ils pas à la composition de musique pour l'image ? et, pourquoi ne pas faire de la musique de film un métier ? "
Après tout, une personne aveugle ne présente pas forcément une cécité totale. Et au fond, la musique de film, c'est d'abord un métier qui demande des compétences musicales (et psychologiques aussi).
D'ailleurs, on ne devrait pas parler de musique synchronisée sur des images, mais plutôt de musique synchronisée sur une histoire : avec des dialogues, des bruitages, des personnages avec des thématiques précises, des sentiments à faire passer.
En ayant un découpage temporel très détaillé, des explications claires, et surtout une très bonne entente avec le réalisateur, la création d'une bande originale pour un non-voyant me paraît tout à fait possible (quitte à faire équipe avec un musicien bien-voyant, rien ne l'interdit).
Mais on s'en doute, les écrits pédagogiques tels que traités d'orchestration, traités d'harmonie, partitions symphoniques, manuel du sound designer, Le mixage pour les nuls etc... sont rarement transcrits en braille.
Internet devient alors un outil très puissant pour un non-voyant qui souhaiterait s'informer sur le sujet. Hélas, par leur forme, beaucoup de sites sont encore inaccessibles aux aveugles. Alors, histoire d'apporter ma petite contribution, je me suis dit que je pouvais recopier quelques uns de mes articles en les adaptant au handicap visuel.
Et bien voilà qui est fait, le lien ci-dessous pointe vers une dizaine de mes billets préférés. Ce qui change, c'est la mise en page : peu ou pas d'images, gros caractères, contraste, texte linéaire, liens hypertextes détaillés, pas de tableaux, nombreux mp3 en lien direct (donc téléchargeables).
Accéder aux articles adaptés aux déficients visuels
Je vous souhaite une bonne visite.
Tanguy Follio
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