Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

iPod


Un iPhone ou un iPod touch pour commander Cubase 5 à distance.


Steinberg propose une application Freeware pratique pour les possesseurs d'un iPhone (ou iPod touch) : Cubase RC

iPhone télécommande Cubase


Avec l'application Cubase RC, votre iPhone se transforme en télécommande Wi-Fi pour le séquenceur Cubase 5 :
  • Lancer l'enregistrement à distance
  • Accéder aux marqueurs
  • Avoir accès à des fonctions basiques de mixage

Heureusement, pour nous les pauvres, il reste la solution du clavier et souris sans fil, ce qui n'est pas mal non plus :))



Pourquoi ne pas lire aussi :


Qui a composé la musique du film, de la pub, du jeu vidéo....


Un petit billet qui permet de rassembler quelques bonnes adresses sur le web pour tout savoir sur la musique de film en général !

J'ai parfois des mails d'internautes qui souhaitent connaître le nom de la personne qui a fait la BO de tel film ou tel jeu vidéo... et comment l'écouter (CD édité, Streaming, téléchargement payant...)
Ci-dessous, quelques sites très complets et très intéressants pour tout savoir sur les bandes originales, mis en place par des gens passionnés et sérieux :

Sites spécialisés (musique pour l'image) :

Je conseille de poser directement la question sur les forums des sites ci-dessus (Qui a fait la musique qu'on entend dans le film ? Qui a signé la partition de cette bande originale ? Quelle est le titre de la chanson de la pub ? Où peut-on acheter le CD de la BO ? etc...).

Sites spécialisés (cinéma) :
Pour tout connaître sur l'équipe d'un film (donc le compositeur).

Astuce donnée par MathOMan (le super héros des mathématiques) : sur IMDB, on peut également découvrir les musiques pré-existantes utilisées dans chaque film - dans la colonne à gauche : "Quicklinks" puis sélectionner "soundtrack listing"


Où se procurer la bande originale ?

- En général, les magasins grand public comme Virgin ou la Fnac proposent un rayon Musique de film qui tend à s'agrandir, certes pas autant que la zone variété internationale ou RAP, mais tout de même, on y trouve des CD assez remarquables.
Et puis, il y a sur Paris une boutique spécialisée : le magasin Cinémusique qui fera le bonheur de tous les béophiles (Merci à Gouchi de me l'avoir rappelé).

- L'achat de CD par correspondance sur les sites spécialisés est également un bon moyen d'obtenir tout (ou presque tout) ce qui a été édité :
- Il y a aussi le marché numérique (Internet, iPod, podcast etc...) qui permet de trouver son bonheur. Télécharger (légalement) de la bonne musique : des albums entiers ou des titres en particuliers à un prix raisonnable (autour de 1 € le titre en très bonne qualité mp3)

Par exemple, en plateforme de téléchargement, je citerais l'incontournable iTunes avec sa base de donnée musicale de 10 millions de fichiers (il y a certainement votre BO préférée dans tout ça), mais aussi l'incroyable Amazon qui se lance dans la vente mp3 !

[Au passage, le site Amazon propose actuellement (juin 2009) une zone promotionnelle de 500 albums entiers (dont 30 consacrés à la musique pour le cinéma) en téléchargement mp3, au prix de 2.99 € (l'album). Citons par exemple les BO de Speed (Mark Mancina), Anthony Zimmer (Frédéric Talgorn), Mulholland Drive (Angelo Badalamenti), Best Of Maurice Jarre...]

En plateforme d'écoute en streaming, j'aime beaucoup Deezer, avec son moteur de recherche très pratique et réactif. Il existe aussi des web-radios où il est possible d'écouter pas mal de thèmes de musiques de films, BO de jeux, génériques de séries etc...

- N'oublions pas également les sites de vidéos (pour découvrir des interviews ou des sessions d'enregistrement de BO) : En tapant par exemple "scoring session" dans l'un de ces sites, on obtient des clips très intéressants.

Mixage et mastering : optimisez vos mix en appliquant un traitement audio par des effets numériques, comme la compression, la réverbe, l'égalisation.


Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.

Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources).
Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).

Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :

La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.

Avant la compression
Avant la compression
   Après la compression
Après la compression


L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.

La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.

Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).

J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !

Exemples de musiques pour films institutionnels


Voici 3 exemples de musiques pour films corporate appartenant à 3 secteurs d'activité différents : la technologie (Neusoft), La route (Colas) et l'horlogerie de luxe (Audemars-Piguet).

1) NEUSOFT :
- Réalisation : Ludovic De Vita
- Production : Neusoft
- Musique : Alexandre Mabeix (style électro).



Quelques mots clé : humanité, ouverture, innovation, technologie, dynamique
qu'Alexandre a su traduire musicalement par :
  • Un leitmotiv récurrent, accompagné d'effets de sound design (technologie, innovation)
  • Une rythmique moderne (dynamique)
  • Quelques notes de piano et cordes (humanité)
  • Des changements de tonalité et une progression harmonique (innovation, ouverture)



2) COLAS :
- Réalisation : Nicolas Lebrun
- Production : Movida Films
- Directeur Photo : Benjamin Louet
- Musique : Tanguy Follio (style orchestral avec un peu d'électro).




En fait, ce film assez long (plus de 7 mn), comporte 2 grands axes :
- Une première partie "usagers de la route" : humanité, confort, sécurité, voyage, acheminement
- Une deuxième partie "les hommes et les femmes qui font avancer l'entreprise" : esprit d'équipe, travail, fierté, ouverture
  • Une base musicale solide et stable posée par une thématique simple (sécurité)
  • Du piano, des cordes assez légères et des cuivres doux (confort, humanité)
  • Du mouvement, par les croches et doubles croches en arrière plan (locomotion, acheminement)
  • Un petit passage musical à consonance ethnique (voyage)
  • Partie 2 : reprise du thème initial, mais plus "métronomisé", plus uniforme, plus carré (travail, équipe)
  • Final : progression harmonique et orchestrale avec des chœurs en bouquet final (fierté, ouverture)



3) AUDEMARS-PIGUET :
- Réalisation : Julius Berg
- Production : Point Prod
- Images de synthèse : Wizz
- Musique : Bernhard Elsner (style orchestral cinématographique).




Ce film institutionnel raconte d'abord une histoire, avec des personnages, des décors, une intrigue. On est loin d'une simple juxtaposition d'images énumérant les valeurs et les compétences d'une entreprise. Ici les compétences se manifestent par l'expérience et la longévité ("il y a bien longtemps dans une contrée lointaine...") ainsi que par l'accent mis sur le côté artisanal, inédit (chaque pièce faite à la main est unique) et précis (secteur de la haute horlogerie).

La musique, composée par Bernhard, présente une grande souplesse, plus que dans les deux exemples précédents (plutôt récurrents avec des thèmes répétitifs à 8 ou 16 mesures). Ici, la BO épouse la fiction. Pour la musique, Bernhard a choisi une instrumentation classique : un ensemble de cordes (interprété par l'orchestre symphOnifilm) et une flûte traversière, ce qui renforce parfaitement le côté cinématographique, l'arrivée d'un objet mystérieux... l'histoire d'une montre de luxe.

  • Instruments classiques pour un film "d'époque" (longévité, expérience)
  • Des cordes moelleuses et une belle mélodie (luxe)
  • Un flûte traversière, sobre, discrète mais efficace (l'être humain, l'artisan)
  • une consonance énigmatique dans le thème et l'arrangement (mystère)
  • Pizzicati ordonnés, légers et précis (travail de précision)

Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.


Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.

Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :

- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?

La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.

Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.

Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE

- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)

Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.

- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?

Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.

Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius

- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).

Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.

- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…

Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.

Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.

- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).

A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.

- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?

Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.

- La concurrence sur la marché est-elle rude ?

J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.

- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)

Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !

Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)

Lulu La Nantaise : Guitare, batterie, saxophone, tuba... et de la bonne musique de film !


Vous aimez la musique de film ? la musique live ? le rock ? le saxophone ? Ennio Morricone ? Michel Magne ? Lalo Schifrin ?
Le groupe Lulu La Nantaises est incontournable, surtout si vous êtes de passage dans la Loire Atlantique (pour les concerts).

L'idée est de reprendre des thèmes musicaux du cinéma (Inspecteur Harry, Fantomas, Oss-117, Enter The Dragon... ) et de les ré-arranger par (et pour) 4 musiciens sacrément doués. Le résultat est vraiment à la hauteur !

Groupe musique de film


Allez, je vous laisse, faut que j'y retourne, je n'ai pas encore tout écouté.

Ah oui... les liens :

Visiter le Myspace de Lulu La Nantaise

Visiter le site Web de Lulu La Nantaise

Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?


Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.

Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.

L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :

- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).

Avant :


Après :



- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :

Avant :


Après :


OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...

Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)

Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :


Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.

Cordes + cuivres + percus :


C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).


Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :


(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)

Raccourci clavier pour amener les délimiteurs aux extrémités d'un élément (conteneur midi, fichier wav...)


Séquenceur = Cubase, Reaper
Astuce = Les délimiteurs droit et gauche (R & L)

Envoyée par Christian Pastouret (compositeur)

Astuce : Sélectionner un élément (item) de piste, appuyer sur "P", les délimiteurs se placeront automatiquement aux bornes de cet élément.

C'est pratique si vous voulez écouter une séquence midi en particulier, ou convertir un passage midi en élément audio (bounce).


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


Le sound design et l'identité sonore ont une place importante dans la musique pour l'image.


J'ai constaté dans notre annuaire de musiciens une rubrique qui était en pleine expansion : la rubrique "Identité sonore" (qui regroupe le sound design, l'illustration sonore et musicale).

Différent de l'écriture de grandes partitions symphoniques, le travail des compositeurs sound designers se caractérise beaucoup plus par la manipulation des sons (musique originale, sons acoustiques, sons électroniques, effets...), ce qui demande des qualités à la fois artistiques (être musicien) et techniques (travail du son à partir de machines, beatmaking). Comme l'a signalé Guillaume dans son blog à propos de Evolve et Synergy, je cite :"si on travaille pour l'image, on ne peut pas échapper à l'électro (la musique symphonique commence à se faire rare...)"

Aujourd'hui, je voudrais m'attarder sur le travail que font "The Waxstoners", 2 jeunes et talentueux musiciens. Dans leur studio Kapriel Records (label) ils travaillent ensemble sur la musique et le sound design (habillage sonore, identité sonore, communication sonore etc.) pour des groupes tels que Adidas ou Linux.

La vidéo ci-dessous, me paraît intéressante car elle montre les coulisses de la création d'un habillage sonore et musical, à partir des images de base et d'un fil conducteur : mots clés, direction artistique donnée par l'agence de communication (Gfilm) au cours d'un débriefing :

Exemple d'identité sonore pour Adidas :
Créée par The Waxstoners



The Waxstoners :
- Visiter leur site
- Visiter leur page myspace

Label Kapriel Records :
- Visiter le site


A découvrir également, le travail de Maria de Castro (compositeur sound designer)

Site sur la musique accessible aux non-voyants et malvoyants


Je côtoie régulièrement un enfant qui souffre d'une sévère déficience visuelle. Il n'a que 7 ans et je dois dire qu'il est très courageux !

L'autre jour, je le regardais tapoter sur le piano et je me suis dis: "au fait, pourquoi les non-voyants ne s'intéresseraient-ils pas à la composition de musique pour l'image ? et, pourquoi ne pas faire de la musique de film un métier ? "

Après tout, une personne aveugle ne présente pas forcément une cécité totale. Et au fond, la musique de film, c'est d'abord un métier qui demande des compétences musicales (et psychologiques aussi).

D'ailleurs, on ne devrait pas parler de musique synchronisée sur des images, mais plutôt de musique synchronisée sur une histoire : avec des dialogues, des bruitages, des personnages avec des thématiques précises, des sentiments à faire passer.

En ayant un découpage temporel très détaillé, des explications claires, et surtout une très bonne entente avec le réalisateur, la création d'une bande originale pour un non-voyant me paraît tout à fait possible (quitte à faire équipe avec un musicien bien-voyant, rien ne l'interdit).

Mais on s'en doute, les écrits pédagogiques tels que traités d'orchestration, traités d'harmonie, partitions symphoniques, manuel du sound designer, Le mixage pour les nuls etc... sont rarement transcrits en braille.

Internet devient alors un outil très puissant pour un non-voyant qui souhaiterait s'informer sur le sujet. Hélas, par leur forme, beaucoup de sites sont encore inaccessibles aux aveugles. Alors, histoire d'apporter ma petite contribution, je me suis dit que je pouvais recopier quelques uns de mes articles en les adaptant au handicap visuel.

Et bien voilà qui est fait, le lien ci-dessous pointe vers une dizaine de mes billets préférés. Ce qui change, c'est la mise en page : peu ou pas d'images, gros caractères, contraste, texte linéaire, liens hypertextes détaillés, pas de tableaux, nombreux mp3 en lien direct (donc téléchargeables).

Accéder aux articles adaptés aux déficients visuels


Je vous souhaite une bonne visite.

Tanguy Follio


Les sites de l´annuaire :
  • ENSEMBLE MUSICAL EL DARBAK


    ENSEMBLE MUSICAL EL DARBAK Djamel Mellouk est issu d’une famille originaire de Souahlia dans l'est algérien, wilaya de Tlemcen. Il devient titulaire d'une maîtrise de sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales, d'une maîtrise de philosophie des sciences à la Sorbonne (Paris IV), et agrégatif en philosophie, il est en 1996 et 1997, journaliste pour France 2 (rédaction du journal, Thé ou Café, D'un monde à l'autre). En 1998, il rejoint L'Express sous la tutelle de Christophe Barbier, et travaille comme journaliste pour Web Magazine (groupe Prisma Presse). Deux ans plus tard, il devient chef de la rubrique culture au journal en ligne N4S (Net for Student). Il participe également à l'ouvrage de Marie-Laure de Léotard, Le Dressage des élites, paru aux éditions Plon. En 1994, il sillonne l'Égypte et se passionne pour ses arts. Sa rencontre avec les musiciens égyptiens de tradition populaire lui permettent d'enrichir son répertoire musical. En 1995, il revient une nouvelle fois au Caire dans les quartiers populaires, puis s'installe à Zamalek et se forme auprès des héritiers de la musique orientale égyptienne, certains ayant été interprètes dans les orchestres d'Oum Kalthoum ou Abdel Halim Hafez, comme Riadh Sombati, Mohamed El Mougui ; d'autres ont accompagné les plus grandes danseuses d'Égypte, comme Ahmed El Masri, ou encore Mohsen Gouli. En 1999 il fonde, avec la chorégraphe Gemma, la Compagnie Mille et Une Nuits, une formation de sept danseuses et quatre percussionnistes réunis par une passion commune pour la danse et la musique égyptienne. Djamel Mellouk poursuit son exploration des principaux rythmes du raqs sharki, danses de l'Orient. Son style musical s'appuie sur une large connaissance des rythmes orientaux et des variations propres à chaque région, obtenue grâce à un travail de collecte auprès des musiciens : Saïddi dans le Sud de l'Égypte, Khaligy dans le Golfe Persique, Karatchy en Inde et au Maghreb... Deux ans plus tard, il décide de fonder l'ensemble El Darbak, une formation musicale de cinq instrumentistes travaillant à l'élaboration et l'improvisation de nouvelles compositions alliant les sonorités des percussions orientales tout en préservant l'esprit festif et traditionnel des maîtres égyptiens. En 2002 sort son premier album, Alhambra (DOM, Al Hamrâ, la rouge), en hommage à la citadelle rouge de Grenade. Parallèlement, il poursuit sa carrière de musicien : spectacles au Théâtre du Renard, à l’Institut du monde arabe, au Satellit Café, à La Cigale, ou encore au Palais des congrès de Montreux en Suisse. En 2004 sort son second album Alf Leïla wa Leïla (Mille et Une Nuits, DOM), fruit de la rencontre entre les rythmes orientaux et la richesse musicale de la Perse. À cette occasion, il collabore avec le musicien iranien Habib Meftath Boushehri, originaire de la région de Bushehr (Sud de l'Iran). À l'issue de cette nouvelle expérience musicale, Djamel Mellouk réoriente la formation d'El Darbak, alors uniquement constituée de percussions, et l'ouvre aux instruments mélodiques : c'est la rencontre avec le ney extatique qui préfigure son troisième album. L'enregistrement aura lieu en 2006 en live à la Cigale : Mille et Une Nuits live à La Cigale (Sony-BMG). Il participe également à un second spectacle avec Gemma, intitulé Alhambra. En 2007, à l'occasion d'une tournée internationale, Djamel Mellouk renouvelle l'ensemble El Darbak, et introduit de nouvelles sonorités harmoniques : Hend Zouari au kanoun; mélodiques Justine Rigutto au violon ; et rythmiques : Guy Roch et Djamel Si Mohammed. Sa nouvelle création, Zenzela, est en tournée internationale depuis 2007 : Casino de Beyrouth, Palais Soleimann de Marrakech, Sheraton d'Oran, Casino d'Agadir, Stade Moulay Abdellah de Rabat, Carpa de Barcelone, El Gourna et Hurgada en Egypte... Djamel Mellouk s'implique également dans la pédagogie, avec en 2008 la publication une méthode d'apprentissage de la darbouka et des rythmes orientaux intitulée Découverte et perfectionnement de la darbouka (ID Music), et en 1999 la création de l'EPOM : l'École de percussions orientales Mille et Une Nuits, où il y enseigne les différents instruments de percussions orientales : darbouka, daf, bendir, sagattes...
    Thèmes abordés : Musique du journal télévisé de France 2, Mille et Une Nuits Live à La Cigale, 1 DVD (Sony-BMG) , Album-CD 'Alhambra', Musique d'Egypte , Musique d'Orient, Musique du Moyen-Orient, Musique d'Andalousie.
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  • Benoit GUNTHER - Musicien compositeur - Artiste indépendant


    Benoit GUNTHER - Musicien compositeur - Artiste indépendant- Dirrigeant de la société ACL DIFFUSION
    - Artiste professionnel indépendant
    - Pianiste et organiste pour prestations et spectacles évènementiels.
    - Auteur compositeur sociétaire à la SACEM.
    - Compositeur et arrangeur sur support numérique audio.
    - Réalisation en mixage et traitement de l'enregistrement sonore.
    - Administrateur et responsable du site ACL DIFFUSION.
    3a rue de la Forêt - 57600 FORBACH
    SIREN : 519 609 192 - APE: 9003B
    Tél : 03 87 88 38 70
    port : 06 06 99 98 33 Tags

    - Artiste professionnel indépendant
    En adaptant ses techniques à travers le toucher sur son clavier, Benoît pouvait reconstituer les différentes partitions instrumentales proposées pour chaque musicien.

    Auteur compositeur sociétaire à la SACEM.
    Réalisation de plusieurs albums CD réalisés en solo et pour d'autres artistes régionaux. Benoit GUNTHER peut également produire et faire connaitre d'autres auteurs interprètes ou musiciens qu'il produit par ses compositions ou arrangements musicaaux.

    Compositeur et arrangeur sur support numérique audio.
    Maitrise parfaite des partitions musicales et de la MAO.Les principales séquences composées, sont réalisées sur séquenceur, puis reproduites par les musiciens de sa formation.
    A noter: les artistes pour qui Benoit GUNTHER compose, sont aussi intervenant comme invités lors des concerts qu'il produit.

    - Réalisation en mixage et traitement de l'enregistrement sonore.
    Maitrise parfaite de l'outil informatique.Compositions réalisées à distance avec d'autres artistes, à travers le web.
    Administrateur et prise de main de l'ordinateurs des artistes afin réaliser ce concept.

    - Administrateur et responsable du site ACL DIFFUSION.
    Actuellement, réalisation d'un NOUVEL album Jazz-Rock avec sa formation musicale nommée "BEN GUN'S"
    Pour plus de renseignements, consulter le site :
    http://benguns.infos.st

    Benoit GUNTHER - Musicien compositeur - Artiste indépendant


    Contact :
    ACL DIFFUSION - Benoit GUNTHER
    Lemusicos57@gmail.com
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  • Xavier 'mv' Dang - Composer/sound designer for visual & interactive media


    Xavier 'mv' Dang - Composer/sound designer for visual & interactive mediaMon site pro regroupe une grosse quantité de clips démos au format MP3, dans une multitude de styles musicaux différents. La diversité et la qualité de mes travaux capteront votre oreille et possiblement votre intérêt pour une éventuelle collaboration.
    Le site met également en avant mon CV sonore (principalement dans le domaine du jeu vidéo, sur PC, GameBoy Advance, Nintendo DS, téléphone & Web), ainsi que certains avis et des liens vers différentes communautés hébergeant mes travaux. Tags

    Maîtrise et expérience du travail sonore pour l'intéractif & cinématique multimédia
    Compositeur/Producteur de M.A.O. depuis 1998, passionné de nouvelles technologies ainsi que de jeux vidéos, je travaille professionnellement dans le milieu depuis 2005.
    J'ai composé personnellement plus de 1000 musiques, travaillé sur une trentaine de projets sortis commercialement, et mes travaux divers ont reçu plus d'une centaine de milliers de téléchargements sur diverses communautés musicales.
    Je sais m'adapter facilement à de nouveaux environnements audio/sampling, et suis autant compétent sur des production full audio/redbook que sur des limitations du type handheld/téléphone.

    Tous les styles de musiques, pour tous les types de productions
    Plutôt un artiste electro/ambient de nature, j'ai au fil des années mis un point d'honneur à maîtriser un maximum de genres musicaux, autant dans leur composition que leur production.
    L'avantage était énorme, surtout dans le domaine du jeu vidéo, où d'un jour à l'autre je pouvais basculer entre country, fanfare orchestrale épique & techno!
    Plus récemment j'ai ajouté claviers, guitares, micros et basse à mon home studio pour rajouter plus de performances live aux productions, en complément des très nombreuses librairies sonores et synthés virtuels de haute qualité que je possède.

    Un emploi du temps dédié à la musique, une grande disponibilité
    A part un travail en école qui ne me prend que quelques heures par semaine, l'intégralité de mon temps est dédié à mon activité musicale et sonore, vous garantissant une quantité de travail et écoutes préliminaires permanentes.
    J'ai parfois été contacté par certaines entreprises en urgence pour produire bande-son & effets sonores en 24 heures, ce que j'ai fait, moyennant évidemment dans ce cas un tarif plus élevé.

    Pas seulement des compositions, mais également remixes/arrangements/covers sur demande, et en tous formats
    J'ai également souvent eu à reproduire des morceaux déjà existants pour mon travail. Que ce soit des arrangements complexes à l'instrumentation riche, ou bien des versions bien plus compressées et limitées dans leur polyphonie (portable/handheld) ce n'a jamais été un problème.
    J'ai une oreille très travaillée et une expérience en la matière qui font de ces tâches un plaisir.

    De l'expérience en sound design
    Bien que celle-ci ne soit pas aussi riche que mon expérience musicale, j'ai été en charge de la création/production/modification d'effets sonores et d'ambiance sonore pour plusieurs projets, principalement sur micro-formats.
    Cependant, je sais aussi travailler sur des ambiances poussées en full audio 32-bit, ainsi que l'incorporation de bruitages pour cinématiques, et serai ravi d'effectuer quelques tests pour vous si vous êtes intéressés.

    Xavier 'mv' Dang - Composer/sound designer for visual & interactive media


    Contact :
    Xavier Dang
    58 rue de Colombes
    92400 Courbevoie
    FRANCE
    tél : 0660358241

    Thèmes abordés : Cinématique multimédia, Compositeur multimedia, Musique de jeux vidéo, Sonorisation jeu, Arrangement musical, Orchestration, Remixe, Sound design.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique pour le multimédia