Cubase : afficher ou cacher la colonne inspecteur de piste, pour un meilleur confort visuel dans votre séquence
Par Tanguy, mardi 10 juin 2008 à 08:04 - Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags
Pour ceux qui, comme moi, ne disposent pas d'un écran 24 pouces, j'écris ce petit billet pour signaler un raccourci clavier très pratique dans Cubase SX : Alt+I que j'utilise tout le temps pour cacher la colonne inspecteur de piste (pour un meilleur confort visuel).
La colonne inspecteur permet de connaître toutes les informations relatives à une piste donnée (volume, panoramique, canal midi, plug-in chargé, effets d'insert etc...). Une fois le morceau commencé, il n'est pas indispensalbe que cette colonne soit tout le temps affichée :

Raccourci clavier Alt+I donne ceci :

L'espace consacré à la séquence se trouve agrandi.
C'est toujours ça de gagné pour nos petits yeux ;-)
Voilà. Certains préfèreront cliquer directement sur l'icône, ça dépend des gens. Moi je suis plutôt un adepte des raccourcis clavier.
Pour les adeptes de la souris, Alt+I
équivaut à cliquer sur le bouton ci-dessous (icône de gauche) :

n'essaie pas de cliquer
c'est juste une image...
équivaut à cliquer sur le bouton ci-dessous (icône de gauche) :

n'essaie pas de cliquer
c'est juste une image...
Raccourci clavier dans Cubase SX, Cacher et afficher la colonne inspecteur de piste dans Cubase SX, Astuce pour gagner de l'espace dans votre séquenceur, Raccourci clavier pour faire disparaître et réapparaître l'inspecteur de piste dans Cubase SX, Gagner de la place en aérant votre séquence musicale, Cacher l'inspecteur de piste permet un confort visuel, L'inspecteur de piste affiche les informations relatives à la piste sélectionnée, Pour chaque piste Le canal midi la panoramique et les effets d'insert sont affichés dans l'inspecteur de piste, Dans Cubase le raccourci clavier Alt I affiche ou cache l'inspecteur de piste, Pour un meilleurs confort visuel pensez à cacher momentanément la colonne inspecteur de piste de votre séquenceur
Pourquoi ne pas lire aussi :
Reaper, un séquenceur pro (audio et MIDI), à un prix dérisoire
Par Tanguy - Tags
Une très bonne nouvelle pour ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent à mettre dans une station de travail audio numérique de qualité professionnelle (de type Cubase, Sonar, Live, Logic, Protools, Digital Performer...). J'ai découvert le logiciel Reaper de Cockos, il y a quelques semaines. Aujourd'hui, après y avoir parcouru les grandes lignes, je ne peux m'empêcher de vous faire part de mon enthousiasme grandissant :
Actuellement (2010) le logiciel vous coûtera 60 $ si vos revenus musicaux
annuels ne dépassent pas 20 000 $ (sinon ça coûte 225 $).
Le logiciel complet est utilisable gratuitement pendant 30 jours.
annuels ne dépassent pas 20 000 $ (sinon ça coûte 225 $).
Le logiciel complet est utilisable gratuitement pendant 30 jours.
(En comparaison, Cubase 5 se vend plutôt autour de 550 $)
Une économie qui pourra servir à acheter une bonne banque de sons, par ex.
Une économie qui pourra servir à acheter une bonne banque de sons, par ex.

Plus je le découvre et plus je me rends compte qu'il fait la même chose que les séquenceurs de renommée. Enregistrement et mixage audio, édition MIDI, pistes illimitées, import de fichiers vidéo, Effets audio, effets midi, table de mixage, routing, enveloppes de panoramique, de volume, de tempo. Stabilité et performance !
Il existe déjà pas mal d'avis d'internautes sur le web que je vous laisse consulter (ça vaut le détour) :
la particularité de Reaper est qu'il suffit de créer une piste (appelée track) laquelle, selon ce qu'on y met à l'intérieur, prend la fonction de piste audio, de piste VST-instrument, de piste MIDI, de piste d'effet etc... Ensuite, il est facile de relier plusieurs pistes entre elles comme on veut (l'acheminement = le routing).
Voici un exemple :
J'insère 5 pistes dans mon séquenceur. Elles sont vides, je vais juste leur donner un nom et une couleur pour faire joli :

Puis, pour une piste voulue, je vais aller choisir un plug-in tel que : instrument virtuel (Kontakt, Stylus RMX, Eastwest Symphonic Orchestra...), ou bien un effet audio (comme une réverbe, un compresseur, un égaliseur...) en cliquant sur le bouton fx :

Revenons à la répartition de mes 5 pistes ci-dessus :
- La piste 1 devient une piste d'effet(s) dans laquelle je charge une réverbe.
- La piste 2 devient une piste Instrument dans laquelle je charge un VST instrument (piano) monotimbral. Je pourrai éditer des notes dans cette piste pour faire jouer le piano.
- La piste 3 devient une piste Instrument dans laquelle je charge un VST instrument (Symphonic Orchestra East-West) multitimbral. Je ne vais pas nécessairement éditer de notes dans cette piste. Par contre, je vais m'en servir comme expander (un rack instrumental symphonique), auquel je pourrai relier un tas de pistes MIDI.

Choix d'un plug-in pour la piste 3
- La piste 4 sera une piste MIDI, que je relierai à mon rack (piste 3). Je lui assignerai un son de violons (en sélectionnant le canal midi adéquat).
- La piste 5 sera une piste MIDI, que je relierai à mon rack (piste 3). Je lui assignerai un son de trompettes (en sélectionnant le canal midi adéquat).
Ensuite, je relie les pistes entre elles selon mes envies grâce au bouton io (imput/outpout) disponible sur chaque piste :

Par exemple, je relie mon piano (piste 2) ou mon expander (piste 3) à la réverbe (piste 1). Je choisis d'ailleurs la dose de réverbe à appliquer. Plus tard, rien ne m'empêchera de créer une piste 6 en plaçant des éléments audio (boucles de batterie, enregistrement d'instruments externes, une voix...) et de la relier (je devrais dire "l'envoyer" : "send") à la piste réverbe.
Je relie mes pistes MIDI de violons et de trompettes (pistes 4 et 5) à mon expander (piste 3) en sélectionnant les canaux midi appropriés. Ci-dessous, j'envoie ma piste MIDI de violons (piste 4) vers mon expander virtuel EastWest Gold (piste 3).

(Attention, le "track channels" sur l'image ci-dessus n'a rien à voir avec l'assignation des canaux MIDI. Il faudra cliquer sur le crète-mètre de la piste pour choisir un canal MIDI).
Autre chose, on ne peut pas relier de pistes MIDI à un effet audio (comme la réverbe), car elles ne comportent pas de sons (seulement des informations MIDI, telles que les notes, les courbes de volume, de vélocité etc). Dans ma configuration, les pistes midi sont reliées à un instrument VSTi (piste 3) qui lui peut être envoyé à un effet audio.
Enfin, il existe dans Reaper un affichage du routing (acheminement) qui permet d'avoir une vue générale de tous les branchements. Cette fenêtre est éditable (on peut décider d'activer ou désactiver une connexion). C'est très pratique, surtout quand on a 40 pistes :

l'image ci-dessus m'indique que mon piano est relié à de la réverbe.
Ma piste violons pourra jouer des sons issus de ma banque Eastwest Gold.
Je n'ai pas encore relié ma piste trompettes à ma banque Eastwest, mais ça ne va pas tarder :)
Le HDSP9632, c'est simplement ma carte son "matérielle".
Ma piste violons pourra jouer des sons issus de ma banque Eastwest Gold.
Je n'ai pas encore relié ma piste trompettes à ma banque Eastwest, mais ça ne va pas tarder :)
Le HDSP9632, c'est simplement ma carte son "matérielle".
Quant à l'édition des notes midi, c'est très correct. Un peu déstabilisant au départ pour celui qui a l'habitude de travailler sur un autre séquenceur (les raccourcis claviers et les fonctions des boutons de la souris sont différents), mais il est possible de tout personnaliser... en ce qui me concerne, j'ai juste changé quelques raccourcis clavier (grâce au menu show action list), mais pour le reste je me suis habitué.

Personnellement, j'ai acheté la licence à 60 $. J'ai réalisé mes dernières musiques avec Reaper et je compte continuer avec ce logiciel.
Pour télécharger Reaper (4 Mo seulement !) ou consulter les forums (Américains, Allemand, Français, Espagnol...), visiter le site de Cockos
Utilisation rapide et ergonomique des marqueurs dans un séquenceur, grâce au pavé numérique.
Par Tanguy - Tags
Les marqueurs dont je parle, ce ne sont pas les gros crayons qui sentent fort, mais les petit repères qui permettent d'accéder directement à différents endroits dans une musique (qu'on est entrain de composer dans un séquenceur).
La méthode que j'utilise tout le temps et qui me paraît la plus rapide (dans Cubase), c'est de placer mes marqueurs "à l'arrache" (technique du pavé numérique) à des endroits clés de mes compositions :
- Je veux accéder facilement au début de mon super crescendo de cuivres, mesure 18 :
Je place mon curseur à la mesure 18 puis je fais "Ctrl 7" (pavé numérique) - Je veux accéder facilement au refrain de ma chanson, mesure 33 :
Je place mon curseur à la mesure 33 puis je fais "Ctrl 8" - Je veux accéder facilement à mon solo de contrebasse, mesure 75 :
Je place mon curseur à la mesure 75 puis je fais "Ctrl 9"
Et ainsi de suite, tout en prenant soin de ne pas toucher aux Ctrl 1 et Ctrl 2 qui eux affectent respectivement les délimiteurs gauche et droit (locators) du séquenceur. Ensuite, quand je veux accéder directement à mon solo de contrebasse (pour le retravailler), j'appuie sur la touche 9 et le tour est joué.
La technique du pavé numérique me permet donc d'utiliser uniquement les touches 7, 8, 9, 4, 5, 6 et 3 soient 7 marqueurs différents, ce qui me convient parfaitement (c'est totalement subjectif).
Plus tard, si je souhaite affecter mon marqueur n° 9 à une autre mesure, il suffit de refaire la manipulation (placement du curseur + Ctrl 9) au nouvel endroit.
Le seul inconvénient, c'est que je ne "visualise" pas mes marqueurs. Mais à force de les utiliser, je finis par mémoriser quel numéro m'amène à telle mesure.
Si toutefois, j'ai besoin de voir l'emplacement de mes marqueurs, alors j'insère une piste Marker (comme on insère une piste MIDI ou Audio) : clic droit / ajouter une Piste Marker :

Puis je recommence la manipulation expliquée plus haut (Ctrl 7 etc...). Les marqueurs que j'assigne au fur et à mesure apparaissent clairement sous forme de petits bâtons bleus (dans Cubase tout du moins) :

Dans cet exemple, il me suffit de presser la touche 9 pour accéder à la mesure 49
Voilà, bien entendu ce billet s'adresse essentiellement aux débutants et décrit seulement une partie des possibilités de l'outil marqueur. Sachez quand même que j'ai utilisé Cubase pendant quelques années avant de connaître l'existence de cette fonction bien pratique... (c'est ballo).
Comment utiliser rapidement les marqueurs dans mon séquenceur ?| Utilisation des marqueurs dans Cubase avec le pavé numérique| Une méthode rapide et ergonomique pour affecter des marqueurs dans votre séquenceur| Placer rapidement des repères dans votre séquence midi| Pensez à utiliser la Piste Marker pour accéder facilement à différents endroits de votre séquence midi| Dans un séquenceur comment accéder directement à telle ou telle mesure ?| J'aimerais positionner des repères ou des marqueurs à différents endroits de ma séquence midi audio| Indiquer des endroits précis dans mon séquenceur sous forme de marqueurs grâce à la touche Ctrl| En utilisant la touche Ctrl et le pavé numérique je peux marquer facilement divers emplacements de ma séquence midi
Escroquerie au chèque impayé
Par Tanguy - Tags
Une alerte signalée par Jérémy, un collègue compositeur qui a failli être victime d'une arnaque au chèque sans provision (sauvé de justesse par son banquier).
Lorsque nous recevons un chèque d'un client et que nous l'encaissons, nous pouvons constater rapidement que la somme a bien été "créditée" sur notre compte (Yes !). Et pourtant, rien n'est joué car il faut encore attendre quelques jours (parfois 10-13 jours) pour que la banque certifie la validité du chèque. En effet, si la banque s'aperçoit que le chèque est sans provision, elle vous retire ce crédit...
Le chèque impayé est donc un chèque rejeté par votre banque, bien que la somme ait été créditée quelques jours auparavant...
C'est pourquoi il vaut mieux attendre un quinzaine de jours avant de dépenser l'argent tout neuf envoyé par votre client (en contrepartie de votre chef d'oeuvre fabriqué à la sueur de votre front).
Il y a actuellement une société de production outre-Manche qui commande des musiques aux talentueux compositeurs français. Au moment de payer, ce client vous envoie un chèque dont le montant est largement supérieur à ce qui était prévu (jusqu'à 10 fois le cachet initialement décidé). Chouette, c'est toujours agréable d'avoir des sous sur son compte, alors autant encaisser ce chèque généreux et attendre de voir ce qui se passe.
2 jours plus tard, tandis que cette belle somme apparaît noir sur blanc sur votre compte créditeur, le client vous rappelle en s'excusant d'avoir un comptable distrait (pour ne pas dire bigleux), puis vous demande si vous auriez l’amabilité de lui rembourser la différence... si possible rapidement et par virement via Internet.
On se doute de la fin de l'histoire, le chèque est sans provision, il reviendra impayé dans une semaine et votre crédit disparaîtra. Hélas, si vous avez remboursé la différence entre temps, c'est pour votre pomme...
Le principe de la TVA
Par Tanguy - Tags
Quelques explications, fournies par Bernhard Elsner, pour bien comprendre ce qu'est la TVA :
En fin de compte la TVA est payée seulement par le consommateur final dans la chaîne commerciale.
Prenons un exemple avec des nombres simples et arrondis, soit des TVA de 20 (au lieu de 19,6) et de 5 (au lieu de 5,5) :
A vend à B pour 100 € HT et B vend à C (consommateur final) pour 200 € HT.
- A est un fabriquant de bois, B un menuisier, et C un particulier.
- A reçoit de B : 100 € + 20 € (TVA de 20 %)
- B reçoit de C : 200 € + 40 € (TVA de 20 %)
Le Trésor Public reçoit de A : 20 € et reçoit de B : 40 €
mais en même temps restitue à B : 20 € (la TVA déboursée par B en achetant chez A).
Au final, le Trésor Public garde 40 €, c'est-à-dire la TVA payée par C, le consommateur final.
- A est un magasin de banques de sons, B est compositeur, C est une boite de prod.
La TVA facturée par A est de 20%, la TVA facturée par B est de 5%.
- A reçoit de B : 100 € + 20 € (TVA)
- B reçoit de C : 200 € + 10 € (TVA)
Le Trésor Public reçoit de A : 20 € et reçoit de B : 10 €
mais en même temps restitue à B : 20 € (la TVA déboursée par B en achetant chez A).
Au final, le Trésor Public garde 10 €, c'est-à-dire la TVA payée par C, le consommateur final.
Dans ce cas précis (le notre !), le compositeur B devient créditeur de 10 € de TVA chez le Trésor Public. Il peut les réclamer par virement ou, plus souvent, il garde ce crédit pour la prochaine période de calcul.
Medley Star Wars et Super Mario Bros, par le groupe Accordzéâm
Par Tanguy - Tags
Une vidéo communiquée par mon collègue Michaël Dubois (dit Mr Mickey)
Voici Accordzéâm, une formation composée de 4 garçons (plein d'avenir) qui reprend ici les thèmes de Star Wars et de Mario.
Thèmes arrangés pour hautois, violon, accordéon et contrebasse. Le groupe compte également une chanteuse, qui n'apparaît pas dans le clip.
IL y a la musique de qualité bien sur, mais aussi un tas de petits détails très drôles ! (les amateurs de jeux vidéo comprendront).
Hilarant !
Pour en savoir plus sur ces artistes : Site du groupe Accordzéâm
Devenir compositeur professionnel à son compte. Emettre des factures.
Par Tanguy - Tags
ATTENTION : ce billet s'adresse aux compositeurs qui ne sont pas déjà inscrits à l'URSSAF pour une activité professionnelle autre que la composition (webmaster, copiste, bruiteur, vendeur en sonorisation etc...)
Pour établir une facture en bonne et due forme, il faut être enregistré au centre des impôts et être assujetti à l'AGESSA (pour les cotisations sociales). Essayons de détailler tout ça avec des mots simples :
1) Inscription au Centre des Impôts pour avoir un N° SIRET :
Pas mal de gens vous diront qu'il faut s'inscrire à l'URSSAF. NON ! pour les compositeurs, l'inscription se fait au centre des impôts. Si on vous regarde de travers, là-bas, dites que votre situation est proche de celle des photographes (c'est plus parlant pour eux).
Remplir un formulaire P0i (se prononce P zéro i) que l'on peut télécharger en pdf ici et envoyez le à votre centre des impôts.
Après quelques jours, vous aurez le statut de travailleur indépendant (profession libérale dans le domaine artistique), avec un n° SIRET qu'il faudra placer dans vos factures.
La case n°9 (options fiscales) du formulaire P0i est assez compliquée pour les néophytes : (voir un billet explicatif )
En tant que compositeur en début de carrière, j'ai opté pour l'option suivante :
- Les bénéfices non commerciaux (BNC) avec déclaration contrôlée
- TVA au régime réel normal, et dépôt de déclaration trimestrielle
2) Assujettissement à l'AGESSA (à qui l'on reverse les charges sociales) :
Sur une fiche de paie, vous avez votre salaire brut, à partir duquel on vous décompte les cotisations sociales comme la CSG, la CRDS, l'assurance vieillesse maladie veuvage etc....ça s'appelle le précompte. A la fin, il vous reste le salaire net (snif)
Et bien sur une facture, c'est pareil ! On établit la somme brute TTC à facturer et l'on déduit un précompte pour obtenir une somme nette. Ce fameux précompte sera envoyé à l'AGESSA directement par la personne ou l'organisme qui vous rémunère (un producteur, un réalisateur, une boite de communication etc... bref votre client).
Télécharger un modèle de facture (compositeur)
Attention, ce n'est plus 97 % mais 98,25 % !
Billet édité le 22/01/12 :
Depuis la création de ce billet (en 2008), il y a du changement du côté de l'AGESSA (déclaration en ligne, dispense de précompte etc...). Ce que j'ai écrit jusqu'à présent n'est plus vraiment à jour. Je supprime donc le paragraphe consacré à l'AGESSA et vous invite à consulter le site officiel qui explique très bien les différentes procédures (allez également jeter un oeil dans les FAQ).
Site de l'AGESSA
Comment faire une facture en tant que compositeur ?| Comment devenir compositeur professionnel indépendant ?| Je suis compositeur et j'aimerais faire des factures| Où s'inscrire pour devenir compositeur professionnel ?| Je suis compositeur et je souhaiterais facturer mes clients| Faut-il s'inscrire à l'AGESSA pour devenir compositeur professionnel ?| Je suis un compositeur et j'aimerais travailler à mon compte| Le statut du compositeur
Un exemple de doublure dans les mediums. Cors et cordes : une combinaison orchestrale que j'aime utiliser.
Par Tanguy - Tags
Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).
Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).
En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.
Par exemple :
Atlantis (James Newton Howard)
Le contrechant joué par les Cors français + violoncelles arrive au bout de quelques mesures.
Le diable et elle (Tanguy Follio)
La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.
Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.
![]() |
![]() |
Technique d'orchestration| Trucs et astuces sur l'orchestration| Créer des sonorités nouvelles avec les instruments de l'orchestre symphonique| Créer de nouvelles couleurs orchestrales| Comment enrichir mon orchestration ?| Faire des doublures d'instruments pour créer de nouvelles couleurs instrumentales| Orchestration et instrumentation avec l'ordinateur| Informatique musicale et orchestration| Voici quelques conseils en orchestration musicale| Comment apprendre à orchestrer une musique ?
Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.
Par Tanguy - Tags
Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.
Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".
Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.
Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.
En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.
En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.
C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).
Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.
J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...
La relation réalisateur compositeur dans cadre d'un projet cinématographique| Le réalisateur est un partenaire privilégié du compositeur de musique de film| La réussite d'une musique de film repose avant tout sur la discussion avec le réalisateur| Ce film c'est son bébé| Il est parfois difficile de traduire musicalement les mots du réalisateurs| La relation triangulaire producteur réalisateur compositeur| Faire comprendre qu'il faut un budget orchestre adapté pour réaliser une musique de film de qualité| La rencontre physique compositeur réalisateur est primordiale| Le relationnel et la psychologie sont des facteurs importants chez les réalisateurs et les compositeurs| Notre métier de compositeur de musique de film est de surprendre| Instaurer une relation de confiance avec le réalisateur
La société d'auteurs, expliquée simplement.
Par Tanguy - Tags
A l'occasion de l'imminente répartition SACEM de janvier 2010, je vous présente une petite vidéo qui résume le rôle des sociétés d'auteurs :
- Réalisation : Joris Clerté et Joyce Colson
- Texte : Anne Jaffrennou
- Animation et graphisme : Joyce Colson
- Narrateur : François Rollin
SACEM : Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique
SACD : Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
SCAM : Société Civile des Auteurs Multimédia
Le Renard et l'Enfant : la bande originale que j'écoute en ce moment.
Par Tanguy - Tags
Je suis allé voir le film en décembre avec l'une de mes filles et je dois dire que j'ai trouvé les images et la musique vraiment très belles ! J'étais d'autant plus excité que je savais qu'une partie de la BO était écrite par David Reyes (une vieille connaissance du forum de www.traxzone.com, hein dreyes ?).
Il y a 2 jours, des amis m'ont offert le double CD (BO + l'histoire racontée). Depuis, je savoure les morceaux 1 à 1 à tête reposée, et je ne suis pas déçu.
Je découvre le travail d'Alice Lewis et de Evgueni Galperine qui me plaît tout autant. Vraiment, cet album nous offre un beau voyage, avec une BO légère et rafraichissante. A écouter dans le calme, au coin du feu ou sur sa terrasse quand viendront les beaux jours...
Les sites de l´annuaire :
|








