Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

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La BO de Star Wars épisode 1 The Phantom Menace est utilisée pour accompagner le jeu d'arcade Star Wars Racer


Star Wars Racer en borne arcade : réalisme et maniabilité ! avec la bande originale du film, c'est un plaisir total !




Avec Lilian (mon beau-frère spécial "vacances et bonne bouffe") j'ai essayé pour la première fois Star Wars Racer version borne d'arcade, le simulateur de course de modules (dans la peau d'Anakin Skywalker).

Star Wars racer


Franchement, j'ai adoré la maniabilité ! Le pilotage se fait avec 2 manettes de gaz, activant les réacteurs gauche et droite. Il suffit de pousser chaque levier avec un dosage subtil pour faire pivoter l'appareil dans la direction choisie.

La partie sonore est très bien réalisée. Le sound design ainsi que la musique de John Williams nous plongent immédiatement dans l'ambiance de la fameuse course de l'épisode 1. Je ne pense pas que ce soit exactement la même musique que dans le film (qu'on entend d'ailleurs qu'à la fin de la course).

Pour une première fois, je m'en suis pas trop mal tiré. C'est vrai qu'à mon âge, les sécrétions de midichloriens s'affaiblissent, mais j'ai un gros avantage sur la jeune génération : j'ai 4 ans d'expérience dans le maniement de la poussette canne... et à bien y regarder, c'est quasiment le même pilotage (ceux qui ont des enfants en bas âge comprendront).


Tanguy Follio
Stage intensif de poussette


Pourquoi ne par lire aussi :


A la manière de John Williams : Request for Harmony, composé par Mathieu Fraysse.


J'ouvre une catégorie "A la manière de" pour ceux qui souhaitent faire écouter une de leurs musiques, écrite dans le style de leur compositeur préféré (Danny Elfman, Eric Serra, Jerry Goldsmith, Ennio Morricone, Hans Zimmer etc...)

Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir une œuvre de Matthieu Fraysse qui s'intitule Request for Harmony et qui sera interprétée le 28 juin 2008 dans la basilique de Lalouvesc, en Ardèche. Pour cette grande occasion, 2 harmonies seront réunies, rassemblant plus de 100 musiciens (amateurs et professionnels).

Request for Harmony (extraits) :
(Compositeur : Matthieu Fraysse)


Request for Harmony - Live Concert
envoyé par matzik


A noter que la musique Request for Harmony a été écrite dans le style de Star Wars et de Superman (John Williams donc) et que les bénéfices du concert du 28 juin iront directement à la recherche contre le cancer.

Musique protégée !
Ne pas copier ni utiliser sans autorisation


Pour en savoir plus, visitez le site de Matthieu Fraysse

Star Pop Orchestra, un orchestre spécialisé dans la musique symphonique populaire (musique de film, comédies musicales, arrangements pop-rock)


J'ai découvert sur Myspace cet orchestre symphonique composé de 50 à 90 musiciens dont le répertoire va de la musique de film à la variété en passant par la comédie musicale et la musique de jeux vidéo.

Star pop orchestra interprétation et enregistrement de musique de film


Cet orchestre, mis en place par Nicolas Chatenet, Mathias Charton et Christophe Eliot, a pour vocation l'interprétation d'œuvres symphoniques dites "populaires" (essentiellement de la musique de film) sous forme de concerts (John Williams, Leonard Bernstein, Alan Menken etc..).

Depuis sa création, il a également assuré l'enregistrement de quelques bandes originales pour de jeunes (mais talentueux) compositeurs. Je vous invite à visiter son espace musical pour vous rendre compte du très bon niveau d'interprétation.

Il n'existe pas beaucoup, en France, d'orchestres symphoniques spécialisés dans l'enregistrement de musique de film. Soulignons l'existence de SymphOnifilm (sous la direction de Steve Journey) qui permet d'obtenir de la bonne musique symphonique à des prix compétitifs. Dans la catégorie gros calibre, l'orchestre Colonne (sous la direction de Laurent Petigirard) souhaite également élargir le créneau "musique pour le cinéma".

Tant mieux pour nous ;-)

Etudier à la loupe l'orchestration d'un extrait musical issu d'une bande originale


Nous parlions, l'autre jour avec Louar52, de l'écoute attentive des grands maîtres du classique et de la musique de film, dans le but de nous familiariser avec l'orchestration et l'instrumentation.

Je pense que malgré les écoutes globales des symphonies ou des œuvres de John Williams, beaucoup de choses nous échappent. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à faire des arrêts sur images pour décortiquer certains passages écrits par nos compositeurs préférés (si l'on ne souhaite pas passer par la lecture du score, souvent introuvable en ce qui concerne la musique de film, du reste).

Quand j'ai un peu de temps, j'écoute une BO dans mon ordinateur, avec un logiciel enregistreur (bouton "record" armé). Chez moi, c'est Cool Edit Pro ou Wavelab. Audacity fait très bien l'affaire aussi.

J'enregistre un passage qui me plaît :


X-MEN 2 (John Ottman)

X-men2 dans Cool Edit Pro

Ecouter l'extrait :



Et je me pose la question : qu'est-ce que j'entends ?
  • Crescendo initial :
  • Note jouée par des instruments graves. Contrebasses et timbales en trémolo, avec probablement du tuba pour donner un son plus rond (peut-être aussi du basson ?). Puis, intervention des autres cuivres et cordes medium au milieu du crescendo. Trombones et trompettes medium, peut-être des cors. Le Gong ne me permet pas de savoir s'il y a des bois.

  • Partie centrale :
  • Rythmique saccadée faite par des snaps de cordes (sûrement samplés) et des sons de cymbales (pour l'aspect métallique et tranchant). Dessous, on perçoit effet orchestral très efficace : on dirait un tapis de cordes frottées et des trompettes en sourdine. Puis une petite harpe mystérieuse introduit une pose d'accord clairement interprétée par des bois (clarinettes, haubois et flûtes) et des cordes dans le registre medium-aigu ainsi que quelques cors pour soutenir l'accord.

  • Avant dernier crescendo :
  • Dans la continuité de la partie centrale, ce deuxième crescendo est très bien amené. Le chevauchement est très important en orchestration. Les trompettes, par exemple, se greffent sur les notes de violons tandis qu'un effet synthétique (à moins que ce soit encore un tapis de cordes frottées) apporte un côté dissonant au crescendo, qui finit par se déchirer avec les tambours sans timbre (comme des toms). Le crescendo final peut commencer :

  • Crescendo final :
  • Des violoncelles aigus et alti viennent doubler la rytmique (snaps samplés) tandis que les cors (voir quelques trombones), pas trop gras mais bien ronds se posent en accord dissonant bougrement efficace. Cordes discrètes mais pas de timbales ou cymbales en crescendo à cet endroit. Les cuivres medium prédominants décrivent à eux seul une certaine tension. Quelque chose de bien costaud va arriver à cet endroit du film.... Un ponctuation percutante (hit de timbales, enclume, tambour... tout ce qui fait du bruit) vient clôturer cet extrait. X-Men2 n'est pas une comédie à l'eau de rose ;-)

Je constate aussi que les effets orchestraux les plus persuasifs ne sont pas forcément construits en superposant un maximum d'instruments. Une petite note de harpe bien placée avec une note de cor suffit parfois à créer un suspense qui vous tient en haleine. On trouve beaucoup d'effets de ce genre dans des films comme Star wars, Jurassik Park ou Indiana Jones, entre les tutti orchestraux des scène épiques et d'action.

Le format audio MT9, pour mixer nous même nos chansons favorites. Qu'en est-il dans l'industrie de la musique de film ?


Quelques renseignements sur le format MT9 (inventé par les Coréens) qui "pourrait" succéder au format MP3 :

  • Jusqu'à présent (je schématise un peu) :

    Dans les studios, les ingénieurs du son travaillaient sur les pistes audio d'une chanson en vue d'un mixage en stéréo (standard) ou 5.1 (cinéma). La version commerciale (généralement en stéréo) était ensuite convertie par le public en .mp3 ou .ogg pour le gain de mémoire et l'aspect très pratique (transport, copie etc...), malgré une qualité sonore quelque peu altérée, mais très correcte quand même.



  • Aujourd'hui (fin 2008, début 2009):

    Les studios peuvent mixer les prochains tubes (et même les anciens s'ils disposent des pistes numériques séparées) en vue d'une exportation MT9 (en plus du stéréo et du 5.1). La particularité d'une musique au format MT9 est qu'elle est exportée sous forme de fichier audio multipiste : 6 canaux avec volume modifiable par le consommateur (qui s'improvise donc "mixeur").


  • Note : il ne s'agit donc pas d'une technologie identique au Melodyne (analyse polyphonique d'un signal permettant d'isoler des éléments audio dans un mix). Le MT9 est créé en amont par un ingénieur du son qui dispose des parties instrumentales séparées (les bandes master). Le consommateur achète la chanson ou l'album mixé en MT9 (ainsi qu'un player logiciel ou matériel) et s'amuse à (re)faire son propre mixage.


Principe du format audio MT9


Player mt9

Je peux baisser le volume de la voix
et monter celui de la guitare !


Les avis divergent quant à l'utilité concrète de ce nouveau format. Pour certains, ce n'est qu'un nouveau gadget qui amusera les amateurs de karaoké ou ceux qui souhaitent avoir un mixage personnalisé (bien que je ne vois pas comment 6 réglages de volume peuvent rivaliser avec une session de mixage en studio professionnel... car évidement, un bon mixage ce n'est pas seulement monter et baisser le volume des pistes audio).

Pour d'autres, ce sera l'occasion d'étudier une partie instrumentale en particulier (piano, guitare etc..) en la mettant au dessus du mix, ou au contraire en baissant le volume du canal souhaité et jouer en live par dessus avec un vrai instrument, comme dans un groupe, mais tout seul (ça se fait déjà sur CD). Cet aspect pédagogique me paraît être une bonne idée, mais cela voudrait dire que ce format ne serait destiné qu'à une minorité (des musiciens, des instrumentistes, des chanteurs, et tous ceux qui veulent inventer de nouvelles paroles sur une chanson connue, pour une fête de famille par exemple).

Pour l'instant, il existe quelques albums mixés en MT9 (groupes asiatiques essentiellement). Je ne sais pas le temps que ça prend pour un studio d'exporter un album dans ce format (ni le coût).

Compte tenu de la popularité de la musique de film (comparé à la musique pop-rock, techno etc...) je doute que l'on voit apparaitre prochainement des bandes originales de film au format MT9. Pourtant ce serait bien pratique pour décortiquer à l'oreille les œuvres de John Williams ! J'imagine le dernier Star Wars en 6 canaux (les cordes, les bois, les cuivres, les percus, les harpes, les FX)...

Cela dit, sachant que dans certaines musiques de film (et sûrement dans beaucoup d'albums de chansons) les séquenceurs empilent les pistes audio par dizaines (rien que moi, j'arrive facilement à 25-30 pistes), je crains qu'un mixage judicieux en MT9 soit assez complexe à définir pour passer de 50 à 6 canaux : regroupement des pistes par pupitres ? par familles d'instruments ? par tessitures ?... Je serais curieux de voir comment ça fonctionne exactement.

En attendant, voici une petite vidéo commerciale (en anglais) qui renseigne sur ce nouveau produit format :



J'ai rêvé que je participais à la Nouvelle Star..... version musique de film.


C'est dingue !
Je n'en crois pas mes yeux ! Je suis là au Pavillon Baltard, en direct, en prime, parmi d'autres candidats !

Chacun de nous a eu la semaine entière pour composer une musique orchestrale sur un thème choisi par le public. Je suis tombé sur le thème de "La traversée du désert en poney". Ce n'est pas très intéressant mais je suis quand même mieux lotis que le candidat n°9 à qui l'on a confié le sujet tant redouté par la profession : "la sauterelle moldave pendant la saison des amours".

Lorsque Vincent Perrot m'annonce au public, je ne sens plus mes jambes. Je ne peux plus reculer, je pense aux 1350 téléspectateurs (votants potentiels) haussant le son de leur home-cinéma : je ne dois pas les décevoir !

J'avance sur la scène, tout tremblant, tenant mon conducteur dans la main droite et quelques grigris dans la main gauche pour me porter chance (un porte clé de Lilo et Stitch ainsi qu'une mèche de cheveux roux que j'avais arrachée à mon idole au cours d'un voyage aux States).

Le London Symphony Orchestra (LSO) en personne s'est déplacé au grand complet pour interpréter dignement mon œuvre décisive. Je suis d'abord surpris de constater que la plupart des violonistes féminines n'ont pas l'allure de mannequins comme on en trouve dans l'orchestre Philharmonique, présenté par Nikos sur la chaine concurrente... Cela dit, lorsque les premières notes se font entendre, le son frais et pétillant du LSO me fait bien vite oublier les demoiselles susnommées.
Les premières mesures se passent relativement bien. Je me risque à lancer un regard confiant au public, puis aux quatre membres du jury.

Philippe Rombi semble penser à autre chose. Il faut dire qu'il a dû traiter le thème de "la traversée du désert en poney" mainte et mainte fois avant d'arriver en haut du sommet. La version personnelle que j'ai écrite pour l'occasion ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça...

Eric Serra bat la mesure avec le pied tout en mâchouillant son stylo. Je devine en lui, le musicien caméléon qui touche à tous les instruments, pourvu qu'il y ait du groove. Je le soupçonne même d'écouter simultanément autre chose dans son i-pod.

Emilie Simon est radieuse. Elle griffonne quelques appréciations sur un bout de papier, mais j'ignore si c'est plutôt bon ou mauvais signe.

Seul Edouard Dubois reste impassible et incrédule devant l'interprétation. Il a pour habitude de fixer la baguette de direction pendant les 4 minutes consacrées à chaque candidat.

A l'issue de la prestation, le résultat est mitigé : 2 rouges (Philippe Rombi et Emilie Simon), un Bleu (Edouard dubois) et rien du côté d'Eric Serra qui continue de battre la mesure avec son pied....

Chacun y va de son petit commentaire : "trop old-school", "pas assez de présence sur scène", "mauvais choix d'orchestration", "taille de la baguette non réglementaire" etc... On assiste même à un conflit au sein du jury. Comme mes autres collègues, je me fiche un peu des commentaires, sachant que mon avenir dépend uniquement du vote du public. Ce seront donc les candidats les plus moches qui partiront en premier (j'ai bien fait de mettre de l'auto-bronzant).

Avant la décision ultime, on nous ressert la fabuleuse success story de Danny Sander, un gentil gars éliminé aux premières épreuves qui aurait décidé de raconter sa mésaventure dans un blog, produisant par la même occasion un véritable buzz sur Internet. Ensuite, des producteurs peu scrupuleux auraient profité de sa fulgurante popularité pour lui confier la BO du prochain film de Tarantino, suscitant la polémique entre vrais fans et spectateurs moqueurs...

Enfin arrive le moment fatidique. Le thème de Mission (Ennio Morricone) retentit tandis que Vincent Perrot se déplace lentement (une fois n'est pas coutume) vers les candidats liquéfiés, tout en décachetant une enveloppe blanche écrue. Tadaaaaaamm !!!

Alors, en fait, après j'ai dû me réveiller brusquement pour calmer l'une de mes filles qui pleurait dans son sommeil. Lorsque je me suis recouché, je n'ai pas réussi à reprendre le fil de ma belle histoire à Baltard... Je me suis mis à rêver que j'étais seul sur une île déserte ou je ne sais quoi, avec une dizaine de jolies blondes aux yeux bleus... les palmiers, la musique hawaïenne, le sable chaud... enfin rien de bien palpitant...


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