Le glissando de harpe : technique très souvent utilisée en musique de film.
Par Tanguy, jeudi 21 février 2008 à 22:43 - Orchestration, écriture - Tags
Je ne vais pas faire un exposé sur la harpe classique, mais juste vous montrer le glissando de harpe que je préfère !
Comme il s'agit d'une harpe, cette gamme peut se répéter sur plusieurs octaves. On pourra donc utiliser le glissando soit dans un registre grave, soit dans un registre aigu selon l'effet ou la couleur recherchée. c'est très facile à tester dans un séquenceur.
Voici quelques exemples de ce glissando que j'utilise très souvent pour faire mes transitions :
Dans le premier exemple (Le diable et elle) il faut parfois tendre l'oreille, car la harpe se fait discrète, bien qu'elle soit nécessaire pour appuyer le côté mystérieux du thème. Dans les 2 autres exemples, elle est clairement identifiable. Je l'ai placée là pour renforcer la dynamique de mes transitions.
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Exemples de musiques pour films institutionnels
Par Tanguy - Tags
Voici 3 exemples de musiques pour films corporate appartenant à 3 secteurs d'activité différents : la technologie (Neusoft), La route (Colas) et l'horlogerie de luxe (Audemars-Piguet).
1) NEUSOFT :
- Réalisation : Ludovic De Vita
- Production : Neusoft
- Musique : Alexandre Mabeix (style électro).
Quelques mots clé : humanité, ouverture, innovation, technologie, dynamique
qu'Alexandre a su traduire musicalement par :
- Un leitmotiv récurrent, accompagné d'effets de sound design (technologie, innovation)
- Une rythmique moderne (dynamique)
- Quelques notes de piano et cordes (humanité)
- Des changements de tonalité et une progression harmonique (innovation, ouverture)
2) COLAS :
- Réalisation : Nicolas Lebrun
- Production : Movida Films
- Directeur Photo : Benjamin Louet
- Musique : Tanguy Follio (style orchestral avec un peu d'électro).
En fait, ce film assez long (plus de 7 mn), comporte 2 grands axes :
- Une première partie "usagers de la route" : humanité, confort, sécurité, voyage, acheminement
- Une deuxième partie "les hommes et les femmes qui font avancer l'entreprise" : esprit d'équipe, travail, fierté, ouverture
- Une base musicale solide et stable posée par une thématique simple (sécurité)
- Du piano, des cordes assez légères et des cuivres doux (confort, humanité)
- Du mouvement, par les croches et doubles croches en arrière plan (locomotion, acheminement)
- Un petit passage musical à consonance ethnique (voyage)
- Partie 2 : reprise du thème initial, mais plus "métronomisé", plus uniforme, plus carré (travail, équipe)
- Final : progression harmonique et orchestrale avec des chœurs en bouquet final (fierté, ouverture)
3) AUDEMARS-PIGUET :
- Réalisation : Julius Berg
- Production : Point Prod
- Images de synthèse : Wizz
- Musique : Bernhard Elsner (style orchestral cinématographique).
Ce film institutionnel raconte d'abord une histoire, avec des personnages, des décors, une intrigue. On est loin d'une simple juxtaposition d'images énumérant les valeurs et les compétences d'une entreprise. Ici les compétences se manifestent par l'expérience et la longévité ("il y a bien longtemps dans une contrée lointaine...") ainsi que par l'accent mis sur le côté artisanal, inédit (chaque pièce faite à la main est unique) et précis (secteur de la haute horlogerie).
La musique, composée par Bernhard, présente une grande souplesse, plus que dans les deux exemples précédents (plutôt récurrents avec des thèmes répétitifs à 8 ou 16 mesures). Ici, la BO épouse la fiction. Pour la musique, Bernhard a choisi une instrumentation classique : un ensemble de cordes (interprété par l'orchestre symphOnifilm) et une flûte traversière, ce qui renforce parfaitement le côté cinématographique, l'arrivée d'un objet mystérieux... l'histoire d'une montre de luxe.
- Instruments classiques pour un film "d'époque" (longévité, expérience)
- Des cordes moelleuses et une belle mélodie (luxe)
- Un flûte traversière, sobre, discrète mais efficace (l'être humain, l'artisan)
- une consonance énigmatique dans le thème et l'arrangement (mystère)
- Pizzicati ordonnés, légers et précis (travail de précision)
Ajouter une attaque sur un son grave. Par exemple avec des timbales, des cloches tubulaires, un son de piano etc...
Par Tanguy - Tags
Un petit effet très basique et certainement très utilisé, est d'ajouter une note de percussion sur un son qui a une attaque ample et molle. Je pense par exemple à une note dans les graves, comme ci-dessous. Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones :
Si j'ajoute une timbale, je vais obtenir une accroche plus franche qui va permettre à la pose de sons de mieux se distinguer.
Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones + timbales :
En rajoutant un son de cloches tubulaires, je vais obtenir une attaque plus limpide, et puis ça va apporter un petit côté à la fois mystérieux et solennel (très cinématographique).
Contrebasses + tuba + accord dissonant de trombones + timbales + cloches tubulaires :

Cloches tubulaires
Une attaque avec une note de piano a également un bel effet.
Bien sûr, créer une attaque franche n'a rien d'obligatoire. C'est selon ce que vous souhaitez apporter comme sentiment, en fonction des images ou de vos goûts personnels. J'entends souvent cette cloche tubulaire quand je regarde la TV, j'avoue que c'est un son qui me plait bien :)
Peut-on jouer de la guitare avec les doigts de pieds ?
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N'étant pas guitariste, je n'arrive pas à savoir si cette prouesse est physiquement possible. A priori, cette vidéo ne me semble pas truquée (il se débrouille sans accords barrés). Chapeau !
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question. Alex, Damien A, qu'est-ce que vous en pensez ?
Quelques problèmes liés à l'enregistrement live via un clavier midi, par Beryann Parker
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Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Beryann Parker ;-)
Tanguy
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Les 2 pistes que j'ai composées et proposées ici en streaming, correspondent , selon moi, à deux grands types de difficultés rencontrées dans l'utilisation de banques de sons à l'intérieur d'un logiciel hôte:
- La dynamique
- L'articulation (instrumentale: pizz, legato, sfz etc)
Il s'agit de deux paramètres associés à l'environnement hardware qui leur donne vie: le controleur Midi.
Dans le cas du morceau "sine nomine par augusta" (ci-dessous), mon problème essentiel fut celui de la dynamique des voix. En effet, ce fugato fait s'enchainer par tuilages successifs des voix de choeur sans avoir de vraie maîtrise sur les nuances de celles-ci.
En effet, J'ai utilisé Live et un plug-in dans Reaktor "Hallelujah" que j'aime particulièrement avec un clavier CME U80 chinois de bonne facture, en widi (wifi version Midi) mais au toucher trop lourd pour permettre de restituer de façon subtile et crédible les piano, mezzo-forte ou forte que je souhaitais à priori! Donc, mon clavier n'était pas adapté! j'aurais dû, dans mon cas, utiliser mon "bon vieux" Edirol PCR-M80 , filaire lui pour le Midi; au toucher beaucoup plus "mou" mais à la vélocité plus contrôlable.
Sine nomine per augusta by Beryann Parker
A l'inverse pour le morceau avec orchestre "sads thoughts in the morning" (ci-dessous), je l'ai réalisé un matin à "l'arrache" comme on dit, et là j'ai utilisé Kontakt 3 dans Digital Performer 7 avec le sus-cité cité Edirol.
Mais hélas, je n'ai pas réfléchi dans ma précipitation fébrile aux 4 octaves de ce clavier Midi qui ne permettent pas de visualiser le premier octave, en bas sur l'écran ( l'inverse du CME !), à partir duquel on accède aux différentes touches d'articulation,(des violons ici en l' occurence). Résultat, hormis une manipulation souris, toujours aléatoire dans la vitesse du flux audio, il ne me restait plus qu'à m'en tenir à UNE articulation ("legato" dans ce cas).
Orchestral sad thoughts in the morning by Beryann Parker
Dans les deux cas, j'ai utilisé la pédale de sustain mais, suivant le type d'instruments, à "appuyer" avec modération!
L'édition Midi à l'intérieur du logiciel, souvent permet de rectifier, voire d'améliorer certains cas critiques mais la manipulation, simple et salvatrice dans certains cas, peut s'avérer "casse-tête" (voire destructeurs) pour certains paramètres trop distants dans le temps par exemple.
Pour résumer, la précipitation est souvent mauvaise conseillère, et aussi professionnel soit-on, au sein de son home-studio deux claviers Midi ne sont pas de trop en fonction de son projet!
Beryann
Le lien vers ma playlist "orchestral" sur Soundcloud
http://soundcloud.com/beryann-parker/sets/orchestral
Apprendre à composer de la musique orchestrale
Par Tanguy - Tags
C'est en lisant dernièrement un Bulletin Officiel (BO) de l'Education Nationale que m'est venu l'idée d'écrire un billet à la manière des "professionnels de l'enseignement" (je ne parle pas des profs, mais de ceux qui dans leurs bureaux expliquent aux profs comment "expliquer" ) :
ça donne :
Sans pour autant se substituer à la démarche institutionnelle collective (ou individuelle) menée par les espaces scolaires spécialisés dans la musique, il n'est pas défendu de suivre le concept empirique lié à la formation expérientielle et la notion d'apprentissage auto-dirigé. Pour se faire, l'apprenant devra privilégier, seul, les champs prioritaires de pratiques pédagogiques telles que l'ensemble des actions visant à offrir l'appui et les ressources nécessaires à la construction de son savoir et de son savoir faire musical :
- Apprentissage et mémorisation par la discrimination visuelle et l'analyse objective de documents philharmoniques estimés et répandus.
- Apprentissage par l'observation auditive sélective de supports compacts numériques d'œuvres pré-enregistrées appartenant au recueil orchestral traditionnel ou filmique.
- Concrétisations et démarches incitatives de matérialisation de coloris sonores par l'appropriation des outils informatiques de création et de production.
- Favoriser le dialogue et la transmission par l'exploration des technologies d'information et de communication (TIC)
Précisons que pour chaque auteur en devenir, d'œuvres musicales, de part son éducabilité, son penchant naturel vers l'auto-évaluation par ses pairs et sa faculté de remédiation, la faisabilité d'une telle praxis n'interfère en aucun cas la cohérence des démarches d'apprentissages socio-constructives des institutions éducatives suscitées, la compatibilité de ces actions inférant une meilleure maîtrise créative.
Allez, je vous donne quand même une version plus "simpliste" :
Astuce : petits exercices à faire chez soi pour progresser en harmonie et orchestration, en complément de ce que vous savez déjà faire (que vous soyez autodidacte ou que vous ayez suivi une formation au conservatoire) :
- Observez attentivement des partitions de grands compositeurs (Mahler, Ravel, Beethoven...)
- Ecoutez avec concentration des passages marquants de CD de musique classique ou de musique de film.
- Testez vos propres orchestrations (doublures, choix judicieux de tel instrument...). Dans un séquenceur et avec une banque de sons correcte, il est très facile d'expérimenter.
- Faites écouter votre travail, faites vous connaître en créant votre page perso. Demandez l'avis d'autres compositeurs, découvrez leurs idées, échangez vos astuces sur des forums de discussion...
Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.
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Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.
Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".
Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.
Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.
En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.
En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.
C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).
Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.
J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...
La relation réalisateur compositeur dans cadre d'un projet cinématographique| Le réalisateur est un partenaire privilégié du compositeur de musique de film| La réussite d'une musique de film repose avant tout sur la discussion avec le réalisateur| Ce film c'est son bébé| Il est parfois difficile de traduire musicalement les mots du réalisateurs| La relation triangulaire producteur réalisateur compositeur| Faire comprendre qu'il faut un budget orchestre adapté pour réaliser une musique de film de qualité| La rencontre physique compositeur réalisateur est primordiale| Le relationnel et la psychologie sont des facteurs importants chez les réalisateurs et les compositeurs| Notre métier de compositeur de musique de film est de surprendre| Instaurer une relation de confiance avec le réalisateur
Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...
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Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.
A quand les motifs de violons ? ;-)
Je cherche un logiciel permettant de séparer les différents instruments dans un mix| Melodyne permet d'isoler chaque note ou chaque instrument à partir d'une musique| Melodyne est capable d'analyser un signal audio polyphonique| Melodyne est une révolution pour les musiciens et les Sound-designers| Il existe un soft (Melodyne) capable de corriger et de modifier un signal audio polyphonique| Celemony fournit une banque de sons adaptée au logiciel révolutionnaire qu'est Melodyne| Melodyne est un logiciel de retouche de prises audio puissant voir révolutionnaire| Melodyne permet de corriger la justesse des voix ou d'instruments mais aussi la transformation sans précédent de n'importe quelle prise de son| Melodyne est un outil très puissant qui permet d'inventer de nouvelles phrases rythmiques et mélodiques à partir d'une phrase originelle
Amadeus, de Milos Forman, sur Arte
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Juste un petit rappel pour signaler la diffusion du film Amadeus, ce soir (dimanche 11 octobre 2009) sur Arte, à 20h45.
- Réalisateur : Milos Forman
- Wolfgang Amadeus Mozart : Tom Hulce
- Antonio Salieri : Fahrid Murray Abraham
- Léopold Mozart : Roy Dotrice
Un film théâtral, pas tout à fait rigoureux sur le plan historique, mais très fort en personnalité, et parfaitement illustré par une bande musicale écrite par le maître lui même (évidemment). Un vrai régal pour les yeux et les oreilles !

L'incroyable Hulce
Allez, j'en profite pour replacer ma blague sur Mozart :
"Lorsqu'il arriva en Italie à 13 ans pour étudier l'Opéra, il fut accueilli par une foule d'admirateurs qui crièrent en chœur : Mozzarella Mozzarella !!!!"
TVA : vous êtes compositeur et avez opté pour le régime réel normal (ou mini réel) avec déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 %.
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Billet mis à jour le 21 mars 2010 :
Ce choix s'effectue lorsque vous remplissez l'encadré "Options fiscales" du formulaire P0i (quand vous décidez de vous enregistrer en tant que compositeur travailleur indépendant, au centre des impôts).
Petite parenthèse : si vous pensez que la composition musicale ne vous rapportera pas plus de 32000 € par an (chiffres 2009), vous n'êtes pas obligés d'appliquer de TVA. Il suffira d'écrire une somme HT sur vos factures et de mentionner: « TVA non applicable article 293B du CGI » Donc là : pas de TVA gagnée, pas de TVA à reverser (forcément).
Pour cette option, il faut cocher la case "franchise en base TVA" (et non régime réel normal ou mini-réel) au moment de votre inscription sur le formulaire P0i
Mais revenons à l'option déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 % (régime réel normal ou mini-réel) :
Cette option qui consiste à reverser votre TVA chaque trimestre peut être intéressante, car vous pourrez déduire la TVA de vos achats (investissements pour la musique) :
Cette déclaration se présente sous forme d'un papier que l'on reçoit tous les 3 mois et qui comporte 2 parties (je schématise un peu) :
- Une première partie qui correspond à la TVA de 5,5 % que vous avez appliquée sur l'ensemble de vos factures (des 3 derniers mois) et que vous devez redonner à l'Etat.
- Une seconde partie qui correspond à la TVA de 19,6 % de l'ensemble de vos achats (des 3 derniers mois) qui vous permettent de faire votre métier (voir qq exemples plus bas).
Comme il s'agit d'une soustraction, la TVA que vous reversez au Trésor Public est plus petite que celle que vous avez perçue sur votre facture. Il arrive même que les déductions de TVA de vos achats soient plus élevées que vos TVA de factures (vos notes d'auteur), ce qui vous met en position de crédit positif (en d'autres termes, le Trésor Public vous doit de l'argent, sous forme d'avoir sur votre prochaine déclaration trimestrielle de la TVA).
Voici quelques exemples d'achats dont vous pourrez déduire la TVA sur votre déclaration trimestrielle :
- Matériel informatique (ordinateur, graveur, disque dur externe etc.)
- Matériel de musique (instrument de musique, banque de sons etc.)
- Consommable (cartouches d'encre pour imprimer vos partitions, papier A4 etc.)
- CD et DVD vierges
- Matériel de bureautique (crayons, bloc-notes, trombones etc.)
- Mobilier de bureau (chaise confortable, lampe halogène etc.)
- Forfait Mobile
- Forfait Internet
- Déplacement pour RDV dans une boite de prod
- Repas d'affaire avec un réalisateur
- Frais de courrier postal
- Places de concert de musique classique
- Achat de CD de musique de film (Les réalisateurs donnent souvent des références)
- Achat d'un DVD du dernier concert de Morricone
- etc...
NB : Les factures SNCF et RATP ont des TVA à 5,5 %
En résumer :
- Franchise en base TVA :
Pas de TVA perçue, pas de TVA reversée au Trésor Public - TVA au régime réel normal ou mini réel :
Une TVA gagnée, "en partie" reversée au Trésor Public : c'est un gain pour vous (même si un chèque plus petit reste un chèque quand même...).
Et l'argent que l'on touche de la SACEM ?
Quand on reçoit les feuillets de répartitions, la SACEM indique clairement à combien s'élève la TVA qu'il faudra déclarer au Trésor Public. En outre, les feuillets de répartition sont accompagnés d'une "facture" à signer et à renvoyer à la SACEM.
Franchise en base TVA pour les jeunes compositeurs| Je suis compositeur au régime des BNC (Bénéfices Non Commerciaux)| La déclaration trimestrielle de la TVA pour les compositeurs| La TVA qu'est-ce que c'est ? Quel est le principe de la TVA ?| Quelle est la TVA pour les compositeurs ?| Quelle TVA reverser au Trésor Public ?
Essai de partage de musiques : export du player de soundcloud vers le blog
Par Tanguy - Tags
Je fais un test de player, à partir du site communautaire de musiciens : soundcloud.com :
Essai avec la musique "Le diable et elle", une antiquité que j'ai dû composer autour de 2005, mais que j'aime bien ré-écouter de temps en temps :
Le diable et elle by Tanguy Follio
Les sites de l´annuaire :
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