Apprendre à composer de la musique orchestrale
Par Tanguy, mardi 23 juin 2009 à 23:46 - Devenir compositeur pour l’image - Tags
C'est en lisant dernièrement un Bulletin Officiel (BO) de l'Education Nationale que m'est venu l'idée d'écrire un billet à la manière des "professionnels de l'enseignement" (je ne parle pas des profs, mais de ceux qui dans leurs bureaux expliquent aux profs comment "expliquer" ) :
ça donne :
Sans pour autant se substituer à la démarche institutionnelle collective (ou individuelle) menée par les espaces scolaires spécialisés dans la musique, il n'est pas défendu de suivre le concept empirique lié à la formation expérientielle et la notion d'apprentissage auto-dirigé. Pour se faire, l'apprenant devra privilégier, seul, les champs prioritaires de pratiques pédagogiques telles que l'ensemble des actions visant à offrir l'appui et les ressources nécessaires à la construction de son savoir et de son savoir faire musical :
- Apprentissage et mémorisation par la discrimination visuelle et l'analyse objective de documents philharmoniques estimés et répandus.
- Apprentissage par l'observation auditive sélective de supports compacts numériques d'œuvres pré-enregistrées appartenant au recueil orchestral traditionnel ou filmique.
- Concrétisations et démarches incitatives de matérialisation de coloris sonores par l'appropriation des outils informatiques de création et de production.
- Favoriser le dialogue et la transmission par l'exploration des technologies d'information et de communication (TIC)
Précisons que pour chaque auteur en devenir, d'œuvres musicales, de part son éducabilité, son penchant naturel vers l'auto-évaluation par ses pairs et sa faculté de remédiation, la faisabilité d'une telle praxis n'interfère en aucun cas la cohérence des démarches d'apprentissages socio-constructives des institutions éducatives suscitées, la compatibilité de ces actions inférant une meilleure maîtrise créative.
Allez, je vous donne quand même une version plus "simpliste" :
Astuce : petits exercices à faire chez soi pour progresser en harmonie et orchestration, en complément de ce que vous savez déjà faire (que vous soyez autodidacte ou que vous ayez suivi une formation au conservatoire) :
- Observez attentivement des partitions de grands compositeurs (Mahler, Ravel, Beethoven...)
- Ecoutez avec concentration des passages marquants de CD de musique classique ou de musique de film.
- Testez vos propres orchestrations (doublures, choix judicieux de tel instrument...). Dans un séquenceur et avec une banque de sons correcte, il est très facile d'expérimenter.
- Faites écouter votre travail, faites vous connaître en créant votre page perso. Demandez l'avis d'autres compositeurs, découvrez leurs idées, échangez vos astuces sur des forums de discussion...
Jargon pédagogique, Termes IUFM, Langage éducation nationale, Parler pédagol, Mots utilisés à l'IUFM, A la manière d'un bulletin officiel de l'éducation nationale, Langage pompeux, Explications grandiloquentes, Référentiel bondissant et compagnie, Charabia de la pédagogie savante
Pourquoi ne pas lire aussi :
Compositeurs français de musique de film : interviews enregistrées par des Lycéens
Par Tanguy - Tags
Radio Classique et l'Education Nationale (avec le concours de l'UCFM et la SACEM) ont mis en place en 2007, des émissions radio dédiées à la composition de musique de film.
Les émissions sont réalisées par des Lycéens, et j'ai trouvé les interviews d'une grande qualité (questions pertinentes, contenu passionnant et extraits sonores à la pelle...).
On peut écouter les interviews (d'au moins 60 mn chacune !) des compositeurs de musique de film ci-dessous :
- Vladimir Cosma
- Bruno Coulais
- Eric Demarsan
- Francis Laï
- Michel Legrand
- Philippe Rombi
- Gabriel Yared
Cliquer ici pour accéder aux interviews des compositeurs
Retraite vers le futur : voyage interactif dans votre future retraite !
Par Tanguy - Tags
Le site en flash Retraite vers le futur mis en place par la Caisse Nationale de l'Assurance Vieillesse (CNAV) propose de découvrir de manière ludique le fonctionnement du système des retraites.
Cela commence par une présentation par Pierre Hatet (voix du doc dans BTTF) déguisé en... doc. S'en suit alternativement des quizz sur vos connaissances dans le domaine de la caisse de retraite, ainsi qu'un jeu de voiture (2D). La réalisation est signée Paraschool, le directeur artistique est Stéphane Berla.

J'y ai fait la musique du thème principal ainsi que la BO du jeu de voiture. La partition est très inspirée "Retour Vers le Futur" comme on peut s'en douter :)) Ceux qui me connaissent l'ont certainement déjà entendue sur mon Myspace.
Par contre, la musique de fond que l'on entend pendant les Quizz a été composée par une autre personne (dont j'ignore le nom).
La conception date de 2008. Je n'en parle que maintenant car j'ignorais que le site était en ligne. Je suis tombé dessus par hasard...
Drôle d'impression... pas toujours facile de créer "à la demande" une oeuvre musicale.
Par Tanguy - Tags
Pas trop la pêche en ce moment...
Depuis quelques temps, je découvre les joies du casting de compositeurs. Un casting de compositeurs, c'est tout simplement une sélection, par une boite de production, de quelques jeunes artistes qui devront chacun de leur côté proposer une maquette pour accéder au poste de compositeur du film. Celui qui réussit la maquette la plus adaptée au film se voit confier la composition de la bande originale du long métrage. Les autres sont gentiment remerciés. C'est une chance d'être pressenti pour un long métrage, j'en suis conscient.
Tout comme les entretiens d'embauche, c'est une étape décisive pour le candidat. Il est important de cerner dès le départ les attentes du réalisateur de manière à ne pas composer dans une mauvaise direction. La maquette doit être peaufinée au mieux pour mettre toutes ses chances de son côté. Mais c'est une pression supplémentaire du fait qu'une maquette bien travaillée (sur le plan du réalisme) implique d'y passer beaucoup de temps ce qui empiète sur le timing consacré à la composition elle même. A ce stade du casting, on ne peut pas se permettre de dire à un réalisateur qu'on ne connait pas : "le son est pourri mais voyez comme l'écriture est belle, ça rendra comme ça ou comme ci avec un orchestre". Bref, la pression de la commande, le syndrome de la feuille blanche, le manque de sommeil, les délais, la compétition... tous ces facteurs peuvent engendrer une forme de stress.

Personnellement, tant que je reste dans le domaine du court métrage ou du film documentaire TV, je ne rencontre pas de problèmes particuliers. Par contre, dans le cas d'un casting pour un long métrage (en prévision d'une sortie nationale et d'une BO enregistrée par un orchestre symphonique), les choses se compliquent un peu. Devant le piano ou le séquenceur, l'euphorie d'avoir été pré-sélectionné laisse subitement la place à une forme de trac qui se caractérise physiquement par une boule dans le ventre et une respiration coupée, suivi d'un manque de confiance et d'une concentration affaiblie. C'est un phénomène d'anxiété, bien connu par tous ceux qui ont passé des examens, que l'on peut atténuer rapidement par des techniques de relaxation.
Le problème, c'est qu'il ne s'agit pas d'un événement ponctuel et relativement court, comme les 10 mn qui précèdent un oral de maths ou un rendez-vous galant. Dans le cas d'une composition d'une œuvre musicale, il m'arrive de devoir supporter ces symptômes quelques jours voir même quelques semaines (ça a été le cas pour moi, dernièrement) et ça devient vite handicapant. Si par chance, le réalisateur apprécie la maquette, alors les symptômes disparaissent comme par enchantement et laissent la place à une motivation et une détermination incroyable.
Mais dans le cas contraire, une période de courte déprime et d'irritabilité viennent s'ajouter, risquant d'altérer les relations avec mon entourage proche. Ensuite, le moral remonte et je suis à nouveau prêt à combattre pour un prochain casting...
Tout ça pour dire que les déceptions font partie du métier. C'est important d'en parler car beaucoup de jeunes compositeurs baissent les bras après quelques échecs. Je pense souvent à Bruno Coulais dont la notoriété s'est vraiment confirmée à l'âge de 42 ans (avec Microcosmos). Je serais curieux de savoir si avant ça, il n'a pas eu un jour l'envie de renoncer.
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