Trilles : définition et exemple de notation dans une partition pour orchestre.
Par Tanguy, lundi 18 février 2008 à 15:07 - Orchestration, écriture - Tags
Un trille est un couple de 2 notes alternées rapidement.
Voici 3 exemples de trille sur 4 temps (valeur d'une ronde) :
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Ecouter ces 3 exemples :
(son de clarinette)
- Dans le premier exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un ton au dessus (whole tone). On parle de trille majeur. Ici : alternance Fa-Sol.
- Dans le second exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un demi-ton au dessus (half tone). On parle de trille mineur. Ici : alternance Fa-Fa#.
- Si l'on veut alterner 2 notes rapidement selon un intervalle plus grand que le ton, on va alors utiliser la notation du trémolo (le signe à 1, 2 ou 3 barres) que l'on place d'habitude sur la note. En plaçant un signe de trémolo entre 2 notes, le musicien va jouer un trémolo alterné sur ces 2 notes, ce qui revient à faire un trille à partir de ces 2 notes. Dans l'exemple 3, on indique au musicien qu'il doit alterner un FA et un LAb pendant 4 temps (indication = ronde) et à la vitesse de triples croches (indication = 3 barres).
Le trille est une alternance rapide de 2 notes, Qu'est-ce qu'un trille ?, Un trille à grand intervalle est représenté par des petites barres entre deux notes, Qu'est-ce qu'un trille majeur ?, Qu'est-ce qu'un trille mineur ?, Quelle est la différence entre un trille majeure et un trille mineur ? Voici un exemple de trille d'un ton ou whole tone, Voici un exemple de trille d'un demi ton ou half tone, Le trill fait partie des notations des instruments de l'orchestre symphonique
Pourquoi ne pas lire aussi :
Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?
Par Tanguy - Tags
Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.
Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.
L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :
- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).
Avant :
Après :
- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :
Avant :
Après :
OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...
Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)
Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :
Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.
Cordes + cuivres + percus :
C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).
Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :
(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)
Staccato| Informatique musicale| Staccatos et effet machine à écrire| le son mitraillette des staccatos en MAO| Orchestration en MIDI| Simuler de la musique orchestrale avec un ordinateur| Reproduire un orchestre| Les notes courtes en MAO| Banques de sons et stacs| Blog sur la composition de musique de film
L'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants : traduire oralement ce qui se passe visuellement à l'écran.
Par Tanguy - Tags
C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)

- Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
- En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).
Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.
En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.
Marco Beltrami :
Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).
Hans Zimmer :
Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).
C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.
Qu'est-ce que l'audiodescription ?| Définition de l'audio description| La musique de film et l'audiodescription| La musique de film agit comme le principe d'audiodescription| Films et téléfilms pour les mal-voyants et non-voyants| Le cinéma pour les personnes aveugles| Aider les malvoyants et non-voyants à mieux comprendre un film ou une pièce de théâtre| Le rôle de la musique descriptive| Écouter un extrait de Scream de Marco Beltrami| Ecouter un extrait de Beyond Rangoon composé par Hans Zimmer
Un exemple de leitmotiv qui m'a servi d'élément de base pour composer une musique d'action.
Par Tanguy - Tags
Leitmotiv (nom masculin)
Motif musical repris plusieurs fois dans une même œuvre. Propos qui revient sans cesse.
Il faut souvent un point de départ pour construire une musique : un matériau musical à partir duquel on va développer une thématique. Cela peut être une mélodie, une rythmique, un enchainement d'accords...
Dans le cas d'une musique d'action que j'ai faite il y a quelques mois, je me suis basé sur le leitmotiv ci-dessous, unique point de départ :
Joué comme ça, ce n'était pas franchement impressionnant...
Alors j'ai fait jouer ce leitmotiv en trémolo par des violoncelles, afin d'apporter une base mystérieuse et "mouvante" : pour créer une atmosphère un peu stressante (vitesse, panique). En même temps, j'ai essayé de créer un effet de va et vient en jouant sur les nuances (p-f-p) comme pour imiter des bourrasques de tempête.
Par moments, j'ai voulu doubler ces mêmes notes en staccato par des cuivres (essentiellement des cors français), pour appuyer le côté "action".
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| Joué
par des violoncelles en trémolo : |
Joué par des cors en staccato : | |
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| Mystérieux et fluide | Martial et haché |
Ensuite, j'ai placé des boucles de rythmes (Stormdrums, 150 bpm) et j'ai commencé à chercher diverses mélodies jouées par des instruments aigus (violons flûtes, xylophone, caisse-claire etc...).
Ecouter un extrait :
Bon, à l'écoute, on s'aperçoit que le leitmotiv de base joué par les violoncelles n'apparait plus comme l'élément principal. Pourtant il revient de manière récurrente et apporte ce petit côté anxiogène que j'aime bien...
Voilà, juste pour dire qu'avec les mêmes notes, on peut créer des effets en jouant sur les nuances, l'orchestration (violoncelles, cors etc... ) et la notation (trémolos, piqués etc...). Souvent, quand je cherche des notes au piano, j'essaie de penser à la couleur orchestrale que je vais créer (de manière à apporter le sentiment désiré par le réalisateur).
Point de départ pour composer une musique de film| Composer une musique d'action à partir d'un élément de base| Créer une musique de film à partir d'un matériau musical de base| Le trémolo de cordes crée une atmosphère musicale mystérieuse et stressante| Utilisation des cordes en trémolo pour apporter une coloration musicale anxiogène| Ecouter et voir un exemple d'orchestration avec des violoncelles et des cors français| Notation du trémolo dans une partition orchestrale| Notation du staccato dans une partition orchestrale| Ecouter et voir un exemple de nuance dans une partition orchestrale
Scherzo For Motorcycle and Orchestra : la course poursuite en side-car (Indiana Jones et la dernière Croisade)
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Une petite friandise, pour découvrir le travail de la musique à l'image.
Pour l'occasion, les bruitages ont été supprimés.
Musique de John Williams...
Et ci dessous, une version plus ... British :
Ha ha ha
Ha ha ha
Scherzo For Motorcycle And Orchestra| Exemple de musique synchronisée à l'image| Le rapport musique image est ici clairement établi| Voir un extrait de Indiana Jones| Course poursuite avec un side-car| Musique de John Williams| Étude d'un extrait musical composé par John Williams| Scherzo pour moto et orchestre composé par John Williams| Musique de Indiana Jones et la dernière croisade| Exemple de synchronisation de la musique sur les images d'un film
L'orgue à tuyaux, le plus gros instrument de musique.
Par Tanguy - Tags
Pas facile à transporter dans sa voiture...
Le plus gros instrument de musique du monde est situé aux États-Unis dans le New Jersey :
"The Atlantic City Boardwalk Hall Pipe Organ"

Le cockpit (la console fixe)
- 7 claviers
- 33 000 tuyaux
- 314 jeux
- Auditorium de 150 m de long
Danny Elfman utilise parfois les sonorités des grandes orgues dans ses génériques d'ouverture (surtout pour les films fantastiques les plus noirs). Une couleur musicale qui renforce l'aspect gothique et sombre de ses Main Titles (Les contes de la crypte, Sleepy Holow, Batman Returns...)
Sleepy Hollow (Main titles) :
Batman Returns (Birth of a Penguin) :
L'orgue le plus grand du monde| L'orgue le plus gros du monde| The Atlantic City Boardwalk Hall Pipe Organ| L'orgue dans la musique de film| Danny Elfman utilise de l'orgue dans ses main Titles| L'orgue dans Sleepy Hollow| L'orgue dans Batman Returns| Utilisation de l'orgue à tuyaux dans les bandes originales de film| L'orgue apporte une couleur musicale gothique et baroque| L'instrument de musique le plus grand
Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.
Par Tanguy - Tags
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Le métier de copiste dans la musique de film| En savoir plus sur la gravure musicale| Comment sont fabriquées les partitions pour orchestres symphoniques ?| Quels sont les éditeurs de partitions professionnels les plus utilisés actuellement ?| Sous quel support le compositeur l'arrangeur ou l'orchestrateur confie-t-il sa musique au copiste ?| Le copiste ou graveur musical travaille à partir d'un manuscrit ou de fichiers finale ou Sibelius| Quelle est la différence entre copiste et graveur musical ?| Lire une interview sur le métier de la gravure musicale
Instrument insolite : une petite vidéo en image de synthèse bien sympa !
Par Tanguy - Tags
Un instrument mécanique ingénieux. C'est très bien fait.
Et même si c'est du virtuel, c'est très bien pensé :
Evidemment, il vaut mieux posséder un grand studio pour utiliser une telle machine...
La pluie, simulée par une chorale.
Par Tanguy - Tags
Le son de la pluie !!!
D'abord quelques gouttes, puis une pluie battante, puis le tonnerre qui gronde. Un environnement sonore recréé par une soixantaine de personnes. Très sympathique à voir et à entendre (monter le son).
Merci à Bernhard pour le lien ;)
Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...
Par Tanguy - Tags
Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.
A quand les motifs de violons ? ;-)
Je cherche un logiciel permettant de séparer les différents instruments dans un mix| Melodyne permet d'isoler chaque note ou chaque instrument à partir d'une musique| Melodyne est capable d'analyser un signal audio polyphonique| Melodyne est une révolution pour les musiciens et les Sound-designers| Il existe un soft (Melodyne) capable de corriger et de modifier un signal audio polyphonique| Celemony fournit une banque de sons adaptée au logiciel révolutionnaire qu'est Melodyne| Melodyne est un logiciel de retouche de prises audio puissant voir révolutionnaire| Melodyne permet de corriger la justesse des voix ou d'instruments mais aussi la transformation sans précédent de n'importe quelle prise de son| Melodyne est un outil très puissant qui permet d'inventer de nouvelles phrases rythmiques et mélodiques à partir d'une phrase originelle
Si tu cherches un peu de gaieté....
Par Tanguy - Tags
Voilà, j'avais envie de me faire la main sur le Séquenceur Reaper, pour me familiariser avec les commandes, les raccourcis claviers etc....
Je me suis fait plaisir avec un petit délire comme je n'en fais pas souvent. Je voulais m'amuser sur un morceau que j'adore parce qu'il me rappelle ma Bretagne natale, qu'il est très entraînant et qu'il groove exactement comme j'aime, j'ai nommé "Lambé An Dro" de Matmatah. Pas de doutes, c'est une de mes chansons préférées.
Dans cette version "à la Tanguy" j'ai rassemblé mes ingrédients préférés : mélange d'instruments rocks, orchestre symphonique et biniou (l'invité d'honneur). Au départ, je pensais y intégrer plus de parties orchestrales, mais j'ai vite constaté à quel point ça alourdissait l'ensemble. Et puis, c'est difficile de remplacer la voix par des instruments symphoniques virtuels... J'ai donc essayé de faire un arrangement plutôt aéré (si j'ose dire), avec beaucoup de notes courtes. On entend par exemple pas mal de staccatos de cordes, de flûtes, de cuivres, de saxophones et bien sûr du xylophone (pour bien accentuer l'aspect piqué des notes).
Enfin bref, voici le résultat :
Lambé An Dro (Matmatah)
orchestration : Tanguy Follio
Ha ha, c'est pas tous les jours qu'on entend à l'unisson de la cornemuse avec du sax ténor ;-)
Côté technique MAO, Reaper s'est montré largement à la hauteur (juste 1 ou 2 plantages à cause d'un plug-in). J'ai pu travailler rapidement sans avoir à fouiner dans le manuel.
Finalement, J'ai trouvé l'éditeur MIDI très pratique, notamment grâce à la sélection de plusieurs canaux (donc plusieurs articulations d'instruments) dans une même piste MIDI. Tout au long de ce travail, j'ai découvert plusieurs fonctions très utiles et vraiment bien pensées. Les découpes et collages des items audio sont un vrai régal !
Et toujours, la liberté de relier n'importe quelle piste à n'importe quel plug-in (réverbe, instrument virtuel, piste répertoire...) ça aussi c'est du pur bonheur :)
Argh, odieux infidèle que je suis, j'en ai presque du remord pour mon petit Cubase 5 qui prend la poussière depuis quelques mois :((
Enfin, c'est la vie... et comme le dit la chanson, "si tu cherches un peu de gaieté, viens donc faire un tour à Lambé..."
Session Reaper (partie orchestrale uniquement) :
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

Cliquer pour agrandir
En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

Cliquer pour agrandir
En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
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