Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Le trille est une alternance rapide de 2 notes


Trilles : définition et exemple de notation dans une partition pour orchestre.


Un trille est un couple de 2 notes alternées rapidement.
Voici 3 exemples de trille sur 4 temps (valeur d'une ronde) :
trille majeur (whole trill) Trille mineur (half trill) trille ou tremolo alterné

Ecouter ces 3 exemples :
(son de clarinette)




  1. Dans le premier exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un ton au dessus (whole tone). On parle de trille majeur. Ici : alternance Fa-Sol.

  2. Dans le second exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un demi-ton au dessus (half tone). On parle de trille mineur. Ici : alternance Fa-Fa#.

  3. Si l'on veut alterner 2 notes rapidement selon un intervalle plus grand que le ton, on va alors utiliser la notation du trémolo (le signe à 1, 2 ou 3 barres) que l'on place d'habitude sur la note. En plaçant un signe de trémolo entre 2 notes, le musicien va jouer un trémolo alterné sur ces 2 notes, ce qui revient à faire un trille à partir de ces 2 notes. Dans l'exemple 3, on indique au musicien qu'il doit alterner un FA et un LAb pendant 4 temps (indication = ronde) et à la vitesse de triples croches (indication = 3 barres).

Pourquoi ne pas lire aussi :


Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?


Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.

Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.

L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :

- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).

Avant :


Après :



- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :

Avant :


Après :


OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...

Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)

Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :


Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.

Cordes + cuivres + percus :


C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).


Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :


(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)

Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal


Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).

Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.

  • Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
  • Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
  • Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
  • Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)

Suivi parfois d'un relâchement brutal :
  • Retour rapide à un faible volume sonore
  • Retour rapide à une harmonie simple
  • Retour rapide à une orchestration plus sobre
  • Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :

Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).

Sixième Sens (James Newton Howard)


X-MEN (Michaël K-MEN)


L'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants : traduire oralement ce qui se passe visuellement à l'écran.


C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)

Audio Description


- Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
- En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).

Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.

En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.


Marco Beltrami :

Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).


Hans Zimmer :

Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).

C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.

Une musique pour un film institutionnel


Voici une musique que j'ai composée dernièrement pour un film d'entreprise :



Petit test : d'après vous, j'ai fait ce morceau pour illustrer quel sujet ?

- Marque de voiture ?
- Mesure et expertise dans l'industrie énergétique?
- Chaine de restauration rapide?
- Séjour à la montagne, tracking randonnée ?
- Matériel de télécommunication ?
- Service aux personnes âgées ?
- Projet immobilier ?
- Entreprise biologique phytosanitaire ?
- Articles de sport de fitness (Step, LIA, abdo fessier)?

(C'est l'un de ceux là)

Réponse dans le prochain billet ;)

Construire un accompagnement. Quelques exemples de plans d'orchestration. Etude pas à pas.


Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.

J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.

  1. Élément de départ :

  2. Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).

  3. Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :

  4. Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.

  5. Renforcement du leitmotiv (par doublures) :

  6. Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
    Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.

  7. Accords plaqués pour lier le tout :

  8. On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.


En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).

Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :


Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :


Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.

Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".

Utilisation rapide et ergonomique des marqueurs dans un séquenceur, grâce au pavé numérique.


Les marqueurs dont je parle, ce ne sont pas les gros crayons qui sentent fort, mais les petit repères qui permettent d'accéder directement à différents endroits dans une musique (qu'on est entrain de composer dans un séquenceur).

La méthode que j'utilise tout le temps et qui me paraît la plus rapide (dans Cubase), c'est de placer mes marqueurs "à l'arrache" (technique du pavé numérique) à des endroits clés de mes compositions :
  • Je veux accéder facilement au début de mon super crescendo de cuivres, mesure 18 :
    Je place mon curseur à la mesure 18 puis je fais "Ctrl 7" (pavé numérique)

  • Je veux accéder facilement au refrain de ma chanson, mesure 33 :
    Je place mon curseur à la mesure 33 puis je fais "Ctrl 8"

  • Je veux accéder facilement à mon solo de contrebasse, mesure 75 :
    Je place mon curseur à la mesure 75 puis je fais "Ctrl 9"

Et ainsi de suite, tout en prenant soin de ne pas toucher aux Ctrl 1 et Ctrl 2 qui eux affectent respectivement les délimiteurs gauche et droit (locators) du séquenceur. Ensuite, quand je veux accéder directement à mon solo de contrebasse (pour le retravailler), j'appuie sur la touche 9 et le tour est joué.

La technique du pavé numérique me permet donc d'utiliser uniquement les touches 7, 8, 9, 4, 5, 6 et 3 soient 7 marqueurs différents, ce qui me convient parfaitement (c'est totalement subjectif).

Plus tard, si je souhaite affecter mon marqueur n° 9 à une autre mesure, il suffit de refaire la manipulation (placement du curseur + Ctrl 9) au nouvel endroit.

Le seul inconvénient, c'est que je ne "visualise" pas mes marqueurs. Mais à force de les utiliser, je finis par mémoriser quel numéro m'amène à telle mesure.
Si toutefois, j'ai besoin de voir l'emplacement de mes marqueurs, alors j'insère une piste Marker (comme on insère une piste MIDI ou Audio) : clic droit / ajouter une Piste Marker :


Piste Marqueur



Puis je recommence la manipulation expliquée plus haut (Ctrl 7 etc...). Les marqueurs que j'assigne au fur et à mesure apparaissent clairement sous forme de petits bâtons bleus (dans Cubase tout du moins) :

Piste Marker

Dans cet exemple, il me suffit de presser la touche 9 pour accéder à la mesure 49


Voilà, bien entendu ce billet s'adresse essentiellement aux débutants et décrit seulement une partie des possibilités de l'outil marqueur. Sachez quand même que j'ai utilisé Cubase pendant quelques années avant de connaître l'existence de cette fonction bien pratique... (c'est ballo).

S-Browser 2.5 : un petit browser très pratique pour les musiciens


Conçu par Nouvelle Cible Studio S-Browser 2.5 est un petit "Explorateur/Lecteur" dédié à la recherche de vos fichiers audio (samples, riffs, prises, voix, musiques) et MIDI.

S-browser 2.5 Browser pour les musiciens



La lecture des échantillons sonores est activée par simple clic sur le ficher, ce qui permet d'avoir un aperçu très rapide de votre base de données musicale.

Caractéristiques du S-Browser 2.5 :
  • Lecture de .wav .mp3 .wma et .mid
  • Indication sur la durée du morceau
  • Barre de progression (durée)
  • Début de lecture à n'importe quel endroit du morceau
  • Pause / Reprise
  • Mise en boucle
  • Variation du volume
  • Variation du pitch (retour facile au pitch initial)
  • Support multi-langues
  • Compatible Windows Vista
  • Utilitaire très léger (moins de 1 Mo)

Ce petit utilitaire, bien pratique, est téléchargeable gratuitement ici
Pour ceux qui souhaitent soutenir son créateur, il est également possible d'effectuer un don en ligne ;-)


Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film


Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.

J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.

Orchestration et écriture
Conseils et astuces
Analyses d'extraits de BO
Informatique musicale
Matériel et  logiciels pour
faire de la musique de film

- Etudier les partitions classiques
- Qu'est-ce qu'un trille ?
- Glissando de harpe
- Finale : éditeur de partitions
- Couleur modale : 7 modes
- Exemple de leitmotiv
- Choeurs et système D
- Style Back to the Future
- Le rôle de l'orchestrateur
- Intégrer les percussions
- Effets stridents
- Exemples de répétitions
- Analyse d'un extrait musical
- Accord de septième diminuée
- Marches harmoniques
- Score preparator
- La flûte traversière
- Résonnance et plans sonores
- Faire monter la tension
- Accélérations et ralentissements
- Effet merveilleux
- Notes maintenues (pédales etc)
- Doublures cors et cordes
- Le rôle de l'arrangeur
- Construire un accompagnement
- Instruments transpositeurs
- Crescendo-decrescendo
- Exemples de transition
- Début de la gamme mineure
- Accords tous les 6 demi-tons
- Changer de tonalité
- Attaque avec cloches tubulaires
- Séquenceur et banques de sons
- Exemple de traitement audio
- Le mastering
- Melodyne Studio (Celemony)
- Séquenceurs et éditeurs de partitions
- Les marqueurs dans Cubase
- Guitar Rig 3  de Native Instruments
- PC sur mesure pour créer de la musique
- Utiliser des boucles de percussions
- Absynth Twilights de Native Instruments
- Cubase 4 de Steinberg
- Mise à jour gratuite de Cubase 4
- Omnisphere de Spectrasonics
- Symphobia de PojectSam
- Browser pour les musiciens
- Personnaliser un crescendo
- Legato : réalisme
- Cubase 5 de Steinberg
- Limiter l'effet machine des staccatos
- Fréquences des instruments
- EastWest Symphonic Orchestra gratuit


Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métier
Le statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
Se former, étudier
- Faire son CD démo
- Protéger ses oeuvres 
- La musique source
- Le Temp-Track
- Les traumatismes auditifs
- Contacter les producteurs
- Coup de déprime
- Le pote musicos
- Un annuaire pour les musiciens
- Orchestres spécialisés
- L'audiodescription
- Témoignage de JJ Annaud
- Le Sound Design
- Limites des banques de sons
- Avoir le trac en public
- Le film institutionnel
Emettre des factures
- La TVA à 5,5 %
- Intermittence du spectacle
- Déclaration et Impôts
- Fiscalité : Bénéfice Moyen
- Formulaire 2042 C
- Suivi des diffusions TV


Une astuce pour changer de tonalité sans prendre de risque


Un petit truc tout bête que j'utilise régulièrement pour changer de tonalité, c'est de conserver une note du dernier accord de la tonalité 1, et faire en sorte qu'on retrouve cette note dans le premier accord de la tonalité 2.

Par exemple, je termine une phrase sur un accord de SOL majeur (notes sol-si-), je peux embrayer sur un accord de SIB majeur (notes sib--fa) pour démarrer une autre phrase musicale. C'est la note ré qui est en commun.

D'ailleurs, je me suis livré à un petit exercice : je joue du piano dans une tonalité de LA mineur et j'arrive sur un accord de Sol majeur (qui est très commun dans la tonalité de LA mineur). J'ai donc les doigts qui enfoncent les notes sol-si-ré...

Et là je me dis comme ça : "tiens, aujourd'hui je suis de bonne humeur, je tenterais bien un changement de tonalité (soyons fou !)". Je vais appliquer ma méthode de transition qui consiste à conserver une note.

Donc, en partant de l'accord de SOL majeur (notes sol-si-ré) :
  • Je décide de conserver la note sol (flèche bleue)
    je peux jouer un accord de MIB majeur (notes mib-sol-sib)

    Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> MIb SOLm (bis)



  • Je décide de conserver la note si (flèche rouge)
    je peux jouer un accord de SI mineur (notes si-ré-fa#)

    Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> SIm DO# (bis)



  • Je décide de conserver la note ré (flèche verte)
    je peux jouer un accord de SIB majeur (notes sib--fa)

    Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> SIb REm (bis)



Transition d'accords


L'astuce, c'est que l'oreille humaine va entendre dans le changement de tonalité, une note commune : une empreinte auditive qui va permettre une transition tout en douceur.
Il existe bien sûr d'autres manières de changer de tonalité (je montrerai quelques exemples dans un autre billet).

Tonalités des principaux instruments. Mémo pour les instruments transpositeurs les plus souvent utilisés.


Voici les tonalités des instruments les plus communs :


Orchestre symphonique (Do = Ut):
  • Piccolo : Do
  • Flûte traversière : Do
  • Hautbois : Do
  • Cor anglais : Fa
  • Clarinette : La (parfois Sib)
  • Basson : Do
  • Cor français : Fa
  • Trompette : Do ou Sib
  • Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
  • Tuba basse à 4 pistons : Do
  • Cordes : Do
Harmonie :
  • Piccolo : Do
  • Flûte traversière : Do
  • Clarinette : Sib
  • Saxo Soprano : Sib
  • Saxo Alto : Mib
  • Saxo Ténor : Sib
  • Saxo Baryton : Mib
  • Cor d'harmonie : Fa
  • Trompette : Sib
  • Trombone : se joue en Do (bien qu'ayant un sib en note fondamentale)
  • Tuba : Sib (appelé basse Sib)


Il existe, bien sûr, d'autres instruments transpositeurs (comme la petite clarinette en Lab, la trompette en Ré..) mais ils sont moins souvent utilisés. Je préfère focaliser ce billet sur les instruments les plus communs.

Ci dessous, un petit tableau que je m'étais fabriqué il y a quelques années. Il permet de savoir, pour une tonalité donnée (tonalité de la musique telle qu'on l'entend), dans quelle tonalité seront écrites les partitions des instruments transpositeurs tels que la clarinette, le cor français, le saxo alto etc...


Ma partition ? dans quelle tonalité ?

tonalité des principaux instruments transpositeurs


Par exemple, pour une musique écrite en Fa, la partition d'un instrument transpositeur en Mib (comme le saxo alto) devra être écrite en Ré.

Autre exemple, vous composez un passage musical en Ré, alors les clarinettes Sib joueront en Mi (avec 4 dièses à la clef).

Ce tableau peut être utile aux jeunes compositeurs qui feront interpréter leur musique par un orchestre d'étudiants ou par l'harmonie du village. Un rapide coup d'œil permet de voir qu'il y a des tonalités plus confortables à déchiffrer, et ce pour tous les instruments.

Par exemple, si je compose une musique en sib pour une harmonie, les instruments non transpositeurs auront une partition en sib (2 bémols seulement à la clef). Les clarinettes sib auront une partition en Do (pas de bémols ni de dièses à la clef). Les saxophones alto auront une partition en Sol (2 dièses seulement à la clef), les cors auront une partition en Fa (un seul bémol à la clef).


Les sites de l´annuaire :
  • Cours de musique en ligne


    Cours de musique en ligneMusiclic.com est un site complet qui s’adresse à tous les musiciens (tous âges, tous niveaux). Il comporte quatre grandes parties : 1/ Théorie musicale Il s’agit d’un ensemble de cours théoriques sur l’harmonie et le solfège. Ils permettent d’apprendre et/ou de réviser les bases de la théorie musicale. Par ailleurs, une centaine d’analyses harmoniques permettent d’appliquer et d’expliquer la théorie musicale (plus particulièrement les notions liées à l’harmonie) dans un contexte connu et bien précis (ces analyses s’appuient sur toutes les connaissances et tableaux développées dans la seconde partie). Cette section comporte : a) 37 analyses de chansons de variétés, de Goldman à Trenet en passant par Norah Jones et Francis Cabrel b) 18 analyses d'œuvres classiques (Mozart, Beethoven, Chopin …) avec partitions et 72 vidéos de qualité professionnelle c) 47 chansons de Jean-Jacques Goldman analysées (écrites entre 1980 à 2000) avec une synthèse : « Comprendre le style Goldman ». L’ensemble de cette étude fait environ 400 pages imprimées. 2/ Accords, gammes et cadences Il existe tout d’abord un dictionnaire de 400 accords différents (de 3 et 4 sons) illustrés par 1 100 sons de piano et plus de 8 100 graphiques (et animations) pour clavier, guitare et portée. Les notes de chaque accord sont également mentionnées. Toutes les gammes majeures et mineures (avec leurs accords diatoniques et étrangers) ont été saisies dans des bases de données (plus de 5 000 entrées), ce qui permet en quelques clics de naviguer en toute liberté dans le monde des accords, des gammes et cadences. Plusieurs (14) moteurs de recherche sont ainsi disponibles. 3/ Découverte et initiation Cette partie propose donc 20 jeux interactifs pour réviser, apprendre, comprendre la théorie tout en s’amusant. Les domaines sont assez variés, tels que la lecture de notes, de rythmes, la mémorisation des notes, les accords, les intervalles, les degrés, les gammes, ... Des répliques (très appréciées) des jeux du Simon, du Trivial Pursuit, du Pendu ou du Memory ainsi que des quiz questions/réponses ont été créés. 4/ Dictionnaires de rimeset multimédia anglais/français Pour celles et ceux qui veulent écrire quelques textes, un dictionnaire de rimes de plus de 20 000 mots est proposé et de nombreuses recherches sont possibles (rechercher une rime, un mot …). Un dictionnaire multimédia anglais/français de 3 000 mots a été également ajouté.
    Thèmes abordés : De nombreux cours et jeux pour apprendre la musique en s'amusant, Apprendre le solfège, Découvrir l'harmonie, Dictionnaire des rimes en ligne, Trivial Pursuit musical, Chanson, Musique classique.
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