Impôts : la déclaration des droits d'auteur dans le cadre des bénéfices non commerciaux (BNC) et le régime de la déclaration contrôlée
Par Tanguy, jeudi 13 mars 2008 à 01:11 - Le statut du compositeur - Tags
Le début du printemps est propice aux questions sur la déclaration de revenus issus de notre activité musicale.
Je fais un récapitulatif dans ce billet, mais ça ne concerne que les compositeurs qui sont dans le même cas que moi, c'est à dire : imposition des droits d'auteur selon le régime de la déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux (BNC).
(Démarche à suivre pour obtenir ce statut)
La déclaration contrôlée des BNC, c'est un formulaire (2035) qui nous est envoyé par le centre des impôts et qu'il nous faut remplir avec soin. Ce formulaire consiste à indiquer les recettes de l'année issues des droits d'auteur (tout ce qui n'est pas considéré comme "salaire" : les musiques que vous avez facturées, les droits SACEM etc...) puis de déduire les dépenses (une part du loyer, une part d'électricité, la CSG déductible, l'achat de matériel etc...). Evidemment, chaque dépense doit être justifiée et conservée (factures, tickets de caisse etc.).
[Personnellement, j'ai un classeur avec des pochettes plastiques dans lesquelles je place chronologiquement tous mes justificatifs de recettes et de dépenses. J'utilise en parallèle un logiciel de comptabilité libérale qui remplit directement le formulaire 2035].
La somme finale (appelée résultat fiscal) correspond donc au bénéfice de l'année précédente. Parfois, si l'année n'a pas été productive, il arrive que les dépenses soient plus grandes que les recettes ce qui donne un résultat fiscal négatif : un déficit.
Voilà donc à quoi sert ce formulaire 2035 : à établir la différence recettes-dépenses pour calculer un résultat fiscal imposable.
Le formulaire 2035 se compose en réalité de plusieurs feuillets (2035 K 2035 A 2035 B... ) avec une notice d'utilisation assez claire (enfin...tout est relatif).
Question : une fois le bénéfice calculé, doit-on reporter la somme sur notre feuille d'impôt "classique" que monsieur tout le monde reçoit un peu plus tard (aux mois d'avril-mai, c'est ça ?), le fameux 2042 !
Il faut effectivement reporter la somme des BNC, mais pas sur la 2042 que tout le monde reçoit : il faut remplir un formulaire "complémentaire" (donc à part) le 2042 C (cadre D) qu'il est possible de télécharger sur le site impots.gouv.fr (le formulaire de 2010 est en ligne). Après quoi il suffira de cocher la case dans le formulaire 2042 qui s'intitule : "si vous déposez une déclaration 2042 complémentaire"
Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs (prévoyez tout de même une boite d'aspirine).
Comment déclarer ses revenus aux impôts quand on est compositeur ?, Les bénéfices non commerciaux BNC sont d'abord calculés sur le formulaire 2035 puis reportés sur le formulaire 2042 C, Quelle comptabilité choisir si je suis compositeur ? En savoir plus sur la déclaration des revenus issus d'une activité musicales, Les impôts et le métier de compositeur, Je suis compositeur et je déclare mes droits d'auteur en bénéfices non commerciaux en suivant le régime de la déclaration contrôlée, Où puis-je me procurer les formulaires 2035 et 2042C ?
Pourquoi ne pas lire aussi :
Le formulaire 2042 complémentaire pour déclarer vos BNC est en ligne sur impots.gouv.fr
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Billet ré-édité le 26 mai 2010 : les formulaires 2042 et 2042 C sont en ligne
Amis compositeurs, vous devriez recevoir en avril-mai 2010, les formulaires pour déclarer vos revenus de l'année 2009. Les centre des impôts doit vous envoyer un formulaire 2042 (peut-être pré rempli) qui est le formulaire de déclaration classique que tout le monde reçoit.
Si vous avez fait des factures et que vous êtes enregistrés aux BNC (déclaration contrôlée ou micro BNC*), vous devriez recevoir en plus le formulaire 2042 C (C comme complémentaire) sur lequel vous reporterez soit le chiffre des BNC (calculé à partir du formulaire 2035 que l'on reçoit en mars) pour ceux qui ont opté pour la déclaration contrôlée, soit la somme brute de vos recettes pour ceux qui sont aux micro BNC...
Si jamais vous ne receviez pas le 2042 complémentaire, il est téléchargeable ici : formulaire 2042 C (Année : 2010, N° d'imprimé = 2042).
Récapitulatif :
- Déclaration des salaires (+ assédic le cas échénant) dans le formulaire 2042
- Déclaration des BNC dans le 2042 C (complémentaire)
- Sur le 2042, cocher la case "si vous déposez une déclaration complémentaire"
*Micro BNC = Régime spécial BNC
Déclaration 2008 du régime de la déclaration contrôlée| Déclaration 2008 du régime déclaratif spécial ou micro BNC| Déclarez vos revenus 2007 avant le 30 mais 2008 ou le 17 juin 2008 pour Internet| formulaire 2042 C| Déclarer les BNC| Les impôts chez les compositeurs| Comment déclarer les bénéfices non commerciaux ?| Imprimé 2042 complémentaire
Devenir compositeur professionnel à son compte. Emettre des factures.
Par Tanguy - Tags
ATTENTION : ce billet s'adresse aux compositeurs qui ne sont pas déjà inscrits à l'URSSAF pour une activité professionnelle autre que la composition (webmaster, copiste, bruiteur, vendeur en sonorisation etc...)
Pour établir une facture en bonne et due forme, il faut être enregistré au centre des impôts et être assujetti à l'AGESSA (pour les cotisations sociales). Essayons de détailler tout ça avec des mots simples :
1) Inscription au Centre des Impôts pour avoir un N° SIRET :
Pas mal de gens vous diront qu'il faut s'inscrire à l'URSSAF. NON ! pour les compositeurs, l'inscription se fait au centre des impôts. Si on vous regarde de travers, là-bas, dites que votre situation est proche de celle des photographes (c'est plus parlant pour eux).
Remplir un formulaire P0i (se prononce P zéro i) que l'on peut télécharger en pdf ici et envoyez le à votre centre des impôts.
Après quelques jours, vous aurez le statut de travailleur indépendant (profession libérale dans le domaine artistique), avec un n° SIRET qu'il faudra placer dans vos factures.
La case n°9 (options fiscales) du formulaire P0i est assez compliquée pour les néophytes : (voir un billet explicatif )
En tant que compositeur en début de carrière, j'ai opté pour l'option suivante :
- Les bénéfices non commerciaux (BNC) avec déclaration contrôlée
- TVA au régime réel normal, et dépôt de déclaration trimestrielle
2) Assujettissement à l'AGESSA (à qui l'on reverse les charges sociales) :
Sur une fiche de paie, vous avez votre salaire brut, à partir duquel on vous décompte les cotisations sociales comme la CSG, la CRDS, l'assurance vieillesse maladie veuvage etc....ça s'appelle le précompte. A la fin, il vous reste le salaire net (snif)
Et bien sur une facture, c'est pareil ! On établit la somme brute TTC à facturer et l'on déduit un précompte pour obtenir une somme nette. Ce fameux précompte sera envoyé à l'AGESSA directement par la personne ou l'organisme qui vous rémunère (un producteur, un réalisateur, une boite de communication etc... bref votre client).
Télécharger un modèle de facture (compositeur)
Attention, ce n'est plus 97 % mais 98,25 % !
Billet édité le 22/01/12 :
Depuis la création de ce billet (en 2008), il y a du changement du côté de l'AGESSA (déclaration en ligne, dispense de précompte etc...). Ce que j'ai écrit jusqu'à présent n'est plus vraiment à jour. Je supprime donc le paragraphe consacré à l'AGESSA et vous invite à consulter le site officiel qui explique très bien les différentes procédures (allez également jeter un oeil dans les FAQ).
Site de l'AGESSA
Comment faire une facture en tant que compositeur ?| Comment devenir compositeur professionnel indépendant ?| Je suis compositeur et j'aimerais faire des factures| Où s'inscrire pour devenir compositeur professionnel ?| Je suis compositeur et je souhaiterais facturer mes clients| Faut-il s'inscrire à l'AGESSA pour devenir compositeur professionnel ?| Je suis un compositeur et j'aimerais travailler à mon compte| Le statut du compositeur
Tanguy, le film. Bande originale de Pascal Andreacchio
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Un film fort sympathique qui passera prochainement sur le petit écran.

Eric Berger, vu dernièrement à la télévision dans le film "Quatre garçons pleins d'avenir" (franchement drôle), incarne ici le personnage de Tanguy, un grand dadet de 28 ans qui n'arrive pas à quitter le cocon familial.
Heureusement, tous les Tanguy ne sont pas comme ça ;-)
Côté musique, c'est Pascal Andreacchio qui signe la bande originale du film. Une musique discrète, qui penche vers des sonorités et thématiques asiatiques, la Chine et le Japon faisant partie intégrante de la vie étudiante (et sexuelle) du personnage.
Pascal Andreacchio avait déjà collaboré avec Étienne Chatiliez sur d'autres projets (comme "Le Bonheur est dans le pré").
Tanguy, Dimanche 30 novembre 2008 à 20h50 sur TF1
Musique du film Tanguy| Compositeur du film Tanguy| Qui a composé la bande originale du film Tanguy ?| Pascal Andreacchio est le compositeur de la musique du film Tanguy| La BO de Tanguy a été composée par Pascal Andreacchio| Tanguy est interprété par Eric Berger| Étienne Chatiliez a collaboré avec le compositeur Pascal Andreacchio| Compositeur de musique sur quelques films d'Étienne Chatiliez| Musique qui évoque l'Asie| Musique avec des percussions asiatiques chinoises japonaises
Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...
Par Tanguy - Tags
J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).
Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...
La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :
Orchestration permettant d'obtenir un effet strident et cristallin| Produire un effet strident en musique de film| Alan Silvestri scoring The Mummy returns| Session d'enregistrement de la musique du film Le retour De La Momie| Musique du film Le Retour De La Momie composée et dirigées par Alan Silvestri| Alan Silvestri enregistre la bande originale du film The Mummy Returns| Utilisation des instruments à tessitures aigues pour suggérer le danger| Apporter un sentiment de peur et de panique avec l'orchestre| La musique de film d'action ou d'horreur utilise souvent des effets stridents dans ses orchestrations| L'orgue de verre ou glassharmonica apporte un côté strident et une résonance cristalline dans la musique d'horreur
Bruno Coupé, chansons et spectacles pour les enfants
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J'ai redécouvert l'artiste Bruno Coupé en ré-écoutant dans la classe de CP, les albums "Drôle d'Anibal" et "Ratatouille".
C'est frais, c'est dynamique, un vrai rayon de soleil. Les paroles sont bien trouvées et la musique, souvent rythmée, ne tombe jamais dans la facilité. La couleur musicale et orchestrale s'oriente essentiellement vers le rock, la musique latine et le reggae : bonne humeur assurée !

A conseiller, pour les enfants qui ont entre 5 et 10 ans (voir même 36 ans...)
Chansons joyeuses pour les enfants| Chansons énergiques pour les élèves de l'école primaire| Comptines et chansons amusantes pour les enfants| Chansons rock et reggae pour les enfants| Spectacle dynamique pour les enfants de 5 à 10 ans| Bruno coupé chante pour les enfants et leurs parents| Bruno coupé propose qualité musicale et justesse des paroles| Musiques entrainantes pour les enfants| Chansons rigolotes pour les plus jeunes| Chanson pour bouger à conseiller aux enfants
J'ai rêvé que je participais à la Nouvelle Star..... version musique de film.
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C'est dingue !
Je n'en crois pas mes yeux ! Je suis là au Pavillon Baltard, en direct, en prime, parmi d'autres candidats !
Chacun de nous a eu la semaine entière pour composer une musique orchestrale sur un thème choisi par le public. Je suis tombé sur le thème de "La traversée du désert en poney". Ce n'est pas très intéressant mais je suis quand même mieux lotis que le candidat n°9 à qui l'on a confié le sujet tant redouté par la profession : "la sauterelle moldave pendant la saison des amours".
Lorsque Vincent Perrot m'annonce au public, je ne sens plus mes jambes. Je ne peux plus reculer, je pense aux 1350 téléspectateurs (votants potentiels) haussant le son de leur home-cinéma : je ne dois pas les décevoir !
J'avance sur la scène, tout tremblant, tenant mon conducteur dans la main droite et quelques grigris dans la main gauche pour me porter chance (un porte clé de Lilo et Stitch ainsi qu'une mèche de cheveux roux que j'avais arrachée à mon idole au cours d'un voyage aux States).
Le London Symphony Orchestra (LSO) en personne s'est déplacé au grand complet pour interpréter dignement mon œuvre décisive. Je suis d'abord surpris de constater que la plupart des violonistes féminines n'ont pas l'allure de mannequins comme on en trouve dans l'orchestre Philharmonique, présenté par Nikos sur la chaine concurrente... Cela dit, lorsque les premières notes se font entendre, le son frais et pétillant du LSO me fait bien vite oublier les demoiselles susnommées.
Les premières mesures se passent relativement bien. Je me risque à lancer un regard confiant au public, puis aux quatre membres du jury.
Philippe Rombi semble penser à autre chose. Il faut dire qu'il a dû traiter le thème de "la traversée du désert en poney" mainte et mainte fois avant d'arriver en haut du sommet. La version personnelle que j'ai écrite pour l'occasion ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça...
Eric Serra bat la mesure avec le pied tout en mâchouillant son stylo. Je devine en lui, le musicien caméléon qui touche à tous les instruments, pourvu qu'il y ait du groove. Je le soupçonne même d'écouter simultanément autre chose dans son i-pod.
Emilie Simon est radieuse. Elle griffonne quelques appréciations sur un bout de papier, mais j'ignore si c'est plutôt bon ou mauvais signe.
Seul Edouard Dubois reste impassible et incrédule devant l'interprétation. Il a pour habitude de fixer la baguette de direction pendant les 4 minutes consacrées à chaque candidat.
A l'issue de la prestation, le résultat est mitigé : 2 rouges (Philippe Rombi et Emilie Simon), un Bleu (Edouard dubois) et rien du côté d'Eric Serra qui continue de battre la mesure avec son pied....
Chacun y va de son petit commentaire : "trop old-school", "pas assez de présence sur scène", "mauvais choix d'orchestration", "taille de la baguette non réglementaire" etc... On assiste même à un conflit au sein du jury. Comme mes autres collègues, je me fiche un peu des commentaires, sachant que mon avenir dépend uniquement du vote du public. Ce seront donc les candidats les plus moches qui partiront en premier (j'ai bien fait de mettre de l'auto-bronzant).
Avant la décision ultime, on nous ressert la fabuleuse success story de Danny Sander, un gentil gars éliminé aux premières épreuves qui aurait décidé de raconter sa mésaventure dans un blog, produisant par la même occasion un véritable buzz sur Internet. Ensuite, des producteurs peu scrupuleux auraient profité de sa fulgurante popularité pour lui confier la BO du prochain film de Tarantino, suscitant la polémique entre vrais fans et spectateurs moqueurs...
Enfin arrive le moment fatidique. Le thème de Mission (Ennio Morricone) retentit tandis que Vincent Perrot se déplace lentement (une fois n'est pas coutume) vers les candidats liquéfiés, tout en décachetant une enveloppe blanche écrue. Tadaaaaaamm !!!
Alors, en fait, après j'ai dû me réveiller brusquement pour calmer l'une de mes filles qui pleurait dans son sommeil. Lorsque je me suis recouché, je n'ai pas réussi à reprendre le fil de ma belle histoire à Baltard... Je me suis mis à rêver que j'étais seul sur une île déserte ou je ne sais quoi, avec une dizaine de jolies blondes aux yeux bleus... les palmiers, la musique hawaïenne, le sable chaud... enfin rien de bien palpitant...
Appel à une mobilisation des artistes, lancé par la SCAM et la SACD, pour la survie de la création audiovisuelle et la télévision publique
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Le 15 septembre prochain à 20h au Théâtre du Chatelet, La SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) organisent une soirée de mobilisation pour que vivent la télévision publique et la création audiovisuelle.
Cet appel à la mobilisation concerne tous les gens du spectacle tels que les réalisateurs, les compositeurs, les chanteurs, les musiciens, les techniciens etc.
SOS Télévision publique :
- Pour préserver l'indépendance des médias
- Pour défendre le rôle et la place de l'audiovisuel public dans notre société
- Pour soutenir la création et l'innovation
- Pour que la réforme de l'audiovisuel consolide les obligations des chaînes privées à l'égard de la création française
Plus d'info sur le site Appel du 2 juin
Réservation indispensable : cliquer ici
Appel à une mobilisation massive au profit de la télévision publique| Appel à mobilisation pour que vive la télévision publique| Appel à mobilisation pour que vive l'audiovisuel publique| La SACD et la SCAM lancent un appel à mobilisation pour soutenir la télévision publique| Mobilisation des artistes et techniciens de l'audiovisuel| Mobilisation des auteurs compositeurs et techniciens du spectacle| Défendre l'indépendance des médias| Soutenir l'audiovisuel et la télévision publique| Aider les artistes et les techniciens de la télévision publique| Mobilisation pour la survie de la création audiovisuelle française
Bruno Bertoli, un compositeur qui fait de la très très belle musique. A découvrir !
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C'est en créant ma page sur Myspace que j'ai découvert la musique de Bruno Bertoli, compositeur, entre autre, pour le cinéma (Méditerranées, Incontrôlable...)
Je suis resté sans voix par la beauté de ses mélodies et de ses orchestrations
Aussi à l'aise avec de grandes formations orchestrales qu'avec des pièces plus intimes pour bandonéon, Bruno nous offre une musique d'une grande sensibilité, riche en émotion, sans jamais tomber dans la facilité ou la redondance. Vraiment, je ne m'en lasse pas.
Pour en savoir plus : www.brunobertoli.com
Interview sur traxzone.com
Le regard qu'il y porte sur la situation actuelle de la musique de film est très instructif (et ô combien réaliste).
Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
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Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?| J'aimerais devenir compositeur de musique de film| Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?| Matériel informatique pour faire de la musique de film| Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?| Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film| Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?| Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?| Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?| Ecrire pour un orchestre symphonique
Exemple de musique produite dans Finale (Logiciel de partitions) avec les sons de la Garritan Personnal Orchestra.
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Dans ce billet, je voudrais vous faire écouter une musique composée par Pierre Maillard à l'aide de l'éditeur de partitions Finale 2007 incluant la GPO (banque de sons orchestraux Garritan).
J'affirmais dans ce billet que pour obtenir une musique orchestrale (par ordinateur) au son réaliste, le passage par un séquenceur me paraissait incontournable (contrairement à l'éditeur de partitions qui sert d'abord..... à faire des partitions). Je le pense toujours, mais après avoir écouté certaines musiques de Pierre, j'ai un avis plus flexible sur le sujet, et j'en suis fort content.
L'exemple ci-dessous est une musique romantique, avec essentiellement des bois et des cordes (+ harpe). Le tempo est assez lent, et le compositeur (âgé de 25 ans seulement) n'est pas tombé dans la facilité qui consiste à superposer des nappes de cordes en accords plaqués, sur lesquelles on ajoute une mélodie de flûte. L'écriture est agréable, avec du relief et de belles couleurs. Il est indéniable que ce morceau a été pensé "orchestre".
Sur le pont de Madison (Pierre Maillard) :
Même si l'on se rend compte qu'il s'agit d'une musique virtuelle, je trouve le rendu assez authentique, surtout pour une musique écrite dans un éditeur de partitions !
Cet exemple montre également l'importance de l'écriture. La qualité des samples ne fait pas tout.
Je dis ça parce que je reçois souvent des demandes d'avis de la part de jeunes compositeurs (ça y est, je parle comme un vieux sage qui aurait fait une brillante carrière). Je constate que certains misent d'abord sur le côté "gros son", en proposant des musiques avec des ponctuations à la symphobia qui apportent un effet spectaculaire, cachant des mélodies, harmonies et orchestrations souvent pauvres.... des musiques sans réelle personnalité.
C'est pourquoi lorsque Pierre m'a demandé mon avis, j'ai été agréablement surpris. Je lui souhaite sincèrement de réussir dans ce métier et de continuer à écrire comme il le fait :)
Les sites de l´annuaire :
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