Affichage lent et saccadé sur Myspace
Par Tanguy, jeudi 16 octobre 2008 à 15:51 - Devenir compositeur pour l’image - Tags
Certes, mon PC est relativement vieux et pas très performant, mais depuis que Myspace a changé le player je n'arrive plus à visiter la moitié des pages des artistes. Au mieux, les performances graphiques affichent un gros ralentissement. Au pire la page se bloque, notament pour les musiciens qui affichent beaucoup de photos et un fond d'écran personnalisé.
Tiens, au passage, je me demande pourquoi tant d'artistes sélectionnent un wallpaper fort joli mais qui empêche de lire confortablement les informations. Sans compter qu'une page lourde en images augmente le temps de chargement (n'oubliez pas que quelques secondes de battement suffisent pour inciter un internaute à quitter votre espace).
Rencontrez-vous aussi des problèmes de ralentissement ou de saccade dans Myspace depuis quelques temps (Admin et profil) ? C'est vrai que pour le coup, je m'y connecte moins souvent à cause de ça. Le monde ne va pas s'arrêter de tourner pour autant ;-)
Au fait : Ma page Myspace
Connexion ralentie sur Myspace, Problèmes de ralentissement sur Myspace, Affichage saccadé sur Myspace, Le nouveau Player Myspace ralentit mon PC, connexion lente pour accéder à mon admin Myspace, Temps de chargement trop long sur les pages Myspace, Affichage bloqué sur de nombreuses pages Myspace visitées, Inconvénient lié aux fonds d'écran sur Myspace, Le nouveau Player sur Myspace me paraît plus long à charger, Ma page Myspace s'affiche mal
Pourquoi ne pas lire aussi :
Mark et Joseph Williams
Par Tanguy - Tags
Lorsqu'un collègue musicien nous pond une musique magnifique et rudement bien orchestrée, il nous arrive de lancer sur le ton de la plaisanterie : "Ah lui, c'est le fils caché de John Williams !"
Mais dans la vraie vie, que sont devenus les 2 fistons de notre maître spirituel ? Ils font de la musique, pardi !
Mark, l'aîné, se serait plutôt orienté dans la production musicale (réalisation d'albums d'artistes de l'Utah).
Joseph, lui, est plus connu du public pour avoir été le chanteur du groupe Toto (entre 1986 et 1988). Il a également composé pour la télévision (la série Roswell).
En savoir plus :
Page Myspace de la société Lionel's Dad créée par Mark Williams
Page Myspace (non officielle) de Joseph Williams
Mark Williams :

Joseph Williams :

Poire Williams (la petite dernière) :

Ho ho ho !
Nan, mais en fait, les 2 gars ont bien une grande soeur (Jennifer), mais je crois qu'elle a choisi la médecine au lieu de la musique (pfff, solution facile, vas...).

Joseph Williams :

Poire Williams (la petite dernière) :

Ho ho ho !
Nan, mais en fait, les 2 gars ont bien une grande soeur (Jennifer), mais je crois qu'elle a choisi la médecine au lieu de la musique (pfff, solution facile, vas...).
Comment se porte la musique de film sur Myspace ?
Par Tanguy - Tags
Quelques chiffres en parcourant Myspace
- Alicia Keys : > 34,8 millions de visites / 605 320 amis
- Gwen Stefani : > 14.9 millions de visites / 408 665 amis
- Daft Punk :> 13,6 millions de visites / 474 534 amis
- Kate Nash : > 8,9 millions de visites / 189 283 amis
- R. Kelly : > 8,4 millions de visites / 204 766 amis
- Tokio Hotel : > 3,7 millions de visites / 92 948 amis
- Ray Charles : > 1,2 millions de visites / 31 355 amis
- Fatal Bazooka : > 1 million de visites / 21 507 amis
- Ennio Morricone : > 600 000 visites / 96 639 amis
- John Powell : > 77 000 visites / 904 amis
Mais ça c'est la faute aux jeunes. Ils devraient faire leurs devoirs plutôt que d'aller tout le temps sur Myspace !
Non mais plus sérieusement, la musique de film compte quand même beaucoup d'adeptes et c'est très bien ;-) Et puis, contrairement aux artistes issus du milieu du disque ou de la scène, le succès du compositeur de musique de film ne dépend pas d'un public, mais d'une certaine notoriété chez les professionnels du cinéma (producteurs, réalisateurs, superviseurs). C'est donc normal que les pages Myspace des compositeurs pour le cinéma soient moins visitées que celles de leurs collègues du show-bizz. (heureusement qu'il y a les béophiles).
Tiens, au fait :
- Tanguy Follio : > 3 000 visites / 96 amis
D'après mes calculs, dans 89 ans je serai au même rang qu'Alicia Keys (si entre temps, sa page n'est plus visitée). C'est jouable.
Le positionnement des compositeurs de musique de film sur Internet| Tester la popularité de la musique de film sur le web| Tester la cote des compositeurs de musique de film sur Myspace| Bien que de plus en plus nombreux les compositeurs de musique de film sont toujours une minorité dans le monde de la musique de film| On peut constater en parcourant les pages Myspace que la musique de film s'adresse à un public restreint
Les premières notes de la gamme mineure : quelques exemples extraits de bandes originales
Par Tanguy - Tags
En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).
Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)
Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :
Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.
Petit exercice : 3 accompagnements différents :
Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :
- 1er passage : harmonisation plutôt classique, discrète, douce...
- 2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
- 3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.
Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :
La liste de Schindler (John Williams) :
Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).
Trace (Tanguy Follio) :
Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.
The Score (Howard Shore) :
Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)
Matrix Reloaded (Rob Dougan) :
Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)
Jeux musical : reconnaître rapidement un thème
Par Tanguy - Tags
Quand on connaît bien une musique, il suffit parfois de moins d'une seconde pour la reconnaître...
Ci-dessous, 10 thèmes de musique (du cinéma et de la TV de ma génération), dont je n'ai conservé qu'une demi-seconde (quand je dis une demi-seconde, ce n'est pas à une vache près, hein Poulpette ;-).
Extrait 1 :
Extrait 2 :
Extrait 3 :
Extrait 4 :
Extrait 5 :
Extrait 6 :
Extrait 7 :
Extrait 8 :
Extrait 9 :
Extrait 10 :
Qui aura reconnu les 10 extraits ?
Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !
Par Tanguy - Tags
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures
Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos
3) Créer des effets de transition
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)
EDF-DTG (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments
Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité
4) Dynamiser :
- Du point de vue musical :
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
Entertainment Logo (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores
Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
MAO| Musique assistée par ordinateur| Donner de l'émotion à ma musique| Faire sonner ma musique virtuelle| Rendre les samples authentiques| Donner de la vie à la musique faire sur ordinateur| Informatique musicale| Reproduire de la musique de film| Trucs et astuces séquenceur| Orchestrer avec la banque East West Symphonic Orchestra
Faire monter la tension : long crescendo orchestral suivi d'un relâchement brutal
Par Tanguy - Tags
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
- Crescendo dans l'intensité sonore (p -> ff)
- Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
- Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
- Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
- Retour rapide à un faible volume sonore
- Retour rapide à une harmonie simple
- Retour rapide à une orchestration plus sobre
- Tempo ralenti
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Sixième Sens (James Newton Howard)
X-MEN (Michaël K-MEN)
Extrait de la BO de X-MEN de Michaël Kamen| Extrait sonore issu de la musique du film Sixième Sens de JNH| Effet orchestral pour faire monter la tension| Le crescendo dans la musique de film| Le crescendo dans la musique descriptive et narrative| Un exemple d'utilisation de l'orchestre symphonique pour créer de la tension dans une musique de film| Exemple de crescendo orchestral dans la composition de musique pour l'image| Truc et astuce d'orchestration en musique de film| Conseils en orchestration pour les jeunes compositeurs de musique de film| La musique au cinéma permet de créer une atmosphère tendue dans un film
La musique de film : une passion... un travail.
Par Tanguy - Tags
Voilà, Ces derniers temps, j'ai beaucoup discuté avec d'autres compositeurs qui souhaitent faire carrière dans la musique pour l'image. Les influences de chacun sont diverses, de Hans Zimmer à Maurice Ravel en passant par Philippe Glass, mais les questions abordées, elles, sont toujours récurentes :
Quel matériel utiliser ? quelle méthode pour écrire ? comment étudier l'orchestration ? comment se faire connaître ? quel salaire demander ? quel est le statut du compositeur ? etc..
Comme, au vu des projets musicaux qui se préparent à l'horizon, l'année 2008 sera probablement placée sous le signe du travail, j'ai décidé de créer mon propre blog autour du thème de la composition de musique de film, pour partager avec vous mes expériences (bonnes ou mauvaises), mes goûts et mes envies.
Tanguy
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Les enfants sont formidables
Par Tanguy - Tags
Quand on a des enfants en bas âge et qu'on fait de la musique, il est bien normal de caresser l'espoir qu'ils deviennent un jour eux même musiciens (y a pas que le foot dans la vie). A la maison, l'accès au piano est totalement libre, toujours ouvert. Les touches prennent plus facilement la poussière, mais au moins chacun des enfants peut s'exprimer à sa guise (pour le meilleurs et pour le pire !).
L'aînée (6 ans) est une bonne élève, très scolaire. Elle deviendra médecin ou avocat, c'est sûr... et elle écrira des symphonies pour le plaisir, c'est certain. Lorsque j'ai déclaré un soir que le piano était assez faux, elle me répondit : "Ah bon, c'est pas un vrai ?" (analyse amusante, certes ! mais d'une logique implacable, signe d'un cerveau héréditairement génial).
Pour l'instant, elle interprète de mémoire des petites ritournelles très simples (au clair de la lune, j'ai du bon tabac, l'avion l'avion l'avion...). Forcément, à chaque mini concert, sa maman et moi sommes en totale admiration (un peu comme Léopold l'était devant son fiston, mais avec une robe).
La petite (3 ans et demi), on la surnomme "le petit bourrin" parce qu'elle est d'une délicatesse à faire frémir les bucherons du Perche. Musicalement, elle se fiche pas mal des protocoles. Pourquoi jouer du piano avec ses doigts quand on peut le faire avec une bouteille qui traine...
Le feeling et l'instinct l'emportent sur la méthode et la discipline. En cela, je l'admire tout autant. Si elle n'apprend pas la musique sérieusement comme sa grande soeur, au moins je dirais qu'elle semble la comprendre. Quand elle pose ses doigts poisseux sur le clavier, c'est presque toujours écoutable, dans le sens : très peu de dissonances (on en oublierait presque l'odeur de bave séchée). Et franchement, même si c'est du bol, j'en suis pas peu fier...
Je reconnais que c'est un discours de papa gâteau (j'assume). Mais pas plus tard qu'hier, la cadette me pondait 3 noires (mi fa ré) de manière totalement instinctive :
3 notes :
Ce qui me fit aussitôt penser à un thème de John Williams (véridique) :
Catch me if you can :
Incroyable, non ?
Allez, je peux vous le dire maintenant : En fait, Scoub2, Vendome, Retraite vers le Futur, Colas... c'était elle ;-)
Si tu cherches un peu de gaieté....
Par Tanguy - Tags
Voilà, j'avais envie de me faire la main sur le Séquenceur Reaper, pour me familiariser avec les commandes, les raccourcis claviers etc....
Je me suis fait plaisir avec un petit délire comme je n'en fais pas souvent. Je voulais m'amuser sur un morceau que j'adore parce qu'il me rappelle ma Bretagne natale, qu'il est très entraînant et qu'il groove exactement comme j'aime, j'ai nommé "Lambé An Dro" de Matmatah. Pas de doutes, c'est une de mes chansons préférées.
Dans cette version "à la Tanguy" j'ai rassemblé mes ingrédients préférés : mélange d'instruments rocks, orchestre symphonique et biniou (l'invité d'honneur). Au départ, je pensais y intégrer plus de parties orchestrales, mais j'ai vite constaté à quel point ça alourdissait l'ensemble. Et puis, c'est difficile de remplacer la voix par des instruments symphoniques virtuels... J'ai donc essayé de faire un arrangement plutôt aéré (si j'ose dire), avec beaucoup de notes courtes. On entend par exemple pas mal de staccatos de cordes, de flûtes, de cuivres, de saxophones et bien sûr du xylophone (pour bien accentuer l'aspect piqué des notes).
Enfin bref, voici le résultat :
Lambé An Dro (Matmatah)
orchestration : Tanguy Follio
Ha ha, c'est pas tous les jours qu'on entend à l'unisson de la cornemuse avec du sax ténor ;-)
Côté technique MAO, Reaper s'est montré largement à la hauteur (juste 1 ou 2 plantages à cause d'un plug-in). J'ai pu travailler rapidement sans avoir à fouiner dans le manuel.
Finalement, J'ai trouvé l'éditeur MIDI très pratique, notamment grâce à la sélection de plusieurs canaux (donc plusieurs articulations d'instruments) dans une même piste MIDI. Tout au long de ce travail, j'ai découvert plusieurs fonctions très utiles et vraiment bien pensées. Les découpes et collages des items audio sont un vrai régal !
Et toujours, la liberté de relier n'importe quelle piste à n'importe quel plug-in (réverbe, instrument virtuel, piste répertoire...) ça aussi c'est du pur bonheur :)
Argh, odieux infidèle que je suis, j'en ai presque du remord pour mon petit Cubase 5 qui prend la poussière depuis quelques mois :((
Enfin, c'est la vie... et comme le dit la chanson, "si tu cherches un peu de gaieté, viens donc faire un tour à Lambé..."
Session Reaper (partie orchestrale uniquement) :
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

Cliquer pour agrandir
En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
J'ai programmé les parties rock + biniou en amont dans une session différente.

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En majuscules : les pistes audio. En rose pâle : les samplers virtuels (Halion, Eastwest...).
Tout en haut, en bleu : la structure indiquée sous forme de régions (très pratique)
Etudier à la loupe l'orchestration d'un extrait musical issu d'une bande originale
Par Tanguy - Tags
Nous parlions, l'autre jour avec Louar52, de l'écoute attentive des grands maîtres du classique et de la musique de film, dans le but de nous familiariser avec l'orchestration et l'instrumentation.
Je pense que malgré les écoutes globales des symphonies ou des œuvres de John Williams, beaucoup de choses nous échappent. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à faire des arrêts sur images pour décortiquer certains passages écrits par nos compositeurs préférés (si l'on ne souhaite pas passer par la lecture du score, souvent introuvable en ce qui concerne la musique de film, du reste).
Quand j'ai un peu de temps, j'écoute une BO dans mon ordinateur, avec un logiciel enregistreur (bouton "record" armé). Chez moi, c'est Cool Edit Pro ou Wavelab. Audacity fait très bien l'affaire aussi.
J'enregistre un passage qui me plaît :
Et je me pose la question : qu'est-ce que j'entends ?
- Crescendo initial : Note jouée par des instruments graves. Contrebasses et timbales en trémolo, avec probablement du tuba pour donner un son plus rond (peut-être aussi du basson ?). Puis, intervention des autres cuivres et cordes medium au milieu du crescendo. Trombones et trompettes medium, peut-être des cors. Le Gong ne me permet pas de savoir s'il y a des bois.
- Partie centrale : Rythmique saccadée faite par des snaps de cordes (sûrement samplés) et des sons de cymbales (pour l'aspect métallique et tranchant). Dessous, on perçoit effet orchestral très efficace : on dirait un tapis de cordes frottées et des trompettes en sourdine. Puis une petite harpe mystérieuse introduit une pose d'accord clairement interprétée par des bois (clarinettes, haubois et flûtes) et des cordes dans le registre medium-aigu ainsi que quelques cors pour soutenir l'accord.
- Avant dernier crescendo : Dans la continuité de la partie centrale, ce deuxième crescendo est très bien amené. Le chevauchement est très important en orchestration. Les trompettes, par exemple, se greffent sur les notes de violons tandis qu'un effet synthétique (à moins que ce soit encore un tapis de cordes frottées) apporte un côté dissonant au crescendo, qui finit par se déchirer avec les tambours sans timbre (comme des toms). Le crescendo final peut commencer :
- Crescendo final : Des violoncelles aigus et alti viennent doubler la rytmique (snaps samplés) tandis que les cors (voir quelques trombones), pas trop gras mais bien ronds se posent en accord dissonant bougrement efficace. Cordes discrètes mais pas de timbales ou cymbales en crescendo à cet endroit. Les cuivres medium prédominants décrivent à eux seul une certaine tension. Quelque chose de bien costaud va arriver à cet endroit du film.... Un ponctuation percutante (hit de timbales, enclume, tambour... tout ce qui fait du bruit) vient clôturer cet extrait. X-Men2 n'est pas une comédie à l'eau de rose ;-)
Je constate aussi que les effets orchestraux les plus persuasifs ne sont pas forcément construits en superposant un maximum d'instruments. Une petite note de harpe bien placée avec une note de cor suffit parfois à créer un suspense qui vous tient en haleine. On trouve beaucoup d'effets de ce genre dans des films comme Star wars, Jurassik Park ou Indiana Jones, entre les tutti orchestraux des scène épiques et d'action.
Etudier l'orchestration à partir d'un extrait d'une bande originale de film| Décortiquer un passage musical pour analyser l'orchestration| Etudier l'orchestration à partir de l'écoute concentrée des musiques des grands maîtres| Etude d'un extrait de la bande originale de Xmen2 de John Ottman| L'orchestration et l'instrumentation peuvent s'apprendre en analysant de la musique classique| Le chevauchement des instruments est important dans l'orchestration| Des orchestrations pour créer des ambiances de suspense qui tiennent en haleine| Les orchestrations parfaites de John Williams crée des ambiances et des atmosphères très efficaces| Il y a dans Star Wars ou Indiana Jones des effets orchestraux qui tiennent l'auditeur en haleine| J'utilise Cool Edit Pro pour enregistrer de la musique
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