Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Musique assistée par ordinateur


Reaper : faire apparaître plusieurs pistes midi dans le piano roll


Séquenceur = Reaper
Astuce = Faire apparaître plusieurs pistes midi dans le piano roll

Envoyée par Marwan de Carmentran (compositeur)

Astuce : Pour pouvoir voir dans le même pianoroll plusieurs pistes simultanément, il suffit d'ouvrir un pianoroll, et de double cliquer sur un item midi de votre choix (sans fermer votre premier pianoroll !) Ainsi, les deux pistes pourront s'afficher simultanément dans votre pianoroll. Vous pouvez affichez plus de deux pistes.


Piano roll Reaper


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


Notion3 Logiciel de composition orchestrale et d'édition de partitions. Par Dominique Lucas.


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas
Tanguy
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Introduction Notion3 :

Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…

Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…

Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…

Notion3 est fait pour vous.

Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.

Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).

Notion3


Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).

Notion3


La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.

Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :



Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !

NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.

Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:

Notion3


Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.

Des sonorités de rêve ?

Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.

La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments. Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).

Un monde ouvert ?

Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.

Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :

  • EWSO platinum et gold version Play
  • VSL
  • Garritan Personal Orchestra
  • IK multimedia Miroslav Philharmonik


Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)

Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.

Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.

Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.

Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…

Et le côté « humain » de l’exécution ?

Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.

Tempo staff et enregistrement de performance :

Vous devenez le chef d’orchestre !

Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.

Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...

Notion3


Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff » Vous pouvez décider de la valeur des battements :

Notion3


Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.

Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).

Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…

Le « velocity overdub »

Vous devenez instrumentiste !

Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)

Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.

Les fonctions d’aléa

Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.

Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.

Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.

Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.

Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?

Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.

De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.

Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.

Voici le lien vers le distributeur : Notion Music

Dominique

P.S. Je ne suis pas rémunéré par Notion, mon enthousiasme est celui d’un utilisateur lambda :)

Les soundfonts. Par Christian Pastoret


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Christian PASTORET
Tanguy
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Tout d'abord un grand MERCI à Tanguy de m'accueillir sur son très riche et très didactique Blog consacré à la composition de musiques de films.

Vous vous souvenez du générique de l'émission d'Ushuaïa Nature composé par Serge Perathoner ? Il utilise un son magnifique de SHAKUHACHI, une flûte traditionnelle japonaise :

Extrait d'Ushuaia :


On peut télécharger le son de cette flûte en format Soundfont (.sf2), ce qui va nous donner l'occasion de faire le point sur les SOUNDFONTS, et donner quelques exemples d'utilisation.

Qu'est-ce qu'un Soundfont ?
Soundfont est une création d'E-mu, qui permet de stocker des échantillons au format .wav pour les organiser sous forme d'instruments MIDI. Les soundfonts peuvent être lus directement par certaines des cartes sons de Creative Labs, et par différents lecteurs développés spécifiquement. Si vous n'avez pas de carte son compatible, vous pouvez (peut-être) lire les soundfonts, mais avec une latence importante.


Quel est l'intérêt d'un Soundfont ?
L'intérêt est d'augmenter (gratuitement) votre banque de sons avec des sons originaux, créés par divers instrumentistes, à partir d'échantillons de leur propre instrument : c'est le cas de la « guitare de Vince » (Guitar Vince.sf2) ou du violoncelle de Claire Fitch (Claire Fitch Cello.sf2). On trouve également des sons d'instruments anciens, traditionnels, ou des sons très originaux ou très naturels, absents dans les banques standards. Bien entendu, vous pouvez créer votre propre banque à partir d'échantillons de vos CD, et si vous estimez que votre son de clarinette est unique ou si vous avez trouvé votre « gros » son de guitare, vous pouvez facilement créer votre propre banque.


Comment créer une banque Soundfonts ?
Le logiciel gratuit Vienna Soundfont Studio (Creative Labs), probablement le plus puissant, permet de créer ses propres banques .sf2, mais nécessite d'utiliser Windows et d'avoir une carte Sound Blaster Live! ou une Sound Blaster de la série Audigy. D'autres logiciels, Soundfaction Alive, Synthfont viena (un seul n) ne nécessitent pas de cartes-sons Creative.


Quel est le format des banques Soundfonts ?
Les fichiers originaux d'E-mu étaient au format .sbk (Soundfont Bank) puis furent remplacés par le format .sf2. La plupart des banques téléchargeables sur Internet aujourd'hui sont sous forme compressée classique (.zip ou .rar) mais le plus souvent sous une forme compressée spécifique, .sfArk ou SFPack. Pour ces 2 derniers, il faudra utiliser les logiciels correspondants, sfArk.exe ou SFPack.exe pour les décompresser.

Quelle est la taille d'une banque Soundfont ?
La taille d'une banque dépend du nombre de sons et de la qualité que son créateur a bien voulu y mettre : certaines « banques » contiennent un son unique (c'est le cas d'ushuaia.sf2, 282 Ko), d'autres pas plus de 3 (Ixox_Flute_Full_v0.2.sf2, 14 Mo), et d'autres contiennent les 128 sons MIDI au format XG (pianos, percussions, orgues, guitares, basses, etc.), GS ou GM (Titanic 200 GM-GS SoundFont 1.1.sf2, 226 Mo).


Comment installer et lire des Soundfonts ?
Aucune installation préalable n'est nécessaire : votre dossier Soundfont sera accessible via le lecteur. Vous pouvez par exemple placer le lecteur de Soundfont avec vos autres VSTi, et les sons .sf2 dans un dossier séparé, au même niveau d'arborescence.

Il existe une quantité de lecteurs (gratuits) de Soundfonts. Certains sont très basiques, d'autres plus développés, permettant des modifications de l'enveloppe ADSR, ou comprenant divers effets (reverb...), des oscillateurs, ou un clavier. Certains existent en standalone mais la plupart sont utilisés en tant que plug-ins de séquenceurs (Cubase, FL...). Enfin, la plupart des lecteurs pourront charger et lire des échantillons 16 et 32 bits, mais tous ne pourront pas charger/lire des banques de trop grande taille.

DEUX EXEMPLES DE SOUNDFONT PLAYER :
sfz (rgc:audio ) et Take1 (Terry West Productions)

Lecteur de soundfonts

Soundfont Player

Tout lecteur aura au minimum de quoi charger une banque .sf2 (FILE sur le lecteur sfz; LOAD sur le lecteur take1), de quoi charger un son de la banque (PROGRAM sur sfz, PATCH sur take1) sur un canal MIDI (CHANNEL, à choisir de 1 à 16), et de changer de « sous-banque numérotée » (BANK).
On ne peut charger qu'une seule banque .sf2, mais la plupart des lecteurs peuvent utiliser le mode multi-timbral, soit 1 son par canal MIDI. Les autres options sont spécifiques du lecteur.


RECAPITULATION :

Soundfont


LIENS UTILES :

Banques de soundfonts gratuites :
Soundfonts.homemusician.net
Personalcopy.com
Hammersound.net
Johannes.roussel.free.fr
Sf2midi.com

Tutoriel Audiofanzine :
Utiliser une Soundfont avec le plug-in SFZ et Cubase SX 2

Tutoriel Zikinf :
Créer une soundfont avec Vienna

Beaucoup d'infos sur le site de Creative Labs, en particulier des pages adressées aux développeurs : Creativelabs.com


EXEMPLES :

Intro Sledgehammer (Peter Gabriel) :

Intro originale :


Intro recréée avec le son ushuaia.sf2 :

ushuaia.sf2 téléchargé sur le site : Monsieur Cedric.com
On trouve également ce soundfont sous le nom d'enigma.sf2.



Swamp Fever (Bluegrass) : Comparaison GM/Soundfonts

GM : Intro Basse (Acoustic Bass), puis Batterie (Stereo Kit), Steel Guitar, Banjo et enfin Fiddle GM pour la mélodie :


Soundfont : Intro Basse, Washboard, Bluegrass guitar, Bluegrass banjo. Le Fiddle est le même Fiddle GM :


Le même fichier MIDI a été utilisé, mais le son n'a rien à voir : beaucoup plus aéré grâce aux sons des instruments bluegrass originaux, ce qui met le fiddle en valeur (les réglages sont les mêmes).
Les sf2 ont été téléchargés sur ce site : Free soundfonts


Luth :


La demo est fournie avec le sf2, téléchargé sur le site sonimusicae (qui refuse les liens directs sur son site).

Christian PASTORET (Janvier 2012)
cpastoret [ @ ] free.fr

Mastering de musique classique


Il y a quelques jours, j'ai eu l'opportunité de faire enregistrer une musique par un quatuor à cordes (pour un film).

Puis, une fois en possession des différentes prises, je les ai intégrées dans mon séquenceur en tant que pistes audio, et j'y ai superposé quelques instruments virtuels tels que du piano ou de la harpe.

Concernant le quatuor, j'ai sélectionné mes passages préférés de chaque prise (par ex le début de la prise 3, le milieu de la prise 1 etc...) pour les assembler et obtenir un morceau global correspondant le mieux à mes attentes. C'est du bricolage, certes, mais finalement avec la technologie on ne s'aperçoit pas que le morceau a été découpé.

En fait, si j'écris ce billet c'est parce que cette technique m'a rappelé une vidéo très intéressante (en français) que j'ai visualisée sur Youtube il y a quelques mois. Je vous invite à la regarder. Elle nous montre comment il est possible d'éditer et masteriser un CD entier de musique classique, à l'intérieur d'une station de travail audio numérique (ici, c'est Pyramix). On constate à quel point l'opérateur (Jean-Daniel Noir) qui est aux commandes du logiciel doit être doué d'une bonne oreille musicale et s'y connaître un minimum en instrumentation.

Moi c'est l'aspect "assemblage de lego" qui me botte dans cette vidéo :




Adapter le tempo à la durée d'une séquence vidéo


Un nouvel article écrit par Guillaume
Tanguy
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Il est parfois nécessaire lorsque l'on compose sur support vidéo, d'adapter son tempo en fonction de la longueur d'une séquence.

Par exemple, on a une séquence qui débute au "fade in" de la scène. C'est notre instant t=0s. Puis à 28 secondes il se passe quelques chose, la musique doit s'arrêter nette. Seulement elle ne doit pas s'arrêter au milieu du morceau, mais après une succession de 8 mesures de 4 temps.

Comment trouver alors le bon tempo pour que cela colle ? Et bien le calcul est au final simple, mais un peu fastidieux à trouver si on est mauvais en mathématiques.

Prenons donc la séquence qui nous intéresse.

Je sais :
  1. qu'elle doit faire exactement 28 secondes.
  2. qu'il doit y avoir 8 mesures de 4 temps.

Trois étapes sont nécessaires :

I – Combien de temps au total ?

On a 8 mesures de 4 temps, ce qui nous fait 32 temps (8 X 4 = 32).

II – Combien de temps par seconde ?

On a 32 temps pour 28 secondes, soient 32/28 temps pour 1 seconde.

III – Tempo pour 28 secondes ?

On sait que le tempo : noire = 60 correspond à la seconde.
Donc on calcule (32/28) X 60 = 68,571 ...

Donc :
Pour faire rentrer 8 mesures de 4 temps dans 28 secondes de vidéo, je dois entrer dans mon séquenceur un tempo : noire = 68,571

De manière générale, il vous suffit d'appliquer la formule :
Tempo séquenceur = (nb de temps / nb de secondes de la séquence) X 60

Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com

Raccourci clavier pour amener les délimiteurs aux extrémités d'un élément (conteneur midi, fichier wav...)


Séquenceur = Cubase, Reaper
Astuce = Les délimiteurs droit et gauche (R & L)

Envoyée par Christian Pastouret (compositeur)

Astuce : Sélectionner un élément (item) de piste, appuyer sur "P", les délimiteurs se placeront automatiquement aux bornes de cet élément.

C'est pratique si vous voulez écouter une séquence midi en particulier, ou convertir un passage midi en élément audio (bounce).


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


Processus de composition orchestrale assistée par ordinateur, étape par étape, par Guillaume Baron (compositeur)


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-)
Tanguy
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Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"

Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?

Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus. J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.

Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?

Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?

Mais avant de commencer, voici le rendu final :

Back To Olathe - Intro (Guillaume Baron) :


Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :

Séquence midi Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
  • Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
  • Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
  • L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.

Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
  • Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
  • Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
  • D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
La troisième solution est venue en fait naturellement.

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1ère étape - La base : (cf. piste 1)

J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.

2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)

Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.

3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :

Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min. J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.

Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).

4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)

Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.

Aparté :
Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.

5ème étape – L'automation :
(Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)

Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.

Variation du volume sur les pistes 1 et 4 :
Automation dans Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



Variation du volume sur les pistes 7 et 8 :
Automation dans Cubase
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



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Résumé étapes 1 à 5 : (donc piste 1, 4, 7 et 8)



J'ai donc maintenant ma base : une ambiance (piste 1), une ligne mélodique et harmonique (piste 4) et un ou deux petits contrechants (pistes 7 et 8).

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Pour continuer, je me demande toujours ce qui manque le plus. Dans le cas présent, il manque cruellement de rythme.

6ème étape – donner du rythme : (pistes 12, 13, 14, 15)

Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
Alors petites explications :
  • Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
  • Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
  • Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
  • Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.

7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)

Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.

Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)



Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)



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Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.

8ème étape - recherche de nouvelles lignes mélodiques (ou harmoniques) : (pistes 5, 6, 9, 11)

- Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.

- Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)



- J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)

Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.

- La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).

Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :

Sans :


Avec :


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Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.

9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)

- On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...

- Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.

- La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.

- La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.

- La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?

- Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.

Résumé de l'étape 9 : (donc pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)



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Quelques conseils :

- Panoramiques :
Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.

- Stereo Enhancer :
Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.

- Reverb :
Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.

Pour ceux qui veulent aller plus loin avec les paramètres de la reverb :
Article sur les paramètres de la réverb (Audiofanzine)

Et ceux qui veulent tout savoir sur la réverb à convolution :
Article sur la réverb à convolution (Audiofanzine)

- Automation :
Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.

Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.

Et merci à Tanguy pour ce blog fantastique.

Guillaume Baron
www.guillaumebaron.com

Reaper : Définir la largeur des pistes rapidement


Séquenceur = Reaper
Astuce = Définir la largeur des pistes rapidement

Envoyée par Marwan de Carmentran (compositeur)

Astuce : Pour définir la largeur des pistes en un clin d'œil, et donc pour une meilleure visibilité lors de gros projets, maintenez la touche Ctrl appuyée et tournez la molette de votre souris !


Et n'oubliez pas ! Une manip sur votre séquenceur qui vous paraît évidente ou complètement basique peut faire le bonheur d'un autre compositeur.

Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...


Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !


Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

1) Mélanger les couleurs sonores :

C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

Valse des mariés (Tanguy Follio) :


Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

Articule !!!

Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

Début de The Raider's March (John Williams) :



Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du controleur midi expression dans Reaper
Variation du contrôleur Expression


- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



3) Créer des effets de transition

Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


EDF-DTG (Tanguy Follio) :



Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


4) Dynamiser :

- Du point de vue musical :

Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)

Un iPhone ou un iPod touch pour commander Cubase 5 à distance.


Steinberg propose une application Freeware pratique pour les possesseurs d'un iPhone (ou iPod touch) : Cubase RC

iPhone télécommande Cubase


Avec l'application Cubase RC, votre iPhone se transforme en télécommande Wi-Fi pour le séquenceur Cubase 5 :
  • Lancer l'enregistrement à distance
  • Accéder aux marqueurs
  • Avoir accès à des fonctions basiques de mixage

Heureusement, pour nous les pauvres, il reste la solution du clavier et souris sans fil, ce qui n'est pas mal non plus :))



Pourquoi ne pas lire aussi :


Mes premières musiques assistées par ordinateur. Soundtracker sur Amiga 500, à la fin des années 80...


Séquence : Nostalgie

Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).

J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix. 4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !

Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici

La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.


Protracker
Protracker



Oktalyzer
Oktalyzer

Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)

Sur Aegis Sonix :


Sur Noisetracker :


Sur Protracker :


Sur Oktalyzer :



Bonus :

Tanguy Follio jeune Ma trombine en 1990 (à 18 ans)


Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)

Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration


Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.

Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.

Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).

Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.

Quelques références :


Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :

Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.

Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.

Un exemple de doublure dans les mediums. Cors et cordes : une combinaison orchestrale que j'aime utiliser.


Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).

Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).

En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.

Par exemple :

Atlantis (James Newton Howard)

Le contrechant joué par les Cors français + violoncelles arrive au bout de quelques mesures.

Le diable et elle (Tanguy Follio)

La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.

Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.

Cors français Violoncelle Alto Basson


Devenir compositeur professionnel à son compte. Emettre des factures.


ATTENTION : ce billet s'adresse aux compositeurs qui ne sont pas déjà inscrits à l'URSSAF pour une activité professionnelle autre que la composition (webmaster, copiste, bruiteur, vendeur en sonorisation etc...)

Pour établir une facture en bonne et due forme, il faut être enregistré au centre des impôts et être assujetti à l'AGESSA (pour les cotisations sociales). Essayons de détailler tout ça avec des mots simples :

1) Inscription au Centre des Impôts pour avoir un N° SIRET :

Pas mal de gens vous diront qu'il faut s'inscrire à l'URSSAF. NON ! pour les compositeurs, l'inscription se fait au centre des impôts. Si on vous regarde de travers, là-bas, dites que votre situation est proche de celle des photographes (c'est plus parlant pour eux).

Remplir un formulaire P0i (se prononce P zéro i) que l'on peut télécharger en pdf ici et envoyez le à votre centre des impôts.

Après quelques jours, vous aurez le statut de travailleur indépendant (profession libérale dans le domaine artistique), avec un n° SIRET qu'il faudra placer dans vos factures.


La case n°9 (options fiscales) du formulaire P0i est assez compliquée pour les néophytes : (voir un billet explicatif )

En tant que compositeur en début de carrière, j'ai opté pour l'option suivante :
  • Les bénéfices non commerciaux (BNC) avec déclaration contrôlée
  • TVA au régime réel normal, et dépôt de déclaration trimestrielle
Quand je me suis inscrit, j'aurai pu opter pour le régime spécial BNC (pas de TVA à déclarer, pas de comptabilité précise) car je n'espérais pas avoir des revenus musicaux supérieurs à 32 000 € dans l'année (plafond à partir duquel les BNC avec déclaration contrôlée deviennent obligatoires). J'ai préféré quand même m'inscrire dans la catégorie des BNC avec déclaration contrôlée par choix personnel, ce qui m'a permis de me familiariser avec la tenue d'une comptabilité et le principe de la TVA. Je consacrerai un prochain billet à la TVA et les BNC avec déclaration contrôlée (même si le mieux est de vous renseigner au centre des impôts pour être sûr de faire le bon choix concernant l'option fiscale qui correspond le mieux à votre situation).


2) Assujettissement à l'AGESSA (à qui l'on reverse les charges sociales) :

Sur une fiche de paie, vous avez votre salaire brut, à partir duquel on vous décompte les cotisations sociales comme la CSG, la CRDS, l'assurance vieillesse maladie veuvage etc....ça s'appelle le précompte. A la fin, il vous reste le salaire net (snif)

Et bien sur une facture, c'est pareil ! On établit la somme brute TTC à facturer et l'on déduit un précompte pour obtenir une somme nette. Ce fameux précompte sera envoyé à l'AGESSA directement par la personne ou l'organisme qui vous rémunère (un producteur, un réalisateur, une boite de communication etc... bref votre client).

Télécharger un modèle de facture (compositeur)
Attention, ce n'est plus 97 % mais 98,25 % !

Billet édité le 22/01/12 :
Depuis la création de ce billet (en 2008), il y a du changement du côté de l'AGESSA (déclaration en ligne, dispense de précompte etc...). Ce que j'ai écrit jusqu'à présent n'est plus vraiment à jour. Je supprime donc le paragraphe consacré à l'AGESSA et vous invite à consulter le site officiel qui explique très bien les différentes procédures (allez également jeter un oeil dans les FAQ).

Site de l'AGESSA

One Man Band, un court métrage d'animation (PIXAR 2005). La bande originale est de Michael Giacchino


A voir et à revoir !

Titre : One Man Band
Catégorie : Film d'animation
Durée : 4'31



Les expressions des visages rappellent très nettement ceux des personnages cultes de PIXAR, comme Woody le cowboy, Buzz l'éclair ou encore Monsieur Indestructible...

Côté musique, Michael Giacchino nous gâte une fois de plus en signant une BO virtuose, rythmée et pleine d'humour. Un petit tour de chauffe avant Ratatouille ! Vraiment, j'adore ce que fait ce gar-là !

Voir l'interview de Michel Giacchino à propos de ce court métrage.

Les soundfonts. Par Christian Pastoret


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Christian PASTORET
Tanguy
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Tout d'abord un grand MERCI à Tanguy de m'accueillir sur son très riche et très didactique Blog consacré à la composition de musiques de films.

Vous vous souvenez du générique de l'émission d'Ushuaïa Nature composé par Serge Perathoner ? Il utilise un son magnifique de SHAKUHACHI, une flûte traditionnelle japonaise :

Extrait d'Ushuaia :


On peut télécharger le son de cette flûte en format Soundfont (.sf2), ce qui va nous donner l'occasion de faire le point sur les SOUNDFONTS, et donner quelques exemples d'utilisation.

Qu'est-ce qu'un Soundfont ?
Soundfont est une création d'E-mu, qui permet de stocker des échantillons au format .wav pour les organiser sous forme d'instruments MIDI. Les soundfonts peuvent être lus directement par certaines des cartes sons de Creative Labs, et par différents lecteurs développés spécifiquement. Si vous n'avez pas de carte son compatible, vous pouvez (peut-être) lire les soundfonts, mais avec une latence importante.


Quel est l'intérêt d'un Soundfont ?
L'intérêt est d'augmenter (gratuitement) votre banque de sons avec des sons originaux, créés par divers instrumentistes, à partir d'échantillons de leur propre instrument : c'est le cas de la « guitare de Vince » (Guitar Vince.sf2) ou du violoncelle de Claire Fitch (Claire Fitch Cello.sf2). On trouve également des sons d'instruments anciens, traditionnels, ou des sons très originaux ou très naturels, absents dans les banques standards. Bien entendu, vous pouvez créer votre propre banque à partir d'échantillons de vos CD, et si vous estimez que votre son de clarinette est unique ou si vous avez trouvé votre « gros » son de guitare, vous pouvez facilement créer votre propre banque.


Comment créer une banque Soundfonts ?
Le logiciel gratuit Vienna Soundfont Studio (Creative Labs), probablement le plus puissant, permet de créer ses propres banques .sf2, mais nécessite d'utiliser Windows et d'avoir une carte Sound Blaster Live! ou une Sound Blaster de la série Audigy. D'autres logiciels, Soundfaction Alive, Synthfont viena (un seul n) ne nécessitent pas de cartes-sons Creative.


Quel est le format des banques Soundfonts ?
Les fichiers originaux d'E-mu étaient au format .sbk (Soundfont Bank) puis furent remplacés par le format .sf2. La plupart des banques téléchargeables sur Internet aujourd'hui sont sous forme compressée classique (.zip ou .rar) mais le plus souvent sous une forme compressée spécifique, .sfArk ou SFPack. Pour ces 2 derniers, il faudra utiliser les logiciels correspondants, sfArk.exe ou SFPack.exe pour les décompresser.

Quelle est la taille d'une banque Soundfont ?
La taille d'une banque dépend du nombre de sons et de la qualité que son créateur a bien voulu y mettre : certaines « banques » contiennent un son unique (c'est le cas d'ushuaia.sf2, 282 Ko), d'autres pas plus de 3 (Ixox_Flute_Full_v0.2.sf2, 14 Mo), et d'autres contiennent les 128 sons MIDI au format XG (pianos, percussions, orgues, guitares, basses, etc.), GS ou GM (Titanic 200 GM-GS SoundFont 1.1.sf2, 226 Mo).


Comment installer et lire des Soundfonts ?
Aucune installation préalable n'est nécessaire : votre dossier Soundfont sera accessible via le lecteur. Vous pouvez par exemple placer le lecteur de Soundfont avec vos autres VSTi, et les sons .sf2 dans un dossier séparé, au même niveau d'arborescence.

Il existe une quantité de lecteurs (gratuits) de Soundfonts. Certains sont très basiques, d'autres plus développés, permettant des modifications de l'enveloppe ADSR, ou comprenant divers effets (reverb...), des oscillateurs, ou un clavier. Certains existent en standalone mais la plupart sont utilisés en tant que plug-ins de séquenceurs (Cubase, FL...). Enfin, la plupart des lecteurs pourront charger et lire des échantillons 16 et 32 bits, mais tous ne pourront pas charger/lire des banques de trop grande taille.

DEUX EXEMPLES DE SOUNDFONT PLAYER :
sfz (rgc:audio ) et Take1 (Terry West Productions)

Lecteur de soundfonts

Soundfont Player

Tout lecteur aura au minimum de quoi charger une banque .sf2 (FILE sur le lecteur sfz; LOAD sur le lecteur take1), de quoi charger un son de la banque (PROGRAM sur sfz, PATCH sur take1) sur un canal MIDI (CHANNEL, à choisir de 1 à 16), et de changer de « sous-banque numérotée » (BANK).
On ne peut charger qu'une seule banque .sf2, mais la plupart des lecteurs peuvent utiliser le mode multi-timbral, soit 1 son par canal MIDI. Les autres options sont spécifiques du lecteur.


RECAPITULATION :

Soundfont


LIENS UTILES :

Banques de soundfonts gratuites :
Soundfonts.homemusician.net
Personalcopy.com
Hammersound.net
Johannes.roussel.free.fr
Sf2midi.com

Tutoriel Audiofanzine :
Utiliser une Soundfont avec le plug-in SFZ et Cubase SX 2

Tutoriel Zikinf :
Créer une soundfont avec Vienna

Beaucoup d'infos sur le site de Creative Labs, en particulier des pages adressées aux développeurs : Creativelabs.com


EXEMPLES :

Intro Sledgehammer (Peter Gabriel) :

Intro originale :


Intro recréée avec le son ushuaia.sf2 :

ushuaia.sf2 téléchargé sur le site : Monsieur Cedric.com
On trouve également ce soundfont sous le nom d'enigma.sf2.



Swamp Fever (Bluegrass) : Comparaison GM/Soundfonts

GM : Intro Basse (Acoustic Bass), puis Batterie (Stereo Kit), Steel Guitar, Banjo et enfin Fiddle GM pour la mélodie :


Soundfont : Intro Basse, Washboard, Bluegrass guitar, Bluegrass banjo. Le Fiddle est le même Fiddle GM :


Le même fichier MIDI a été utilisé, mais le son n'a rien à voir : beaucoup plus aéré grâce aux sons des instruments bluegrass originaux, ce qui met le fiddle en valeur (les réglages sont les mêmes).
Les sf2 ont été téléchargés sur ce site : Free soundfonts


Luth :


La demo est fournie avec le sf2, téléchargé sur le site sonimusicae (qui refuse les liens directs sur son site).

Christian PASTORET (Janvier 2012)
cpastoret [ @ ] free.fr

Affichage lent et saccadé sur Myspace


Certes, mon PC est relativement vieux et pas très performant, mais depuis que Myspace a changé le player je n'arrive plus à visiter la moitié des pages des artistes. Au mieux, les performances graphiques affichent un gros ralentissement. Au pire la page se bloque, notament pour les musiciens qui affichent beaucoup de photos et un fond d'écran personnalisé.
Tiens, au passage, je me demande pourquoi tant d'artistes sélectionnent un wallpaper fort joli mais qui empêche de lire confortablement les informations. Sans compter qu'une page lourde en images augmente le temps de chargement (n'oubliez pas que quelques secondes de battement suffisent pour inciter un internaute à quitter votre espace).

Rencontrez-vous aussi des problèmes de ralentissement ou de saccade dans Myspace depuis quelques temps (Admin et profil) ? C'est vrai que pour le coup, je m'y connecte moins souvent à cause de ça. Le monde ne va pas s'arrêter de tourner pour autant ;-)

Au fait : Ma page Myspace

Escroquerie au chèque impayé


Une alerte signalée par Jérémy, un collègue compositeur qui a failli être victime d'une arnaque au chèque sans provision (sauvé de justesse par son banquier).

Lorsque nous recevons un chèque d'un client et que nous l'encaissons, nous pouvons constater rapidement que la somme a bien été "créditée" sur notre compte (Yes !). Et pourtant, rien n'est joué car il faut encore attendre quelques jours (parfois 10-13 jours) pour que la banque certifie la validité du chèque. En effet, si la banque s'aperçoit que le chèque est sans provision, elle vous retire ce crédit...

Le chèque impayé est donc un chèque rejeté par votre banque, bien que la somme ait été créditée quelques jours auparavant...

C'est pourquoi il vaut mieux attendre un quinzaine de jours avant de dépenser l'argent tout neuf envoyé par votre client (en contrepartie de votre chef d'oeuvre fabriqué à la sueur de votre front).

Il y a actuellement une société de production outre-Manche qui commande des musiques aux talentueux compositeurs français. Au moment de payer, ce client vous envoie un chèque dont le montant est largement supérieur à ce qui était prévu (jusqu'à 10 fois le cachet initialement décidé). Chouette, c'est toujours agréable d'avoir des sous sur son compte, alors autant encaisser ce chèque généreux et attendre de voir ce qui se passe.

2 jours plus tard, tandis que cette belle somme apparaît noir sur blanc sur votre compte créditeur, le client vous rappelle en s'excusant d'avoir un comptable distrait (pour ne pas dire bigleux), puis vous demande si vous auriez l’amabilité de lui rembourser la différence... si possible rapidement et par virement via Internet.

On se doute de la fin de l'histoire, le chèque est sans provision, il reviendra impayé dans une semaine et votre crédit disparaîtra. Hélas, si vous avez remboursé la différence entre temps, c'est pour votre pomme...

Reaper : démarrer un projet à la mesure 0


Séquenceur = Reaper
Astuce = démarrer un projet à la mesure 0 (au lieu de 1)

Envoyée par Stéphane Ferrari (compositeur)


Tous les logiciels de musique ont leur fenêtre de travail qui commence à la mesure 1.

Idéalement on lance le métronome avec un décompte de 4 temps par exemple pour avoir le temps de se mettre en place lorsque l’enregistrement démarre à la mesure 1.
En pratique il n'est pas rare de démarrer l'enregistrement plus loin que la mesure 1, et de se réserver 1 ou 2 mesures pour initialiser des paramètres comme des contrôleurs midi.

Mais voilà... notre projet ne démarre alors plus à la mesure 1 et c'est d'autant plus gênant si l'on travaille avec une partition où là les mesures sont numérotées: on est décalé !

Reaper permet de changer le numéro de la première mesure de la fenêtre principale de travail et ainsi démarrer à la mesure 0 (voire -1 ou -2).

Astuce Reaper

Pour changer le numéro de la première mesure, allez dans le menu File > Project settings...
Dans la zone "Project start mesure", entrez la valeur 0.
Validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Astuce Reaper

Notre projet démarre bien maintenant à la mesure 0.

Astuce Reaper

Petit souci, on peut voir que la mesure 1 ne démarre pas au timing 0:00:000 mais 0:02:000, soit 2 secondes en trop

Pas de problème, on va règler ça en positionnant le curseur au début de la mesure 1 et en retournant dans les propriétés du projet (menu File > Project settings...)

Cliquez sur le bouton "Substract cursor position" et validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Astuce Reaper

Les 2 secondes en trop ont été soustraites.

Et voilà, notre projet démarre à la mesure 0, la mesure 1 commence bien à 0:00:000.

Astuce Reaper

Remarque : de la même manière on peut choisir de démarrer le projet à la mesure -1 ou -2 si l'on souhaite avoir plus de temps avant la mesure 1.

Cet article a été écrit par Stéphane Ferrari. Retrouvez tous ses articles sur le site http://stephaneferrari.com


Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)


L'agent artistique, un métier lié à la musique de film


Dans le milieu du cinéma, il existe une kyrielle d'agences artistiques représentant les acteurs, mais très peu pour les compositeurs.

Quel est le rôle de l'agent artistique ?

Il assure principalement :
  • Le positionnement du compositeur sur un film (recherche de contrats, promotion)
  • La négociation des budgets alloués pour la musique (prime de commande, budget pour orchestre et le studio)
  • La rédaction et/ou lecture des contrats de commande et d'édition
  • Le suivi des actions comptables et financières relatives à la musique
  • Le suivi des diffusions (cinéma, TV) et des reproductions mécaniques (CD, DVD)
Sa commission s'élève généralement à 10 % du cachet du compositeur qu'il représente.

Ses qualités essentielles :
  • Le relationnel
  • La psychologie
  • La facilité à créer et étendre un réseau professionnel
  • La connaisance du milieu du cinéma
  • La culture musicale
  • L'écoute des autres

Comme Agence, il existe par exemple Art Media ou encore Api Corp

Les sites de l´annuaire :
  • Site de cours vidéos de Guitare & Mao


    Site de cours vidéos de Guitare & MaoBonjour et Bienvenue sur la 1re Plate-forme de tutoriels (cours) vidéos de guitare et de Mao (musique assistée par ordinateur) en ligne.
    Mastering et Beats pro. Tags

    Cours de Guitare & Mao
    Les cours vidéos sont proposés en français, suivant une pédagogie précise selon que vous soyez débutants ou confirmés.
    Il est conseillé de suivre plusieurs fois chaque cours afin de bien assimiler leur contenu.

    Cours de Guitare Folk et Electrique
    La partie guitare est consacrée à la folk et à l’électrique avec partitions en tablatures au format Guitar pro 5.
    Les cours sont principalement pour les Débutants et Intermédiares.

    Cours de Mao
    La partie MAO (musique assistée par ordinateur) est consacré à l’utilisation de logiciels permettant d’accomplir vos idées musicales.
    de Ableton Live en passant par Logic Pro ou Native Instruments.

    Mastering
    Bonjour, je vous proposes des pre-mastering pro à prix bas.
    Cela permet de faire sonner Pro vos Compositions et Mixages.
    Des extraits Audio sont à écouter sur notre site.

    Beat Pro
    Nous proposons des Beats Pro, des Playbacks Pro, des Grilles Pro, des Arrangement Pro.
    Pistes par pistes possibles, création, mixage et arrangements possible.

    Site de cours vidéos de Guitare & Mao


    Contact :
    Didguitare
    4 rue grenette
    38100 Grenoble
    France
    tél : 0677143415

    Thèmes abordés : Cours Musique guitare, Cours Guitare, Cours de musique, Formation musique, Enseignement musique, Cours de guitare sur mesure, Formation guitare, Cours MAO, Apprendre guitare acoustique, Mastering audio, Meilleure qualité audio, Amelioration audio, Creation de beat, Instrumentale rap.Catégorie > Annuaire Cours de musique

  • Christian Chassard... Le piano tout simplement !


    Christian Chassard... Le piano tout simplement !Site Officiel de Christian Chassard (compositeur arrangeur professionnel) de musique instrumentale spécialisée dans le piano. Ecoutez et découvrez sur mon site mes compositions originales. Tags

    Téléchargement de mes compositions
    Possibilité de télécharger toutes mes compositions sur deezer, iTunes, fnac, virgin..
    Les players ainsi que les liens pour télécharger sont visibles directement sur mon site.

    Commande de CDs
    Possibilité pour ceux qui ne veulent pas télécharger, de commander mes CDs par correspondance. Les instructions et le bon de commande figurent sur une page de mon site.

    Ecole de piano
    Découvrez mon école de piano, enseignement de tout style de musique et ouverte à tous de 7 à 77 ans. Consulter les coordonnées de mon école sur le site.

    Mon studio d'enregistrement
    Possibilité d'enregistrer tout style de musique dans mon studio. Possibilité de faire des arrangement. Découvrez sur mon site les modalités détaillées de ce service.

    Ma biographie
    Vous découvrirez sur mon site mon parcours professionnel depuis 1973. Possibilité de consulter ma galerie photo ainsi que mes derniers articles de presse.

    Christian Chassard... Le piano tout simplement !


    Contact :
    Christian Chassard
    8, rue Morel
    68000 COLMAR
    FRANCE
    tél : 0676079460

    Thèmes abordés : Composition piano, Musique piano, Pianiste professionnel, Album-CD piano, Apprendre le piano, Cours de musique, Devenir pianiste, Arrangement pour piano.Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Pianiste > Annuaire Illustration sonore

  • Marci


    MarciMarci (Eric Marcilly) est un chanteur et guitariste nantais, l'auteur et le compositeur de ses chansons en français. Il était à la tête des groupes Aubois Mekness de 1994 à 1999, puis Midbarek de 2001 à 2004, et de la formation nantaise "Les sujets qui fâchent" de 2005 à 2008 avec notamment le percussionniste Olivier Congar (collaborations avec Philippe Katrine, Mukta et Les Little Rabbits) et le bassiste et accordéoniste François Badeau. Marci a déjà sorti trois albums, en 1997, 2004 et 2009. Marci est sur scène depuis 1994. Il est monté sur les planches de nombreuses salles et festivals : Le Nancy Jazz Pulsation, les « show-case » des Fnac de Troyes, Reims et Nancy, le FIMU, Festival International de Musique Universitaire de Belfort, le « Festival en Othe », « Festival Ville en Musique » de Troyes. En Loire-Atlantique : le TNT, le Violon Dingue, le Panonica, l'Art Scène, la Salle Bretagne, la Salle Bonne-Garde, le Live Bar, l'Altercafé, la Guinguette (Trentemoult)... Album en écoute sur le site.
    Thèmes abordés : Album sorti le 5 février 2009, Diplômé du Music Academy International, Folk, Chansons françaises, Blues, Jazz.
    Tags
    Catégorie > Annuaire Chanteur

  • Extmusic : groupes de musique et danses du monde


    Extmusic : groupes de musique et danses du mondeThe Site Extmusic Association EXTMUSIC Groupes et orchestres de musique et danses du monde entier : Europe, tzigane, latino, orientale. http://extmusic.com Tags

    L’exotisme musical.
    The Site Extmusic Association EXTMUSIC ExtMusic est une association loi de 1901 spécialisée dans l’exotisme musical, les musiques du monde. http://extmusic.com

    Groupes et orchestres de musique et danses du monde. : Europe, tzigane, latino, orientale.
    The Site Extmusic Association EXTMUSIC Extmusic, spécialiste des musiques et danses du monde : Europe, tzigane, latino, orientale. http://extmusic.com

    L’exotisme gastronomique.
    The Site Extmusic Association EXTMUSIC ExtMusic est une association loi de 1901 spécialisée dans l’exotisme gastronomique, des recettes de cuisine du monde entier. http://extmusic.com

    EXTMUSIC nous offre aussi des recettes de cuisine.
    The Site Extmusic Association EXTMUSIC Recettes de cuisine du monde entier : grecque, japonaise, maghrébine, espagnole, portugaise, mexicaine, italienne. http://extmusic.com

    Extmusic, site traduit aussi en anglais.
    Extmusic : music, dances and world food THE SITE EXTMUSIC Ethnic music and dance groups: Europe, Gypsy, Latin, Oriental. EXTMUSIC World cuisine recipes : Greek, Japanese, Arab, Spanish, Portuguese, Mexican, Italian. http://extmusic.com

    Contact :
    Extmusic
    50 Rue Belleville
    75020 PARIS
    France
    tél : 0661222700
    Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique du monde > Annuaire Musique latine

  • LCDL - les compos de Lolo


    LCDL - les compos de LoloCompositeur et arrangeur, principalement de musiques instrumentales dans des styles très variés (musiques du monde, musiques de film, douces, qui bougent...). Plusieurs dizaines de musiques en écoute et à la vente. Tags

    Musiques en écoute
    Des dizaines de compositions originales à découvrir et de nouvelles musiques rajoutées fréquemment. Les styles sont très variés puisqu'on peut y écouter des musiques douces, d'autres qui bougent, des ambiances japonaises, orientales, celtiques...

    Toutes les musiques en vente
    Suite au franc succès que connaissent ces musiques sur You Tube et pour répondre à la demande des internautes qui souhaitent se procurer ces musiques pour les écouter où bon leur semblent, une boutique propose chacun des singles pour un prix dérisoire.

    Cours de musique pour débutant
    Un cours de musique pour ceux qui souhaitent s'initier sans passer par le solfège. Un apprentissage simple et efficace permettant de jouer à l'oreille basée sur la méthode qui m'a permis d'être capable de jouer n'importe quel style de musique.

    Les vidéos
    Un module proposant une sélection de vidéos pour découvrir des artistes en tous genres et dont le talent mérite d'être connu par le plus grand nombre de personnes.

    Mises à jour fréquentes
    Le site est fréquemment mis à jour afin de garantir la qualité de son contenu et pour que les internautes qui reviennent puissent y découvrir de nouvelles choses le plus souvent possible.

    Contact :
    LCDL - les compos de Lolo
    6, place des arcades
    06250 Mougins
    France
    tél : 0618457026

    Thèmes abordés : Musique douce, Musique ethnique, World Music, Musique pour débutants, Cours de musique en ligne.Catégorie > Annuaire Compositeur