John Williams au générique du Journal de 20h00. Maquillage du célèbre thème "Les dents de la mer"
Par Tanguy, vendredi 15 février 2008 à 22:54 - Divertissement - Tags
Un générique qui fait peur
peut-être une simple coïncidence ?
Musique du film Les dents de la mer, Plagiat d'une musique de John Williams, comment détourner une musique de film ?, La musique des dents de la mer de John Williams dans un générique de journal télévisé, La musique de Jaws se cache dans le générique du journal d'info de TF1
Pourquoi ne pas lire aussi :
Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...
Par Tanguy - Tags
J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).
Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...
La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :
Orchestration permettant d'obtenir un effet strident et cristallin| Produire un effet strident en musique de film| Alan Silvestri scoring The Mummy returns| Session d'enregistrement de la musique du film Le retour De La Momie| Musique du film Le Retour De La Momie composée et dirigées par Alan Silvestri| Alan Silvestri enregistre la bande originale du film The Mummy Returns| Utilisation des instruments à tessitures aigues pour suggérer le danger| Apporter un sentiment de peur et de panique avec l'orchestre| La musique de film d'action ou d'horreur utilise souvent des effets stridents dans ses orchestrations| L'orgue de verre ou glassharmonica apporte un côté strident et une résonance cristalline dans la musique d'horreur
Tanguy, le film. Bande originale de Pascal Andreacchio
Par Tanguy - Tags
Un film fort sympathique qui passera prochainement sur le petit écran.

Eric Berger, vu dernièrement à la télévision dans le film "Quatre garçons pleins d'avenir" (franchement drôle), incarne ici le personnage de Tanguy, un grand dadet de 28 ans qui n'arrive pas à quitter le cocon familial.
Heureusement, tous les Tanguy ne sont pas comme ça ;-)
Côté musique, c'est Pascal Andreacchio qui signe la bande originale du film. Une musique discrète, qui penche vers des sonorités et thématiques asiatiques, la Chine et le Japon faisant partie intégrante de la vie étudiante (et sexuelle) du personnage.
Pascal Andreacchio avait déjà collaboré avec Étienne Chatiliez sur d'autres projets (comme "Le Bonheur est dans le pré").
Tanguy, Dimanche 30 novembre 2008 à 20h50 sur TF1
Musique du film Tanguy| Compositeur du film Tanguy| Qui a composé la bande originale du film Tanguy ?| Pascal Andreacchio est le compositeur de la musique du film Tanguy| La BO de Tanguy a été composée par Pascal Andreacchio| Tanguy est interprété par Eric Berger| Étienne Chatiliez a collaboré avec le compositeur Pascal Andreacchio| Compositeur de musique sur quelques films d'Étienne Chatiliez| Musique qui évoque l'Asie| Musique avec des percussions asiatiques chinoises japonaises
Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...
Par Tanguy - Tags
Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.
A quand les motifs de violons ? ;-)
Je cherche un logiciel permettant de séparer les différents instruments dans un mix| Melodyne permet d'isoler chaque note ou chaque instrument à partir d'une musique| Melodyne est capable d'analyser un signal audio polyphonique| Melodyne est une révolution pour les musiciens et les Sound-designers| Il existe un soft (Melodyne) capable de corriger et de modifier un signal audio polyphonique| Celemony fournit une banque de sons adaptée au logiciel révolutionnaire qu'est Melodyne| Melodyne est un logiciel de retouche de prises audio puissant voir révolutionnaire| Melodyne permet de corriger la justesse des voix ou d'instruments mais aussi la transformation sans précédent de n'importe quelle prise de son| Melodyne est un outil très puissant qui permet d'inventer de nouvelles phrases rythmiques et mélodiques à partir d'une phrase originelle
Nos confrères du metal : des guitares nerveuses mêlées à des orchestrations symphoniques
Par Tanguy - Tags
On pourrait croire qu'il n'y a pas vraiment de points communs entre la musique de film orchestrale et la scène metal, et pourtant nous avons des affinités, notamment avec le metal symphonique qui puise ses inspirations du côté des compositeurs classiques et des musiques de film actuelles (Elfman, Zimmer etc...).
Dans le metal, que j'écoute volontiers même si c'est assez rare, j'aime tout ce côté "rentre dedans" qui peu paraitre peu subtil au premier abord et qui finalement demande des qualités que tous les musiciens ne possèdent pas forcément :
- De la précision et de la coordination rythmique digne d'une horloge suisse (tout en live)
- Des thématiques efficaces (dans les changements d'accords et leitmotivs)
- De la recherche d'originalité concernant les structures des morceaux
- Une interprétation musclée parfois virtuose
- Du gros son qui, s'il est bien mixé, nous fait vibrer
Et parfois (selon les catégories de metal) :
- Des orchestration symphoniques qui n'ont rien à envier à certaines BO
- Des instrumentations celtiques ou médiévales ramenant à la mythologie
- Des arrangements pour chœurs
- Des ambiances et des voix lyriques qui nous rappellent celles des films d'heroic fantasy
Je me souviens d'une remarque amicale d'un collègue d'Api Corp à propos de la musique de VENDOME : "C'est clair que Tanguy Follio fait dans du lourd" (enfin, je crois que c'était flatteur parce qu'il parlait de l'orchestration).
C'est vrai qu'il faut parfois cogner du point sur la table avec des orchestrations toniques (cuivres saturés, rythmiques imposantes, cordes percutantes) pour donner du caractère et de la personnalité à la musique (pas tout le temps bien sûr... j'aime bien aussi écrire des musiques plus intimes avec du piano ou de l'accordéon).
La personnalité, le grain et le sens de la narration : voilà ce qui me plait dans les groupes comme Nightwish ou Therion qui font bouger d'énormes masses musicales sans tomber dans la bouillie sonore et tout en respectant les règles harmoniques !
Un mot sur Myspace où les affinités se créent en fonction des styles musicaux. A savoir que la majorité de mes "amis myspaciens" qui laissent des commentaires sont des compositeurs de musique de film (qui se ressemble s'assemble). Je n'ai pas beaucoup de visites de jazzmen ou de rappeurs, encore moins de chanteurs de variété. Mais il y a une rubrique qui montre régulièrement le bout de son nez, je vous le donne en mille : nos confrères du metal !
Alors, une fois n'est pas coutume, un peu de pub pour les remercier de leurs commentaires ou mails amicaux :
Instruments symphoniques dans les groupes de métal| Les musiques rock et métal utilisent souvent des orchestrations symphoniques dans leurs musiques| Les musiques des groupes métal font parfois penser à des bandes originales| Des groupes scandinaves de métal comme Nightwish ou Therion font appel à de véritables enregistrements d'orchestres symphoniques| Le métal présente des affinités musicales avec la composition de musique de film| Le métal utilise des voix lyriques ou des instrumentations médiévales| Des groupes comme The CNK ou Adagio sont des valeurs sûres de la scène métal française| En musique le métal s'inspire des compositeurs classiques comme Richard Wagner ou Karl Off
Musique d'un diaporama photo pour EDF
Par Tanguy - Tags
Un petit bonjour en passant ;-)
Le projet pour la pub Eurostar est tombé à l'eau :((
Par ailleurs, je commence à bosser sur la musique d'un diaporama photo, créé par Manuel Mendo (Photographe), commandé par EDF. Là, je suis en recherche d'idées. Le diaporama va durer 1 minute, ce qui ne me laisse pas beaucoup de liberté pour développer une thématique. Parcontre, pour une fois, les images seront posées sur la musique et non le contraire...
Bon, j'y retrourne.
Construire un accompagnement. Quelques exemples de plans d'orchestration. Etude pas à pas.
Par Tanguy - Tags
Pour répondre à la question de Cédric G. "Comment faire un accompagnement, par exemple pour donner une impression de mouvement à ma mélodie que je trouve trop figée, trop mécanique...." je vais utiliser un exemple à partir d'une musique que j'ai écrite il y a très peu de temps.
J'ai ma mélodie en rythme ternaire, je sais à peu près ce que je vais mettre comme accords (harmonie) pour accompagner cette mélodie. Il me reste à trouver dans l'accompagnement, un rythme et une orchestration qui vont apporter une sensation de mouvement. Comme il s'agit d'une musique pour un passage assez doux à connotation cinématographique, je proscris les boucles de batterie, les percussions tribales et les riffs de guitare, et privilégie les instruments (virtuels) de l'orchestre symphonique.
- Élément de départ :
- Ajout d'un leitmotiv pour donner du mouvement :
- Renforcement du leitmotiv (par doublures) :
- Accords plaqués pour lier le tout :
Piano + ligne de basse + glissando de harpe. Avec les pizz de contrebasses, j'ai déjà un aperçu du rythme général. A ce stade je cherche un instrument qui pourrait jouer une sorte de contrechant sous forme de phrasé très rapide et fuyant (comme le vent).
Pour ce phrasé rapide en contrechant, j'opte pour une clarinette assez fluide. Pour moi, c'est ce leitmotiv qui est le plus déterminant et qui va donner du mouvement à l'ensemble. Donc, dans la mesure du possible, je passe beaucoup de temps sur cette étape, à la recherche des bonnes notes.
Je double le phrasé de la clarinette par les alti, puis en deuxième partie par les violons 1 (une octave au dessus, pour donner du relief). En effet, la clarinette seule risque d'être noyée dans la masse. En doublant cet instrument par des cordes, j'ai plus de profondeur et mon contrechant devient plus audible dans le mix.
Dans la dernière étape, Il me restera les instruments que je n'ai pas encore utilisés, pour fabriquer un tapis sonore. Ce tapis me sera utile pour lier, soutenir, donner de la consistance, et bien évidemment pour apporter une couleur supplémentaire.
On note que ce tapis sonore est essentiellement constitué d'accords plaqués (les accords que j'avais préalablement trouvés en composant avec mon piano). Concernant l'instrumentation, j'ai privilégié les cors, les violons 2, les violoncelles et des chœurs très doux. J'ai laissé de côté les flûtes et hautbois de manière à garder une tessiture qui évolue dans les mediums. D'ailleurs dans cet exemple, j'ai axé l'instrumentation vers des tessitures mediums, de manière à ce que le piano (plutôt aigu) ressorte bien.
En résumé :
Sur la mélodie de départ, j'ai greffé une deuxième mélodie, rapide et fluide (= plan mouvement). Puis j'ai plaqué des accords (= plan tapis).
Plan mouvement (cla + Vla + vl1) :
Plan tapis (Hn + Vlc + Vl2 + Choeurs) :
Il suffit de ré-écouter le début de l'étape 1 puis le début de l'étape 4, pour constater à quel point l'accompagnement a un rôle crucial dans la personnalité d'une musique. Les "thèmes" sont évidement incontournables en musique de film (The Imperial March, Lawrence d'Arabie, Mission Impossible ...) mais jouer leur thématique seule au piano n'a pas le même impacte que lorsqu'on les entend arrangés et orchestrés.
Il ne faut que quelques minutes pour lire ce billet et écouter les extraits. Pourtant, l'accompagnement musical et l'orchestration nécessitent un paquet d'heures passées à chercher, à tester des rythmes et des couleurs, à peaufiner, à jeter...
Je pense que les banques de sons d'orchestre, si elles ne sonnent pas toujours comme un vrai orchestre permettent au moins de s'exercer. Que vous soyez autodidacte ou que vous suiviez des cours d'orchestration, je dirais qu'il faut avant tout "ex-pé-ri-men-ter".
Utilisation rapide et ergonomique des marqueurs dans un séquenceur, grâce au pavé numérique.
Par Tanguy - Tags
Les marqueurs dont je parle, ce ne sont pas les gros crayons qui sentent fort, mais les petit repères qui permettent d'accéder directement à différents endroits dans une musique (qu'on est entrain de composer dans un séquenceur).
La méthode que j'utilise tout le temps et qui me paraît la plus rapide (dans Cubase), c'est de placer mes marqueurs "à l'arrache" (technique du pavé numérique) à des endroits clés de mes compositions :
- Je veux accéder facilement au début de mon super crescendo de cuivres, mesure 18 :
Je place mon curseur à la mesure 18 puis je fais "Ctrl 7" (pavé numérique) - Je veux accéder facilement au refrain de ma chanson, mesure 33 :
Je place mon curseur à la mesure 33 puis je fais "Ctrl 8" - Je veux accéder facilement à mon solo de contrebasse, mesure 75 :
Je place mon curseur à la mesure 75 puis je fais "Ctrl 9"
Et ainsi de suite, tout en prenant soin de ne pas toucher aux Ctrl 1 et Ctrl 2 qui eux affectent respectivement les délimiteurs gauche et droit (locators) du séquenceur. Ensuite, quand je veux accéder directement à mon solo de contrebasse (pour le retravailler), j'appuie sur la touche 9 et le tour est joué.
La technique du pavé numérique me permet donc d'utiliser uniquement les touches 7, 8, 9, 4, 5, 6 et 3 soient 7 marqueurs différents, ce qui me convient parfaitement (c'est totalement subjectif).
Plus tard, si je souhaite affecter mon marqueur n° 9 à une autre mesure, il suffit de refaire la manipulation (placement du curseur + Ctrl 9) au nouvel endroit.
Le seul inconvénient, c'est que je ne "visualise" pas mes marqueurs. Mais à force de les utiliser, je finis par mémoriser quel numéro m'amène à telle mesure.
Si toutefois, j'ai besoin de voir l'emplacement de mes marqueurs, alors j'insère une piste Marker (comme on insère une piste MIDI ou Audio) : clic droit / ajouter une Piste Marker :

Puis je recommence la manipulation expliquée plus haut (Ctrl 7 etc...). Les marqueurs que j'assigne au fur et à mesure apparaissent clairement sous forme de petits bâtons bleus (dans Cubase tout du moins) :

Dans cet exemple, il me suffit de presser la touche 9 pour accéder à la mesure 49
Voilà, bien entendu ce billet s'adresse essentiellement aux débutants et décrit seulement une partie des possibilités de l'outil marqueur. Sachez quand même que j'ai utilisé Cubase pendant quelques années avant de connaître l'existence de cette fonction bien pratique... (c'est ballo).
Comment utiliser rapidement les marqueurs dans mon séquenceur ?| Utilisation des marqueurs dans Cubase avec le pavé numérique| Une méthode rapide et ergonomique pour affecter des marqueurs dans votre séquenceur| Placer rapidement des repères dans votre séquence midi| Pensez à utiliser la Piste Marker pour accéder facilement à différents endroits de votre séquence midi| Dans un séquenceur comment accéder directement à telle ou telle mesure ?| J'aimerais positionner des repères ou des marqueurs à différents endroits de ma séquence midi audio| Indiquer des endroits précis dans mon séquenceur sous forme de marqueurs grâce à la touche Ctrl| En utilisant la touche Ctrl et le pavé numérique je peux marquer facilement divers emplacements de ma séquence midi
Initiation à l'alphabet braille
Par Tanguy - Tags
Si j'ai le temps (mais pas tant que ça en fait, compte tenu des musiques à faire prochainement), je placerai quelques billets d'initiation au braille musical. C'est un code qui permet d'indiquer les notes de manière totalement linéaire (nom de la note, sa durée, la hauteur dans la portée, la nuance, l'articulation etc....).
Le braille musical peut-être intéressant pour les professeurs de musique qui ont un élève non-voyant.
Maiiiiiiis, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs... avant de se lancer dans la transcription du solfège en braille, il faut déjà connaître l'alphabet braille classique. C'est pas compliqué en soit. Il y a juste 2 choses principales à savoir pour apprendre les bases du braille (visuellement, j'entends). Ne partez pas, il y a un petit jeu à la fin !
1) Un caractère braille est constitué de 1 à 6 points, répartis sur 2 colonnes :

Si je noircis (ou mets en relief) les points 2, 3, 4 et 5 alors j'obtiens un t, comme tanguy...

Si je noircis (ou mets en relief) les points 1, 3 et 4 alors j'obtiens un m, comme magnifique...

Les différentes combinaisons offrent la possibilité d'écrire 63 caractères (2 à la puissance 6 = 64, moins le caractère vide), ce qui couvre largement l'alphabet et la ponctuation. A noter que dans le réel, les points ne sont pas noircis mais embossés (en relief) puisqu'ils sont destinés à un usage tactile.
2) L'alphabet braille suit une construction logique :
(on peut retrouver les lettres de manière logique sans forcément les connaître toutes par coeur)

- Il est important de bien connaître la première série de 10 lettres (de A à J).
- Pour les 10 lettres suivantes (de K à T), on reprend la première ligne mais on ajoute le point 3 à chaque fois.
- Pour les lettres suivantes (de U à Z), on reprend la première ligne mais on ajoute les points 3 et 6 à chaque fois.
- Seul le W fait exception. Je n'en connais pas la raison, mais ça ne m'étonnerait pas que ce soit encore un coup des anglais. Well, well, well... (je plaisante, bien sûr)
Et maintenant, un petit défi :
En vous aidant de l'alphabet codé, essayez de décrypter les 3 noms ci-dessous (respectivement : un compositeur de musique de film, un logiciel de musique, un instrument de musique).

Le premier qui trouve indique la réponse dans un commentaire ;-)
Reaper : démarrer un projet à la mesure 0
Par Tanguy - Tags
Séquenceur = Reaper
Astuce = démarrer un projet à la mesure 0 (au lieu de 1)
Envoyée par Stéphane Ferrari (compositeur)
Tous les logiciels de musique ont leur fenêtre de travail qui commence à la mesure 1.
Idéalement on lance le métronome avec un décompte de 4 temps par exemple pour avoir le temps de se mettre en place lorsque l’enregistrement démarre à la mesure 1.
En pratique il n'est pas rare de démarrer l'enregistrement plus loin que la mesure 1, et de se réserver 1 ou 2 mesures pour initialiser des paramètres comme des contrôleurs midi.
Mais voilà... notre projet ne démarre alors plus à la mesure 1 et c'est d'autant plus gênant si l'on travaille avec une partition où là les mesures sont numérotées: on est décalé !
Reaper permet de changer le numéro de la première mesure de la fenêtre principale de travail et ainsi démarrer à la mesure 0 (voire -1 ou -2).

Pour changer le numéro de la première mesure, allez dans le menu File > Project settings...
Dans la zone "Project start mesure", entrez la valeur 0.
Validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Notre projet démarre bien maintenant à la mesure 0.

Petit souci, on peut voir que la mesure 1 ne démarre pas au timing 0:00:000 mais 0:02:000, soit 2 secondes en trop
Pas de problème, on va règler ça en positionnant le curseur au début de la mesure 1 et en retournant dans les propriétés du projet (menu File > Project settings...)
Cliquez sur le bouton "Substract cursor position" et validez en cliquant sur le bouton "Ok".

Les 2 secondes en trop ont été soustraites.
Et voilà, notre projet démarre à la mesure 0, la mesure 1 commence bien à 0:00:000.

Remarque : de la même manière on peut choisir de démarrer le projet à la mesure -1 ou -2 si l'on souhaite avoir plus de temps avant la mesure 1.
Cet article a été écrit par Stéphane Ferrari. Retrouvez tous ses articles sur le site http://stephaneferrari.com
Vous aussi, vous avez une astuce à nous partager ? Cliquer ici
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)
(Cubase, Live, Reaper, Ardour, Logic, Sonar, Digital Performer, Samplitude Pro, Pro Tools etc...)
Astuce Reaper| Truc et astuce séquenceur| Stéphane Ferrari| Décaler le départ du Curseur dans Reaper| Position mesure 0| Décaler le point zéro| Séquenceur insérer des mesures avant la mesure 1| Mesures de compte à rebours avant la lecture de la chanson| Mesures de décompte| Composer de la musique avec un ordinateur
Avoir le trac en public.
Par Tanguy - Tags
Interpréter une œuvre musicale en live, jouer du piano devant une assemblée... je le fais parfois, avec un plaisir gâché par la peur.
Rarement j'ai joué un morceau sans fautes. L'appréhension du direct m'a toujours déstabilisé. Le jugement immédiat des personnes en face de moi m'empêche systématiquement d'obtenir les mêmes performances qu'à l'entrainement. C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de me tourner vers la musique de film, une alternative à l'angoisse de la scène...
Il y a 10-15 ans, je lisais une citation (dans Keyboard Magazine) d'un compositeur de musique de film très connu qui disait quelque chose comme ça :"Merci à l'arrivée de l'informatique musicale qui me permet enfin de présenter des maquettes raisonnables au réalisateur, moi qui interprète si mal mes thèmes au piano quand j'ai quelqu'un derrière mon épaule..."
Et c'est vrai que lorsque les gens arrivent dans une salle de cinéma et découvrent la BO, les musiques sont déjà dans la boite : composées, enregistrées, mixées... la pression est moindre, le gros du travail étant derrière. (Il reste juste la question de savoir si les amateurs de bandes originales vont apprécier la partition ou pas).
Quoiqu'il en soit, j'admire certains de mes collègues capables à la fois de composer des chefs d'œuvre dans leur coin, et d'être au piano sur scène comme des poissons dans l'eau. Mais bon, à défaut d'être doué pour la musique vivante, le show ou l'impro.... j'apprécie de composer tranquillement sur des images, à l'abri des regards, puis de faire écouter une œuvre enregistrée en espérant surprendre mon auditoire.
J'ai par ailleurs repéré quelques avantages liés à la composition de musique de film :
- Déjà, je participe au processus de création d'un film, en tant que "spécialiste" au sein d'une équipe
- Je peux faire autant de canards que je veux, je corrigerai les erreurs à la souris ensuite
- Je peux interrompre un morceau quand je le souhaite, pour y apporter des améliorations
- Je peux diriger un orchestre symphonique sans avoir passé le diplôme de chef d'orchestre (qui est super balaise)
- Je peux manger ou me gratter le nez tout en jouant de la musique (pas classe, mais plus facile à faire que sur scène).
- Je peux être opérationnel même avec le bras dans le plâtre.
- Je suis moins embêté par les paparazzi ou les fans que mes collègues du disque.
Tandis que pour nous, c'est simple : une fois validée par le réalisateur, le producteur, la femme du producteur, le directeur de la chaine, la nièce du superviseur musical et le voisin de palier du caméraman, on peut considérer une musique comme acquise !
Enfin, pour en revenir à notre sujet (le trac, la timidité, l'angoisse...face à l'assistance) voici une petite anecdote issue de mon service militaire :
Je garderai toujours en souvenir la soirée de dissolution du 71 RG de Oissel (en 1997), au cours de laquelle j'ai dû avancer seul sur la grande Place d'Armes et jouer au clairon la sonnerie aux morts devant 3000 personnes (dont Mr Fabius). Le capitaine de la musique me refila un super tuyau pour gérer mon stress : "Follio, quand tu seras face à la foule, tu n'auras qu'à les imaginer tous à poil"... ce que je fis.
C'est donc en supposant les Généraux et quelques personnalités politiques dans leur plus simple appareil que je fus amené à jouer les notes les plus solennelles du registre militaire. Un remède de fortune que je garde sous le coude chaque fois que je suis amené à me présenter en public. Qui sait à quoi je penserai lorsque je recevrai mon Oscar, bafouillant, sourire au coin des lèvres...
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