Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Musique pour film corporate


Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...


Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...

Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).

Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.

De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...

Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.

Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....

Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...


Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.

Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)

Pourquoi ne pas lire aussi :


Trois compositeurs de musique de film : La Troïka fait peau neuve !


J'ai l'immense plaisir de vous faire découvrir la nouvelle version du site www.latroika.com, regroupant les compositeurs Alexandre Mabeix, Bernhard Elsner et moi-même !

Outre la charte graphique, la grande nouveauté du site réside dans le catalogue musical :
  • Plus de 150 musiques en libre écoute
  • Classement par thème (action, romantique, identité sonore etc...)
  • Accéder à une description détaillée pour chaque titre
  • Créer votre playlist (sélection personnelle des morceaux que vous préférez)

Une playlist : pour quoi faire ?
  1. Exporter la playlist en podcast (compatibilité itunes) ou en m3u
  2. Exporter la playlist sous forme de lien hypertexte (à placer dans vos mails, vos favoris etc.)
  3. Demander l'utilisation gratuite de la playlist pour votre projet audiovisuel (voir conditions)
  4. Importer un lecteur flash mp3 (dewplayer) dans votre site perso (voir conditions) pour chaque titre sélectionné.

Les belles têtes de vainqueurs :

Alexandre Mabeix
Alex

Bernhard Elsner
Bernie

Tanguy Follio
Tang

La Troîka : 3 compositeurs pour 3 univers différents !

L'idée, c'est de pouvoir offrir une palette beaucoup plus riche de styles musicaux à nos clients (musique de film, musique de pub, identité sonore, documentaires TV, films corporate, DVD-ROM, jeux vidéo, sites Internet, radio, arrangements...)

Venez découvrir nos références (pour la télévision, les entreprises, le web etc.)

Exemples de musiques pour films institutionnels


Voici 3 exemples de musiques pour films corporate appartenant à 3 secteurs d'activité différents : la technologie (Neusoft), La route (Colas) et l'horlogerie de luxe (Audemars-Piguet).

1) NEUSOFT :
- Réalisation : Ludovic De Vita
- Production : Neusoft
- Musique : Alexandre Mabeix (style électro).



Quelques mots clé : humanité, ouverture, innovation, technologie, dynamique
qu'Alexandre a su traduire musicalement par :
  • Un leitmotiv récurrent, accompagné d'effets de sound design (technologie, innovation)
  • Une rythmique moderne (dynamique)
  • Quelques notes de piano et cordes (humanité)
  • Des changements de tonalité et une progression harmonique (innovation, ouverture)



2) COLAS :
- Réalisation : Nicolas Lebrun
- Production : Movida Films
- Directeur Photo : Benjamin Louet
- Musique : Tanguy Follio (style orchestral avec un peu d'électro).




En fait, ce film assez long (plus de 7 mn), comporte 2 grands axes :
- Une première partie "usagers de la route" : humanité, confort, sécurité, voyage, acheminement
- Une deuxième partie "les hommes et les femmes qui font avancer l'entreprise" : esprit d'équipe, travail, fierté, ouverture
  • Une base musicale solide et stable posée par une thématique simple (sécurité)
  • Du piano, des cordes assez légères et des cuivres doux (confort, humanité)
  • Du mouvement, par les croches et doubles croches en arrière plan (locomotion, acheminement)
  • Un petit passage musical à consonance ethnique (voyage)
  • Partie 2 : reprise du thème initial, mais plus "métronomisé", plus uniforme, plus carré (travail, équipe)
  • Final : progression harmonique et orchestrale avec des chœurs en bouquet final (fierté, ouverture)



3) AUDEMARS-PIGUET :
- Réalisation : Julius Berg
- Production : Point Prod
- Images de synthèse : Wizz
- Musique : Bernhard Elsner (style orchestral cinématographique).




Ce film institutionnel raconte d'abord une histoire, avec des personnages, des décors, une intrigue. On est loin d'une simple juxtaposition d'images énumérant les valeurs et les compétences d'une entreprise. Ici les compétences se manifestent par l'expérience et la longévité ("il y a bien longtemps dans une contrée lointaine...") ainsi que par l'accent mis sur le côté artisanal, inédit (chaque pièce faite à la main est unique) et précis (secteur de la haute horlogerie).

La musique, composée par Bernhard, présente une grande souplesse, plus que dans les deux exemples précédents (plutôt récurrents avec des thèmes répétitifs à 8 ou 16 mesures). Ici, la BO épouse la fiction. Pour la musique, Bernhard a choisi une instrumentation classique : un ensemble de cordes (interprété par l'orchestre symphOnifilm) et une flûte traversière, ce qui renforce parfaitement le côté cinématographique, l'arrivée d'un objet mystérieux... l'histoire d'une montre de luxe.

  • Instruments classiques pour un film "d'époque" (longévité, expérience)
  • Des cordes moelleuses et une belle mélodie (luxe)
  • Un flûte traversière, sobre, discrète mais efficace (l'être humain, l'artisan)
  • une consonance énigmatique dans le thème et l'arrangement (mystère)
  • Pizzicati ordonnés, légers et précis (travail de précision)

Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !


Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

1) Mélanger les couleurs sonores :

C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

Valse des mariés (Tanguy Follio) :


Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

Articule !!!

Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

Début de The Raider's March (John Williams) :



Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du controleur midi expression dans Reaper
Variation du contrôleur Expression


- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



3) Créer des effets de transition

Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


EDF-DTG (Tanguy Follio) :



Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


4) Dynamiser :

- Du point de vue musical :

Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)

Le réalisateur : interlocuteur privilégié dans la création d'une musique de film.


Le réalisateur (le réal ou le réa dans notre jargon), c'est la personne qui, avec le superviseur musical, est la mieux placée pour décrire ses attentes vis à vis de la musique à composer pour le film.

Une phrase que j'ai souvent entendue : "ce film, c'est son bébé".

Certes, ce n'est pas le bébé brailleur qui rempli allègrement ses 8 couches par jour, mais plutôt le bébé tendresse qui fait notre fierté, que l'on souhaite protéger et voir grandir.

Pour un réalisateur, un film est toujours une grande aventure, une œuvre originale dans laquelle il s'est humainement impliqué. Sa grande ferveur artistique est souvent malmenée par les réalités techniques comme les moyens budgétaires, les délais impartis, la météo, ou encore certains problèmes de communication avec la boite de production. Mais cela ne l'empêche pas de créer... Finalement cette vision ressemble beaucoup à celle des compositeurs : pas mal de points communs nous rapprochent.

En ce qui me concerne, la plupart de mes collaborations avec les réalisateurs se sont bien passées. Bien sûr, il y a (et il y aura) toujours des mauvais caractères ou des orgueilleux (que ce soit du côté des réalisateurs ou des compositeurs), mais dans l'ensemble, ce sont des gens sympathiques qui ont l'habitude de travailler avec d'autres personnes et qui sont parfaitement conscientes des valeurs relationnelles et psychologiques.

En début de projet, j'essaie d'adopter une attitude sereine et de me dire que je ne travaille pas pour le réalisateur, mais "avec" le réalisateur. Cela commence souvent par une rencontre physique au cours de laquelle on parle du film, du rôle de la musique, de certaines références musicales à prendre en compte, des goûts musicaux de chacun... A ce stade, il est rarement question de rémunération ou de devis d'orchestre et d'enregistrement qui me paraissent pourtant incontournables si l'on veut obtenir de la qualité. Mais le "comment" n'est pas la première préoccupation du réalisateur qui privilégie avant tout l'aspect artistique.

C'est délicat pour nous d'essayer de répondre à ses aspirations si l'on sait pertinemment qu'il n'y aura pas les moyens financiers pour réaliser une belle musique. Il le sait bien pourtant, puisque lui même est confronté aux mêmes problèmes pour mener à bien son projet. Mais ce film, c'est son bébé.... pour les sous, voyez avec la production...
On entre alors dans une relation triangulaire : réalisateur-compositeur-producteur qui peut très bien se passer (ou pas).

Au fur et à mesure que le projet avance, une relation de confiance s'instaure avec le réalisateur. Transcrire musicalement ce qui est dit verbalement est parfois difficile. Il m'est arrivé de devoir décoder le vocabulaire "subjectif" du réalisateur, comme "j'aimerais quelques chose de plus granuleux et moins gris à cet endroit" ou encore "ça manque de couille" (véridique). Ce n'est pas tellement le sens des mots qui est difficile à traduire musicalement, mais le degré d'application. Par exemple, pour rendre un morceau plus couillu (pour rester dans le dernier exemple), il existe 36 manières de procéder. Souhaite-t-il une musique un peu plus ou beaucoup plus orchestrée ? Est-ce que je lui propose quelque chose de plus viril, ou alors de plus rapide, de plus consistant, de plus cuivré, de plus agressif, de plus dynamique, de plus mémorable sur le plan thématique, de plus osé sur le plan harmonique etc... et surtout jusqu'à quelle intensité ? La discussion est donc primordiale pour être bien sûr de ne pas se lancer dans une mauvaise direction. Car la moindre orchestration approfondie, le moindre changement de thème peut demander des heures de travail.

J'aime bien travailler avec un réalisateur qui a quelques notions d'orchestration. Il est plus facile pour moi de répondre à ses attentes lorsqu'il me demande d'enlever la partie de trombones qui le gêne, ou de mettre en valeur les cordes à tel endroit. Le pire, c'est lorsque le réalisateur ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Ordinairement, cela se traduit par la phrase standard "surprenez moi" qui veut tout dire et rien dire à la fois... beaucoup d'heures de travail à tâtonner, le temps de tomber sur le thème, l'harmonie, l'orchestration qui sera susceptible de plaire... au petit bonheur la chance. Certains compositeurs y arrivent très bien. C'est peut-être ça le talent. Mais moi, je sais que j'ai besoin d'être guidé. C'est à partir de l'idée directrice que je vais pouvoir me lancer, personnaliser, orchestrer à ma manière et surprendre parfois. Voilà, c'est ça : je crois qu'il est difficile de surprendre quelqu'un qui s'attend à être surpris. Au contraire, lorsqu'un réalisateur souhaite quelque chose de précis, c'est l'occasion rêvée d'apporter une petite touche personnelle, un élément de surprise...

Notion3 Logiciel de composition orchestrale et d'édition de partitions. Par Dominique Lucas.


Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas
Tanguy
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Introduction Notion3 :

Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…

Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…

Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…

Notion3 est fait pour vous.

Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.

Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).

Notion3


Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).

Notion3


La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.

Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :



Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !

NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.

Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:

Notion3


Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.

Des sonorités de rêve ?

Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.

La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments. Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).

Un monde ouvert ?

Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.

Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :

  • EWSO platinum et gold version Play
  • VSL
  • Garritan Personal Orchestra
  • IK multimedia Miroslav Philharmonik


Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)

Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.

Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.

Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.

Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…

Et le côté « humain » de l’exécution ?

Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.

Tempo staff et enregistrement de performance :

Vous devenez le chef d’orchestre !

Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.

Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...

Notion3


Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff » Vous pouvez décider de la valeur des battements :

Notion3


Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.

Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).

Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…

Le « velocity overdub »

Vous devenez instrumentiste !

Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)

Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.

Les fonctions d’aléa

Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.

Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.

Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.

Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.

Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?

Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.

De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.

Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.

Voici le lien vers le distributeur : Notion Music

Dominique

P.S. Je ne suis pas rémunéré par Notion, mon enthousiasme est celui d’un utilisateur lambda :)

Avoir le trac en public.


Interpréter une œuvre musicale en live, jouer du piano devant une assemblée... je le fais parfois, avec un plaisir gâché par la peur.
Rarement j'ai joué un morceau sans fautes. L'appréhension du direct m'a toujours déstabilisé. Le jugement immédiat des personnes en face de moi m'empêche systématiquement d'obtenir les mêmes performances qu'à l'entrainement. C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de me tourner vers la musique de film, une alternative à l'angoisse de la scène...

Il y a 10-15 ans, je lisais une citation (dans Keyboard Magazine) d'un compositeur de musique de film très connu qui disait quelque chose comme ça :"Merci à l'arrivée de l'informatique musicale qui me permet enfin de présenter des maquettes raisonnables au réalisateur, moi qui interprète si mal mes thèmes au piano quand j'ai quelqu'un derrière mon épaule..."

Et c'est vrai que lorsque les gens arrivent dans une salle de cinéma et découvrent la BO, les musiques sont déjà dans la boite : composées, enregistrées, mixées... la pression est moindre, le gros du travail étant derrière. (Il reste juste la question de savoir si les amateurs de bandes originales vont apprécier la partition ou pas).

Quoiqu'il en soit, j'admire certains de mes collègues capables à la fois de composer des chefs d'œuvre dans leur coin, et d'être au piano sur scène comme des poissons dans l'eau. Mais bon, à défaut d'être doué pour la musique vivante, le show ou l'impro.... j'apprécie de composer tranquillement sur des images, à l'abri des regards, puis de faire écouter une œuvre enregistrée en espérant surprendre mon auditoire.

J'ai par ailleurs repéré quelques avantages liés à la composition de musique de film :
  • Déjà, je participe au processus de création d'un film, en tant que "spécialiste" au sein d'une équipe
  • Je peux faire autant de canards que je veux, je corrigerai les erreurs à la souris ensuite
  • Je peux interrompre un morceau quand je le souhaite, pour y apporter des améliorations
  • Je peux diriger un orchestre symphonique sans avoir passé le diplôme de chef d'orchestre (qui est super balaise)
  • Je peux manger ou me gratter le nez tout en jouant de la musique (pas classe, mais plus facile à faire que sur scène).
  • Je peux être opérationnel même avec le bras dans le plâtre.
  • Je suis moins embêté par les paparazzi ou les fans que mes collègues du disque.
Et puis tenez, dans le show-bizz, la vie d'une chanson dépend souvent du bon vouloir du public, soit des centaines (voire des milliers) de personnes ...
Tandis que pour nous, c'est simple : une fois validée par le réalisateur, le producteur, la femme du producteur, le directeur de la chaine, la nièce du superviseur musical et le voisin de palier du caméraman, on peut considérer une musique comme acquise !


Enfin, pour en revenir à notre sujet (le trac, la timidité, l'angoisse...face à l'assistance) voici une petite anecdote issue de mon service militaire :

Je garderai toujours en souvenir la soirée de dissolution du 71 RG de Oissel (en 1997), au cours de laquelle j'ai dû avancer seul sur la grande Place d'Armes et jouer au clairon la sonnerie aux morts devant 3000 personnes (dont Mr Fabius). Le capitaine de la musique me refila un super tuyau pour gérer mon stress : "Follio, quand tu seras face à la foule, tu n'auras qu'à les imaginer tous à poil"... ce que je fis.

C'est donc en supposant les Généraux et quelques personnalités politiques dans leur plus simple appareil que je fus amené à jouer les notes les plus solennelles du registre militaire. Un remède de fortune que je garde sous le coude chaque fois que je suis amené à me présenter en public. Qui sait à quoi je penserai lorsque je recevrai mon Oscar, bafouillant, sourire au coin des lèvres...

SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase


Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !

Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4

En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)

Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.

Crescendo-decrescendo, quelques exemples dans la musique de film.


Dans certaines bandes originales, il n'est pas rare d'entendre des poses de sons (de une ou plusieurs notes) partant d'une nuance piano, montant vers le Forte et redescendant vers un faible volume sonore. Je trouve que ça donne un côté inquiétant, surtout si c'est joué dans les graves et si c'est répété plusieurs fois.


Notation :

pfp crescendo diminuendo


Onde de trois crescendo-decrescendo :

pfp crescendo diminuendo


Quelques exemples extraits de ma minuscule collection de BO :

Kiss The Girls (Mark Isham)


What Lies Beneath (Alan Silvestri)


L'homme en noir (Tanguy Follio)


Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)




Côté programmation, il existe dans les banques de sons des samples clé en main proposant des notes jouées en pfp (piano-forte-piano), mais c'est valable sur une seule note...
Pour simuler un crescendo diminuendo sur un groupe de notes, on utilisera le contrôleur de volume (ou d'expression), et pourquoi pas essayer de faire varier le timbre de l'instrument en modifiant la brillance (contrôleur Brightness, pour les sons Roland GS ou Yamaha XG par ex..), ou bien jouer avec les filtres Cut-off et résonance.

Dans Synful, il est très facile de faire varier le timbre sur les notes MIDI, en utilisant le contrôleur cc103 "Harmonic Tilt". Si je veux faire un crescendo de trompettes, j'augmente l'intensité sonore (de Piano à Forte) et je modifie respectivement la teinte du son (de mate à brillante). En effet, plus on souffle fort dans un cuivre (trompette, trombone etc...), plus le son devient brillant.

Mes premières musiques assistées par ordinateur. Soundtracker sur Amiga 500, à la fin des années 80...


Séquence : Nostalgie

Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).

J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix. 4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !

Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici

La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.


Protracker
Protracker



Oktalyzer
Oktalyzer

Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)

Sur Aegis Sonix :


Sur Noisetracker :


Sur Protracker :


Sur Oktalyzer :



Bonus :

Tanguy Follio jeune Ma trombine en 1990 (à 18 ans)


Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)

Petites chansons pour les enfants


Une petite comptine qui s'intitule Dans l'herbe mouillée pour faire plaisir à Vincent B ;-)


Comme quelques uns de mes collègues (Alex, David, Laurent, Bernhard etc...) il fût un temps où je faisais des arrangements pour des comptines du domaine publique.
Cela n'a rien à voir avec la musique de film ! me direz-vous... Certes, mais c'était tout de même très formateur.

D'abord sur le plan narratif, car il fallait choisir une instrumentation qui collait à l'identité de chaque comptine (du saxo pour les petits canards, de la flûte pour les petits oiseaux, de la fanfare pour les clowns etc...).
Ensuite sur le plan harmonique, car il fallait trouver des enchainements d'accords intéressants (autres que I-V-I) pour accompagner les mélodies très simples, ce qui n'était pas si évident ! Il suffit d'écouter les diverses variations de Mozart sur "Ah vous dirais-je maman" pour s'en rendre compte.




Dernièrement, je me suis fait un petit arrangement de Un éléphant qui se balançait de manière un peu rock pour m'amuser (guitare, batterie, cuivres). Chant : Gwen Follio (p'tit frère)



Pour rependre ce que j'expliquais plus haut, on peut entendre, tout à la fin, un shaker de trompettes ainsi qu'un glissando de trombones qui décrivent la dégringolade des éléphants...


Les sites de l´annuaire :
  • Heterogenes Muriel BROD...


    Heterogenes Muriel BROD...Muriel BROD, chante depuis toujours : elle vit de sa passion et prête sa voix à l'album en attendant qu'on la reconnaisse pour ce qu'elle mérite. Raym, compose et arrange : il est polymusicos et jouit d'une faculté particulière à rendre belles les mélodies qu'il fabrique. Chris écrit et manage : ancien chanteur, il a connu les joies et les désillusions du Show bisous bisous dans les années 90. Il choisit dorénavant l'ombre à la lumière sur d'y trouver meilleur compte. Tous trois ont décidé de prouver que le talent sait séduire ceux qui croisent leur chemin. Si d'aventure un producteur, un interprète souhaitait collaborer avec eux (ce qui est en train de se passer d'ailleurs) leur album est à leur disposition. Du courage il n'en faut pas pour ceux qui vivent passionnément : il faut juste un peu de chance et surtout : la provoquer... http://heterogenes.free.fr LIEN vers les morceaux dans leur intégralité, avec présentation détaillée d'Heterogenes Merci de les soutenir
    Thèmes abordés : Album pop-rock, Musique pop, Musique pop-rock.
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    Catégorie > Annuaire Chanteuse

  • Music en Scène


    Music en ScèneMagasin de vente d'instruments de musique, spécialisé guitare, basse, batterie, home-studio, high-tech, sonorisation à chalon sur saône. Retrouvez les plus grandes marques de guitares, d'amplis, d'interfaces audio ou encore d'enregistreurs numériques à deux pas de la mairie et du parking souterrain. Tags

    Spécialiste guitare
    Fender, Gretsch, Squier, Ibanez, Lag, Tanglewood, Esp, Ltd, Yamaha, Cuenca ...
    Des spécialistes sont à votre disposition pour trouver l'instrument qui vous conviendra parfaitement.

    L'atelier
    Music en scène dispose d'un atelier de réparation. Des luthiers sont à votre disposition pour toute réparation, du changement de cordes à la tête cassée de votre guitare.

    Home Studio/High Tech
    Un espace est dédié aux nouvelles technologies et à la musique assistée par ordinateur. Un spécialiste est là pour vous orienter et prendre en charge la configuration de votre matériel.

    L'auditorium
    Une salle est à votre disposition pour vous isoler et ainsi essayer votre futur guitare, acoustique ou électrique dans de bonnes conditions d'écoute, et prendre la bonne décision.

    L'exposition
    Un couloir rempli de guitares vintage d'exception, des années 60 à nos jours, mises en cadre, à visiter régulièrement, pour le plaisir des yeux et de l'histoire des instruments.

    Music en Scène


    Contact :
    Music en Scène
    25, rue pasteur
    Chalon sur saône 71100
    France
    tél : 03.85.48.51.89

    Thèmes abordés : Acheter guitare, Prix guitare, Magasin guitare, Luthier, Atelier lutherie, Réparation guitare, Magasin MAO, Magasin informatique musicale, Equipement MAO, Essayer guitare, Jouer guitare, Bien choisir sa guitare, Vente guitare, Achat guitare.Catégorie > Annuaire Communautés virtuelles > Annuaire Blog sur la MAO, le Home Studio...

  • W.Barnat : Stick Pulse Projekt - Illustration sonore - musique de film


    W.Barnat : Stick Pulse Projekt - Illustration sonore - musique de filmSound Designer, multi-instrumentiste, professeur de piano

    Formation
    1984-86 Cours d’éveil musical à la Peniche Verte, Paris V
    1986-91 Cours de solfège et de piano avec Mr. Elias, niveau M.II méthode Bartok, au Conservatoire Maurice Ravel, Paris XIII
    1989-91 - Cours privé de piano Jazz, Varietes, avec Mr. Glatini, cours d’harmonie et d’audition.
    1991-94 Ecole de musique de Ploermel, préparation d’un concours sur des oeuvres de Debussy.
    Apprentissage d’un second instrument: Saxophone.
    1995 Au Printemps de Bourges, stage d’un mois intensif, 8/10 heures par jours dans l’enceinte de l’association les Metropolitans de Bourges avec Mista D. et d’autres artistes ayant créer des Ateliers d’écriture, de technique de DJs, de technique de son et autres afin d’accueillir des jeunes désireux de découvrir leur potentiel et leur mettre à disposition du matériel et des méthodes de travail.
    1999-2000 Bac S option Maths à Jacques Decour, Paris IX
    2001-03 B.T.S administrateur de réseaux informatiques et de télécommunications en alternance, DR Nord de France Telecom.
    Instruments maîtrisés: - Piano / synthé / orgue / claviers (niveau perfectionnement),
    - Guitare et guitare Basse (niveau intermédiaire)
    - Saxophone et flute traversière, (niveau intermédiaire)
    - Drums et autre percussion (niveau intermédiaire)
    Expériences
    En Studio :
    Enregistrements :
    - Claviers : Hammond, Farfisa, Wurlizer, Piano, Synthé,
    - Basse ou guitare musiques contemporaines et traditionnelles.
    - Projets de Maxi, et Album en France, au Quebec.
    2004 -09 - Arrangements, prises voix et mixage pour quelques auteurs interprètes.
    - Enregistrement et mixage de différentes sessions en France et au Québec aux Emirats Arabes Unis.
    Sur Scène:
    1993 Création d’un groupe de 5 percussionnistes avec 1 batteur, 1 darbouka/djembé, 1 congas/bongos, 1 clave/guirio/cloche, 1 shaker/cabassa/eggs.
    1993-95 Participation en tant que bénévole, dans le cadre technique, au Festival « Au Pont du Rock » qui se déroule chaque année à Malestroit, Bretagne.
    1995 Première grande scène avec Expression Direct et D.Abuz System.
    2005-09 Clavieriste accompagnateur et arrangeur pour la scène avec des groupes aux influences de musiques contemporaines : Reggae, Seggae, Dub, Ska, Rock, ou Blues, Soul, Jazz, Funk ou Pays (ArtBalist, Jips, Soul Careta, Café crème et les frères Smiths…)
    2006 Percussionniste – Battucada, Pagodje , « la soiree Brésilienne », Elysée Montmartre
    2007-09 Sonorisation et enregistrements de concerts, de performances jams, aux Emirats Arabes unis, au Québec, en France (concert de Shaka Milo, Solion festival en 2008,…)
    Avril 2009 Guitariste rytmique accompagnateur – Concert de Melo G & Kris Benta au House of Reggae, Québec.
    Illustration sonore :
    Création sonore sur commande, et réalisation d’un Cd-rom de présentation multimedia avec une agence de marketing.
    Assitant du directeur du plateau, coordination de l’enregistrement d’une émission D4Y.TV
    Création de jingles, et de musiques d’ambience pour des courts métrages.
    Autres experiences :
    Cours de solfège et de piano pour enfant ou débutant en 2007
    Cours de M.A.O sur Logic Pro et technique de Home studio pour un coach vocal en 2008.

    Compétences Spécifiques
    • Système d’exploitation : ATARI, Windows 2000/XP, OS MAC , UNIX, OSX.
    • Logiciels et matériel Audio/Midi maitrises : Cubase Sx/Nuendo, Protools 7.4/HD, Logicpro8, Magix, Reason, Frutyloops, Soundforge, Soundtrackpro. Alesis HD24/r, Tascam 4800.
    • Hardware : Cablage de snake, console, Backline work, Installation d’une régie Son et Lumière. matériel MAO, studio, home studio, scène

    Thèmes abordés : Composition, arrangement et mixage de Album Let Da musik Talk, Creation de jingles et fonds sonore pour film institutionel, courts metrages, site internet....
    Tags
    Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore

  • Le violoniste amateur


    Le violoniste amateurPRÉSENTATION DE RESSOURCES D'APPRENTISSAGE DU VIOLON CLASSIQUE
    Pour violonistes adultes francophones de niveau intermédiaire.
    Exemples d'exercices progressifs et d'études mélodiques à étudier (partitions imprimables au format PDF et fichiers audio MP3).
    Enseignement à distance.
    Pratique orchestrale.
    DEUX STAGES DE VIOLON CLASSIQUE dirigés par un professeur de violon diplômé et expérimenté sont prévus en juillet 2011 à Pézenas (Hérault). Tags

    École de violon à distance
    École de violon à Distance (E.V.D.) pour apprentis violonistes tout à fait débutants.
    Plus d'infos : http://www.kiriasse.fr/evd.html
    Cette école a été créée par un professeur de violon diplômé et expérimenté.

    Stages de violon classique
    Deux stages d'une semaine sont prévus à Pézenas (Hérault) en juillet 2011.
    Plus d'infos : http://www.kiriasse.fr/stage_violon.html
    Pour violonistes adultes francphones de niveau intermédiaire.
    Stage animé par un violoniste professionnel, professeur de violon diplômé et expérimenté.

    Exemples d'exercices et de morceaux mélodiques
    Il est possible de télécharger des partitions (soigneusement annotées) sous la forme de fichiers PDF imprimables et de fichiers audio MP3.
    Les fichiers MP3, à différents tempos de travail, devront être gravés sur CD audio. Chaque CD constitue un « super-métronome » permettant de déchiffrer la partition et de faire un premier travail important (autocontrôle de la justesse et du rythme).

    Cours collectif de violon à distance
    Pour le moment à l'état de projet, le Cours collectif de violon à distance (C.C.V.D.) s'adresse à des violonistes amateurs de niveau intermédiaire.
    Plus d'infos : http://www.kiriasse.fr/ccvd.html

    Pratique orchestrale
    Présentation d'un orchestre symphonique composé de musiciens amateurs et professionnels.
    Exemple d'orchestre permettant à tout violoniste amateur motivé de progresser.

    Le violoniste amateur


    Contact :
    Le violoniste amateur
    8, rue Montmorency
    34120 Pézenas
    France
    tél : 0467249009

    Thèmes abordés : Cours progressifs de violon, Devenir violoniste, Formation violon, Stage violon, Méthode de violon, Partitions avec CD, Partitions pour apprendre le violon, Cours de violon à distance, Orchestre symphonique.Catégorie > Annuaire Cours de musique > Annuaire Ecole de musique