Crescendo-decrescendo, quelques exemples dans la musique de film.
Par Tanguy, mardi 19 mai 2009 à 08:37 - Orchestration, écriture - Tags
Dans certaines bandes originales, il n'est pas rare d'entendre des poses de sons (de une ou plusieurs notes) partant d'une nuance piano, montant vers le Forte et redescendant vers un faible volume sonore. Je trouve que ça donne un côté inquiétant, surtout si c'est joué dans les graves et si c'est répété plusieurs fois.
Notation :

Onde de trois crescendo-decrescendo :

Quelques exemples extraits de ma minuscule collection de BO :
Onde de trois crescendo-decrescendo :

Kiss The Girls (Mark Isham)
What Lies Beneath (Alan Silvestri)
L'homme en noir (Tanguy Follio)
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Côté programmation, il existe dans les banques de sons des samples clé en main proposant des notes jouées en pfp (piano-forte-piano), mais c'est valable sur une seule note...
Pour simuler un crescendo diminuendo sur un groupe de notes, on utilisera le contrôleur de volume (ou d'expression), et pourquoi pas essayer de faire varier le timbre de l'instrument en modifiant la brillance (contrôleur Brightness, pour les sons Roland GS ou Yamaha XG par ex..), ou bien jouer avec les filtres Cut-off et résonance.
Dans Synful, il est très facile de faire varier le timbre sur les notes MIDI, en utilisant le contrôleur cc103 "Harmonic Tilt". Si je veux faire un crescendo de trompettes, j'augmente l'intensité sonore (de Piano à Forte) et je modifie respectivement la teinte du son (de mate à brillante). En effet, plus on souffle fort dans un cuivre (trompette, trombone etc...), plus le son devient brillant.
Intensité du son, Crescendo Decrescendo, Crescendo Diminuendo, Nuance pfp piano forte piano, Variation du volume sonore, Nuances orchestre symphonique, composer de la musique de film, Notation musicale, Conseils en écriture musicale, Varier le timbre d'un instrument MIDI
Pourquoi ne pas lire aussi :
SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase
Par Tanguy - Tags
Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !
Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4
En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)
Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.
Préparateur de partitions (score preparator), un métier lié à la musique de film.
Par Tanguy - Tags
Le préparateur de partitions (score preparator), quand il existe, intervient avant l'orchestrateur. Il facilite grandement la tâche du compositeur en travaillant à partir d'une session (Cubase, Digital performer etc.) permettant à l'orchestrateur de disposer d'une partition "propre" pour travailler. Le préparateur de partitions collabore donc essentiellement avec des compositeurs qui utilisent l'informatique musicale.
Lorsqu'un compositeur soumet une belle maquette à un réalisateur, le séquenceur, lui, présente une partition MIDI d'une clarté plus ou moins douteuse :
- les notes ne sont pas forcément quantifiées
- Il y a des keyswitch qui trainent
- Les durées des notes ne respectent pas forcément la grille de division rythmique
- Une même section de cuivres (par exemple) peut-être utilisée sur une seule piste midi
- Le compositeur peut utiliser plusieurs pistes midi pour un seul phrasé etc...
On rencontre parfois bien des surprises.
Prenons le cas d'une séquence MIDI (avec violons 1 et violons 2 dans la même piste)

En exportant ces notes dans une éditeur de partition, cela donnera probablement ceci :

Débrouilles toi avec ça, coco....

En exportant ces notes dans une éditeur de partition, cela donnera probablement ceci :

Débrouilles toi avec ça, coco....
Le compositeur va donc confier sa session (Cubase, Logic etc...) avec la maquette audio en guise de repère, au préparateur de partitions. Ce dernier effectuera un nettoyage complet et carré de la séquence midi (quantifications, éclatement des parties, suppression des keyswitch etc...) et fera le transfert dans l'éditeur de partition. Selon les cas, il pourra apporter un premier travail de notation orchestrale comme la mise en place de certains signes, des nuances, des trilles et trémolos etc... un gain de temps considérable qui permettra au compositeur de se consacrer à sa musique.

Après le passage du préparateur de partitions, on y voit déjà plus clair...
Note : tout comme l'orchestrateur, le préparateur de partitions intervient sur le conducteur (pas les parties séparées dont la gestion est confiée au copiste).
Quels sont les métiers liés à la création de musique de film ?| Le score preparator ou préparateur de partitions est une profession liée à la musique de film| Quel est le rôle du score preparator ?| Trucs et astuces pour exporter sa séquence midi dans un éditeur de partitions| Les compositeurs de musique de film ont-ils des assistants ?| Comment gagner du temps quand on est compositeur de musique de film ?| Quelle est la différence entre un préparateur de partition un orchestrateur et un copiste ?| Le keyswitch dans la séquence midi| Quelles sont les différentes étapes de création d'une musique de film ?
Un compositeur peut-il être intermittent du spectacle ?
Par Tanguy - Tags
OUI, mais uniquement en tant que prestataire technique (musicien, programmeur, mixeur etc...) et non comme compositeur au sens propre.
Ce n'est pas difficile, avec l'informatique musicale et les home-studios de plus en plus sophistiqués, il est tout à fait possible pour un compositeur de séparer son travail en 2 catégories :
- Le travail d'auteur (la composition au sens propre), immatériel qui entre dans le cadre de la propriété intellectuelle et pour lequel le compositeur reçoit des droits d'auteur : la note d'auteur (facture + Agessa) et/ou les droits SACEM.
- Le travail technique, comme la prise de son d'un instrument extérieur, l'interprétation instrumentale, Le mastering des maquettes, la programmation des synthétiseurs, la mise en partition pour la société d'édition ... pour lequel le compositeur peut demander à être payé en salaire (nombres d'heures travaillées quantifiables). C'est cela qui va permettre au compositeur de prétendre à des indemnisations chômage. Bien entendu, sur sa fiche de paie, il n'est pas mentionné comme compositeur mais, par exemple, comme musicien (ou autre activité énumérée dans la liste non exhaustive ci-dessus)
Voir détails sur le calcul des heures.
Bref, pour un même projet, légalement il faudrait penser à différencier la part intellectuelle et la part technique : 80/20 ou 50/50 ou 30/70 .... et d'être payé en conséquence : soit 2 types de rémunération faisant l'objet de 2 contrats bien distincts.
Pour l'employeur (une boite de prod par ex) cela ne change rien :
En salaire, les charges sont plus lourdes pour le compositeur. En outre il pourra bénéficier plus facilement du chômage.
En droits d'auteur (facture), les charges sont moins lourdes pour le compositeur. Mais pas d'indemnisations ASSEDIC en contrepartie.
Pour plus de précisions sur le dispositif d'indemnisation des intermittents : consulter le site de l'ASSEDIC
Merci à Thierry Dolz, Bruno Bertoli, Laurent Juillet et Damien Deshayes pour leurs témoignages qui m'ont permis d'y voir plus clair...
Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs.
Comment devenir intermittent du spectacle ?| Quelles sont les conditions pour être intermittent du spectacle ?| Un compositeur de musique peut être intermittent du spectacle| En tant que compositeur je peux être payé en droits d'auteur mais aussi en salaire| Un compositeur de musique de film peut se faire payer en cachets pour bénéficier de l'intermittence du spectacle| Les compositeurs de musique de film peuvent bénéficier du chômage par l'ASSEDIC| Quel est le statut du compositeur ?| A quelles professions s'adresse l'intermittence du spectacle ? Tous les artistes y compris les compositeurs peuvent être ou devenir intermittents du spectacle
L'enregistrement d'une musique de film, décrit tel qu'il est perçu par le réalisateur Jean-Jacques Annaud
Par Tanguy - Tags
J'ai découvert des articles sympas sur le blog de Jean-Jacques Annaud (avec extraits audio et vidéos à la clé). Il y a tout un passage intéressant à propos de l'enregistrement de la musique de son long métrage "Sa Majesté Minor" tel qu'il est vécu par le réalisateur lui-même.
Le compositeur du film est Javier Navarette (Le Labyrinthe de Pan).
Au cours d'une séance d'enregistrement, Jean-Jacques Annaud livre naturellement ses impressions sur la musique, l'orchestre, les solistes etc... il confie également son ressenti à l'égard du compositeur qu'il qualifie de "créateur" ou de "patron" pendant l'enregistrement.
Lire l'article : Pourquoi j'assiste à toutes les séances d'enregistrement
A lire également, cet autre article particulièrement instructif où Jean-Jacques Annaud donne son point de vue sur les maquettes des compositeurs en général. Je recopie ici la dernière phrase que je trouve très juste :
" Un conseil : exiger une maquette, toujours, même pourrie. Elle indique au moins la mélodie, ou son absence, le tempo, il y en a forcément un, une direction d'intention et de style. Il faut se dire une chose : ce sera sûrement mieux avec l'orchestre. Et si c'est pas mieux, on garde la maquette, comme je l'ai fait plus d'une fois ! "
Lire l'article Le temps des maquettes
Javier Navarette a composé la musique du film Sa Majesté Minor de Jean-Jacques Annaud| Bande originale du film Sa Majesté Minor| Articles sur la composition et l'enregistrement d'une musique de film| Que ressent le réalisateur Jean-Jacques Annaud vis à vis de la musique composée pour son film ?| Compositeur pour Jean-Jacques Annaud| Jean-Jacques Annaud parle de la musique de son film Sa Majesté Minor composée par Javier Navarette| A quoi sert une maquette en musique de film ? Le rôle de la maquette pour un compositeur de musique de film| Séance d'enregistrement d'une musique de film| Enregistrement de la bande originale de Sa Majesté Minor
Site sur la musique accessible aux non-voyants et malvoyants
Par Tanguy - Tags
Je côtoie régulièrement un enfant qui souffre d'une sévère déficience visuelle. Il n'a que 7 ans et je dois dire qu'il est très courageux !
L'autre jour, je le regardais tapoter sur le piano et je me suis dis: "au fait, pourquoi les non-voyants ne s'intéresseraient-ils pas à la composition de musique pour l'image ? et, pourquoi ne pas faire de la musique de film un métier ? "
Après tout, une personne aveugle ne présente pas forcément une cécité totale. Et au fond, la musique de film, c'est d'abord un métier qui demande des compétences musicales (et psychologiques aussi).
D'ailleurs, on ne devrait pas parler de musique synchronisée sur des images, mais plutôt de musique synchronisée sur une histoire : avec des dialogues, des bruitages, des personnages avec des thématiques précises, des sentiments à faire passer.
En ayant un découpage temporel très détaillé, des explications claires, et surtout une très bonne entente avec le réalisateur, la création d'une bande originale pour un non-voyant me paraît tout à fait possible (quitte à faire équipe avec un musicien bien-voyant, rien ne l'interdit).
Mais on s'en doute, les écrits pédagogiques tels que traités d'orchestration, traités d'harmonie, partitions symphoniques, manuel du sound designer, Le mixage pour les nuls etc... sont rarement transcrits en braille.
Internet devient alors un outil très puissant pour un non-voyant qui souhaiterait s'informer sur le sujet. Hélas, par leur forme, beaucoup de sites sont encore inaccessibles aux aveugles. Alors, histoire d'apporter ma petite contribution, je me suis dit que je pouvais recopier quelques uns de mes articles en les adaptant au handicap visuel.
Et bien voilà qui est fait, le lien ci-dessous pointe vers une dizaine de mes billets préférés. Ce qui change, c'est la mise en page : peu ou pas d'images, gros caractères, contraste, texte linéaire, liens hypertextes détaillés, pas de tableaux, nombreux mp3 en lien direct (donc téléchargeables).
Accéder aux articles adaptés aux déficients visuels
Je vous souhaite une bonne visite.
Tanguy Follio
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Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.
Par Tanguy - Tags
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Le métier de copiste dans la musique de film| En savoir plus sur la gravure musicale| Comment sont fabriquées les partitions pour orchestres symphoniques ?| Quels sont les éditeurs de partitions professionnels les plus utilisés actuellement ?| Sous quel support le compositeur l'arrangeur ou l'orchestrateur confie-t-il sa musique au copiste ?| Le copiste ou graveur musical travaille à partir d'un manuscrit ou de fichiers finale ou Sibelius| Quelle est la différence entre copiste et graveur musical ?| Lire une interview sur le métier de la gravure musicale
Instrument insolite : une petite vidéo en image de synthèse bien sympa !
Par Tanguy - Tags
Un instrument mécanique ingénieux. C'est très bien fait.
Et même si c'est du virtuel, c'est très bien pensé :
Evidemment, il vaut mieux posséder un grand studio pour utiliser une telle machine...
Appel à une mobilisation des artistes, lancé par la SCAM et la SACD, pour la survie de la création audiovisuelle et la télévision publique
Par Tanguy - Tags
Le 15 septembre prochain à 20h au Théâtre du Chatelet, La SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) organisent une soirée de mobilisation pour que vivent la télévision publique et la création audiovisuelle.
Cet appel à la mobilisation concerne tous les gens du spectacle tels que les réalisateurs, les compositeurs, les chanteurs, les musiciens, les techniciens etc.
SOS Télévision publique :
- Pour préserver l'indépendance des médias
- Pour défendre le rôle et la place de l'audiovisuel public dans notre société
- Pour soutenir la création et l'innovation
- Pour que la réforme de l'audiovisuel consolide les obligations des chaînes privées à l'égard de la création française
Plus d'info sur le site Appel du 2 juin
Réservation indispensable : cliquer ici
Appel à une mobilisation massive au profit de la télévision publique| Appel à mobilisation pour que vive la télévision publique| Appel à mobilisation pour que vive l'audiovisuel publique| La SACD et la SCAM lancent un appel à mobilisation pour soutenir la télévision publique| Mobilisation des artistes et techniciens de l'audiovisuel| Mobilisation des auteurs compositeurs et techniciens du spectacle| Défendre l'indépendance des médias| Soutenir l'audiovisuel et la télévision publique| Aider les artistes et les techniciens de la télévision publique| Mobilisation pour la survie de la création audiovisuelle française
Essai de partage de musiques : export du player de soundcloud vers le blog
Par Tanguy - Tags
Je fais un test de player, à partir du site communautaire de musiciens : soundcloud.com :
Essai avec la musique "Le diable et elle", une antiquité que j'ai dû composer autour de 2005, mais que j'aime bien ré-écouter de temps en temps :
Le diable et elle by Tanguy Follio
Les soundfonts. Par Christian Pastoret
Par Tanguy - Tags
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Christian PASTORET
Tanguy
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Tout d'abord un grand MERCI à Tanguy de m'accueillir sur son très riche et très didactique Blog consacré à la composition de musiques de films.
Vous vous souvenez du générique de l'émission d'Ushuaïa Nature composé par Serge Perathoner ? Il utilise un son magnifique de SHAKUHACHI, une flûte traditionnelle japonaise :
Extrait d'Ushuaia :
On peut télécharger le son de cette flûte en format Soundfont (.sf2), ce qui va nous donner l'occasion de faire le point sur les SOUNDFONTS, et donner quelques exemples d'utilisation.
Qu'est-ce qu'un Soundfont ?
Soundfont est une création d'E-mu, qui permet de stocker des échantillons au format .wav pour les organiser sous forme d'instruments MIDI. Les soundfonts peuvent être lus directement par certaines des cartes sons de Creative Labs, et par différents lecteurs développés spécifiquement. Si vous n'avez pas de carte son compatible, vous pouvez (peut-être) lire les soundfonts, mais avec une latence importante.
Quel est l'intérêt d'un Soundfont ?
L'intérêt est d'augmenter (gratuitement) votre banque de sons avec des sons originaux, créés par divers instrumentistes, à partir d'échantillons de leur propre instrument : c'est le cas de la « guitare de Vince » (Guitar Vince.sf2) ou du violoncelle de Claire Fitch (Claire Fitch Cello.sf2). On trouve également des sons d'instruments anciens, traditionnels, ou des sons très originaux ou très naturels, absents dans les banques standards. Bien entendu, vous pouvez créer votre propre banque à partir d'échantillons de vos CD, et si vous estimez que votre son de clarinette est unique ou si vous avez trouvé votre « gros » son de guitare, vous pouvez facilement créer votre propre banque.
Comment créer une banque Soundfonts ?
Le logiciel gratuit Vienna Soundfont Studio (Creative Labs), probablement le plus puissant, permet de créer ses propres banques .sf2, mais nécessite d'utiliser Windows et d'avoir une carte Sound Blaster Live! ou une Sound Blaster de la série Audigy. D'autres logiciels, Soundfaction Alive, Synthfont viena (un seul n) ne nécessitent pas de cartes-sons Creative.
Quel est le format des banques Soundfonts ?
Les fichiers originaux d'E-mu étaient au format .sbk (Soundfont Bank) puis furent remplacés par le format .sf2. La plupart des banques téléchargeables sur Internet aujourd'hui sont sous forme compressée classique (.zip ou .rar) mais le plus souvent sous une forme compressée spécifique, .sfArk ou SFPack. Pour ces 2 derniers, il faudra utiliser les logiciels correspondants, sfArk.exe ou SFPack.exe pour les décompresser.
Quelle est la taille d'une banque Soundfont ?
La taille d'une banque dépend du nombre de sons et de la qualité que son créateur a bien voulu y mettre : certaines « banques » contiennent un son unique (c'est le cas d'ushuaia.sf2, 282 Ko), d'autres pas plus de 3 (Ixox_Flute_Full_v0.2.sf2, 14 Mo), et d'autres contiennent les 128 sons MIDI au format XG (pianos, percussions, orgues, guitares, basses, etc.), GS ou GM (Titanic 200 GM-GS SoundFont 1.1.sf2, 226 Mo).
Comment installer et lire des Soundfonts ?
Aucune installation préalable n'est nécessaire : votre dossier Soundfont sera accessible via le lecteur. Vous pouvez par exemple placer le lecteur de Soundfont avec vos autres VSTi, et les sons .sf2 dans un dossier séparé, au même niveau d'arborescence.
Il existe une quantité de lecteurs (gratuits) de Soundfonts. Certains sont très basiques, d'autres plus développés, permettant des modifications de l'enveloppe ADSR, ou comprenant divers effets (reverb...), des oscillateurs, ou un clavier. Certains existent en standalone mais la plupart sont utilisés en tant que plug-ins de séquenceurs (Cubase, FL...). Enfin, la plupart des lecteurs pourront charger et lire des échantillons 16 et 32 bits, mais tous ne pourront pas charger/lire des banques de trop grande taille.
DEUX EXEMPLES DE SOUNDFONT PLAYER :
sfz (rgc:audio ) et Take1 (Terry West Productions)
On ne peut charger qu'une seule banque .sf2, mais la plupart des lecteurs peuvent utiliser le mode multi-timbral, soit 1 son par canal MIDI. Les autres options sont spécifiques du lecteur.
RECAPITULATION :
Banques de soundfonts gratuites :
Soundfonts.homemusician.net
Personalcopy.com
Hammersound.net
Johannes.roussel.free.fr
Sf2midi.com
Tutoriel Audiofanzine :
Utiliser une Soundfont avec le plug-in SFZ et Cubase SX 2
Tutoriel Zikinf :
Créer une soundfont avec Vienna
Beaucoup d'infos sur le site de Creative Labs, en particulier des pages adressées aux développeurs : Creativelabs.com
EXEMPLES :
Intro Sledgehammer (Peter Gabriel) :
Intro originale :
Intro recréée avec le son ushuaia.sf2 :
ushuaia.sf2 téléchargé sur le site : Monsieur Cedric.com
On trouve également ce soundfont sous le nom d'enigma.sf2.
Swamp Fever (Bluegrass) : Comparaison GM/Soundfonts
GM : Intro Basse (Acoustic Bass), puis Batterie (Stereo Kit), Steel Guitar, Banjo et enfin Fiddle GM pour la mélodie :
Soundfont : Intro Basse, Washboard, Bluegrass guitar, Bluegrass banjo. Le Fiddle est le même Fiddle GM :
Le même fichier MIDI a été utilisé, mais le son n'a rien à voir : beaucoup plus aéré grâce aux sons des instruments bluegrass originaux, ce qui met le fiddle en valeur (les réglages sont les mêmes).
Les sf2 ont été téléchargés sur ce site : Free soundfonts
Luth :
La demo est fournie avec le sf2, téléchargé sur le site sonimusicae (qui refuse les liens directs sur son site).
Christian PASTORET (Janvier 2012)
cpastoret [ @ ] free.fr
Les sites de l´annuaire :
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