L'agent artistique, un métier lié à la musique de film
Par Tanguy, dimanche 27 janvier 2008 à 20:53 - Les professions liées à la musique de film - Tags
Dans le milieu du cinéma, il existe une kyrielle d'agences artistiques représentant les acteurs, mais très peu pour les compositeurs.
Quel est le rôle de l'agent artistique ?
Il assure principalement :
- Le positionnement du compositeur sur un film (recherche de contrats, promotion)
- La négociation des budgets alloués pour la musique (prime de commande, budget pour orchestre et le studio)
- La rédaction et/ou lecture des contrats de commande et d'édition
- Le suivi des actions comptables et financières relatives à la musique
- Le suivi des diffusions (cinéma, TV) et des reproductions mécaniques (CD, DVD)
Ses qualités essentielles :
- Le relationnel
- La psychologie
- La facilité à créer et étendre un réseau professionnel
- La connaisance du milieu du cinéma
- La culture musicale
- L'écoute des autres
Comme Agence, il existe par exemple Art Media ou encore Api Corp
Agence artistique musicale pour le cinéma, Agence de compositeurs de musique de film, Vous cherchez un superviseur musical ?, Définition du rôle de l'agent artistique, L'agent artistique dans la musique de film, Que fait un agent artistique ?, Agence qui représente des compositeurs de musique de film, Avoir un agent pour trouver des contrats, Recherche de contrats pour un compositeur de musique de film, C'est une agence de compositeurs de musique de film, Api Corp représente et positionne des compositeurs de musique de film
Pourquoi ne pas lire aussi :
Trouver du travail : démarcher les boites de production, les agences artistiques, les réalisateurs. Quand l'art devient commerce...
Par Tanguy - Tags
"Bonjour, je suis un jeune compositeur passionné par la musique de film. J'aimerais en faire mon métier mais je ne sais pas par où commencer (trouver des contacts, comment me vendre etc.) Peut-être pourriez-vous me donner quelques solutions ?
Votre blog est super ! Amicalement,
Alain Sylvestre, de Hill Valley"
Salut Alain,
"Comment vivre de son art..." Aaah, c'est un des plus grands mystères de l'univers, après les femmes...
Pour commencer, je dirais qu'avant de prospecter sérieusement, ce serait bien d'avoir déjà fait quelques musiques pour des courts-métrages ou petits films institutionnels. Sur Internet, beaucoup de jeunes réalisateurs recherchent des compositeurs pour habiller leurs films. C'est l'occasion de se faire la main et de commencer à créer son propre book. C'est sûr qu'il ne faut pas espérer gagner beaucoup d'argent en échange....
Ensuite, lorsque vous avez des choses intéressantes à montrer, c'est le moment de contacter des réalisateurs professionnels. Pffff... se vendre.... pas facile, ça....
J'imagine qu'il faut se montrer partout où c'est possible pour rencontrer les gens du métier. D'une part dans les festivals du cinéma ou de la musique (le festival d'Auxerre par exemple, consacré à la musique de film). D'autre part, en participant à des concours, des master-class, des sessions comme Emergence.
Il est sûrement bon également de pointer le bout de votre nez dans les écoles de cinéma pour signaler votre existence et proposer vos services. Le contact, toujours le contact....
Quelque chose que je n'ai jamais faite mais qui peut être bénéfique, c'est de se retrouver (ne me demandez pas comment) dans des soirées mondaines parisiennes, au cours desquelles vous allez discuter autour d'un verre avec des réalisateurs ou des producteurs. Pour ces derniers, la rencontre physique est beaucoup plus parlante que les piles de CD démo qui s'entassent dans leur bureau...
Mais bon, encore faut-il avoir le sens du contact et de la tchatche ce qui n'est pas donné à tout le monde. On entend souvent des artistes regretter ne pas être bons commerçants...
Pour les plus timides, il reste la solution Internet et les envois postaux :
Comme je le soulignais dans le billet définir l'ordre des musiques dans un cd démo, c'est important de cibler les boites de production. Ne perdez pas votre temps à contacter les grosse boites. Il vaut mieux commencer petit et se fidéliser. Pour intéresser un professionnel, il faut lui faire comprendre que votre musique correspond à ce qu'il cherche pour son prochain film. En surfant sur des sites comme Unifrance il vous sera possible de vous tenir au courant des films qui se préparent dans l'année.
Il est difficile de contacter directement un réalisateur. La plupart du temps, ils sont représentés par des agence artistiques comme JFPM, Adéquat ou AAC, avec qui il est plus facile de se mettre en relation.
L'envoie de CD démos devient fastidieux et cher à la longue. En complément, il n'est pas inutile de créer votre propre site web, qui vous servira de carte de visite dans vos mails. Les boites de production commencent à avoir le réflexe internet, ça démarre doucement. Attention, n'envoyez surtout pas vos mp3 par mails ! (une URl, c'est moins lourd).
Et l'agent artistique qui représente le compositeur ?
Ce n'est pas facile d'intégrer une agence artistique déjà en place, si vous n'avez pas composé pour un long métrage. J'ai eu la chance d'être présent sur Internet au moment où Api Corp a décidé de créer son département musique : il s'agissait d'un démarrage [Je rappelle que l'agence Api Corp était déjà bien implantée et reconnue dans le département des directeurs de la photographie].
Pour finir, dans l'idéal, c'est bien de trouver son "ami" réalisateur (surtout si son talent est très prometteur) avec qui on va grandir. La création d'un tandem réalisateur-compositeur apporte une inertie incroyable pour booster une carrière : François Ozon et Philippe Rombi, Alain Chabat et Philippe Chany, Luc Besson et Eric Serra... sans oublier : Alan et Bob ;-)
Quoi qu'il en soit, le chemin est très long. Beaucoup de compositeurs (jeunes et même moins jeunes) ont un autre métier en parallèle, pour vivre. Il n' y a pas à être montré du doigt parce qu'on n'arrive pas à s'en sortir uniquement avec la musique. Il faut du talent et du travail, certes, mais la chance y est aussi pour beaucoup.
Quelques conseils pour démarcher les boites de production| Quelle est la démarche à suivre pour trouver des contrats dans la musique de film ?| Comment bien prospecter pour trouver du travail dans la musique de film ?| Quelle est la meilleure solution pour réussir à vivre de la musique de film ?| Je suis compositeur pour l'image et je souhaite démarcher les boites de production et les réalisateurs| En tant que compositeur de musique de film quelle est la méthode pour trouver des contrats ?| Comment faire pour contacter les boites de production ou les réalisateurs ?| Je recherche de l'aide sur l'aspect commercial du métier de compositeur de musique de film| Je n'arrive pas à me vendre auprès des boites de production
Cubase 5 arrive bientôt en France. Quelques nouvelles fonctionnalités de la station de travail audio numérique de Steinberg
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Disponibilités de Cubase 5 :
- Allemagne et Angleterre : Fin janvier 2009
- France, Espagne et Italie : Début Mars 2009
Cubase 5
Fenêtre principale :

Fenêtre principale :

J'ai sélectionné quelques nouveautés :
1) VST Expression :
Un outil intéressant pour les compositeurs de musique orchestrale assistée par ordinateur. Il permet d'appliquer des signes d'articulations (trémolo, glissando, piqué...) et de nuances (pianissimo, Mezzoforte etc...) sur les notes, soit dans l'éditeur de notes midi (dans la partie contrôleur), soit dans la fenêtre de partition. Ces signes déclenchent directement les samples concernés, appartenant à la banque Halion Symphonic Orchestra ou encore Steinberg's Premium Orchestral Sample Instrument.
Les autres fabricants, comme Garritan, VSL ou Sonic Reality (East-West peut-être) se préparent à rendre compatibles leurs banques de sons avec l'outil VST Expression de Cubase 5 (pour le moment, je ne sais ni comment, ni quand, ni dans quelle mesure...)
VST Expression :


2 ) Groove Agent One :
Un sampleur spécial batterie avec de grandes possibilités de façonnage des sons. On peut y importer nos boucles personnelles ou bien utiliser directement la bibliothèque intégrée dans Cubase 5 : batterie acoustiques, Hip Hop, électro, Urban... A l'écoute des démos, j'ai été séduit par la qualité des samples.
Groove Agent One :


3 ) REVerence (réverbe) :
Une nouvelle réverbe à convolution, capable de reproduire des hauts-parleurs, des environnements acoustiques et n'importe quelle pièce naturelle, que ce soit en stréréo ou en Surround. Livrée avec de nombreux presets.
Réverbe REVerence :


4) PitchCorrect :
Essentiellement pour la correction vocale, PitchCorrect est un Plugin qui permet de corriger intuitivement l'intonation des prises de voix monophoniques. PitchCorrect est un bon outil qui s'alliera facilement avec VariAudio (également proposé dans le pack Cubase 5), un plugin agissant sur le contrôle de la hauteur.
PitchCorcect :


5) Loop Mash :
Instrument virtuel de Beatmaking : permettant de travailler vos boucles de manière ergonomique. Très utile pour créer des variations et obtenir des Beat entièrement personnalisés.
Loop Mash :


Mais aussi : Beat Designer (programmer des patterns de batterie), amélioration de l'automation, amélioration de la piste Tempo, amélioration de l'enregistrement, Librairie de samples Halion One étendue, évolution de la solution studio alliant Software et Hardware (MR816 CSX / MR816 X / CC121)...
Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
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Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?| J'aimerais devenir compositeur de musique de film| Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?| Matériel informatique pour faire de la musique de film| Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?| Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film| Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?| Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?| Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?| Ecrire pour un orchestre symphonique
Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist) de John Williams : la BO que j'écoute en ce moment.
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J'ai découvert son existence dernièrement et je dois dire que je regrette de ne pas avoir écouté cette BO plus tôt...
Le film "Voyageur malgré lui " est sorti en 1988 avec une musique de comédie dramatique signée John Williams. C'était après "Empire du soleil" et avant "Né un 4 juillet".
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| John Williams Compositeur de musique de film |
The Accidental Tourist (Voyageur malgré lui) |
Pour la petite histoire : j'ai découvert cette musique en tant que Temp Track (musique temporaire) sur un long métrage français en post-production, et pour lequel j'ai eu la chance de proposer quelques maquettes (un autre compositeur ayant finalement été retenu).
"Home Sweet Home" de Didier Le Pêcheur (sortie prévue en novembre 2008). Avec Judith Godrèche.
Bande originale du film The Accidental Tourist| Bande originale du film Voyageur malgré lui| Ecouter un extrait de la BO de The Accidental Tourist| La musique du film The Accidental Tourist a été composée par John Williams| Ecouter de la musique de comédie romantique| Ecouter de la musique de comédie dramatique| Ecouter un extrait d'une œuvre de John Williams| Exemple de musique de Temp Track| La Bande originale de Voyageur Malgré lui a servi de Temp Track pour un long métrage français| Compositeur The Accidental Tourist
Musique de film institutionnel, film corporate, film d'entreprise...
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Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...
Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).
Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.
De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...
Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.
Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....
Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...
Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.
Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)
Musique pour film corporate| Composition de musique pour un film d'entreprise| Bande originale de film institutionnel| Style de musique pour un film institutionnel| Compositeur pour film corporate| Musique de film| Blog musique| Agence de communication pour film d'entreprise| Film communication entreprise| Musique dans l'événementiel
Générique de la série Esprits Criminels
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Je voudrais m'attarder quelques instants sur la construction de la musique du générique de Esprits criminels (à priori composée par Steffan Fantini), série policière américaine basée sur le profilage (qui passe actuellement le mercredi soir sur TF1).
Criminal Minds
1) Sous les boucles électro et les FX se profilent 2 thèmes musicaux importants (ci-dessous, en tonalité Sib mineur) :

1) Thème de 4 notes (portée du bas) :
C'est le thème principal du générique. Il est joué 4 fois de suite en suivant une progression orchestrale. Un son de clavier (du piano et du synthé) pour les deux premiers passages, puis des instruments à attaque douce et notes longues (pad de cordes et peut-être de cors) pour le 3è et le 4è passage (ce dernier étant doublé à l'octave). La thématique est lente, régulière et récurrente. Pas très angoissante, mais assez noire (il s'agit tout de même de scènes de meurtres). Les notes me font un peu penser à celles de Batman.
2) Notes aigües en triolet (portée du haut) :
Le voici, l'effet anxiogène, grâce au leitmotiv redondant, rapide, aigu, presque strident. Typique des films angoissants (L'exorciste, Halloween, Child's play...). Là aussi, le compositeur suit une progression instrumentale. ça commence par du piano, puis c'est doublé par des cordes vers le milieu, là où l'orchestration du morceau se développe. Ce leitmotiv est sans doute comparable à une orchestration de second plan. J'aime beaucoup l'effet.
3) Puis, la ligne de basse (et l'harmonie qui en découle). Elle me paraît intéressante sans être pour autant révolutionnaire. Cela dit, le passage sur le Réb (avant de revenir en Sib mineur) m'a agréablement surpris à la première écoute.
4) Ensuite, l'habillage électro : une grosse partie finalement pour le compositeur du 21è siècle... ça va renforcer le rythme, la couleur, la consistance... le compositeur a su utiliser les ingrédients actuels : une superposition de couches électro travaillées, et de nombreux FX qui viennent ponctuer les changements de plans. C'est très efficace même si c'est dans l'air du temps. Quand je dois faire une musique de ce genre, c'est la phase qui me prend le plus de temps. Bien sûr, ce n'est pas le cas de tous les compositeurs.
5) Enfin, l'accord final, un peu précipité à cause du minuscule timing laissé à Steffan Fantini. On sent qu'il est temps de conclure rapidement sur la photo de famille, avec un accord stable et puissant (mais sans excès héroïque). Cela donne un générique assez court et facile à se remémorer, comme la plupart des séries policières et médicales. D'ailleurs, ça me donne une idée. Prochainement je ferai un blind test musical sur les séries TV, pour démasquer ceux qui passent plus de temps devant "Les Experts" que devant leur séquenceur (ou leur papier à musique)... :)
Musique d'un diaporama photo pour EDF
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Un petit bonjour en passant ;-)
Le projet pour la pub Eurostar est tombé à l'eau :((
Par ailleurs, je commence à bosser sur la musique d'un diaporama photo, créé par Manuel Mendo (Photographe), commandé par EDF. Là, je suis en recherche d'idées. Le diaporama va durer 1 minute, ce qui ne me laisse pas beaucoup de liberté pour développer une thématique. Parcontre, pour une fois, les images seront posées sur la musique et non le contraire...
Bon, j'y retrourne.
Vladimir Cosma en concert le 9 mars 2010
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Une petite info rapportée par mon éclaireur favori (Herr Elsner, dont on entend souvent parler ici, pour ses trouvailles) :
Vladimir Cosma dirigera l'Orchestre National d’Ile de France à l'occasion d'un concert de musiques issues de sa filmographie.
Les aventures de Rabbi Jacob, le fugitif, la boum, la chèvre, Diva, le Grand Blond avec une chaussure noire etc...
Et pour vous mes dames : Richard Sanderson sera normalement présent pour chanter "Reality" (La Boum) !!!
Précisions :
- Date : Mardi 9 mars 2010
- Horaire : 20h30
- Lieu : Théâtre du Chatelet
- Prix : de 25 € à 95 €
- Réservations : site web Châtelet Théâtre
Allez, c'est kado :
The Holiday, ce soir sur TF1
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Juste un petit rappel concernant un cas particulier de musique source (cf billet sur la musique source). Le début du film The Holiday commence par une jolie musique de film. C'est la musique d'ouverture, composée par Hans Zimmer.
Petit à petit, on découvre que la musique que l'on entend est interprétée en direct par Jack Black, l'un des personnages (qui est justement entrain de travailler sur un film romantique). C'est un exemple intéressant de morphing : musique originale vers musique source.
Je n'ai pas vu le film en entier, mais d'après ma femme il y a un personnage qui fait une allusion à Hans Zimmer à un moment donné.
Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?
Par Tanguy - Tags
Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.
Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.
L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :
- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).
Avant :
Après :
- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :
Avant :
Après :
OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...
Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)
Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :
Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.
Cordes + cuivres + percus :
C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).
Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :
(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)
Staccato| Informatique musicale| Staccatos et effet machine à écrire| le son mitraillette des staccatos en MAO| Orchestration en MIDI| Simuler de la musique orchestrale avec un ordinateur| Reproduire un orchestre| Les notes courtes en MAO| Banques de sons et stacs| Blog sur la composition de musique de film
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