Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
Par Tanguy, lundi 28 janvier 2008 à 15:54 - Orchestration, écriture - Tags
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?, J'aimerais devenir compositeur de musique de film, Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?, Matériel informatique pour faire de la musique de film, Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?, Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film, Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?, Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?, Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?, Ecrire pour un orchestre symphonique
Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film
Par Tanguy, lundi 28 janvier 2008 à 14:31 - Devenir compositeur pour l’image - Tags
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Utilisation de la musique assistée par ordinateur pour apprendre la composition l'harmonie et l'orchestration, Utiliser l'informatique musciale pour apprendre à composer, Apprendre à composer de la musique de film, Ecoles spécialisées dans la composition de musique de film, L'auto-formation pour la musique de film, L'auto-apprentissage pour être compositeur, Formation classique ou autodidacte pour devenir compositeur de musique de film, Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?, Quelles sont les écoles pour apprendre l'écriture la composition et l'orchestration ?, faut-il suivre des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Pourquoi ne pas lire aussi :
SACEM : que signifie être sociétaire professionnel et sociétaire définitif ?
Par Tanguy - Tags
- Un sociétaire professionnel est un membre de la SACEM qui possède 16 voix (à la place d'une seule) lorsqu'il vote aux assemblées générales. En outre, il peut se présenter comme candidat (1 an après avoir été nominé) pour faire partie de la commission des programmes ou de la commission des comptes.
Il peut, comme auparavant, se présenter à toute commission réglementaire ainsi qu'à la commission du code de la propriété intellectuelle.
- Le sociétaire définitif dispose des mêmes atouts (16 voix, commissions statutaires etc...) que le sociétaire pro. En plus, il peut se faire élire (un an après sa nomination) pour devenir administrateur au conseil d'administration de la SACEM.
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire professionnel ?
Les critères dépendent uniquement
Par exemple, pour 2009, Il fallait avoir atteint (ou dépassé) en droit SACEM les sommes ci-dessous, au moins sur 3 des quatre années précédentes :
- 2005 : 14 080 €
- 2006 : 14 242 €
- 2007 : 14 499 €
- 2008 : 14 752 €
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire définitif ?
Idem, en 2009, il fallait atteindre ou dépasser les seuil de droits SACEM ci-dessous au cours de trois des 4 dernières années :
- 2005 : 28 160 €
- 2006 : 28 484 €
- 2007 : 28 998 €
- 2008 : 29 504 €
Outre l'aspect privilège (les 16 voix, l'éligibilité...), faire partie des sociétaires professionnels ou définitifs permet aussi de se positionner en tant qu'artiste reconnu par ses pairs. La reconnaissance de toute la profession (éditeurs, majors, producteurs, réalisateurs) étant un atout supplémentaire pour prolonger sa carrière.
Note : ces chiffres concernent les auteurs, compositeurs et auteurs-réalisateurs. Les éditeurs doivent tripler ces revenus !
Grâce à l'intervention de Laurent Petitgirard (ancien Président du conseil d'administration), les barèmes ont baissé depuis quelques années, permettant un accès plus rapide aux qualités de sociétaires professionnels et définitifs. Compte tenu de la crise économique qui touche le monde artistique, ces nouveaux barèmes auront, je pense, permis de conserver une liste annuelle de nouveaux promus comptant quelques centaines de sociétaires (et pas juste une dizaine).
Pour info : en ce qui concerne les compositeurs, la promotion 2009 dénombre 122 nouveaux sociétaires professionnels (dont mon ami Bernhard Elsner) et 64 sociétaires définitifs (dont Philippe Rombi et John Debney).
Bien entendu, avant de prétendre à cette nomination, il faut déjà être inscrit à la SACEM comme sociétaire normal : procéder à l'inscription SACEM
Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.
Par Tanguy - Tags
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
Finale pour la musique de film
Et pour Sibelius
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Le métier de copiste dans la musique de film| En savoir plus sur la gravure musicale| Comment sont fabriquées les partitions pour orchestres symphoniques ?| Quels sont les éditeurs de partitions professionnels les plus utilisés actuellement ?| Sous quel support le compositeur l'arrangeur ou l'orchestrateur confie-t-il sa musique au copiste ?| Le copiste ou graveur musical travaille à partir d'un manuscrit ou de fichiers finale ou Sibelius| Quelle est la différence entre copiste et graveur musical ?| Lire une interview sur le métier de la gravure musicale
Une musique pour un film institutionnel
Par Tanguy - Tags
Voici une musique que j'ai composée dernièrement pour un film d'entreprise :
Petit test : d'après vous, j'ai fait ce morceau pour illustrer quel sujet ?
- Marque de voiture ?
- Mesure et expertise dans l'industrie énergétique?
- Chaine de restauration rapide?
- Séjour à la montagne, tracking randonnée ?
- Matériel de télécommunication ?
- Service aux personnes âgées ?
- Projet immobilier ?
- Entreprise biologique phytosanitaire ?
- Articles de sport de fitness (Step, LIA, abdo fessier)?
(C'est l'un de ceux là)
Réponse dans le prochain billet ;)
Exemple de musique pour un film institutionnel| Exemple de musique pour un film d'entreprise| Un projet immobilier peut demander une illustration musicale très précise| Un film sur des voitures ou des articles de sport peut nécessiter une musique d'accompagnement dynamique et positive| Une entreprise comme EDF peut faire appel à un compositeur pour illustrer ses films institutionnels| Dans la publicité le compositeur peut avoir un rôle prépondérant
Astuce pour créer une ambiance Back To The Future (Retour vers le futur) de Alan Silvestri.
Par Tanguy - Tags
Je développe ici le tip que j'ai placé sur ma page myspace.
Prenez n'importe quel note, par exemple un sol2. Puis montez la gamme en respectant les intervalles suivants :
1/2 ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton etc... jusqu'à tomber sur la même note à l'octave (ici sol3). Cela donne une gamme de 9 notes.
Vous avez remarqué comment Alan Silvestri use et abuse de ces 9 notes dans la musique de Back To The Future II ? :


A) Marty découvre le Futur (2015) :
- Faisons jouer cette gamme au ralenti par une harpe :
- Puis en accéléré :
- Encore plus vite (et plus doux aussi) :
- Maintenant, jouons la sur 2 octaves :
- Ensuite, faisons un mouvement de va et vient (up and down)
- Faisons jouer ce up and down 2 fois de suite dans le registre pianissimo :
- Ajoutons un crescendo de cors :
- Un peu de windshimes pour renforcer le côté fantastique :
B) Nom de Zeus :
- Faisons jouer les 5 premières notes de la gamme par des instruments aigus
- Puis jouons les 5 dernières notes de la gamme, mais en descendant, avec des instruments graves
- En superposant 1 et 2 on obtient un "escalier" très reconnaissable dans la BO
C) Le run qui déchire :
- On prolonge cet escalier des graves jusqu'aux aigus
- Le tout joué très très vite et très lié
- On rajoute un glissando de Harpe (toujours la même gamme) dans les aigus
Dans le prochain billet, je vous ferai écouter une musique que j'ai faite dans le style de Retour vers le futur ;-)
Pour le réalisateur Stéphane Berla.
Trucs et astuces pour composer dans le style de Retour vers le futur| Orchestration à la manière de Alan Silvestri| Voici une gamme qui fait penser à la musique de Back To The Future| Alan Silvestri utilise la gamme de notes suivante pour créer l'ambiance qui règne dans le film Retour vers le futur| Gamme de neuf notes jouée à la harpe| Description et dissection de la bande originale de Retour vers le futur| Comment établir un climax ou une atmosphère comme Back To The Future ? Caractéristiques d'orchestrations de Alan Silvestri
Star Wars Racer en borne arcade : réalisme et maniabilité ! avec la bande originale du film, c'est un plaisir total !
Par Tanguy - Tags
Avec Lilian (mon beau-frère spécial "vacances et bonne bouffe") j'ai essayé pour la première fois Star Wars Racer version borne d'arcade, le simulateur de course de modules (dans la peau d'Anakin Skywalker).

Franchement, j'ai adoré la maniabilité ! Le pilotage se fait avec 2 manettes de gaz, activant les réacteurs gauche et droite. Il suffit de pousser chaque levier avec un dosage subtil pour faire pivoter l'appareil dans la direction choisie.
La partie sonore est très bien réalisée. Le sound design ainsi que la musique de John Williams nous plongent immédiatement dans l'ambiance de la fameuse course de l'épisode 1. Je ne pense pas que ce soit exactement la même musique que dans le film (qu'on entend d'ailleurs qu'à la fin de la course).
Pour une première fois, je m'en suis pas trop mal tiré. C'est vrai qu'à mon âge, les sécrétions de midichloriens s'affaiblissent, mais j'ai un gros avantage sur la jeune génération : j'ai 4 ans d'expérience dans le maniement de la poussette canne... et à bien y regarder, c'est quasiment le même pilotage (ceux qui ont des enfants en bas âge comprendront).

Stage intensif de poussette
La musique composée par John Williams est utilisée dans le jeu vidéo Star Wars Racer| Star Wars Racer est un simulateur de course de modules| Découvrir la musique de John Williams dans les jeux vidéo| Glissez vous dans la peau d'Anakin Skywalker et pilotez l'un des modules de courses les plus rapides de l'univers| La BO de Star Wars épisode 1 The Phantom Menace est utilisée pour accompagner le jeu d'arcade Star Wars Racer
Compositeurs français de musique de film : interviews enregistrées par des Lycéens
Par Tanguy - Tags
Radio Classique et l'Education Nationale (avec le concours de l'UCFM et la SACEM) ont mis en place en 2007, des émissions radio dédiées à la composition de musique de film.
Les émissions sont réalisées par des Lycéens, et j'ai trouvé les interviews d'une grande qualité (questions pertinentes, contenu passionnant et extraits sonores à la pelle...).
On peut écouter les interviews (d'au moins 60 mn chacune !) des compositeurs de musique de film ci-dessous :
- Vladimir Cosma
- Bruno Coulais
- Eric Demarsan
- Francis Laï
- Michel Legrand
- Philippe Rombi
- Gabriel Yared
Cliquer ici pour accéder aux interviews des compositeurs
Reaper, un séquenceur pro (audio et MIDI), à un prix dérisoire
Par Tanguy - Tags
Une très bonne nouvelle pour ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent à mettre dans une station de travail audio numérique de qualité professionnelle (de type Cubase, Sonar, Live, Logic, Protools, Digital Performer...). J'ai découvert le logiciel Reaper de Cockos, il y a quelques semaines. Aujourd'hui, après y avoir parcouru les grandes lignes, je ne peux m'empêcher de vous faire part de mon enthousiasme grandissant :
Actuellement (2010) le logiciel vous coûtera 60 $ si vos revenus musicaux
annuels ne dépassent pas 20 000 $ (sinon ça coûte 225 $).
Le logiciel complet est utilisable gratuitement pendant 30 jours.
annuels ne dépassent pas 20 000 $ (sinon ça coûte 225 $).
Le logiciel complet est utilisable gratuitement pendant 30 jours.
(En comparaison, Cubase 5 se vend plutôt autour de 550 $)
Une économie qui pourra servir à acheter une bonne banque de sons, par ex.
Une économie qui pourra servir à acheter une bonne banque de sons, par ex.

Plus je le découvre et plus je me rends compte qu'il fait la même chose que les séquenceurs de renommée. Enregistrement et mixage audio, édition MIDI, pistes illimitées, import de fichiers vidéo, Effets audio, effets midi, table de mixage, routing, enveloppes de panoramique, de volume, de tempo. Stabilité et performance !
Il existe déjà pas mal d'avis d'internautes sur le web que je vous laisse consulter (ça vaut le détour) :
la particularité de Reaper est qu'il suffit de créer une piste (appelée track) laquelle, selon ce qu'on y met à l'intérieur, prend la fonction de piste audio, de piste VST-instrument, de piste MIDI, de piste d'effet etc... Ensuite, il est facile de relier plusieurs pistes entre elles comme on veut (l'acheminement = le routing).
Voici un exemple :
J'insère 5 pistes dans mon séquenceur. Elles sont vides, je vais juste leur donner un nom et une couleur pour faire joli :

Puis, pour une piste voulue, je vais aller choisir un plug-in tel que : instrument virtuel (Kontakt, Stylus RMX, Eastwest Symphonic Orchestra...), ou bien un effet audio (comme une réverbe, un compresseur, un égaliseur...) en cliquant sur le bouton fx :

Revenons à la répartition de mes 5 pistes ci-dessus :
- La piste 1 devient une piste d'effet(s) dans laquelle je charge une réverbe.
- La piste 2 devient une piste Instrument dans laquelle je charge un VST instrument (piano) monotimbral. Je pourrai éditer des notes dans cette piste pour faire jouer le piano.
- La piste 3 devient une piste Instrument dans laquelle je charge un VST instrument (Symphonic Orchestra East-West) multitimbral. Je ne vais pas nécessairement éditer de notes dans cette piste. Par contre, je vais m'en servir comme expander (un rack instrumental symphonique), auquel je pourrai relier un tas de pistes MIDI.

Choix d'un plug-in pour la piste 3
- La piste 4 sera une piste MIDI, que je relierai à mon rack (piste 3). Je lui assignerai un son de violons (en sélectionnant le canal midi adéquat).
- La piste 5 sera une piste MIDI, que je relierai à mon rack (piste 3). Je lui assignerai un son de trompettes (en sélectionnant le canal midi adéquat).
Ensuite, je relie les pistes entre elles selon mes envies grâce au bouton io (imput/outpout) disponible sur chaque piste :

Par exemple, je relie mon piano (piste 2) ou mon expander (piste 3) à la réverbe (piste 1). Je choisis d'ailleurs la dose de réverbe à appliquer. Plus tard, rien ne m'empêchera de créer une piste 6 en plaçant des éléments audio (boucles de batterie, enregistrement d'instruments externes, une voix...) et de la relier (je devrais dire "l'envoyer" : "send") à la piste réverbe.
Je relie mes pistes MIDI de violons et de trompettes (pistes 4 et 5) à mon expander (piste 3) en sélectionnant les canaux midi appropriés. Ci-dessous, j'envoie ma piste MIDI de violons (piste 4) vers mon expander virtuel EastWest Gold (piste 3).

(Attention, le "track channels" sur l'image ci-dessus n'a rien à voir avec l'assignation des canaux MIDI. Il faudra cliquer sur le crète-mètre de la piste pour choisir un canal MIDI).
Autre chose, on ne peut pas relier de pistes MIDI à un effet audio (comme la réverbe), car elles ne comportent pas de sons (seulement des informations MIDI, telles que les notes, les courbes de volume, de vélocité etc). Dans ma configuration, les pistes midi sont reliées à un instrument VSTi (piste 3) qui lui peut être envoyé à un effet audio.
Enfin, il existe dans Reaper un affichage du routing (acheminement) qui permet d'avoir une vue générale de tous les branchements. Cette fenêtre est éditable (on peut décider d'activer ou désactiver une connexion). C'est très pratique, surtout quand on a 40 pistes :

l'image ci-dessus m'indique que mon piano est relié à de la réverbe.
Ma piste violons pourra jouer des sons issus de ma banque Eastwest Gold.
Je n'ai pas encore relié ma piste trompettes à ma banque Eastwest, mais ça ne va pas tarder :)
Le HDSP9632, c'est simplement ma carte son "matérielle".
Ma piste violons pourra jouer des sons issus de ma banque Eastwest Gold.
Je n'ai pas encore relié ma piste trompettes à ma banque Eastwest, mais ça ne va pas tarder :)
Le HDSP9632, c'est simplement ma carte son "matérielle".
Quant à l'édition des notes midi, c'est très correct. Un peu déstabilisant au départ pour celui qui a l'habitude de travailler sur un autre séquenceur (les raccourcis claviers et les fonctions des boutons de la souris sont différents), mais il est possible de tout personnaliser... en ce qui me concerne, j'ai juste changé quelques raccourcis clavier (grâce au menu show action list), mais pour le reste je me suis habitué.

Personnellement, j'ai acheté la licence à 60 $. J'ai réalisé mes dernières musiques avec Reaper et je compte continuer avec ce logiciel.
Pour télécharger Reaper (4 Mo seulement !) ou consulter les forums (Américains, Allemand, Français, Espagnol...), visiter le site de Cockos
Fréquences des instruments. Vers une meilleure égalisation pour un mix symphonique...
Par Tanguy - Tags
Il y a 3 ans, je posais la question par mail à plusieurs ingénieurs du son, pour savoir s'il existait une procédure spécifique dans l'égalisation les instruments de l'orchestre symphonique (des fréquences à éviter, d'autres à renforcer). Car il est vrai que le web offre des réponses essentiellement axées sur le mix de formations pop-rock, mais pas beaucoup d'infos sur le mixage d'instruments classiques.
Parmi les quelques réponses, pour la plupart évasives, il y en eut une particulièrement claire : "jamais d'égalisation sur les instruments de l'orchestre symphonique". Peut-être que l'ingénieur du son avait travaillé essentiellement sur l'enregistrement live de musique classique. Mais en session de musique de film, je ne sais pas ce qu'il en est (n'ayant pas encore eu la joie de faire enregistrer mes musiques par un vrai orchestre, je ne préfère pas m'avancer).
Malgré tout, pour ceux qui utilisent les samples, je pense qu'il est intéressant d'égaliser correctement certains instruments pour éclaircir ou alléger le mix.
Ci-dessous : un lien, conseillé par Alex, qui pointe vers un tableau récapitulatif des "fréquences fondamentales" et des "fréquences harmoniques" pour chaque instrument de l'orchestre symphonique. Classement par famille d'instruments (bois, cordes, cuivres, percussion) + voix humaines.
Pour paraphraser le mémo intéressant écrit par Ziggy's sonorisation (ici) :
- Les fréquences fondamentales d'un instrument peuvent être accentuées pour lui donner de la profondeur et de la chaleur. A l'inverse, en diminuant ces fréquences, l'instrument aura un son plus fin.
- Les fréquences harmoniques confèrent une certaine couleur à l'instrument, et donc une certaine présence dans le mix. On doit normalement faire ressortir la couleur ou la clarté d'un instrument dans le mixage en accentuant ses fréquence harmoniques.
- Pour chaque instrument, on peut atténuer (voir supprimer) les fréquences graves inutiles, c.a.d celles qui sont situées sous les fréquences fondamentales : de cette manière, on libère des fréquences du spectre sonore, laissant de la place aux instruments les plus graves comme la contrebasse ou la grosse caisse, ou les timbales... ou la voix de ma femme au réveil (ho ho ho).
Un equalizer (avec courbe) comme celui qui est intégré dans Cubase me permet de travailler rapidement. Il existe aussi des égaliseurs sous forme de plug-ins.

Egalisation dans Cubase 5 :
Je sélectionne une fréquence, puis je l'accentue ou je l'atténue.
Égalisation orchestre symphonique| Equalisation des instruments symphoniques| Fréquence fondamentale| Fréquence harmonique| Mixer les instruments de l'orchestre classique| Banques de sons et égalisation| Equalizer Cubase| Plug-in égaliseur| Mixer un orchestre symphonique| Fréquence des instruments de musique| Filtrer des fréquences sur les instruments de l'orchestre symphonique
Blade Runner dimanche 29 juin à 23h10 sur France 2. Musique composée par Vangelis.
Par Tanguy - Tags
Blade Runner : un film noir de science fiction (1982, Ridley Scott), avec un thème musical synthétique (Vangelis) qui a pas si mal vieilli que ça, je trouve :
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Timbales, sons métalliques synthétiques (enclumes, lasers), cuivres et cordes analogiques. Un son typique du Vangelis des années 80, pour une bande originale qui nous téléporte sans problème en plein 21 ème siècle ! (tout du moins le 21 ème siècle décrit par Ridley Scott).

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The Holiday, ce soir sur TF1
Par Tanguy - Tags
Juste un petit rappel concernant un cas particulier de musique source (cf billet sur la musique source). Le début du film The Holiday commence par une jolie musique de film. C'est la musique d'ouverture, composée par Hans Zimmer.
Petit à petit, on découvre que la musique que l'on entend est interprétée en direct par Jack Black, l'un des personnages (qui est justement entrain de travailler sur un film romantique). C'est un exemple intéressant de morphing : musique originale vers musique source.
Je n'ai pas vu le film en entier, mais d'après ma femme il y a un personnage qui fait une allusion à Hans Zimmer à un moment donné.
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