Music for one apartment and six drummers. Une vidéo insolite avec des musiciens et des instruments très spéciaux.
Par Tanguy, samedi 26 janvier 2008 à 00:40 - Divertissement - Tags
Une vidéo très sympathique qui m'a été envoyée par Alex ;-)
Six musiciens percussionnistes visitent un appartement et improvisent des rythmiques avec des objets de la vie courante que l'on trouve dans une cuisine ou une salle de bain : brosse à dent, livres, aspirateur, portes de placard etc...
La musique, c'est ça aussi...
Six drummers in a flat !
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Par Tanguy - Tags
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Famille ou amis, le musicien est parfois sollicité ! (mariages, anniversaires, galas de danse...).
Par Tanguy - Tags
Quiconque qui touche bien en informatique (par métier ou par passion) a certainement été sollicité par son entourage pour réparer un ordinateur qui ne "marche pas".
Il y a des métiers comme ça (mécaniciens, coiffeurs, policiers, électriciens, menuisiers etc...) très utiles pour rendre des petits services en dehors du temps de travail.
Pour nous c'est un peu différent. On fait appel à nos compétences de compositeur, d'arrangeur ou d'accompagnateur, essentiellement pour les grandes occasions (mariages, fêtes de famille, départs en retraite), à titre gracieux bien sûr (et c'est bien normal). Je ne m'en plains pas, au contraire, car c'est important d'être reconnu par ses proches comme quelqu'un d'expert dans un domaine particulier.
Tout le monde côtoie (ou est) au moins l'un de ces personnages remarquables :
- L'oncle rigolo
- Le copain bricoleur
- Le frère animateur
- Le cousin guitariste
- Le beau frère informaticien
- La sœur dessinatrice
- La tante cuisinière
- Le pote musicos
- Les amis sportifs
- Le neveu surdoué en sciences
- Le copain armoire à glace
- Le patriarche cultivé
- etc. etc...
Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis la personne ressource à qui l'on confie les tâches relatives à la musique, comme :
- Composer un thème d'ouverture pour un mariage
- Ré-écrire la version instrumentale d'une chanson (sur laquelle on placera d'autres paroles)
- Accompagner un chanteur (dans une église, une salle des fêtes, un concours IUFM...)
- Transcrire une chanson dans une autre tonalité pour que tonton Pierre puisse chanter
- Trouver les accords d'une chanson
- Faire un montage audio (dans Cool Edit pro) pour un spectacle de danse
- Composer des jingles pour des sketches
- S'improviser ingénieur du son (cablage, mixage)
J'insiste bien sur le fait que c'est toujours un réel plaisir de rendre service, tout en précisant quand même qu'une musique d'un minium de qualité ne se fait pas en claquant des doigts.
Pour l'anecdote, l'une de mes tantes me demanda un jour si je pouvais chanter comme soliste à la cérémonie de mariage de sa fille, son argument étant : "tu sais faire de la musique, donc tu sais chanter de toute évidence". Pas vraiment tatie, pas vraiment... (je craignais un peu pour les vitraux). Il m'a fallu quelques minutes pour lui faire comprendre qu'un musicien pouvait très bien avoir une voix de casserole, et pas forcément très juste (comme c'est mon cas).
Composer de le thème d'ouverture d'une cérémonie de mariage| Avoir un musicien dans la famille peut être très utile pour accompagner un chanteur ou une chanteuse| Le pote musicos dans un cercle d'ami peut vous aider à retrouver les accords d'une chanson| Ecrire la version instrumentale d'une chanson connue pour la chanter avec de nouvelles paroles| Créer la version karaoké d'une chanson| Composer une valse d'ouverture pour le bal des mariés| Montage audio sur Cool Edit Pro| Refaire la musique d'une chanson sans la voix du chanteur
Blade Runner dimanche 29 juin à 23h10 sur France 2. Musique composée par Vangelis.
Par Tanguy - Tags
Blade Runner : un film noir de science fiction (1982, Ridley Scott), avec un thème musical synthétique (Vangelis) qui a pas si mal vieilli que ça, je trouve :
Cliquer sur le bouton Play :
Timbales, sons métalliques synthétiques (enclumes, lasers), cuivres et cordes analogiques. Un son typique du Vangelis des années 80, pour une bande originale qui nous téléporte sans problème en plein 21 ème siècle ! (tout du moins le 21 ème siècle décrit par Ridley Scott).

Vangelis a composé la musique du film Blade Runner| La bande originale du film Blade Runner a été composée par Vangelis| Vangelis compositeur de musique de film a signé la BO de Blade Runner| Ecouter le thème principal de Blade Runner composé par Vangelis| Ecouter le Maintheme de Blade Runner| Ecouter le Main Title de Blade Runner signé Vangelis dans les années 80| Vangelis a collaboré avec Ridley Scott en 1982 pour Blade Runner| Musique de synthétiseur pour Blade Runner signée Vangelis| La musique de Blade Runner est synthétique et reste dans l'esprit du film noir de science fiction| La BO de Blade Runner regroupe des sons synthétiques analogiques| La musique de Blade Runner est un mélange de cuivres et cordes analogiques avec des percussions métalliques
Exemple de musique produite dans Finale (Logiciel de partitions) avec les sons de la Garritan Personnal Orchestra.
Par Tanguy - Tags
Dans ce billet, je voudrais vous faire écouter une musique composée par Pierre Maillard à l'aide de l'éditeur de partitions Finale 2007 incluant la GPO (banque de sons orchestraux Garritan).
J'affirmais dans ce billet que pour obtenir une musique orchestrale (par ordinateur) au son réaliste, le passage par un séquenceur me paraissait incontournable (contrairement à l'éditeur de partitions qui sert d'abord..... à faire des partitions). Je le pense toujours, mais après avoir écouté certaines musiques de Pierre, j'ai un avis plus flexible sur le sujet, et j'en suis fort content.
L'exemple ci-dessous est une musique romantique, avec essentiellement des bois et des cordes (+ harpe). Le tempo est assez lent, et le compositeur (âgé de 25 ans seulement) n'est pas tombé dans la facilité qui consiste à superposer des nappes de cordes en accords plaqués, sur lesquelles on ajoute une mélodie de flûte. L'écriture est agréable, avec du relief et de belles couleurs. Il est indéniable que ce morceau a été pensé "orchestre".
Sur le pont de Madison (Pierre Maillard) :
Même si l'on se rend compte qu'il s'agit d'une musique virtuelle, je trouve le rendu assez authentique, surtout pour une musique écrite dans un éditeur de partitions !
Cet exemple montre également l'importance de l'écriture. La qualité des samples ne fait pas tout.
Je dis ça parce que je reçois souvent des demandes d'avis de la part de jeunes compositeurs (ça y est, je parle comme un vieux sage qui aurait fait une brillante carrière). Je constate que certains misent d'abord sur le côté "gros son", en proposant des musiques avec des ponctuations à la symphobia qui apportent un effet spectaculaire, cachant des mélodies, harmonies et orchestrations souvent pauvres.... des musiques sans réelle personnalité.
C'est pourquoi lorsque Pierre m'a demandé mon avis, j'ai été agréablement surpris. Je lui souhaite sincèrement de réussir dans ce métier et de continuer à écrire comme il le fait :)
Initiation à l'alphabet braille
Par Tanguy - Tags
Si j'ai le temps (mais pas tant que ça en fait, compte tenu des musiques à faire prochainement), je placerai quelques billets d'initiation au braille musical. C'est un code qui permet d'indiquer les notes de manière totalement linéaire (nom de la note, sa durée, la hauteur dans la portée, la nuance, l'articulation etc....).
Le braille musical peut-être intéressant pour les professeurs de musique qui ont un élève non-voyant.
Maiiiiiiis, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs... avant de se lancer dans la transcription du solfège en braille, il faut déjà connaître l'alphabet braille classique. C'est pas compliqué en soit. Il y a juste 2 choses principales à savoir pour apprendre les bases du braille (visuellement, j'entends). Ne partez pas, il y a un petit jeu à la fin !
1) Un caractère braille est constitué de 1 à 6 points, répartis sur 2 colonnes :

Si je noircis (ou mets en relief) les points 2, 3, 4 et 5 alors j'obtiens un t, comme tanguy...

Si je noircis (ou mets en relief) les points 1, 3 et 4 alors j'obtiens un m, comme magnifique...

Les différentes combinaisons offrent la possibilité d'écrire 63 caractères (2 à la puissance 6 = 64, moins le caractère vide), ce qui couvre largement l'alphabet et la ponctuation. A noter que dans le réel, les points ne sont pas noircis mais embossés (en relief) puisqu'ils sont destinés à un usage tactile.
2) L'alphabet braille suit une construction logique :
(on peut retrouver les lettres de manière logique sans forcément les connaître toutes par coeur)

- Il est important de bien connaître la première série de 10 lettres (de A à J).
- Pour les 10 lettres suivantes (de K à T), on reprend la première ligne mais on ajoute le point 3 à chaque fois.
- Pour les lettres suivantes (de U à Z), on reprend la première ligne mais on ajoute les points 3 et 6 à chaque fois.
- Seul le W fait exception. Je n'en connais pas la raison, mais ça ne m'étonnerait pas que ce soit encore un coup des anglais. Well, well, well... (je plaisante, bien sûr)
Et maintenant, un petit défi :
En vous aidant de l'alphabet codé, essayez de décrypter les 3 noms ci-dessous (respectivement : un compositeur de musique de film, un logiciel de musique, un instrument de musique).

Le premier qui trouve indique la réponse dans un commentaire ;-)
Notion3 Logiciel de composition orchestrale et d'édition de partitions. Par Dominique Lucas.
Par Tanguy - Tags
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas
Tanguy
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Introduction Notion3 :
Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…
Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…
Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…
Notion3 est fait pour vous.
Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.
Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).

Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).

La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.
Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :
Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !
NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.
Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:

Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.
Des sonorités de rêve ?
Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.
La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments. Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).
Un monde ouvert ?
Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.
Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :
- EWSO platinum et gold version Play
- VSL
- Garritan Personal Orchestra
- IK multimedia Miroslav Philharmonik
Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)
Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.
Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.
Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.
Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…
Et le côté « humain » de l’exécution ?
Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.
Tempo staff et enregistrement de performance :
Vous devenez le chef d’orchestre !
Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.
Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...

Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff » Vous pouvez décider de la valeur des battements :

Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.
Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).
Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…
Le « velocity overdub »
Vous devenez instrumentiste !
Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)
Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.
Les fonctions d’aléa
Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.
Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.
Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.
Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.
Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?
Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.
De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.
Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.
Voici le lien vers le distributeur : Notion Music
Dominique
P.S. Je ne suis pas rémunéré par Notion, mon enthousiasme est celui d’un utilisateur lambda :)
Etudier les partitions des grands maîtres pour découvrir l'orchestration
Par Tanguy - Tags
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique, (très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique.
Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique. Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur. Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration. Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
- The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
- Traité d'instrumentation et d'orchestration d'Hector Berlioz
- Principles of orchestration, de Nikolay Rimsky-Korsakov
- Traité de l'orchestration de Charles Koechlin
Enfin, un mot sur la musique assistée par ordinateur :
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.
Comment faire pour étudier la composition de musique de film ?| J'aimerais devenir compositeur de musique de film| Quels sont les meilleurs traité d'orchestration ?| Matériel informatique pour faire de la musique de film| Faut-il étudier des partitions pour devenir compositeur de musique de film ?| Cursus scolaire et universitaire pour apprendre à compose de la musique de film| Comment étudier la nomenclature des instruments de l'orchestre sysmphonique ?| Quelles études suivre pour devenir compositeur de musique de film ?| Comment apprendre ou étudier les couleurs orchestrales ?| Ecrire pour un orchestre symphonique
Un exemple de doublure dans les mediums. Cors et cordes : une combinaison orchestrale que j'aime utiliser.
Par Tanguy - Tags
Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).
Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).
En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.
Par exemple :
Atlantis (James Newton Howard)
Le contrechant joué par les Cors français + violoncelles arrive au bout de quelques mesures.
Le diable et elle (Tanguy Follio)
La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.
Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.
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Quelques exemples de "notes maintenues" dans la musique de film
Par Tanguy - Tags
Il arrive que le compositeur maintienne une voix sur une seule note pendant quelques mesures, tandis que les autre voix enchainent divers accords ou mélodies. D'après les manuels d'harmonie, les notes tenues s'appellent des notes pédales.
Dans ce billet, je voudrais m'attarder sur quelques passages musicaux (de BO) caractérisés par des notes maintenues (souvent en croches répétitives). Des notes, pas forcément "pédales" au sens rigoureux du terme, mais qui procurent des effets identiques, comme par exemple :
- Apporter une tension
- Mettre l'auditeur en attente, mise en suspens avant de dévoiler et développer un thème
- Définir un appui, une certaine stabilité
- Aiguiller l'oreille vers un mouvement harmonique précis
- Encadrer un mouvement (en empêchant par ex les notes d'aller au de-là de la note tenue)
- Donner une certaine couleur à l'orchestration
- etc...
Cars (Randy Newman)

Un exemple classique de note maintenue dans les graves. Ce morceau illustre parfaitement l'attente qui précède la grande course "The Piston Cup" qui a lieu à la fin du film. Une musique de mise en préparation, aux sonorités glorieuses, le tout soutenu par un tapis de basses martial dont le rythme et la force affichent une certaine détermination (honneur, défit, revanche de Flash Mc Queen et de Doc Hudson).
Eraser (Alan silvestri)

Un plafond aigu maintenu aux violons, sous forme de 2 notes superposées (la tonique et la dominante). Sans ce tapis, la mélodie donnerait sans doute une couleur trop romantique. En maintenant un tapis un peu strident au dessus du thème mélodieux, Alan Silvestri apporte une couleur orchestrale supplémentaire, casse le côté romantique et par la même occasion sous entend une légère tension (confirmée par l'arrivée des graves tout à la fin).
Titanic (James Horner)

De la tension et du suspense, en veux-tu en voilà !
Un extrait particulièrement "pesant" suggéré par une interminable note médium de trompette maintenue sous forme de motif rythmique récurrent (+ plafond sur-aigu aux cordes). Coulera... coulera pas... Les ponctuations graves n'augurent rien de bon quant à l'avenir du bateau (et de ses passagers).
X-MEN (Michael Kamen)

Cette fois-ci, c'est une basse électronique rythmique qui maintient le spectateur en haleine. Outre l'apport d'une couleur instrumentale supplémentaire, cet effet de pédale suggère, comme dans Cars, une stabilité, une détermination (en route vers l'affrontement final). Michael Kamen nous fait mariner le temps d'une longue intro, reposant sur un accord de dominante (avec la note maintenue par la basse électro) et qui débouche au final sur l'accord de tonique, à la connotation particulièrement optimiste qui ponctue une sorte de soulagement, de libération : les protagonistes se posent en héros du film, sauveurs de l'univers.
Indiana Jones
And The Last Crusade
(John Williams)

Cet extrait de "Scherzo For Motorcycle and Orchestra" est particulier. Les notes maintenues sont placées des 2 côtés de la mélodie. Ce sont à la fois les basses et les aigus qui assurent l'effet de pédale (je parle bien "d'effet" et non de pédale au sens strict). La mélodie jouée dans les tessitures médiums par les trompettes (et quelques trombones ?) est comme emprisonnée entre 2 digues. Des digues qui peuvent faire penser à des rails, sur lesquels la musique défile. Certes j'extrapole dans mes descriptions, mais je trouve quand même que ce passage évoque un certain mouvement, une trajectoire...
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