Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio

Staccato


Les staccatos : comment atténuer l'effet machine ?


Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.

Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.

L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :

- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).

Avant :


Après :



- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :

Avant :


Après :


OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...

Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)

Motif percussions (caisse-claire, xylophone, timbales...) :


Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.

Cordes + cuivres + percus :


C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).


Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :


(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)

Pourquoi ne pas lire aussi :


Un exemple de leitmotiv qui m'a servi d'élément de base pour composer une musique d'action.


Leitmotiv (nom masculin)
Motif musical repris plusieurs fois dans une même œuvre. Propos qui revient sans cesse.

Il faut souvent un point de départ pour construire une musique : un matériau musical à partir duquel on va développer une thématique. Cela peut être une mélodie, une rythmique, un enchainement d'accords...

Dans le cas d'une musique d'action que j'ai faite il y a quelques mois, je me suis basé sur le leitmotiv ci-dessous, unique point de départ :

Leitmotiv piano



Joué comme ça, ce n'était pas franchement impressionnant...


Alors j'ai fait jouer ce leitmotiv en trémolo par des violoncelles, afin d'apporter une base mystérieuse et "mouvante" : pour créer une atmosphère un peu stressante (vitesse, panique). En même temps, j'ai essayé de créer un effet de va et vient en jouant sur les nuances (p-f-p) comme pour imiter des bourrasques de tempête.

Par moments, j'ai voulu doubler ces mêmes notes en staccato par des cuivres (essentiellement des cors français), pour appuyer le côté "action".
fleche fleche
Joué par des violoncelles en trémolo :
Joué par des cors en staccato :
Notes de cors
Notes de violoncelles
Mystérieux et fluide Martial et haché


Ensuite, j'ai placé des boucles de rythmes (Stormdrums, 150 bpm) et j'ai commencé à chercher diverses mélodies jouées par des instruments aigus (violons flûtes, xylophone, caisse-claire etc...).

Ecouter un extrait :


Bon, à l'écoute, on s'aperçoit que le leitmotiv de base joué par les violoncelles n'apparait plus comme l'élément principal. Pourtant il revient de manière récurrente et apporte ce petit côté anxiogène que j'aime bien...

Voilà, juste pour dire qu'avec les mêmes notes, on peut créer des effets en jouant sur les nuances, l'orchestration (violoncelles, cors etc... ) et la notation (trémolos, piqués etc...). Souvent, quand je cherche des notes au piano, j'essaie de penser à la couleur orchestrale que je vais créer (de manière à apporter le sentiment désiré par le réalisateur).

Mes premières musiques assistées par ordinateur. Soundtracker sur Amiga 500, à la fin des années 80...


Séquence : Nostalgie

Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).

J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix. 4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !

Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici

La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.


Protracker
Protracker



Oktalyzer
Oktalyzer

Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)

Sur Aegis Sonix :


Sur Noisetracker :


Sur Protracker :


Sur Oktalyzer :



Bonus :

Tanguy Follio jeune Ma trombine en 1990 (à 18 ans)


Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)

Quelques exemples de transition entre deux segments musicaux


Il existe certainement de nombreuses manières de raccorder 2 segments musicaux (permettant souvent d'éviter une simple juxtaposition). Je suppose que chaque compositeur a ses petits secrets de fabrication.

Ci-dessous, à partir de 2 portions orchestrales, je me suis amusé à appliquer différentes sortes de transition. Vous verrez qu'il s'agit pour la plupart de raccords de type "chevauchement par un ou plusieurs instruments", mais pas seulement...

Voici les 2 portions :
(désolé pour l'aspect rudimentaire de cette maquette, je n'ai pas eu le temps de l'orchestrer bien comme il faut...)

Segment n°1

Segment n°2



Juxtaposition (sans transition)



Transition par chevauchement par divers instruments :

Cymbale (crescendo)


Harpe (glissando)


Timbales (notes) + harpe (glissando)


Rip de cors + Harpe (glissando aigu)



Un petit effet qui me paraît sympa est de faire arriver un petit crescendo de cymbales juste avant la jonction des 2 parties, tout en diminuant l'intensité orchestrale à cet endroit, pour repartir ensuite sur la deuxième partie (dans l'exemple ci-dessous, j'ai enlevé la première note du deuxième segment).

Ecouter :



Dans l'exemple suivant, j'ai juste démarré le segment n°2 une mesure plus tôt. Rien de bien compliqué, mais parfois ça peut dynamiser l'ensemble (à tester sur les images).

Ecouter :


TVA : vous êtes compositeur et avez opté pour le régime réel normal (ou mini réel) avec déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 %.


Billet mis à jour le 21 mars 2010 :

Ce choix s'effectue lorsque vous remplissez l'encadré "Options fiscales" du formulaire P0i (quand vous décidez de vous enregistrer en tant que compositeur travailleur indépendant, au centre des impôts).

Petite parenthèse : si vous pensez que la composition musicale ne vous rapportera pas plus de 32000 € par an (chiffres 2009), vous n'êtes pas obligés d'appliquer de TVA. Il suffira d'écrire une somme HT sur vos factures et de mentionner: « TVA non applicable article 293B du CGI » Donc là : pas de TVA gagnée, pas de TVA à reverser (forcément).
Pour cette option, il faut cocher la case "franchise en base TVA" (et non régime réel normal ou mini-réel) au moment de votre inscription sur le formulaire P0i

Mais revenons à l'option déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 % (régime réel normal ou mini-réel) :
Cette option qui consiste à reverser votre TVA chaque trimestre peut être intéressante, car vous pourrez déduire la TVA de vos achats (investissements pour la musique) :

Cette déclaration se présente sous forme d'un papier que l'on reçoit tous les 3 mois et qui comporte 2 parties (je schématise un peu) :
  • Une première partie qui correspond à la TVA de 5,5 % que vous avez appliquée sur l'ensemble de vos factures (des 3 derniers mois) et que vous devez redonner à l'Etat.

  • Une seconde partie qui correspond à la TVA de 19,6 % de l'ensemble de vos achats (des 3 derniers mois) qui vous permettent de faire votre métier (voir qq exemples plus bas).

Comme il s'agit d'une soustraction, la TVA que vous reversez au Trésor Public est plus petite que celle que vous avez perçue sur votre facture. Il arrive même que les déductions de TVA de vos achats soient plus élevées que vos TVA de factures (vos notes d'auteur), ce qui vous met en position de crédit positif (en d'autres termes, le Trésor Public vous doit de l'argent, sous forme d'avoir sur votre prochaine déclaration trimestrielle de la TVA).

Voici quelques exemples d'achats dont vous pourrez déduire la TVA sur votre déclaration trimestrielle :
  • Matériel informatique (ordinateur, graveur, disque dur externe etc.)
  • Matériel de musique (instrument de musique, banque de sons etc.)
  • Consommable (cartouches d'encre pour imprimer vos partitions, papier A4 etc.)
  • CD et DVD vierges
  • Matériel de bureautique (crayons, bloc-notes, trombones etc.)
  • Mobilier de bureau (chaise confortable, lampe halogène etc.)
  • Forfait Mobile
  • Forfait Internet
  • Déplacement pour RDV dans une boite de prod
  • Repas d'affaire avec un réalisateur
  • Frais de courrier postal
  • Places de concert de musique classique
  • Achat de CD de musique de film (Les réalisateurs donnent souvent des références)
  • Achat d'un DVD du dernier concert de Morricone
  • etc...

NB : Les factures SNCF et RATP ont des TVA à 5,5 %


En résumer :
  1. Franchise en base TVA :
    Pas de TVA perçue, pas de TVA reversée au Trésor Public

  2. TVA au régime réel normal ou mini réel :
    Une TVA gagnée, "en partie" reversée au Trésor Public : c'est un gain pour vous (même si un chèque plus petit reste un chèque quand même...).

Aussi, lorsqu'un client me demande mon tarif pour un devis, je donne toujours un chiffre rond Hors Taxe en précisant que la TVA est à 5,5 %. C'est ce chiffre qui correspond le mieux à la valeur de ma rémunération (et que je vais effectivement recevoir, moins les cotisations sociales...)

Et l'argent que l'on touche de la SACEM ?
Quand on reçoit les feuillets de répartitions, la SACEM indique clairement à combien s'élève la TVA qu'il faudra déclarer au Trésor Public. En outre, les feuillets de répartition sont accompagnés d'une "facture" à signer et à renvoyer à la SACEM.

La flûte traversière, un instrument très souvent utilisé dans la musique de film.


"La flûte traversière, ce bout de tuyau où l'on souffle par le côté"

Un instrument à vent, donc, qui donne un son pur et délicat. La flûte est très souvent utilisée dans les orchestres classiques, mais aussi dans le domaine du jazz.

Dans la musique de film, on lui confie différents rôles comme par exemple, jouer la mélodie, doubler des parties de cordes, jouer un contrechant, faire des ornementations, participer aux orchestrations de second plan (pour la résonance), interpréter des leitmotivs rythmiques etc...

Voici deux extraits musicaux illustrant des exemples différents d'interprétation :
  1. Le premier qui est le thème principal du film La peau douce (Georges Delerue) est interprété par une flûte solo dans un registre medium. Un très beau film, porté par un thème musical bouleversant.



  2. Le second qui est tiré de la bande originale du film Alien (Jerry Goldsmith) met en évidence l'utilisation d'un leitmotiv particulièrement angoissant (sur les images tout du moins).



Insolite :

Parmi les différentes techniques (flattertzungue, over-blowing, slap etc...) il en existe une qui consiste à chanter ou imiter une boite à rythme (beatboxing) tout en jouant.

Beatboxing flute (par Greg Patillo)




Visitez également la page du compositeur flûtiste Joce Mienniel
En cliquant ici

Fugue pour quatuor à cordes, composée par François Sohm


Dans ce billet, je vous montre une vidéo envoyée par mon collègue François Sohm. Il s'agit d'une fugue composée pour quatuor à cordes, et produite à l'aide de la banque Solo Strings de la Vienna Symphonic Library (Horizon). Elle mériterait d'être interprétée par un vrai quatuor !

On entend bien l'arrivée de chaque instrument (le sujet, la réponse etc...), et les images apportent une petite touche pédagogique qui n'est pas pour me déplaire :)

Pour rappel, la constitution du quatuor à cordes (string quartet), en tant qu'ensemble instrumental :
  • Violon 1
  • Violon 2
  • Alto
  • Violoncelle


Merci à toi François !



Composition musicale et montage vidéo : François Sohm


L'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants : traduire oralement ce qui se passe visuellement à l'écran.


C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)

Audio Description


- Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
- En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).

Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.

En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.


Marco Beltrami :

Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).


Hans Zimmer :

Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).

C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.

Vladimir Cosma en concert le 9 mars 2010


Une petite info rapportée par mon éclaireur favori (Herr Elsner, dont on entend souvent parler ici, pour ses trouvailles) :
Vladimir Cosma dirigera l'Orchestre National d’Ile de France à l'occasion d'un concert de musiques issues de sa filmographie.

Les aventures de Rabbi Jacob, le fugitif, la boum, la chèvre, Diva, le Grand Blond avec une chaussure noire etc...

Et pour vous mes dames : Richard Sanderson sera normalement présent pour chanter "Reality" (La Boum) !!!

Précisions :
  • Date : Mardi 9 mars 2010
  • Horaire : 20h30
  • Lieu : Théâtre du Chatelet
  • Prix : de 25 € à 95 €
  • Réservations : site web Châtelet Théâtre


Allez, c'est kado :





Les musiciens de l'orchestre : que ferions nous sans eux !


Une phrase philosophique que je répète souvent (à propos de l'orchestre classique) :

"Sans les musiciens, il n'y aurait pas de musique. IL n'y aurait même pas de banques de sons"

C'est profond, n'est-ce pas ?
N'empêche, la composition ne fait pas tout. L'interprétation des musiciens a un rôle crucial quant à la qualité d'une musique (la justesse, le rythme, la qualité du son, et l'émotion bien sûr).

Le relationnel et la psychologie !
Je ne crois pas prendre de risques en disant qu'une bonne séance d'enregistrement passe d'abord par une bonne communication, que vous ayez à faire à 2 musiciens ou un orchestre complet. L'important, c'est de transmettre aux instrumentistes l'idée que vous vous faites de l'interprétation de votre musique. Pas besoin non plus d'être un orateur né, mais je pense qu'il faut avoir un discours précis tout en utilisant des mots simples. Avec le sourire, c'est encore mieux ;-)

Le premier Violon :
Comme le chef d'orchestre, il connaît à la fois les musiciens, et votre musique. Ce la fait de lui un bon médiateur et une valeur sûre quant au bon déroulement de la séance d'enregistrement.

Dans cet extrait audio que j'ai trouvé sur Youtube, on entend Bernard Herrmann expliquer aux musiciens ce qu'il attend de la musique à tel ou tel endroit :



Aujourd'hui, dimanche 15 juin 2008 :
Bonne fête à tous les papas musiciens !


Avatar, le film et la musique


En décembre 2009, Damien Deshayes a fait une critique de la musique du film de James Cameron: voir la critique qui correspond parfaitement à ce que j'ai ressenti pendant la séance.

Je vais toujours voir les gros succès avec 2 mois de retard. C'est bien, à Chartres on était une dizaine dans la salle (de 450 places). Ayant raté mes tests de relief à l'armée, je craignais d'être gêné par la 3D. Et effectivement, c'était assez fatiguant pour le yeux, surtout pendant les scènes d'action où ça bouge de partout.

Concernant la bande son, ma première impression a été de me dire que ce film déchirait ! (les tympans). Pour moi, les salles de ciné poussent le volume beaucoup trop fort, et c'est d'autant plus pénible que les gros films hollywoodiens regorgent de bruitages très ... bruyants.

Gêné par la 3D et par les décibels, je passe donc pour un vieux râleur... mais rassurez vous, j'ai adoré le film (à part le passage "Robocop-Rambo-Transformers" vers la fin).

Quelques détails m'ont fait penser à Aliens Le Retour : Sigourney Weaver, le voyage cryogénique, l'aspect des vaisseaux, les robots pilotés par des humains, des méchantes bêtes et pour finir quelques citations musicales issues de la BO de Aliens (Les cors de "Futile Escape").

La musique originale du film m'a paru très longue, dans le sens "beaucoup de travail effectué". D'ailleurs, c'était hallucinant de constater au générique de fin, le nombre de personnes qui ont participé à la BO (superviseurs, compositeurs additionnels, programmeurs synthés etc).
Côté thématique, comme l'a très bien expliqué Damien, on a un peu l'impression que le compositeur a pris ses meilleurs ingrédients de BO antérieures pour les resservir dans un shaker. La couleur musicale m'a rappelé celle de Dinosaur (composée par James Newton Howard) dans ses harmonies et ses orchestrations, avec de belles textures, des percussions tribales, des voix d'arborigènes, du piccolo planant...

Avec Avatar, je suis vraiment tombé sous le charme des musiques douces et aériennes offrant des sons de clochettes mêlés à des cordes féériques. Les textures pittoresques chez James Horner (comme chez JNH) m'ont toujours fait rêver. Ces sonorités issues de synthés et mélangées à des violons et des flûtes me transportent littéralement.
Tout comme les morceaux ethniques avec des voix lointaines et les rythmes tranquilles ! ça aussi j'adore.

En ce qui concerne la musique d'action et la musique solennelle, c'est très efficace, mais quelle impression de déja vu ! Il y a bien sûr le sempiternel motif de 4 notes (si do do# do) qui doit être un jeu pour le compositeur, un pari ou quelque chose du genre. Mais il y a surtout les inévitables cors cuivrés posés sur les boucles de Stormdrum entendus mille fois chez Remote Control et ré-utilisés dans les émissions de télé-réalité de M6. Un peu de Titanic aussi, avec quelques motifs très bateau.

Bref, je vieillis sans doutes... Je préfère mon petit confort avec des images et des sons apaisants (très nombreux dans le film) et suis de plus en plus gêné par le montage dynamique et les FX agressifs.
Quoiqu'il en soit, je suis conquis par ce film : une merveille technologique au service d'un beau scénario. Une très belle histoire avec de méchants humains et de gentils extraterrestres.

Et pour finir, une découverte intéressante sur les requêtes tapées dans Google :
  • "Comment fabriquer un arc" (67 millions de requêtes)
  • "Comment fabriquer un robot" (52 millions de requêtes)
  • "Comment fabriquer un avatar" (410 millions de requêtes)
  • "Michael Jackson n'est pas mort" (pas très loin du milliard de requêtes)

On vit en pleine science fiction...


Les sites de l´annuaire :
  • YeahMusic nathanaël MARTIN compositeur pour l'image


    YeahMusic nathanaël MARTIN compositeur pour l'imageNathanaël MARTIN : compositeur pour l'image et les médias. Illustration sonore, identité sonore, arrangements... Création d'oeuvres originales appropriés aux projets. Musique adaptée au récit et à l'ambiance du sujet. Tags

    YeahMusic nathanaël MARTIN
    Compositeur pour l'image et les médias. Illustration sonore, identité sonore, arrangements... Création d'oeuvres originales appropriés aux projets. Musique adaptée au récit et à l'ambiance du sujet.
    Musiques de films, courts métrages,théâtre, radio, publicités, communication, web tv, web radio...

    Compositions pour l'image et les médias
    J'ai suivi une licence de musicologie à Besançon suivi d'une licence professionnelle Technique et Activité de l'Image et du Son à Toulon. Je suis guitariste depuis l'âge de 10 ans. Je joue et compose dans plusieurs groupes de musiques actuelles (rock/pop-rock).

    Http://yeahmusic.wifeo.com
    Vous pouvez allez visitez mon site internet pour voir et écouter mes travaux. Je suis ouvert à tous style musicaux mais je suis principalement centré sur les musiques actuelles.

    Http://www.myspace.com/sorryforyesterday
    Sorry for yesterday est un groupe de power pop indépendant dans lequel je joue et compose. Si le grouoe vous intéresse vous pouvez nous contacter :sorryforyesterday@gmail.com.

    Illustration sonore
    J'ai suivi une licence de musicologie à Besançon suivi d'une licence professionnelle Technique et Activité de l'Image et du Son à Toulon. Je suis guitariste depuis l'âge de 10 ans. Je joue et compose dans plusieurs groupes de musiques actuelles (rock/pop-rock).

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    Adillus.com habillage musical Adillus est le fruit d’un compositeur passionné par la musique et les nouvelles technologies. Ludo Lov, jeune producteur-compositeur a suivi des études en communications visuelles ainsi que l'étude du solfège et du piano à l’Académie de musique. L'apprentissage autodidacte de la MAO (musique assistée par ordinateur) et des techniques en matière de son font d'Adillus un artiste complet qui saura répondre à toutes vos attentes, notament dans le domaine de l'identité sonore (communication et chartre sonore, signature sonore de votre entreprise etc). Les musiques d'Adillus.com sont réalisées "sur mesure" pour répondre à vos besoins. Pas de catalogues de musiques pré-formatées, mais des musiques entièrement originales !
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