La fourmicinelle : une chanson pour les petits n'enfants
Par Tanguy, dimanche 25 mai 2008 à 00:15 - Comptines et chansons pour les enfants - Tags
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La fourmicinelle, c'est une chanson sans prétention que j'ai écrite avec mon frère (Gwen) lorsque nous étions animateurs en centre aéré. En gros, ça raconte l'histoire d'une fourmi qui se prend pour une coccinelle...
Sur le plan scientifique ce n'est pas très rigoureux. Mais de toute manière, beaucoup de comptines reposent sur des principes fondamentaux erronés. Les souris, par exemple, n'ont jamais été vertes, les éléphants ne se sont jamais balancés sur des toiles d'araignées, lesquelles n'ont jamais tricoté de bottes sur le plancher...
Maiiiiiis, c'est justement ça qui amuse les enfants : quand c'est même pas possible en vrai...
La fourmicinelle (voix : Gwen Follio) :
Télécharger La fourmicinelle (MP3)
Une chansonnette écrite à la va vite entre 2 bières...
Aujourd'hui, dimanche 25 mai 2008 : Bonne fête à toutes les mamans coccinelles !
Découvrir une nouvelle chanson pour les enfants, Voici une chanson pour les mômes qui parle d'une coccinelle, Cette chansonnette originale parle des animaux comme la coccinelle la fourmi et le moustique, La fourmicinelle est une chanson qui raconte l'histoire d'une fourmi qui se prend pour une coccinelle, La fourmicinelle est une comptine destinée aux enfants du cycle I voire cycle II, Voici les paroles et les accords de la chanson pour enfant qui s'intitule la fourmicinelle, Découvrez les tablatures de la chanson pour les enfants qui s'appelle la fourmicinelle, En maternelle vous pouvez chanter la fourmicinelle qui parle d'une coccinelle d'une fourmi et d'un moustique, Voici une chanson pour enfants écrite et composée par Tanguy et Gwen Follio, Une souris verte ça n'existe pas
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Star Pop Orchestra, un orchestre spécialisé dans la musique symphonique populaire (musique de film, comédies musicales, arrangements pop-rock)
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J'ai découvert sur Myspace cet orchestre symphonique composé de 50 à 90 musiciens dont le répertoire va de la musique de film à la variété en passant par la comédie musicale et la musique de jeux vidéo.

Cet orchestre, mis en place par Nicolas Chatenet, Mathias Charton et Christophe Eliot, a pour vocation l'interprétation d'œuvres symphoniques dites "populaires" (essentiellement de la musique de film) sous forme de concerts (John Williams, Leonard Bernstein, Alan Menken etc..).
Depuis sa création, il a également assuré l'enregistrement de quelques bandes originales pour de jeunes (mais talentueux) compositeurs. Je vous invite à visiter son espace musical pour vous rendre compte du très bon niveau d'interprétation.
Il n'existe pas beaucoup, en France, d'orchestres symphoniques spécialisés dans l'enregistrement de musique de film. Soulignons l'existence de SymphOnifilm (sous la direction de Steve Journey) qui permet d'obtenir de la bonne musique symphonique à des prix compétitifs. Dans la catégorie gros calibre, l'orchestre Colonne (sous la direction de Laurent Petigirard) souhaite également élargir le créneau "musique pour le cinéma".
Tant mieux pour nous ;-)
Orchestre symphonique spécialisé dans la musique de film| Orchestre symphonique spécialisé dans l'enregistrement de musique de film| Orchestre français qui enregistre de la musique symphonique pour le cinéma| Orchestre classique qui interprète de la variété| Orchestre symphonique qui interprète des comédies musicales| Orchestre classique qui joue et enregistre de la musique de film ou de jeux vidéo| Musiciens spécialisés dans la création et l'enregistrement de musique de film| Le Star Pop Orchestra se consacre à l'interprétation de musique de film| L'orchestre symphonique SymphOnifilm est spécialisé dans l'enregistrement de musique pour le cinéma| L'orchestre Colonne dirigé par Laurent Petigirard s'ouvre vers l'enregistrement de musique de film| Le Star Pop Orchestra interprète en live les œuvres de John Williams
EDF DTG : unité de mesure et d'expertise. Une musique originale d'une minute pour accompagner un diaporama photo sur le sujet.
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La musique du billet précédent a été composée pour un diaporama photo, commandé par EDF pour la présentation de la Direction Technique Générale (DTG) lors du dixième challenge de la Division Production Nucléaire. Nous sommes dans le domaine de l'unité de mesure et d'expertise dans la production d'énergie. Matthieu avait donc la bonne réponse (même si c'était sans grande conviction).
Pour voir la vidéo, cliquer ici (site de Manuel Mendo, photographe et réalisateur du diaporama).
L'argumentation de Reynald était quand même convaincante ;-)
En fait, en regardant les photos de centrales nucléaires immobiles au milieu d'une campagne bien verte et ensoleillée, je n'ai pas voulu me poser la question "quel message doit-on faire passer avec la musique" (au fait, dans ce billet, je ne tiens pas à lancer le débat sur la production d'énergie et l'écologie). J'ai cherché de l'inspiration dans le défilement des images, puis je me suis dit que les gens qui travaillent dans ces lieux sont avant tout des personnes comme vous et moi...
J'ai alors pensé à une pulsation rythmique plutôt acoustique qui pouvait rappeler le côté technique tandis que la mélodie et l'instrumentation plus "naïves" (bois, guitare voix de femme etc.) pouvaient nous ramener à cet aspect humain.
Il y a dans ce morceau un passage avec une suite d'accords que j'aime bien et que je réutiliserai probablement dans une prochaine musique (un projet personnel), avec une autre orchestration.
Musique pour film d'entreprise| musique pour film institutionnel| Musique pour la présentation de la Direction Technique Générale| Musique originale composée pour le dixième challenge de la division production nucléaire| Musique originale commandée par le photographe Manuel Mendo| Composition d'une musique pour EDF
Les compositeurs de musique de film qui m'ont influencé
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Alan Silvestri (Back To The Future, Forrest Gump, Van Hesling)
Fraicheur, légèreté, thèmes offensifs, mélodies romantiques : il y a chez Alan Silvestri tout ce que je préfère, et tout ce que j'aime faire, dans la musique de film. Quand j'écoute ses oeuvres, j'ai toujours ce sentiment de "comprendre" ses orientations artistiques, ses choix d'orchestration. Evidement, cette familiarité ne fait pas de moi un paire (et encore moins son égal), d'autant plus qu'à chaque nouvelle BO, il y a toujours une idée originale qui me surprend. Disons qu'il crée un univers musical et des ambiances spécifiques qui correspondent à 100 % à mon tempérament, mon sentiment sur la musique pour l'image. On a tous un maître à qui on aimerait ressembler. Moi, c'est cet homme là...
Danny Elfman (L'étrange Noël de Mr Jack, Batman, Charlie et la Chocolaterie)
L'homme qui crée les ambiances singulières des films de Tim Burton, les génériques TV déjantés (The Simpsons, Desperate Houswives). Sa collaboration avec son orchestrateur Steve Bartek donne un résultat unique. Quel jeune compositeur n'a jamais essayé d'imiter une ambiance cinéma à la manière de Edouard aux mains d'argent ? mélange de fantastique et de féérique. Ce qui m'influence le plus chez Danny Elfman, ce sont les transitions d'accords qu'on ne peut pas toujours deviner. Ce sont aussi toutes ces rythmiques jouées par des cordes ou des bois mélangés à des percussions (accoustiques et synthétiques) comme ce qu'on entend dans l'intro du Main Title de Spiderman. L'écriture n'est pas celle d'un John Williams, mais ses leitmotifs rythmiques et ses orchestrations de second et troisième plan me fascinent (l'utilisation des harpes, aussi). Ecoutez bien les accompagnements situés juste en dessous de chacun de ses grands thèmes mémorables !
Sergei Prokofiev (Roméo et Juliette, Pierre et le loup, Ivan le terrible)
J'ai découvert l'Oeuvre de Prokofiev tardivement dans mon cursus. Je ne connais pas de musique classique plus narrative, hormis certains grands classiques "composés pour" (Le Carnaval des Animaux de Camille Saint Saëns / Les Planètes de Holst). Prokofiev, c'est là aussi un style unique. Pour l'instant les oeuvres des grands génies tels que Mozart ou Stravinsky me plaisent beaucoup, sans véritablement me toucher en plein coeur. A l'inverse, beaucoup de musiques de Prokofiev (pas toutes) me boulversent. Un peu comme pour la musique d'Alan Silvestri, il y a comme des atomes crochus que je ne peux pas bien définir. Un style qui flatte mes oreilles et qui m'inspire, tout simplement. Mon ami Bernhard Elsner, qui est beaucoup plus calé que moi en musique classique me soutient que Sergei Prokofiev a largement influencé un bon nombre de compositeurs hollywoodiens, et plus précisément .... Danny Elfman.
Alan Silvestri est le compositeur de la bande originale de Van Helsing| Prokofiev a composé la musique du film Ivan Le Terrible| Danny Elfman a composé de nombreuses musiques fantastiques et féériques| Danny Elfman est un compositeur qui m'a beaucoup influencé| Compositeurs de musique de film| Le compositeur de la musique de Batman| J'ai été très influencé par la musique d'Alan Silvestri| Compositeurs célèbres dans le cinéma| Vous recherchez le compositeur de Forrest Gump ?| Ecriture musicale dans le style de Alan Silvestri
Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !
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Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures
Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos
3) Créer des effets de transition
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)
EDF-DTG (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments
Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité
4) Dynamiser :
- Du point de vue musical :
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
Entertainment Logo (Tanguy Follio) :
Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores
Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
MAO| Musique assistée par ordinateur| Donner de l'émotion à ma musique| Faire sonner ma musique virtuelle| Rendre les samples authentiques| Donner de la vie à la musique faire sur ordinateur| Informatique musicale| Reproduire de la musique de film| Trucs et astuces séquenceur| Orchestrer avec la banque East West Symphonic Orchestra
Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist) de John Williams : la BO que j'écoute en ce moment.
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J'ai découvert son existence dernièrement et je dois dire que je regrette de ne pas avoir écouté cette BO plus tôt...
Le film "Voyageur malgré lui " est sorti en 1988 avec une musique de comédie dramatique signée John Williams. C'était après "Empire du soleil" et avant "Né un 4 juillet".
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| John Williams Compositeur de musique de film |
The Accidental Tourist (Voyageur malgré lui) |
Pour la petite histoire : j'ai découvert cette musique en tant que Temp Track (musique temporaire) sur un long métrage français en post-production, et pour lequel j'ai eu la chance de proposer quelques maquettes (un autre compositeur ayant finalement été retenu).
"Home Sweet Home" de Didier Le Pêcheur (sortie prévue en novembre 2008). Avec Judith Godrèche.
Bande originale du film The Accidental Tourist| Bande originale du film Voyageur malgré lui| Ecouter un extrait de la BO de The Accidental Tourist| La musique du film The Accidental Tourist a été composée par John Williams| Ecouter de la musique de comédie romantique| Ecouter de la musique de comédie dramatique| Ecouter un extrait d'une œuvre de John Williams| Exemple de musique de Temp Track| La Bande originale de Voyageur Malgré lui a servi de Temp Track pour un long métrage français| Compositeur The Accidental Tourist
Découvrez Nicolas Braconnier, compositeur de belle musique !
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Nicolas Braconnier est un artiste qui compose dans de nombreux styles. Il travaille actuellement sur un album solo orienté pop/rock, mais j'aimerais m'attarder sur quelques musiques dont il a le secret, dans un registre symphonique.
Je pense notamment à son travail sur "Patriange" (en tant que compositeur, orchestrateur, mais aussi chef d'orchestre). Il s'agit d'une très belle musique, mélancolique avec une légère touche d'espoir. C'est une pièce écrite en mémoire d'une jeune maman, assassinée "au hasard", dans la rue par un déséquilibré... L'oeuvre est interprétée par l'orchestre symphonique de Montivilliers (près du Havre) : le résultat donne quelque chose d'intime, pudique, avec de la retenue, sans éclat inutile.
Il y a aussi une particularité en rapport avec ce blog : Nicolas est aveugle de naissance. Et, pour reprendre ce que j'écris dans le billet musique et déficience visuelle, cela ne l'a pas empêché de composer brillamment la musique d'un long métrage (« Owen GEAR »réalisé par Jean-Pierre BENARD).
J'y ai découvert également d'autres compositions orchestrales, produites sur ordinateur.
Une bonne surprise, car les thèmes ont de la personnalité. Je retiens particulièrement le "Gabriel's Love Theme" dont la légèreté et l'envol me rappellent par moments l'ouverture d'un grand film (je ne dis pas lequel mais la BO est signée Alan Silvestri...)
Bref, sans plus tarder, je vous invite à visiter la page de l'artiste : Site de Nicolas Braconnier, compositeur
Amadeus, de Milos Forman, sur Arte
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Juste un petit rappel pour signaler la diffusion du film Amadeus, ce soir (dimanche 11 octobre 2009) sur Arte, à 20h45.
- Réalisateur : Milos Forman
- Wolfgang Amadeus Mozart : Tom Hulce
- Antonio Salieri : Fahrid Murray Abraham
- Léopold Mozart : Roy Dotrice
Un film théâtral, pas tout à fait rigoureux sur le plan historique, mais très fort en personnalité, et parfaitement illustré par une bande musicale écrite par le maître lui même (évidemment). Un vrai régal pour les yeux et les oreilles !

L'incroyable Hulce
Allez, j'en profite pour replacer ma blague sur Mozart :
"Lorsqu'il arriva en Italie à 13 ans pour étudier l'Opéra, il fut accueilli par une foule d'admirateurs qui crièrent en chœur : Mozzarella Mozzarella !!!!"
Trois compositeurs de musique de film : La Troïka fait peau neuve !
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J'ai l'immense plaisir de vous faire découvrir la nouvelle version du site www.latroika.com, regroupant les compositeurs Alexandre Mabeix, Bernhard Elsner et moi-même !
Outre la charte graphique, la grande nouveauté du site réside dans le catalogue musical :
- Plus de 150 musiques en libre écoute
- Classement par thème (action, romantique, identité sonore etc...)
- Accéder à une description détaillée pour chaque titre
- Créer votre playlist (sélection personnelle des morceaux que vous préférez)
Une playlist : pour quoi faire ?
- Exporter la playlist en podcast (compatibilité itunes) ou en m3u
- Exporter la playlist sous forme de lien hypertexte (à placer dans vos mails, vos favoris etc.)
- Demander l'utilisation gratuite de la playlist pour votre projet audiovisuel (voir conditions)
- Importer un lecteur flash mp3 (dewplayer) dans votre site perso (voir conditions) pour chaque titre sélectionné.
Les belles têtes de vainqueurs :

Alex

Bernie

Tang
La Troîka : 3 compositeurs pour 3 univers différents !
L'idée, c'est de pouvoir offrir une palette beaucoup plus riche de styles musicaux à nos clients (musique de film, musique de pub, identité sonore, documentaires TV, films corporate, DVD-ROM, jeux vidéo, sites Internet, radio, arrangements...)
Venez découvrir nos références (pour la télévision, les entreprises, le web etc.)
Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film
Par Tanguy - Tags
Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.
J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.
-
Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métierLe statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
- - Se former, étudier
- - Faire son CD démo
- - Protéger ses oeuvres
- - La musique source
- - Le Temp-Track
- - Les traumatismes auditifs
- - Contacter les producteurs
- - Coup de déprime
- - Le pote musicos
- - Un annuaire pour les musiciens
- - Orchestres spécialisés
- - L'audiodescription
- - Témoignage de JJ Annaud
- - Le Sound Design
- - Limites des banques de sons
- - Avoir le trac en public
- - Le film institutionnel
- - 7 interviews de compositeurs
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La musique de film et les couleurs modales : créer des atmosphères musicales avec les 7 modes de l'échelle diatonique.
Par Tanguy - Tags
Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)
L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :
Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).
1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.
Superman (John Williams) :
Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)
2) MODE DE RE
Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.
La Toison douce (Tanguy Follio) :
L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.
3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.
Gladiator (Hans Zimmer) :
Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .
4) MODE DE FA
En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.
Jumanji (James Horner) :
Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.
5) MODE DE SOL
En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.
The Full Monty (David Lindup) :
Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.
6) MODE DE LA
En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.
36 quai des orfèvres (Erwann Kermorvant) :
C'est la gamme mineure naturelle, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)
7) MODE DE SI
En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.
Gamme :
C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....
J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).
Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).
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