Un son imagé.
Des images sonores.
Loin des sons assenés,
Des chansons ressassées.
PL2U donne un Sens au Son.
Donner un sens au sens, au son, à la création, à l’art
pour qu’il change le Monde dans le bon sens, c’est....
Préserver
l’essentiel comme notre planète Terre.
Placer la connaissance de la Nature et de l’Esprit comme priorités.
Sauver ce qui est nécessaire.
Avancer
Innover dans le respect de soi-même et de l’autre en refusant l’établi et le périmé.
Relier le Monde dans l’Esprit au dessus des religions et dans le respect de toutes.
Servir
non pas l’idée d’un seul pour lui même mais l’Esprit de tous.
Servir ceux qui servent...
Servir le Vivant pour le plus grand bien du plus grand nombre.
Par mon art et mon engagement, c’est le PAS
que j’ai décidé de faire pour changer ce qui ne va pas.
Et pour cela, ensemble, dans la mesure du possible, faire autrement.
Différent. Dès maintenant.
Thèmes abordés : Le lumineux Destin de Benjamin Kliptock, Prix Excellence Improvisation Paris 1989, Agrégation Musique 2006, Johannes Sebastien BACH, Pink Floyd, Supertramp, La musique hindoustani du Nord de l'Inde. Tags
Hervé GILLES compose et orchestre depuis les années 80. D'abord au sein d'un groupe de rock progressif, il est remarqué par le compositeur Gabriel Yared, séduit par l'originalité de ses harmonies.
Il compose ensuite aussi bien des chansons que des formes classiques notamment pour des solistes (sonates pour piano, violon...). Il est soutenu par des compositeurs comme Didier Vasseur, Eric Demarsan ou Jean-Marie Sénia. Une dizaine d'oeuvres pour flûte sont éditées à partir de 2000.
En 2006 dans le cadre d'un grand spectacle subventionné par le Conseil Général du Maine et Loire, lui est commandée une oeuvre pour grand ensemble de clarinettes, marimba, percussions, piano : Chameleon Suite. La même année dans le cadre du trentenaire de la mort du compositeur François de Roubaix, il est engagé pour réaliser 5 suites (arrangments à partir de Bof) qui seront données par l'orchestre cinématographique de Paris. Thèmes abordés : Orchestrateur sur le spectacle 'Journal de Bord' Musiques de François de Roubaix (Divan du monde. Paris 2006), Réalisation d'un opéra en 3 actes 'La Révolution de Pénélope' 1995, Chameleon Suite, commande pour un spectacle 'La musicale expérience' (Théâtre Chanzy. Angers 2006), Edité chez Croquenotes-Flutorama, Conservatoire d'Angers, Médaille d'harmonie , Diplôme de solfège, Diplôme d'arrangeur délivré par la SACEM, Chopin, Bach, Vivaldi, César Franck, Ravel, Kurt Weill , Chostakovitch, Tony Banks, Henri Mancini, Miklos Rosza , Alfred Newman, Laurence Rosenthal, François de Roubaix, , Fiorenzo Carpi, Jan Hammer. Tags Catégorie > Annuaire Orchestrateur > Annuaire Compositeur Orchestrateur
Site web du compositeur belge Olivier Bilquin, musique de film, long métrage, court métrage, documentaire, théâtre, spectacle, arrangements pour choeur, orchestre, corporate... Tags
Musiques de film - long métrage 2006 : 'Cowboy' réalisé par Benoît Mariage, arrangement chœur.
2003 : 'l’autre' réalisé par Benoît Mariage, musique originale.
Nomination Prix Joseph Plateau 2003, catégorie meilleur compositeur belge
Musiques de film - court métrage/documentaire 2010 : 'Clandestins', réalisé par Cassandre Warnauts, musique originale. 'De brut en blanc', réalisé par François Virzi, musique originale.
2009 : 'Stalag' réalisé par Cassandre Warnauts, musique originale. 'Les chevaliers du ciel' réalisé par Alexandra Mathelot, musique originale.
2008 : 'Frontières' réalisé par Cassandre Warnauts, musique originale.
2006 : 'Jeu de Dame' réalisé par Christophe Hermans, musique originale
Musiques de scène - théâtre 2010
•Maital’Eau 2010, mise en scène (m.e.s.) Michel Van Loo
2009
•Childeric, m.e.s. Giuseppe Lonobile,2008
•Mai’tallurgie 2008, m.e.s. Michel Van Loo
2006
•Push up, m.e.s. Jean-Michel Vanden Eeyden
2005
•La nuit des assassins, m.e.s. Giuseppe Lonobile
•Stone, m.e.s. Jean-Michel Vanden Eeyden
•Au Jardin, m.e.s. Charlotte Fallon
•Elle disait dormir pour mourir, m.e.s. Thierry Robrechts
2004
•Fracasse, m.e.s. Freddy Bada
2003
•Le Roi Cerf, m.e.s. Freddy Bada
2002
•Les Caprices de Marianne, m.e.s. Freddy Bada
•Geppetto, m.e.s. et Yves Coumans
2001
•Une Nuit de Février, m.e.s. Christiane Guirten
L'envie de créer des rencontres entre les styles, les sonorités, les langages...
Contact : Olivier Bilquin Rue des Houillères 1 5300 Seilles Belgique tél : +32496514851
Thèmes abordés : Compositeur long métrage, Musique cinéma, Musique spectacle, Bande originale pour la scène, Arrangement pour orchestre, Arrangement pour choeurs, Direction de choeurs.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Edition de formats (partitions) conformes au dépôt à la SACEM.
Transcription à partir de fichiers audio (cd, mp3,..) ou de manuscrits. Tags
Relevé et édition piano/chant C'est sous cette forme que les partitions doivent être déposées à la SACEM.
Ligne de chant avec paroles, harmonisation piano, paroles complètes en fin de partition.
Envoi de la commande L'envoi de votre commande est possible sous deux formats :
- Envoi au format digital (PDF)
- Envoi sur papier (impression A3, A4 haute qualité)
Publication des oeuvres PianoDots est également une plateforme de vente en ligne de partitions, ce qui pour les éditeurs qui le souhaitent, peut assurer leur obligation de publication.
Tarifs Contactez nous afin de nous faire part de votre projet et de vos besoins, nous vous enverrons un devis gratuitement et dans les meilleurs délais.
Contact Edition musicale PianoDots
info@pianodots.com
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Edition musicale PianoDots
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Contact : PianoDots 19 Bis route du Junca 33250 SAINT SAUVEUR FRANCE tél : 0678943393
Thèmes abordés : Partition pour dépôt SACEM, Sous quelle forme déposer les oeuvres à la SACEM ?, Partition piano chant pour déclarer une chanson à la SACEM, Copiste, Partitions en ligne, Vente de partitions.Catégorie > Annuaire Copiste
L'asso Woodie est un lieu de création, d’échanges et de ressources pour les pratiques artistiques et les Musiques Actuelles.
Située sur la commune de Daux (15 minutes de Toulouse nord, à 10 min de Blagnac), elle propose:
* 8 SALLES DE RÉPÉTITIONS en résidence uniquement (tarif au mois).
* Un STUDIO D'ENREGISTREMENT (numérique pro tool & analogique Tascam)
Tarifs dégressifs des le 5éme jour. Techniciens son à l'écoute.
* STUDIO MOBILE, enregistrement nomade (Live, album, chorales,...)
* Zone détente, frigo, micro ondes... Parking. Tags
Studio de répétition • 5 studios de 15m².
• 1 studio1 de 20m².
• 2 studios de 24m².
Accès 24h/24, 7j/7, toute l'année.
Studios neufs, insonorisés & sécurisés.
Partagez votre studio avec d'autres groupes pour réduire les frais.
Nos salles de répétition ont été pensées comme lieux de résidence pour les groupes et les musiciens locaux (toutes formations, tous styles, tous niveaux).
Services et tarifs au mois uniquement (pas de repet à l'heure).
Une zone détente est prévue pour vos pauses. Commerces proches (Tabac, épicerie,...).
Studio d'enregistrement L'enregistrement de maquette et d'album :
Enregistrement instrument par instrument, semi-live (et même live dans votre studio de répétition) avec des techniciens sons à votre écoute et des tarifs vraiment associatifs.
Suivi de la prise de son, jusqu'au mixage final.
L'enregistrement Nomade :
Graver sur CD vos prestations scéniques ou enregistrer votre démo "à la maison" en profitant d'un cadre familier, ou d'une acoustique particuliére: - chorales, en concert ou en répétition. - artistes ou groupes, en répétition, en résidence, ou en concert (tous styles)
Mixage en studio - Mastering en collaboration.
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Stages Mac G4 - Pro Tools 6.4 (32 pistes).
Séquenceur logiciel studio. Les plugs. Le mixage.
Micros Neumann, Shure, Sennheiser, Oktava, Melodium Vintage...
Les différentes spécificité, la prise de son.
Mix numérique Yamaha 03D.
Mix analogique Studiomaster P7 16/8/2.
Pré-amplis TLA et Tranche de console Mindprint Envoice.
Le routing, les utilisations. Le mixage analogique.
DBX DDP.
Les processeurs de dynamique hardwares.
Effets hardware, reverb, delai, filtres analogiques...
La mise en oeuvre, la programmation.
Akai Mpc 2000xl.
Sampleur Séquenceur hardware. Le sampling.
Korg M1 & Yamaha CS6x.
Le midi.
Stages MAO Cette section comprend une initiation/perfectionnement aux principes de la M.A.O , mais aussi aux notions de l'enregistrement en studio. - Initiation/perfectionnement Pro Tools 6.4. Les plugs, le midi. - Etude et utilisation des outils de prise de son et de traitement sonore. - Mise en situation d'une session d'enregistrement. Les arrangements en studio. - Le mixage analogique et sur station audio-numérique (DAW).
L'association L’association loi 1901 Woodie est née en décembre 2004 et s’est donnée pour objectifs :
- la création de lieux de répétitions adaptés, aux musiques amplifiées et aux formations désireuses de répéter régulièrement et à leurs rythmes.
- l'animation d’un studio d’enregistrement, d'actions de sensibilisation et d’initiation aux métiers du son et aux techniques musicales et artistiques.
- la mise en place d’un réseau d’échange.
- la création et l'accompagnement de projets « sociaux culturels ».
Depuis mai 2005 l’association est locataire d’un local à Daux (31).
Contact : Asso Woodie Ch de guerguy 31700 Toulouse / Daux France tél : 0699608495
Notre Home Studio professionnel est entièrement équipé de matériel analogique et vous accueille pour tous types de prestations :
- Enregistrements
- Répétitions
- Mixage
- Pré-maquettage / maquettage
- Etc....
Le studio est entièrement aménagé, situé dans un cadre agréable, avec cuisine à disposition.
N'hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire. Thèmes abordés : Artiste Naosol : enregistrement et mixage du premier album, Artiste Idiosyncrazy : enregistrement et mixage d'un EP, Artiste Sheraff : enregistrement et arrangements, Musique Rock , Musique Folk, Musique Hip-hop, Musique Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Le Studio d’enregistrement se situe à Paris en plein coeur du 10e arrondissement. Sa surface totale est de 17 m2 avec une cabine insonorisée de 8 m2 ( capacité max 4 comédiens ). Ce studio d’enregistrement est idéal pour enregistrer du chant, des voix off , pour le mixage audio de film documentaire, de publicité ou bien pour réaliser une maquette musique…
RC Productions
www.studio-enregistrement-paris.com
studio d’enregistrement paris 10e
mixage audio professionnel
captation et montage video
+ 33 6 03 87 02 50
http://www.studio-enregistrement-paris.com Tags
Studio d'enregistrement Le Studio d’enregistrement se situe à Paris en plein coeur du 10e arrondissement. Sa surface totale est de 17 m2 avec une cabine insonorisée de 8 m2 ( capacité max 4 comédiens ). Ce studio d’enregistrement est idéal pour enregistrer du chant, des voix off , pour le mixage audio de film documentaire, de publicité ou bien pour réaliser une maquette musique…
RC Productions
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Realisation video Grace à son équipe de cadreurs, monteurs professionnels, son studio video et son matériel haut de gamme dernière génération, RC Productions se charge de la réalisation de votre film institutionnel ou de votre vidéo événementiel.
Nous vous assurons une prestation de qualité conforme à votre image et à vos désirs. Nous vous apportons des solutions dans les domaine de la communication, du marketing ou de relais d’informations.
Voix off RC Productions dispose d’un catalogue de comédiens voix-off en langue française et étrangères.
Pour vos projets audio ou vidéo. RC Productions assure un casting comédien correspondant à la nature de votre projet.
Production musicale Le Studio d’enregistrement se situe à Paris en plein coeur du 10e arrondissement. Sa surface totale est de 17 m2 avec une cabine insonorisée de 8 m2 ( capacité max 4 comédiens ). Ce studio d’enregistrement est idéal pour enregistrer du chant, des voix off , pour le mixage audio de film documentaire, de publicité ou bien pour réaliser une maquette musique…
RC Productions
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Mixage audio professionnel Mixage audio professionnel
studio d’enregistrement paris 10e
mixage audio professionnel
captation et montage video
+ 33 6 03 87 02 50
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Contact : RC PRODUCTIONS 68 rue d'Hauteville 75018 PARIS PARIS tél : 0603870250
Thèmes abordés : Studio Music Paris, Studio d'enregistrement, Production musicale, Réalisation film institutionnel, Film d'entreprise, Création film corporate, Comédien voix-off, Enregistrement narrateur, Doublage voix, Création musicale, Studio composition album, Habillage musique, Mixage professionnel, Prise de son.Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
A l'origine du projet MUSIQUES EN BOITES, Pierre Doursout (saxophoniste) et Matthias Muracciole (pianiste) conçoivent et réalisent des musiques pour tous types de supports audio et vidéo.
La conception et réalisation musicale comprend la composition originale, les arrangements, les orchestrations, la réalisation des maquettes et l'édition des partitions.
Pour réaliser des musiques de qualité optimale, l'équipe de MUSIQUES EN BOITE travaille en collaboration avec des musiciens professionnels !
Thèmes abordés : Bande son du documentaire 'Allez le stade', Diplôme de Formation Supérieure (DFS) en musique, Etudes au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris, Musique classique, Musique Jazz, Variété, Chanson française. Tags Catégorie > Annuaire Orchestrateur
Compositeurs spécialisés dans la musique électro, funk, RnB, raggadancehall, reaggeaton, hip-hop, pop etc. Nous travaillons à la commande. Il vous suffit de nous donner vos ressentis ou références à un album et nous faisons le travail...
Nous avons déjà collaboré avec plusieurs artistes pour des courts métrages et des projets institutionnels Thèmes abordés : Plusieurs bandes originales de courts mérages, Plusieurs musiques de films institutionnels, R-n-B, Hip-hop, Raggadancehall, Reaggeaton. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Design sonore
Blog Musique où on peut écouter mes instrus.
Des prods faites par moi même Moons.
Dans mes compositions d'instrus vous pourrez y retrouver toutes sortes d'ambiances.
Allez écouter et vous faire votre prepre avis. Tags
BLOG d'instrus Dans ce blog j'expose mes instrus que je produis moi même.
Les instrus que je mets en écoute dure au moins 3 minutes 30s (la durée d'une chanson) cela peut permettre au rappeur amateur ou confirmé de s'entraîné à poser leur textes sur ces instrus.
Influences et inspirations musicales Les instrus que je compose sont essantiellement destinés pour le rap.
Le rap est le genre musical que j'écoute depuis mon plus jeune âge.
Passionné de cette musique seulement à l'écoute,
depuis un an je me suis mis à composer.
Le son que produisent certains producteurs américains comme ( "Timbaland", "Dr Dre"...) ou français ("Scalp", "Big Nas ou Canardo...) m'ont donné envie de faire des instrus.
Matériel utilisé pour mes compositions Au départ j'ai commencé à apprendre à utiliser le logiciel Fruity loops, ensuite j'ai commencer l'utiliser pour faire des petits "beat" juste avec la souris de l'ordinateur, aprés je me suis procuré un clavier maître de marque Akaï mpk49
avec lequel je compose toutes mes prods.
Styles des prods Dans les prods que je fais on peut y retrouver plusieurs ambiances, des instrus "calme", "sombre" ; puis des instrus "dirty south", "club" ; puis on peut retrouver aussi des instrus avec une sonorité un peu orientale...
Les instruments que j'utilise Niveau instrument réel j'aime beaucoup le violon, le piano, la bass bass, la caisse clair, la trompette, la flute.
En ce qui concerne les instruments "fictif" j'utilise des vst...
Contact : Moons94 prod 214 avenue de la division leclerc tour n°2 94190 Villeneuve Saint Georges France tél : 0613312482
Compositeur et sounddesigner, je produis depuis 2007 de petits habillages sonores destinés aux divers domaines de la vidéos, de la pubilicité, du jeux vidéos et de l'évènementiel. Tags
Créations pour différents supports : Je produis des habillages sonores ou musicaux, ambiances et compositions; correspondants à vos besoins et à votre cahier des charges, que ce soit pour une publicité, un jeux vidéo, un site web ou autres.
Mon expérience : Depuis 2007 j'ai travaillé avec plusieurs structures me permettant d'évoluer sur les différents aspects du son à l'image.
Vous pouvez retrouver la plupart de mes procuctions sur mon blog, mon myspace et mon site.
Un travail en partenariat : Je vous propose autant de pré-écoutes que nécessaire pour vous apporter un maximum de visibilité sur le projet et reste attentif à toutes vos suggestions.
Quelques exemples : - Pour le studio AltShift :
Thème de ".Ascend" (jeu Iphone)
Bande-annonce du projet "Besyde"
Accompagnements du reportage sur leur passage à l'E3.
- Pour les librairies SAURAMPS :
Habillage musical des interventions de James ELLROY, Florence AUBENAS et Lilian THURAM.
- Publicités :
Pour la marque japonaise SOUTHER.
Pour "TED BUNDY" de DOBBS et VITTI aux éditions SOLEIL.
- Musique d'un Film de commande pour le cabinet d'architecture Brullman et Crochon Associés, réalisé par le studio ARTCAM
- Bande originale du documentaire "L'apprenti mangaka" réalisé par Manuel DEILLER.
Mes services : Si vos besoins vont du sounddesign et de l'habillage sonore d'un média jusqu'à l' accompagnement complet du projet, je pense pouvoir répondre à votre demande.
Contact : Des notes et du bruit 8 rue de la paix 34430 St jean de vedas France tél : 0683395403
Nicolas Braconnier est un artiste qui compose dans de nombreux styles. Il travaille actuellement sur un album solo orienté pop/rock, mais j'aimerais m'attarder sur quelques musiques dont il a le secret, dans un registre symphonique.
Je pense notamment à son travail sur "Patriange" (en tant que compositeur, orchestrateur, mais aussi chef d'orchestre). Il s'agit d'une très belle musique, mélancolique avec une légère touche d'espoir. C'est une pièce écrite en mémoire d'une jeune maman, assassinée "au hasard", dans la rue par un déséquilibré... L'oeuvre est interprétée par l'orchestre symphonique de Montivilliers (près du Havre) : le résultat donne quelque chose d'intime, pudique, avec de la retenue, sans éclat inutile.
Il y a aussi une particularité en rapport avec ce blog : Nicolas est aveugle de naissance. Et, pour reprendre ce que j'écris dans le billet musique et déficience visuelle, cela ne l'a pas empêché de composer brillamment la musique d'un long métrage (« Owen GEAR »réalisé par Jean-Pierre BENARD).
J'y ai découvert également d'autres compositions orchestrales, produites sur ordinateur.
Une bonne surprise, car les thèmes ont de la personnalité. Je retiens particulièrement le "Gabriel's Love Theme" dont la légèreté et l'envol me rappellent par moments l'ouverture d'un grand film (je ne dis pas lequel mais la BO est signée Alan Silvestri...)
- Un sociétaire professionnel est un membre de la SACEM qui possède 16 voix (à la place d'une seule) lorsqu'il vote aux assemblées générales.
En outre, il peut se présenter comme candidat (1 an après avoir été nominé) pour faire partie de la commission des programmes ou de la commission des comptes.
Il peut, comme auparavant, se présenter à toute commission réglementaire ainsi qu'à la commission du code de la propriété intellectuelle.
- Le sociétaire définitif dispose des mêmes atouts (16 voix, commissions statutaires etc...) que le sociétaire pro. En plus, il peut se faire élire (un an après sa nomination) pour devenir administrateur au conseil d'administration de la SACEM.
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire professionnel ?
Les critères dépendent uniquement du talent des revenus issus des droits SACEM.
Par exemple, pour 2009, Il fallait avoir atteint (ou dépassé) en droit SACEM les sommes ci-dessous, au moins sur 3 des quatre années précédentes :
2005 : 14 080 €
2006 : 14 242 €
2007 : 14 499 €
2008 : 14 752 €
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire définitif ?
Idem, en 2009, il fallait atteindre ou dépasser les seuil de droits SACEM ci-dessous au cours de trois des 4 dernières années :
2005 : 28 160 €
2006 : 28 484 €
2007 : 28 998 €
2008 : 29 504 €
Outre l'aspect privilège (les 16 voix, l'éligibilité...), faire partie des sociétaires professionnels ou définitifs permet aussi de se positionner en tant qu'artiste reconnu par ses pairs. La reconnaissance de toute la profession (éditeurs, majors, producteurs, réalisateurs) étant un atout supplémentaire pour prolonger sa carrière.
Note : ces chiffres concernent les auteurs, compositeurs et auteurs-réalisateurs. Les éditeurs doivent tripler ces revenus !
Grâce à l'intervention de Laurent Petitgirard (ancien Président du conseil d'administration), les barèmes ont baissé depuis quelques années, permettant un accès plus rapide aux qualités de sociétaires professionnels et définitifs. Compte tenu de la crise économique qui touche le monde artistique, ces nouveaux barèmes auront, je pense, permis de conserver une liste annuelle de nouveaux promus comptant quelques centaines de sociétaires (et pas juste une dizaine).
Pour info : en ce qui concerne les compositeurs, la promotion 2009 dénombre 122 nouveaux sociétaires professionnels (dont mon ami Bernhard Elsner) et 64 sociétaires définitifs (dont Philippe Rombi et John Debney).
Bien entendu, avant de prétendre à cette nomination, il faut déjà être inscrit à la SACEM comme sociétaire normal : procéder à l'inscription SACEM
C'était en novembre 2006 il me semble.
Le réalisateur Stéphane Berla m'a contacté pour mettre en musique une animation flash.
L'équipe de production souhaitait réaliser un film interactif en images de synthèse (sur la sensibilisation des jeunes au problème des retraites), à la manière de "Retour vers le futur" que tout le monde connait ;-)
Donc, côté musique, le pastiche était aussi de la partie !
Le Hic, c'est que le thème de Back To The Future est tout simplement "unique" (en plus d'être génial).
Voici un extrait du fameux thème (pour les ignares) :
(Notez au passage la harpe tout à la fin qui utilise les 9 notes décrites dans mon billet précédent).
Pour mon imitation, je me suis dit que si je reprenais le motif du début, genre Sol3-Do2-Fa#3, ce serait trop proche de l'original. Mais si je m'orientais vers un thème avec d'autres notes, ce serait trop difficile de faire un clin d'œil. Alors je me suis basé uniquement sur les 2 premières notes et non pas les 3 pour définir un point de départ. Ensuite, j'ai essayé d'imiter la structure, la dynamique et l'orchestration originelle pour avoir une musique complètement pastichée (j'avoue que l'accompagnement aux trombones est allègrement plagié) :
A noter que la section de trompettes qui joue la mélodie provient de Synful. J'adoooore ce son de trompettes.
Interpréter une œuvre musicale en live, jouer du piano devant une assemblée... je le fais parfois, avec un plaisir gâché par la peur.
Rarement j'ai joué un morceau sans fautes. L'appréhension du direct m'a toujours déstabilisé. Le jugement immédiat des personnes en face de moi m'empêche systématiquement d'obtenir les mêmes performances qu'à l'entrainement. C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de me tourner vers la musique de film, une alternative à l'angoisse de la scène...
Il y a 10-15 ans, je lisais une citation (dans Keyboard Magazine) d'un compositeur de musique de film très connu qui disait quelque chose comme ça :"Merci à l'arrivée de l'informatique musicale qui me permet enfin de présenter des maquettes raisonnables au réalisateur, moi qui interprète si mal mes thèmes au piano quand j'ai quelqu'un derrière mon épaule..."
Et c'est vrai que lorsque les gens arrivent dans une salle de cinéma et découvrent la BO, les musiques sont déjà dans la boite : composées, enregistrées, mixées... la pression est moindre, le gros du travail étant derrière. (Il reste juste la question de savoir si les amateurs de bandes originales vont apprécier la partition ou pas).
Quoiqu'il en soit, j'admire certains de mes collègues capables à la fois de composer des chefs d'œuvre dans leur coin, et d'être au piano sur scène comme des poissons dans l'eau. Mais bon, à défaut d'être doué pour la musique vivante, le show ou l'impro.... j'apprécie de composer tranquillement sur des images, à l'abri des regards, puis de faire écouter une œuvre enregistrée en espérant surprendre mon auditoire.
J'ai par ailleurs repéré quelques avantages liés à la composition de musique de film :
Déjà, je participe au processus de création d'un film, en tant que "spécialiste" au sein d'une équipe
Je peux faire autant de canards que je veux, je corrigerai les erreurs à la souris ensuite
Je peux interrompre un morceau quand je le souhaite, pour y apporter des améliorations
Je peux diriger un orchestre symphonique sans avoir passé le diplôme de chef d'orchestre (qui est super balaise)
Je peux manger ou me gratter le nez tout en jouant de la musique (pas classe, mais plus facile à faire que sur scène).
Je peux être opérationnel même avec le bras dans le plâtre.
Je suis moins embêté par les paparazzi ou les fans que mes collègues du disque.
Et puis tenez, dans le show-bizz, la vie d'une chanson dépend souvent du bon vouloir du public, soit des centaines (voire des milliers) de personnes ...
Tandis que pour nous, c'est simple : une fois validée par le réalisateur, le producteur, la femme du producteur, le directeur de la chaine, la nièce du superviseur musical et le voisin de palier du caméraman, on peut considérer une musique comme acquise !
Enfin, pour en revenir à notre sujet (le trac, la timidité, l'angoisse...face à l'assistance) voici une petite anecdote issue de mon service militaire :
Je garderai toujours en souvenir la soirée de dissolution du 71 RG de Oissel (en 1997), au cours de laquelle j'ai dû avancer seul sur la grande Place d'Armes et jouer au clairon la sonnerie aux morts devant 3000 personnes (dont Mr Fabius). Le capitaine de la musique me refila un super tuyau pour gérer mon stress : "Follio, quand tu seras face à la foule, tu n'auras qu'à les imaginer tous à poil"... ce que je fis.
C'est donc en supposant les Généraux et quelques personnalités politiques dans leur plus simple appareil que je fus amené à jouer les notes les plus solennelles du registre militaire. Un remède de fortune que je garde sous le coude chaque fois que je suis amené à me présenter en public. Qui sait à quoi je penserai lorsque je recevrai mon Oscar, bafouillant, sourire au coin des lèvres...
On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
Mais qu'en est-il de l'orchestration ?
J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :
Une orchestration déficiente :
Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :
Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).
Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.
Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.
Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.
Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).
Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.
Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.
Imprécision du caractère.
Une orchestration de qualité :
Une bonne orchestration doit :
Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.
Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.
Renforcer le phrasé.
Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.
Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».
Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.
Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?
Voici la procédure : :
1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.
Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.
Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.
Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.
La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.
Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.
La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).
Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).
Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.
Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex
2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :
Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.
A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.
Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.
Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.
Alan Silvestri (Back To The Future, Forrest Gump, Van Hesling)
Fraicheur, légèreté, thèmes offensifs, mélodies romantiques : il y a chez Alan Silvestri tout ce que je préfère, et tout ce que j'aime faire, dans la musique de film.
Quand j'écoute ses oeuvres, j'ai toujours ce sentiment de "comprendre" ses orientations artistiques, ses choix d'orchestration. Evidement, cette familiarité ne fait pas de moi un paire (et encore moins son égal), d'autant plus qu'à chaque nouvelle BO, il y a toujours une idée originale qui me surprend. Disons qu'il crée un univers musical et des ambiances spécifiques qui correspondent à 100 % à mon tempérament, mon sentiment sur la musique pour l'image.
On a tous un maître à qui on aimerait ressembler. Moi, c'est cet homme là...
Danny Elfman (L'étrange Noël de Mr Jack, Batman, Charlie et la Chocolaterie)
L'homme qui crée les ambiances singulières des films de Tim Burton, les génériques TV déjantés (The Simpsons, Desperate Houswives). Sa collaboration avec son orchestrateur Steve Bartek donne un résultat unique. Quel jeune compositeur n'a jamais essayé d'imiter une ambiance cinéma à la manière de Edouard aux mains d'argent ? mélange de fantastique et de féérique. Ce qui m'influence le plus chez Danny Elfman, ce sont les transitions d'accords qu'on ne peut pas toujours deviner. Ce sont aussi toutes ces rythmiques jouées par des cordes ou des bois mélangés à des percussions (accoustiques et synthétiques) comme ce qu'on entend dans l'intro du Main Title de Spiderman. L'écriture n'est pas celle d'un John Williams, mais ses leitmotifs rythmiques et ses orchestrations de second et troisième plan me fascinent (l'utilisation des harpes, aussi). Ecoutez bien les accompagnements situés juste en dessous de chacun de ses grands thèmes mémorables !
Sergei Prokofiev (Roméo et Juliette, Pierre et le loup, Ivan le terrible)
J'ai découvert l'Oeuvre de Prokofiev tardivement dans mon cursus.
Je ne connais pas de musique classique plus narrative, hormis certains grands classiques "composés pour" (Le Carnaval des Animaux de Camille Saint Saëns / Les Planètes de Holst).
Prokofiev, c'est là aussi un style unique. Pour l'instant les oeuvres des grands génies tels que Mozart ou Stravinsky me plaisent beaucoup, sans véritablement me toucher en plein coeur.
A l'inverse, beaucoup de musiques de Prokofiev (pas toutes) me boulversent. Un peu comme pour la musique d'Alan Silvestri, il y a comme des atomes crochus que je ne peux pas bien définir. Un style qui flatte mes oreilles et qui m'inspire, tout simplement. Mon ami Bernhard Elsner, qui est beaucoup plus calé que moi en musique classique me soutient que Sergei Prokofiev a largement influencé un bon nombre de compositeurs hollywoodiens, et plus précisément .... Danny Elfman.