Album INDIAN PROPHECY


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  • François Castello, compositeur


    François Castello, compositeurFrançois Castello - Compositeur de musique de films et de spectacles.
    Ce site présente les réalisations de François Castello : musique de films, de marques ou encore de spectacles. Tags

    Les débuts...
    François Castello entame son parcours par une formation musicale classique : il entre au Conservatoire National supérieur de Musique de Paris à 20 ans où il obtient un premier prix d’harmonie, un premier prix de fugue, et un premier prix d’orchestration. Il complète ce cursus au Berklee College of Music de Boston, où il suit les cours de « Film scoring » avec Dennis Grillo, arrangeur de Lalo Shifrin.

    Composition de bandes originales de films
    Après avoir enseigné l'écriture musicale à l'Ecole normale, à la Scola Cantorum et au Conservatoire de Neuilly, François Castello s’oriente progressivement vers la musique de films en composant de nombreuses bandes originales.
    En 2002, il travaille avec Stanley Clarke pour les musiques du film “The Transporter” de Louis Leterrier. En 2003, il signe la musique originale du long-métrage “Lovely Rita“ de Stéphane Clavier.

    ...de séries TV
    Il compose ensuite pour des films et séries TV dont notamment « Merci les enfants vont bien » produite par DEMD pour M6 et réalisée par Stéphane Clavier qui obtient successivement le grand prix du public au festival de la fiction de La Rochelle en 2007 et le Grand prix de la série au festival de la fiction de Luchon en 2008.
    Il collabore avec de nombreux réalisateurs dont Stéphane Clavier, Thierry Binisti, Olivier Guignard et Etienne Dahene, Vincent Monnet, Jean-Marc Rudnicki, Williams Crépin, Eric Summer, Anne Deluz…

    Composition - comédie musicale
    Par ailleurs, il travaille pour la scène avec Alfredo Arias dans sa revue « Fou des Folies » aux folies bergères puis quelques années plus tard, compose et réalise avec Dove Attia l’ouverture et les musiques live de la comédie musicale « le Roi Soleil ».

    Composition - Mozart l'opéra Rock
    Passionné par la musique de Mozart dans laquelle il s’est spécialisé au Conservatoire, il adapte les plus belles œuvres du compositeur pour «Mozart l’Opéra Rock » et compose avec Dove Attia les musiques originales de scène et de ballet.

    François Castello, compositeur


    Contact :
    François Castello
    15 rue Parmentier
    92400 Courbevoie
    France
    tél : 01 47 88 92 42

    Thèmes abordés : Compositeur classique, Compositeur conservatoire, Prix d'orchestration, Compositeur de musique de film, Compositeur cinéma, Bande originale du film, Compositeur TV, Musique série TV, Musique téléfilm, Musique spectacle, Compositeur comédie musicale, Musique Le Roi Soleil, Musique opéra rock, Musique comédie musicale Mozart.Catégorie > Annuaire Compositeur



> Voir aussi : Album CD | Album | Influencé par la musique répétitive (Steve Reich) | Partitions pour Violon | Benoit Pimont |
Les posts du Blog :

     Epica, The Classical Conspiracy

    Par Tanguy, Divertissement - Tags


    Allez, pour faire plaisir à Damien, voici une autre version de Pirates des Caraïbes. La partie symphonique y est toujours très présente, mais elle soutenue par une formation rock (Epica, groupe métal symphonique néerlandais). Un grand merci à Goulven pour le tuyau !



    Ce morceau provient de l'album The classical Conspiracy, double CD enregistré au cours d'un live en Hongrie (juin 2008), avec sur scène le groupe Epica accompagné d'un orchestre de 40 musiciens et de 30 choristes.

    On y trouve des reprises de musiques classiques et de bandes originales (Danny Elfman, John Williams) :



    Lire un article similaire (NightWish)




     Le Renard et l'Enfant : la bande originale que j'écoute en ce moment.

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Je suis allé voir le film en décembre avec l'une de mes filles et je dois dire que j'ai trouvé les images et la musique vraiment très belles ! J'étais d'autant plus excité que je savais qu'une partie de la BO était écrite par David Reyes (une vieille connaissance du forum de www.traxzone.com, hein dreyes ?).

    Il y a 2 jours, des amis m'ont offert le double CD (BO + l'histoire racontée). Depuis, je savoure les morceaux 1 à 1 à tête reposée, et je ne suis pas déçu.

    Le Renard et L'Enfant


    Je découvre le travail d'Alice Lewis et de Evgueni Galperine qui me plaît tout autant. Vraiment, cet album nous offre un beau voyage, avec une BO légère et rafraichissante. A écouter dans le calme, au coin du feu ou sur sa terrasse quand viendront les beaux jours...




     Parolier parolière pour produire un single ou un album

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Vous êtes compositeur ou réalisateur de disques, ou tout simplement un chanteur (chanteuse) à la recherche d'une équipe pour créer un album, je connais 2 sites de paroliers qui méritent votre attention.

    1) Les mots muets (par Carine) :

    J'aime beaucoup ! Carine trouve les mots justes pour décrire les humeurs, les envies, l'amour, la mort, les petits plaisirs (ou tracas) de la vie... Des thèmes souvent abordés, c'est sûr, mais ici il y a ce côté humain à la fois fragile et rassurant qui nous est familier et qui donne envie d'en lire toujours plus. Des textes frais, colorés, imagés, tantôt durs ou graves, tantôt enfantins ou légers. Bref, des paroles de chansons qui n'ont rien à envier à la nouvelle scène française. Une parolière qui mérite allègrement d'être entourée par un staff musical (compositeur, arrangeur, producteur, label...) digne de ce nom ;-) Visiter le site

    2) Seroan :

    Idem pour cet artiste qui écrit des textes très justes sur la société, l'être humain et tout ce qui en découle. ça sonne vrai, c'est limpide, et là encore ça nous ressemble. Seroan a de l'expérience dans la production musicale. Il écrit pour lui-même (auteur compositeur interprète) et pour les autres. Visiter le Myspace de Seroan


    Quelques références :

    Olivia :
    "On part" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)
    "Un sens à ma vie" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)

    Amel Wahby :
    "Ensemble" (Seroan/Jeff Bourassin & Pancho Abaldonato)

    Stéphane Bertheau :
    "Les craques" (Seroan)


    Il va de soit que ces 2 auteurs produisent des textes parfaitement adaptés au format chanson (durée, rimes, structure couplet refrain, nombre de pieds identiques etc...) favorisant une collaboration sérieuse avec des compositeurs en recherche de paroles.




     Un extrait de Ghost Love Score (du groupe Nightwish) qui me tient particulièrement à coeur

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Toujours dans la continuité du billet précédent, je ne résiste pas à la tentation de présenter un court extrait d'une musique de Nightwish. Un passage qui me plait particulièrement pour son aspect percutant, mêlant une voix lyrique et des chœurs à l'orchestre metal et l'orchestre symphonique (peut-être le LSO mais je ne suis pas sûr). Le mixage est impeccable. Exceptionnellement, je vous incite à monter le son et déchirer vos enceintes...

    Ghost Love Score (extract) :


    Notez au passage ce côté guerrier et grandiose en rythme ternaire qui n'est pas sans rappeler la BO de Gladiator (Hans Zimmer)

    Gladiator (extract) :


    Version intégrale du morceau (en live) :



    Sur scène, on constate l'absence de l'orchestre symphonique et des chœurs. Toute la partie philharmonique est probablement pré-enregistrée (un tel réalisme orchestral ne peut être interprété note par note par l'unique clavieriste du groupe), tout comme les secondes voix lyriques.




     Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

    Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

    "Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

    Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

    Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

    Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

    Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

    Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

    1) Mélanger les couleurs sonores :

    C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

    Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

    Valse des mariés (Tanguy Follio) :


    Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

    - Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
    - Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
    - Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
    - Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
    - Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
    - J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
    - C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

    Et ainsi de suite....
    Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

    Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

    Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


    2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

    Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

    Articule !!!

    Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

    De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

    Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

    Début de The Raider's March (John Williams) :



    Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

    - D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

    - Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

    Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
    Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



    - Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

    C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

    Variation du controleur midi expression dans Reaper
    Variation du contrôleur Expression


    - 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

    - Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

    Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
    Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



    - Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
    L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

    Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

    Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

    Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

    Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

    Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



    3) Créer des effets de transition

    Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
    Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

    Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

    Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


    EDF-DTG (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

    Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


    4) Dynamiser :

    - Du point de vue musical :

    Du relief, du choix, du varié !
    Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

    Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

    Du mouvement !
    Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

    Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

    Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

    Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


    - Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

    De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

    Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

    Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

    Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

    Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


    Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

    En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)




     Effets stridents dans la musique de film d'action et d'horreur. Des orchestrations à faire peur...

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    J'écoutais hier la bande originale de "The Mummy Returns" d'Alan Silvestri. C'est un bel exemple de musique d'aventure, interprétée par un très gros orchestre (90 musiciens je crois).

    Je me suis arrêté quelques minutes sur cet extrait (musique stridente qui fait grincer les dents) particulièrement efficace pour suggérer le danger (genre "c'est le moment de déguerpir") :

    The Mummy Returns



    Pour produire cet effet strident, on retrouve bien entendu une orchestration basée sur l'utilisation d'instruments ayant des tessitures très aigües comme les violons et les piccolos.

    Mais il y a aussi ce son cristallin qui résonne (que l'on entend souvent dans les musiques de film d'horreur). C'est peut-être un son synthétique, mais je me demande s'il ne s'agit pas tout simplement d'un harmonica de verre (glasshamonica). Peut-être qu'un internaute spécialiste en harmonica de verre pourrait éclaircir ce point...

    Silvestri scoring The Mummy Returns
    Alan Silvestri scoring The Mummy Returns
    (Photo prise par Alexandre Tylski)


    La réponse à ma question se trouve dans les commentaires ci-dessous :




     Les marches harmoniques. Quelques exemples trouvés dans des bandes originales.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Attention à la marche (harmonique) ! Qu'est-ce qu'on se marre dans ce blog

    Définition trouvée dans Wikipédia : Une marche harmonique est une succession de mouvements harmoniques se répétant symétriquement sur d'autres notes.

    L'idée c'est ça : on crée un motif (quelques notes ou un mouvement d'accords) puis on reproduit ce motif en le commençant à partir d'une autre note. On peut reproduire ce motif 2, 3, 4, 5, ... 10 fois en conservant un décalage régulier (c'est mieux). Par exemple, en reproduisant le motif tous les 2 tons vers le bas.

    Voici une marche harmonique montante que j'ai trouvée sur les cours d'harmonie en ligne de Michel Baron :



    Moi, la marche harmonique qui m'a le plus frappée dans ma jeunesse, c'est celle-ci :
    (Voir exemple Noisetracker sur ce billet)

    Tonalité LA mineur :
    LAm-Rém
    Sol-Do
    Fa-Sib
    Mi


    On la retrouve (en partie) dans des chansons comme "It's my life" (Talk Talk) ou encore "I'm a Barbie girl" (Aqua).
    Dans la chanson "Pomme C" de Calogero, cette marche harmonique apparaît entièrement, avec juste une ou deux modifications (une septième mineure par-ci, une résolution par là) :

    Ci-dessous, j'introduis "Pomme C" au piano par une marche harmonique de base (tonalité DO mineur) :



    Notez bien qu'une fois que l'on tient une marche harmonique, il est très agréable de broder par dessus (variations, contrechants etc..)


    Toujours cette même marche harmonique, mais encore plus altérée que Pomme C : un extrait de la bande originale "Escaflowne" composée par Yôko KANNO (tonalité MI mineur) :




    Pour finir, un petit assortiment de marches harmoniques issues de diverses musiques et chansons pour le cinéma :


    1. Le Renard* (Lalo Schifrin)
    2. Les demoiselles de Rochefort (Michel Legrand / interprétation : le violon dingue)
    3. Primal Fear (Frederico de Brito & Ferrer Trindade)
    4. Saving Private Ryan (John Williams)
    5. A Beautiful Mind (James Horner)

    Je trouve les marches harmoniques de James Horner particulièrement touchantes. Ce compositeur souvent montré du doigt pour sa tendance à s'auto-plagier, a le don de m'émouvoir. J'admire beaucoup ses trouvailles.

    *On remarquera l'utilisation subtile en arrière plan d'un cor beau dans Le Renard.... (ha ha ha)
    En outre, cette mélodie très sensuelle a longtemps habillé une publicité pour une marque de collants.




     Vidéo pour les fans du Muppet Show (et de Beethoven)

    Par Tanguy, Divertissement - Tags


    Je viens d'avoir de très bons échos de la part du client (Groupe Colas), concernant la musique. Un mixage par un ingé son est prévu la semaine prochaine dans le studio Olivia Production. Je suis soulagé et joyeux.

    Et comme ce soir j'ai la flemme d'écrire un article intelligent, je place cette petite vidéo qui s'intitule "Hymne à la joie" (initialement envoyée par le hilarant Bernhard) qui illustre parfaitement mon état d'esprit actuel... En plus je ressemble comme 2 gouttes d'eau à la marionette (ha ha, j'espère que non en fait..)



    Ce Week-end = repos




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