Compositeur-interprète, chanteur à textes, dans la mouvance de la nouvelle scène française actuelle, je recherche des interprètes susceptibles de chanter mes chansons. Je peux aussi écrire la musique à partir d'un texte, à condition que celui-ci m'inspire. Tags
Chanteur à textes L'importance du texte est prédominante dans mes chansons. Les textes sont empreints de mélancolie, de nostalgie, de romantisme, d'optimisme ou d'espoir.
Compositeur La musique et les arrangements sont recherchés. Les arrangements sont travaillés en studio multipiste numérique avec DIGITAL PERFORMER pour Mac aux Studios RDC (Les Lilas).
Je suis membre de la SACEM Je suis membre de la SACEM depuis 2006 comme compositeur et depuis 2008 comme auteur. Toutes mes oeuvres sont déposées à la SACEM. Les auteurs avec lesquels je travaille sont eux aussi membres de la SACEM.
Recherche Google Quand on tape "laurent fontanel" sur Google, on obtient 41 600 résultats depuis que j'ai fait un concert au Baiser Salé à Paris en décembre 2009. De nombreux sites reprennent mes chansons en audio ou en vidéo.
Je suis à l'écoute des autres. Je suis à l'écoute des gens avec qui je collabore. J'essaie de m'adapter, autant que faire se peut, à ce que mes collaborateurs me demandent sur le plan musical.
Notre Home Studio professionnel est entièrement équipé de matériel analogique et vous accueille pour tous types de prestations :
- Enregistrements
- Répétitions
- Mixage
- Pré-maquettage / maquettage
- Etc....
Le studio est entièrement aménagé, situé dans un cadre agréable, avec cuisine à disposition.
N'hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire. Thèmes abordés : Artiste Naosol : enregistrement et mixage du premier album, Artiste Idiosyncrazy : enregistrement et mixage d'un EP, Artiste Sheraff : enregistrement et arrangements, Musique Rock , Musique Folk, Musique Hip-hop, Musique Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Bruno PERRAUD, Compositeur de musique pour la Danse, Compositeur de musiques de films.
Influences :René Aubry, Yann Tiersen, Eric serra , Armand Amar , Philippe Agou , Calogéro... Tags
Album Si... Sonne Album Si... Sonne , musiques composées exclusivement pour la danse. 13 musiques appréciées par les danseurs et le public. Une magnifique rencontre entre danse et musique.
Spectacles pour enfants Les aventures de toyo: 2 spectacles créés pour les enfants avec une quinzaine de chansons. Spectacle interactif avec une marionnette 3D virtuelle que j'anime en direct.
Membre de la Sacem Membre de la Sacem: Depuis 2005, je suis membre de la Sacem, ainsi tous les morceaux que je compose sont protégés. J'ai actuellement environ une quarantaine de morceaux protégés.
Prochain Album Une nouvelle commande pour la danse , après Si.. sonne et son succès, je décide de continuer l'aventure dans la création de nouvelles chansons pour la danse....encore de belles aventures.
Ouvert pour tous projets artistiques Ouvert pour tous projets artistiques: J'aimerai rencontrer des personnes porteurs de projets artistiques dans lesquels je pourrai m'exprimer avec eux...
Contact : Perraud Bruno 32 Rue Nationale 71160 DIGOIN France tél : 0385531412
Thèmes abordés : Musique pour spectacle danse, Musique et danse, Musique spectacle, Musique enfance, Chanson enfance, Spectacles enfance et musique, Musicien professionnel, Artiste musique, Artiste compositeur, Chanson pour danse, Chanson pour spectacle, Chanson pour spectacle, Projet musical, Projet musique.Catégorie > Annuaire Compositeur
Le but de ce site et de créer une vitrine permettant aux professionnels ainsi qu'aux simples visiteurs de pouvoir apprécier ce pour quoi je travaille dur et avec coeur. Mon souhait est de partager avec le plus de gens possible les émotions avec lesquelles je forge mes morceaux et me permettre de partager toujours plus de projets enrichissants. Tags
Site clair et limpide. Aspect du site clair et agréable renvoyant directement au monde musical qu'il renferme. Une visite agréable tout en musique et sans la moindre publicité.
Compositions originales. Le site abrite bon nombre de compositions intégrales destinées au monde du jeu vidéo.
Les playlists regroupent des thèmes et ambiance pour tous types de jeux.
Mise à jour. La mise à jour régulière des informations et des compositions à l'écoute sont ensuite une bonne raison d'y revenir régulièrement (si toutefois l'on apprécie ce qui s'y trouve, bien entendu).
Echange de bons procédés Ayant eu recours, à de nombreuses reprise, à l'aide de mes grands frères de la composition, je suis moi même ouvert à aider les petits nouveaux de l'activité et à les aiguiller autant que je le peux.
Salle des médias Au fur et à mesure de la réalisation des prochains projets, des news seront postées régulièrement afin de faire partager l'aventure avec les visiteurs, et tous les produits finalisés seront exposés dans la salle des médias.
La majorité des titres peuvent être écoutés en ligne et téléchargés. La biographie et CV sont disponibles aussi.
Publications, multimédia, vidéos, galleries photographiques des concerts et collaborations, références...
Bandes son, films, court-métrages, reportages, documentaires, divulgation...
On peut trouver de façon exhaustive mes thèmes, singles, albums, disques, magazines et livres dont on parle de moi, articles de presse...
Reportages télé, radio, Internet... Et tout sur ma carière d'ingénierie appliquée au son (avec SouthPole parmi d'autres)...
Information exhaustive sur mon parcours artistique. Tags
Disponibilité des MP3 et partitions PDF en ligne Tous mes titres peuvent être écoutés en ligne et beaucoup parmi eux aussi téléchargés en format MP3 haute qualité.
Tous ses partitions pour piano et musique électronique (piano et arrangements par synthétiseurs) sont aussi disponibles en format PDF.
Musique pour piano moderne, lounge, post-romantique et minimaliste Compositeur, arrangeur et interprète de musique instrumentale proche à l'auditeur, enveloppé par des coupures électroniques lounge-classical, arrangements new age, textures pour piano et tissus intimistes, minimalistes et avec un caractère frais et innovateur.
Textures et mélodies électroniques lounge pour se mettre en ambiance. Des titres électroniques, lounge et new age inspirés par Vangelis, Jarre, Tangerine Dream, Kraftwerk, Oldfield, etc. qui servent de tapis sonores dans des documentaires, court-métrages, vidéos et créations multimédia sont aussi disponibles en ligne.
Finaliste aux International V Jerry Glodsmith Awards Culmination d'un de mes points forts sur les Bandes Son: Nomination comme Finaliste avec l'oeuvre pour piano "Cuando Tú No Estás", dant le VI Festival Internacional de la Musique pour Films (Ciudad de Úbeda).
Extense gallerie d'images et vídeos qui démontrent un long parcours sur des concerts, bandes son, documentaires, galeries d'art, ... Beaucoup d'images, vidéos, multimédia et reportages peuvent être aussi regardés, qui mettent en relief les vastes et nombreux champs d'application de ma musique au marché artistique actuel.
Contact : Aleix Riera 17 Rue de l'Yser 92210 Saint Cloud France tél : 0668667093
Issu de la scène abstract hip-hop, Smooth One a co-écrit avec Dj cam les deux premiers albums éponymes : 'underground vibes' et 'substance' (inflamable /Sonymusic)
Après un album live capté aux transmusicales de Rennes, 'underground live act', et de nombreux remix pour Air, Tek9, Jean-louis Murat, Silent poets, la yellow 357, etc …Smooth One reprend son indépendance et se consacre essentiellement à la musique pour film et à son label, Superflux.
S’ensuivent les B.O des films 'New York zéro zéro' (superflux/Believe) et 'Amsterdam reconstruction' de Jérôme Schlomoff, et du film ' Exit port st Louis ' de Catherine hebert, accompagné du cd 'Exit remix'(Superflux / believe), comprennant des remix d’Elektrokut, Laurent Ho, et Junior Cony.
Thèmes abordés : Bande originale du film 'Dock hotel', Bande originale du film 'New York zéro zéro' , Bande originale du film 'Amsterdam reconstruction', Album Live, Remix, Trip-Hop, Electro, Dub, Hip-Hop. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur
Né à Lyon en 1963, il commence la musique avec le piano à 11 ans. Il entame rapidement une carrière de musicien, pianiste accompagnateur dans différentes formations de variété et de jazz.
Passionné par l'univers de l'informatique et de la composition c'est tout naturellement qu'il en vient à la MAO (musique assistée par ordinateur). Egalement arrangeur agréé SACEM, il participe en tant que compositeur ou arrangeur à de nombreux enregistrements de chansons pour divers artistes.
Ses projets aujourd'hui se basent essentiellement autour de la musique d'illustration (documentaires, films, jeux vidéos, publicité ) et ce, à travers une palette de styles variés allant de l'orchestration classique aux musiques électro , pop-rock, jazz ou ethniques.
Aujourd'hui, Thierry partage son temps entre son métier de pianiste, l'enseignement et le travail de composition. Thèmes abordés : Composition de musiques pour divers films documentaires, Musique du film 'Vivre à Bellechambe', Composition de la Bande originale du film 'Le bleu 'du voyage, Musique originale de 'Alcyon', Arrangeur agréé SACEM, Bach, Vivaldi, Ravel, Stravinsky, Peter Gabriel, Genesis, Yes, The Beatles, Police, Stevie Wonder, Jacques Brel, Michel Jonasz, Bil Evans, harlie Parker, Richard Bona, Bob Marley, Eddie Palmieri. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Electron libre, rigueur dans le travail, mais anti-conformisme dans les rapports humains. Plaisir et partage avant tout.
Une bio un peu légère au regard de certains, mais tellement importante pour ceux qui me connaissent qu'elle en a été le facteur déterminant dans leur choix de s'orienter vers mes services. Thèmes abordés : 2 albums, 3ème en préparation, Compositions, arrangements et réalisation d'albums pour divers musiciens, Réalisation de Génériques pour spectacles, Membre d'une formation présentant un spectacle (tournée en Chine, Inde, Italie...), Co-leader d'un formation Funk/Pop, d'un Jazz Band de 19 musiciens, d'un orchestre de variétés, Enseignement du piano et des claviers, présentations dans les écoles, Electro Deluxe , Queen, Toto, Michel Berger, Elton John, Calogero, Sinclair . Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Interprète
Avec de belles références comme Piaget ou Chanel, Digital Orchestra vous garantit un travail rapide et efficace qui répondra a toutes vos attentes. Thèmes abordés : Musique pour PIAGET, CHANEL, VACHERON CONSTANTIN, Musique pour TUDOR, VAN CLEEF, SOCIETE GENERALE, électro, Lounge, Sound design. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Originaire de Champagne Ardennes, Rémy Deroche a découvert sa passion pour la musique électronique en 1993, d’abord fan de Trance Goa et d’ambiente, il enregistre toutes les émissions de TranceMax et du Starsystem sur Fun Radio, puis il y découvre les Daft Punk qui feront fureur un peu plus tard dans les salles du TapToo à Epernay dans les années 90, ensuite c’est l’arrivée des sons belges et de l’époque Bonzaî ! Il suivra toujours l’évolution contemporaine du monde de la nuit.
Rémy quitte le cocoon parental à 17 ans et découvre les joies du travail et des moments moins drôles. Malgré cela il sera soutenu par sa détermination à aller danser autant que possible avec son frère qui lui est passionné d’informatique, il lui installera d’ailleurs son premier logiciel, puis voyant que des premiers sons concordaient, il s’est forgé cette passion sans vraiment en parler, cela a continué 10 ans jusqu’au jour où il décide de partager ses créations sur le net. Durant l’été 2007 il compose un Hymne pour la génération « Tecktonik », et y glisse sa propre voix, les téléchargements vont bon train et c’est le début d’une folle aventure à la conquête de la DanceFloor.
De la prise en charge de la réalisation technique de vos musiques (enregistrement, mixage et pré-mastering), au travail de sonorisation en concert, mon indépendance garantie le moindre coût et la disponibilité professionnelle et passionnée de toutes mes interventions.
Pour des informations complètes sur les prestations, les tarifs, obtenir des conseils et me contacter, je vous invite dès maintenant à consulter mon site internet : http://www.thomasvey.fr Tags
Enregistrement/Prise de son La prise de son doit être réalisée à travers des techniques de captations adaptées à chaque situation. Qu’elle soit de proximité, de contact, d’ambiance, extérieur ou intérieur, la prise de son fait partie de l’acte de création et implique une prise en compte de toutes les étapes ultérieures et antérieures.
L'enregistrement musical est un travail d'équipe au service d'une oeuvre. Une collaboration de chacun des intervenants de la production est nécessaire afin de déterminer la "couleur" que vous souhaitez donner à votre projet, et l'énergie qui devra s'en dégager...
Mixage/Pré-mastering Le mixage musical concrétise techniquement les choix artistiques définis lors de la prise de son. Si le premier objectif recherché est la mise en espace des différentes sources sonores, il permet aussi de prolonger l’intention des musiciens ou du réalisateur en soutenant, par exemple, certains instruments, ou en y ajoutant des effets, ou encore en en changeant la couleur sonore et en contrôlant la dynamique.
Que ce soit en musique ou en post-production de film, une collaboration étroite avec l'ingénieur du son est là encore primordiale. Elle servira à donner une direction naturelle, ou plus expérimentale, à vos projets...
Sonorisation La sonorisation est en fait le travail du son le plus ancien visant à rendre compréhensible un message sonore à un large auditoire.
Sur toute la plage de fréquences délivrée par une musique, certaines seront rendues intelligibles, tandis que d’autres seront données à ressentir physiquement.
La sonorisation est l’acte le plus direct pour toucher physiquement et émotionnellement un individu : par la confrontation de la vibration de la musique avec son corps...
Formation Pour vous initier, combler certaines lacunes ou renforcer votre pratique, je peux vous assurer différentes formations sur :
- les techniques du son (prise de son, acoustique, mixage, sonorisation...)
- la MAO (musique assistée par ordinateur : Pro Tools, Cubase, Reaktor...)
- le matériel utilisé en studio comme en live (microphones, enceintes, câblage, informatique...)
Conseils Gratuitement, sur un simple rendez-vous téléphonique ou par mail, je peux aider ceux qui désir avoir une opinion technique objective, et pourquoi pas artistique, sur leur travail musical ; et également, ceux qui auraient besoin de conseils pour :
- préparer l'entrée en studio (et éviter de perdre de l'argent grâce à une préparation efficace)
- le choix de matériel
- des méthodes techniques (enregistrement, mixage ...)
- l'écriture d'un contrat technique (patch list, set list, plan de scène...)
Contact : Thomas VEY - Ingénieur du son indépendant FRANCE tél : 0627220611
Thèmes abordés : Prise de son, Enregistrement album, Ingénieur du son, Mixage chanson, Pré-mastering musique, Technicien du son, Sonorisation, Apprendre techniques de son, Formation Pro Tools, Cablage studio.Catégorie > Annuaire Ingénieurs et techniciens du son
Finale est un logiciel professionnel qui permet d'éditer des partitions dignes de ce nom (conducteurs, partitions pour piano, parties séparées pour chaque instrument). Comme il s'agit d'un logiciel performant, il offre des fonctions très pointues pas toujours faciles à manipuler, surtout pour des compositeurs qui ne l'utilisent pas tous les jours.
Je vous invite à visiter d'une part le forum dédié à Finale où pas mal de gens répondent rapidement à vos questions.
Et d'autre part, le blog a jp's view qui consacre une rubrique spéciale à Finale 2008 sous forme de tips (trucs et astuces). L'auteur de ce Blog (Jean-Paul Gilles) est un professionnel de l'édition et de la gravure musicale (mise en page de la musique).
Tout comme l'orchestrateur, le rôle de l'arrangeur n'est pas défini de manière ultra précise.
Cela me pose souvent un problème lorsqu'un artiste me contacte pour effectuer un arrangement de sa musique (ou de sa chanson). Car en fonction de ce qui est déjà fait et de ce qu'il reste à faire, le travail d'arrangement peut aller du simple au double. Dur à chiffrer pour le devis.
J'ai trouvé sur Internet une page très intéressante écrite par le compositeur, orchestrateur, arrangeur Hervé Gilles, qui définit et illustre parfaitement le travail d'arrangement. Je vous invite à visiter sa page et comprendre les différents cas de figure qui peuvent se présenter dans ce métier :
Au départ, dans ce billet, je voulais écrire une synthèse du métier. En tombant sur la page d'Hervé Gilles qui est très complète, je me suis dit que ça ne valait pas le coup de risquer la paraphrase. D'où le lien direct ;-)
Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !
Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4
En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)
Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.
- Un sociétaire professionnel est un membre de la SACEM qui possède 16 voix (à la place d'une seule) lorsqu'il vote aux assemblées générales.
En outre, il peut se présenter comme candidat (1 an après avoir été nominé) pour faire partie de la commission des programmes ou de la commission des comptes.
Il peut, comme auparavant, se présenter à toute commission réglementaire ainsi qu'à la commission du code de la propriété intellectuelle.
- Le sociétaire définitif dispose des mêmes atouts (16 voix, commissions statutaires etc...) que le sociétaire pro. En plus, il peut se faire élire (un an après sa nomination) pour devenir administrateur au conseil d'administration de la SACEM.
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire professionnel ?
Les critères dépendent uniquement du talent des revenus issus des droits SACEM.
Par exemple, pour 2009, Il fallait avoir atteint (ou dépassé) en droit SACEM les sommes ci-dessous, au moins sur 3 des quatre années précédentes :
2005 : 14 080 €
2006 : 14 242 €
2007 : 14 499 €
2008 : 14 752 €
Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire définitif ?
Idem, en 2009, il fallait atteindre ou dépasser les seuil de droits SACEM ci-dessous au cours de trois des 4 dernières années :
2005 : 28 160 €
2006 : 28 484 €
2007 : 28 998 €
2008 : 29 504 €
Outre l'aspect privilège (les 16 voix, l'éligibilité...), faire partie des sociétaires professionnels ou définitifs permet aussi de se positionner en tant qu'artiste reconnu par ses pairs. La reconnaissance de toute la profession (éditeurs, majors, producteurs, réalisateurs) étant un atout supplémentaire pour prolonger sa carrière.
Note : ces chiffres concernent les auteurs, compositeurs et auteurs-réalisateurs. Les éditeurs doivent tripler ces revenus !
Grâce à l'intervention de Laurent Petitgirard (ancien Président du conseil d'administration), les barèmes ont baissé depuis quelques années, permettant un accès plus rapide aux qualités de sociétaires professionnels et définitifs. Compte tenu de la crise économique qui touche le monde artistique, ces nouveaux barèmes auront, je pense, permis de conserver une liste annuelle de nouveaux promus comptant quelques centaines de sociétaires (et pas juste une dizaine).
Pour info : en ce qui concerne les compositeurs, la promotion 2009 dénombre 122 nouveaux sociétaires professionnels (dont mon ami Bernhard Elsner) et 64 sociétaires définitifs (dont Philippe Rombi et John Debney).
Bien entendu, avant de prétendre à cette nomination, il faut déjà être inscrit à la SACEM comme sociétaire normal : procéder à l'inscription SACEM
Actuellement, je fais quelques arrangements pour une émission de divertissement (France 2). C'est intéressant car ça change complètement de la relation que j'ai d'habitude avec le réalisateur. Cette fois-ci, le travail se fait en totale collaboration avec le compositeur de la musique originale (puisqu'il s'agit d'arrangements et non de compositions).
C'est même plus du ré-arrangement que de l'arrangement car je travaille sur des musiques qui sont déjà passées à l'antenne. Concrètement, je conserve la mélodie, ou un leitmotiv déterminant, mais je change les sons, les effets, les accompagnements, l'harmonie aussi parfois. De temps en temps, la voie est ouverte aux nouvelles idées, notamment l'ajout de plans d'orchestration (seconds plans, troisièmes plans...) que je glisse sous la thématique.
On s'en doute, la difficulté principale est de donner une peau neuve à un ancien morceau tout en prenant soin de ne pas trop s'éloigner de l'original (les gens sont habitués aux musiques). Il ne faut donc pas trop dénaturer ces dernières et trouver le bon dosage, les consignes du compositeurs aidant pour le mieux :-)
Ce travail est très intéressant. Et puis c'est toujours valorisant de se dire que beaucoup de spectateurs pourront entendre la musique (passage TV oblige). Cependant, une petite frustration peut naitre du fait de ne pas arranger mes propres mélodies. Et c'est vrai que pour faire un bon arrangement, il me paraît indispensable de bien ressentir la musique écrite par l'autre artiste (sinon, on risque d'arranger la musique de manière intellectuelle). En d'autres termes : il faut bien kiffer le morceau avant de se lancer dans le taff !
PS : au fait, je préfère ne pas mentionner le nom de l'émission tant qu'elle n'est pas diffusée. j'ai aussi un devoir de réserve vis à vis de la production et du compositeur. Disons que ce billet est juste là pour décrire le travail d'arrangeur :)
(Du coup, j'ai dû supprimer les commentaires qui divulguaient trop d'informations... désolé les amis...)
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
Titre : One Man Band
Catégorie : Film d'animation
Durée : 4'31
Les expressions des visages rappellent très nettement ceux des personnages cultes de PIXAR, comme Woody le cowboy, Buzz l'éclair ou encore Monsieur Indestructible...
Côté musique, Michael Giacchino nous gâte une fois de plus en signant une BO virtuose, rythmée et pleine d'humour. Un petit tour de chauffe avant Ratatouille ! Vraiment, j'adore ce que fait ce gar-là !
Voir l'interview de Michel Giacchino à propos de ce court métrage.
En parcourant le net, je constate que beaucoup de gens sont capables de dire pourquoi, dans le milieu du cinéma,
des compositeurs font appel à un orchestrateur (voir plusieurs).
Apparemment, le travail que doit fournir un orchestrateur varie du simple au double selon les situations.
Je peux donc vous citer quelques exemples concrets, mais rien de général :
Il y a des cas où :
L'orchestrateur répartit entre les instruments, les notes de la mélodie et des accords à partir d’une partition condensée (quelques portées) fournie par le compositeur. Cette partition réduite qui regroupe par exemple tous les bois sur une même portée (sans que l’on sache encore ce que va jouer la clarinette et ce que va jouer le hautbois) est généralement griffonnée d‘annotations et indications artistiques et techniques. Sur cette partition, la rythmique, la mélodie et l’accompagnement harmonique sont déjà en place car l’orchestrateur n’a pas à créer ou modifier l’enchaînement de notes ou des accords. Il lui incombe d’éclater cette partition condensée en une partition pour orchestre au grand complet (full score) selon les désirs du compositeurs. La marge de liberté dont dispose l'orchestrateur dépend donc du compositeur. Certains compositeurs supervisent le travail au maximum en indiquant des directions artistiques très précises à l'orchestrateur. Dans ce cas, ce dernier finalise en travaillant sur l'aspect récurrent et mécanique : doublures à recopier, nuances à dupliquer sur chaque portée, notation approfondie (coups d'archets, legato, accents etc...). Dans une interview, Cyrille Aufort précise qu'à la place d’une partition condensée, le compositeur peut également fournir un fichier midi (et une maquette audio comme repère).
L'orchestrateur vérifie que la partition est exécutable par les interprètes, quelle ne pose pas de problèmes du point de vue du doigté et du souffle, que les tessitures sont respectées, que certaines nuances sont possibles avec tel instrument. Ex : Il n'est peut-être pas souhaitable de faire jouer un trompettiste 3 minutes non-stop dans les aigus.
L'orchestrateur suggère les doublures nécessaires pour nous situer au mieux dans le contexte souhaité par le compositeur. Ex : Un glockenspiel peut doubler à l’octave une mélodie jouée par les flûtes. Cela renforcera l'effet de gaité. Par ailleurs, on peut faire jouer simultanément la mélodie par des trompettes, des clarinettes et des flûtes, ce qui apportera un côté fanfare. Autre idée, en doublant à l’unisson un thème de cors par des trompettes, on peut créer une ambiance solennelle (pour un film patriote).
L'orchestrateur suggère au compositeur l’instrument (ou le groupe d’instruments) le mieux adapté à la situation. Ex : pour donner plus d’expression, un thème émouvant sera plutôt interprété aux violoncelles dans les aigus plutôt qu’aux violons ou alti dans les graves (il y aura plus de vibration, plus d’émotion).
L'orchestrateur veille à l’équilibre des masses orchestrales. Ex : à tel endroit, il pourra suggérer de diviser le pupitre des trompettes en 2 pour ne pas masquer les bois. Ailleurs il proposera de doubler une phrase de seconds violons par des alti pour apporter de la consistance et éviter un déséquilibre (un déséquilibre que l’on n’entend pas avec les samplers)
Quelques orchestrateurs célèbres dans la musique de film :
Steve Bartek (Spiderman, Charlie et la Chocolaterie...)
Quiconque fait de la musique assistée par ordinateur connait le problème de la note répétée x fois en doubles croches. Cela donne un joli son de machine à écrire, très robotisé mais pas du tout authentique.
Les joueurs d'instruments à vent utilisent le "coup de langue" pour juxtaposer très rapidement les notes (avec la langue, ils font ta ka ta, au lieu de ta ta ta). Quand aux violonistes, ils alternent les coups d'archets (haut bas haut bas...).
On constate que ce qui permet d'aligner les notes, c'est le changement dans l'attaque de chaque son.
L'idée, avec l'ordinateur, c'est d'essayer de faire la même chose (sans pour autant s'attendre à un miracle) :
- Concernant les cordes, beaucoup de banques de sons proposent 2 samples de staccatos : un son de stac 1 qui joue probablement un coup d'archet vers le haut, et un son de stac 2 qui joue probablement un coup d'archet vers le bas. Il suffit de faire jouer le stac 1 une note sur 2, puis le stac 2 les autres notes. Pour cela, j'utilise 2 pistes midi différentes (on peut aussi le faire sur une seule piste si la banque de son fournit un programme qui alterne directement les stacs 1 et 2).
Avant :
Après :
- Concernant les instruments à vent, c'est la même chose (alternance de stacs 1 et stacs 2). Mais les banques de sons ne fournissent pas toujours un deuxième jeu de stacs. Dans ce cas, j'essaie de déquantifier certaines notes en les décalant de qq dixièmes de secondes, et j'essaie de faire varier les vélocités. Le but étant de ne pas avoir x fois une note identique. C'est ce que j'ai essayé de faire dans l'exemple ci-dessous, ne disposant que d'un stac 1 de trompettes et de cors :
Avant :
Après :
OK, c'est pas flagrant, la différence est plus que minime...
Pour limiter l'effet mitraillette, je vais mixer tout ça avec un motif de percus. Personnellement, je trouve qu'avec l'aide d'un clavier maître, il est plus facile de rendre authentique un phrasé de doubles croches aux percus, qu'avec des violons ou des trompettes (probablement qu'un percussionniste penserait le contraire, mais bon...)
Et puis, pour diminuer encore l'aspect monocorde, je double certaines parties de manière graduelle. Par exemple, je double les violons à l'octave mais seulement à partir du milieu du phrasé. Tout en prenant soin à chaque fois de déquantifier quelques notes.
Cordes + cuivres + percus :
C'est déjà un peu mieux, bien qu'encore loin du réalisme d'un vrai orchestre. Cela dit, le phrasé que j'ai utilisé pour illustrer ce billet n'est pas des plus simples non plus (rapide et beaucoup de notes en enfilade).
Cet autre extrait, que j'ai composé avec la même méthode, sera peut-être plus parlant :
(C'est un petit extrait qui provient d'un billet que j'ai écris dernièrement sur les transitions)
Programmé et mixé par Jay Bacal, à partir de la VSL (Vienna Symphonic Library), le célèbre ballet composé par Igor Stravinsky sonne particulièrement bien pour du virtuel.
On peut écouter les 2 tableaux (et si l'on veut, chaque scène séparément) en cliquant ici
Un travail de longue haleine (6 mois) en ayant pris comme repère des enregistrements dirigés par Leonard Bernstein et Seiji Ozawa.
Entrée de toutes les notes
Calage du tempo (accélérations, rubato etc..)
Articulations expressions de chaque instrument (1 par 1)
Affinement du tempo
Doublure des cordes par des cordes solo (pour plus de réalisme)
Je salue le mérite de Jay Bacal pour ce travail de fourmi, car rendre des phrasés le plus réalisme possible n'est pas chose facile, surtout sur une telle durée. D'autant plus que Le Sacre du Printemps a été écrit pour un orchestre XXL, avec une instrumentation imposante :
1 piccolo, 3 flûtes, 1 flûte alto, 4 hautbois, 1 cor anglais, 1 petite clarinette en ré et en mib, 3 clarinettes en sib et en la,
1 clarinette basse sib, 4 bassons, 1 contrebasson, 8 cors, 1 petite trompette en ré, 4 trompettes en ut, 3 trombones, 2 tubas, 5 timbales (deux musiciens), grosse caisse, tam-tam, triangle, tambour de basque, guiro, 2 cymbales antiques, violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses (nombreux divisi chez les cordes).