BO Passagers de l'Everest (documentaire)


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     Suivi des diffusions TV. Sur quelles chaines et à quelles plages horaires passent les films dont vous avez composé la BO ?

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags


    Voici 2 liens pour vérifier le suivi des émissions auxquelles vous avez contribué (Documentaires, fiction, séries etc...).

    1) Les films déjà diffusés : Le site de l'INA

    Tapez le titre du film vous concernant pour obtenir tous les détails sur les diffusions passées.
    Par exemple, j'ai composé une partie de la BO du documentaire animalier "Passion Sauvage en Guyane"
    Le résultat de la recherche sur le site de l'INA m'indique qu'il y a eu 4 diffusions sur Canal+ en 2005.

    2) Les diffusions à venir : L'internaute Télévision

    Là, il s'agit plus d'une astuce (merci à Alex pour le tuyau). Taper dans Google le nom du film suivi de L'internaute
    et vous obtiendrez peut-être une page de L'internaute Télévision qui ressemble à ceci : Voir l'exemple

    Il ne reste plus qu'à remplir l'encadré d'alerte par mail. Cela vous donnera une notification des prochaines diffusions du film en question (vous serez prévenus quelques jours avant ou le jour même selon vos souhaits).


    Tout ça peut vous être utile, d'une part pour satisfaire votre propre curiosité, et d'autre part pour veiller à ce que chaque diffusion soit bien prise en compte par la SACEM, et voir s'il y a eu des oublis ou non lorsque vous recevez votre feuille de répartition des droits d'auteur. C'est vrai que c'est le travail de l'éditeur, mais tout le monde n'est pas forcément édité.

    Dans un prochain billet, je parlerai du site qui propose un barème des répartitions SACEM : vos droits d'auteur en fonction de la chaine et de la plage horaire, pour donner une idée de ce que peut vous rapporter une diffusion TV.




     Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags


    C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?

    Voici la procédure : :

    1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.

    Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
    Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.

    • Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
    • Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.

      Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.


    • La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
    • Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.

      Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.


    • La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
    • La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).

      Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).


    • Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
    • Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.

      Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex

      Pour plus de renseignements:
      - Voir des spécimens.
      - Récapitulatif en pdf


    2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :

    Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.

    A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.

    Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.

    Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.




     L'orchestrateur, un métier lié à la musique de film

    Par Tanguy, Les professions liées à la musique de film - Tags


    En parcourant le net, je constate que beaucoup de gens sont capables de dire pourquoi, dans le milieu du cinéma, des compositeurs font appel à un orchestrateur (voir plusieurs).
    1. Par manque de temps
    2. Par manque de connaissance de l’orchestre (notamment pour les générations qui grandissent avec l'informatique musicale).
    Mais concrètement, que fait un orchestrateur ?

    Apparemment, le travail que doit fournir un orchestrateur varie du simple au double selon les situations. Je peux donc vous citer quelques exemples concrets, mais rien de général :

    Il y a des cas où :
    • L'orchestrateur répartit entre les instruments, les notes de la mélodie et des accords à partir d’une partition condensée (quelques portées) fournie par le compositeur. Cette partition réduite qui regroupe par exemple tous les bois sur une même portée (sans que l’on sache encore ce que va jouer la clarinette et ce que va jouer le hautbois) est généralement griffonnée d‘annotations et indications artistiques et techniques. Sur cette partition, la rythmique, la mélodie et l’accompagnement harmonique sont déjà en place car l’orchestrateur n’a pas à créer ou modifier l’enchaînement de notes ou des accords. Il lui incombe d’éclater cette partition condensée en une partition pour orchestre au grand complet (full score) selon les désirs du compositeurs. La marge de liberté dont dispose l'orchestrateur dépend donc du compositeur. Certains compositeurs supervisent le travail au maximum en indiquant des directions artistiques très précises à l'orchestrateur. Dans ce cas, ce dernier finalise en travaillant sur l'aspect récurrent et mécanique : doublures à recopier, nuances à dupliquer sur chaque portée, notation approfondie (coups d'archets, legato, accents etc...). Dans une interview, Cyrille Aufort précise qu'à la place d’une partition condensée, le compositeur peut également fournir un fichier midi (et une maquette audio comme repère).

    • L'orchestrateur vérifie que la partition est exécutable par les interprètes, quelle ne pose pas de problèmes du point de vue du doigté et du souffle, que les tessitures sont respectées, que certaines nuances sont possibles avec tel instrument. Ex : Il n'est peut-être pas souhaitable de faire jouer un trompettiste 3 minutes non-stop dans les aigus.

    • L'orchestrateur suggère les doublures nécessaires pour nous situer au mieux dans le contexte souhaité par le compositeur. Ex : Un glockenspiel peut doubler à l’octave une mélodie jouée par les flûtes. Cela renforcera l'effet de gaité. Par ailleurs, on peut faire jouer simultanément la mélodie par des trompettes, des clarinettes et des flûtes, ce qui apportera un côté fanfare. Autre idée, en doublant à l’unisson un thème de cors par des trompettes, on peut créer une ambiance solennelle (pour un film patriote).

    • L'orchestrateur suggère au compositeur l’instrument (ou le groupe d’instruments) le mieux adapté à la situation. Ex : pour donner plus d’expression, un thème émouvant sera plutôt interprété aux violoncelles dans les aigus plutôt qu’aux violons ou alti dans les graves (il y aura plus de vibration, plus d’émotion).

    • L'orchestrateur veille à l’équilibre des masses orchestrales. Ex : à tel endroit, il pourra suggérer de diviser le pupitre des trompettes en 2 pour ne pas masquer les bois. Ailleurs il proposera de doubler une phrase de seconds violons par des alti pour apporter de la consistance et éviter un déséquilibre (un déséquilibre que l’on n’entend pas avec les samplers)

    Quelques orchestrateurs célèbres dans la musique de film :
    • Steve Bartek (Spiderman, Charlie et la Chocolaterie...)
    • Conrad Pope (Jurassic Park, Sleepers...)
    • Geoffrey Alexanders (Anna And The King, Arthur et les Minimoys...)
    • James B Campbell (The Abyss, Back To The Future...)
    • Hervé Jamet (La Traductrice, Le Renard et L'Enfant ...)
    • Cyrille Aufort (L'odyssée de l'espèce, Ah ! si j'étais riche...)
    • Alexander Courage (The Poseidon Adventure, Hook...)
    • David Slonaker (The Mummy Returns, Charlie et la Chocolaterie... )
    • Nicholas Dodd (Independance Day, Casino Royal...)
    • Nic Raine (Wallace and Gromit, Until Death...)
    • William Ross (Contact, Die Hard 2 ...)
    • Lawrence Ashmore (Harry Potter and the Goblet of Fire, Much Ado About Nothing...)

    Conrad Pope

    Conrad Pope : orchestrateur


    Beaucoup d'orchestrateurs peuvent composer de la musique sans problèmes !


    N’hésitez pas à mentionner d’autres noms (via un commentaire). Notamment s’il s’agit d’orchestrateurs français qui font du très bon travail.


     QY700 Yamaha, séquenceur musical sorti en 1996

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Le QY700 est un séquenceur "machine" qui possède 32 pistes MIDI et une banque de sons au format XG développée par Yamaha (dont on retrouve la signature dans les sons actuels appartenant à la banque "Halion One"). Il possède entre autre 2 prises MIDI OUT et 2 prises MIDI IN.

    QY700



    QY700


    A l'époque où je l'ai acheté (en 1998, autour de 6000 F soit dans les 950 €), il me permettait d'avoir presque tout sous la main : une workstation dotée d'un séquenceur puissant et des sons MIDI intéressants pour produire des maquettes. Plus tard, relié à un clavier maître, un expander Roland M-OC1 Orchestra et un sampler S2000 AKAI, j'obtenais un réalisme un peu plus soigné (bien qu'encore loin des banques de sons actuelles).

    QY700


    Aujourd'hui, si les sons paraissent bien dépassés (surtout en terme d'orchestral et d'instruments acoustiques), la partie séquenceur du QY700 peut faire le bonheur des compositeurs se méfiant des ordinateurs (pas de temps de chargement, de plantages, de mises à jour, de pilotes, de ventilo ...) ou encore aux amoureux des machines avec les potentiomètres à portée de main ou des touches adaptées à la forme des doigts...

    Le QY700 se branche, on le met sous tension et il n'y a plus qu'à enregistrer les notes. Cela peut être intéressant pour ceux qui souhaitent poser rapidement une mélodie ou un thème :)
    Sans aller jusqu'à la finesse de l'édition MIDI que l'on obtient avec un Cubase ou un Logic, le séquenceur de Yamaha permet d'enregistrer, d'éditer, de quantifier, de copier coller, de placer des marqueurs etc... et ce de manière très intuitive.

    En effet, durant les quelques années d'utilisation, j'ai toujours trouvé le QY700 ergonomique et bien pensé (la touche JOB en particulier, pleine de riches idées). Pour plus de détails, consultez 7 avis d'internautes sur le site Audiofanzine cliquer ici

    Ci dessous, 2 maquettes réalisées exclusivement avec cet appareil (sonorités + séquence du QY700), sans expander ni sampler. Cela fait plus de 10 ans (1998), et ça se voit tant sur la qualité des sons que sur la qualité de la composition (je débutais en écriture orchestrale, mais j'avoue que j'y prenais un malin plaisir).

    Intro concert :


    Orchestral :



    Une machine à créer de la musique qui m'a énormément servi : certaines touches ont perdu leur aspect flambant neuf, c'est sûr, mais l'appareil est extrêmement robuste (il faut y aller à coup de marteau pour abîmer la bête !)




     Deux en un : séquenceur et éditeur de partitions

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    J'écris un petit billet sur ce sujet, suite à la question judicieuse posée par Damien A : "Existe-t-il un logiciel assez puissant qui fasse les 2 à la fois, c'est à dire écrire des partitions dans les moindres détails comme Finale tout en ayant des banques de sons très proches de la réalité (comme en sont pourvus les séquenceurs) ?"

    A priori, on s'en approche, même si ce n'est pas encore très concluant.

    Du côté des séquenceurs :
    La plupart des séquenceurs professionnels comme Cubase ou Logic offrent la possibilité de convertir la séquence MIDI en partition directement dans le logiciel. La conversion prend en compte "automatiquement" la hauteur et la durée des notes, la mesure (4/4 3/4 etc...), et le tempo, ainsi que le nom de chaque instrument qui correspond au nom de chaque piste midi. Peut-être aussi l'armature (tonalité sol majeur etc...) mais je ne suis pas sûr...

    A priori, les fonctions automatiques de conversion s'arrêtent là. Ce qui signifie qu'il faut ensuite écrire "manuellement" à la souris toutes les notations telles que les articulations (notes piquées, notes longues, accents...), les lignes avancées (liaisons, crescendo, glissando ....) les expressions (pianissimo, forte, Allegro...), les techniques d'instruments (pizzicato, arco, mute ...) les triolets, les appogiatures etc...
    Sans oublier qu'il faut passer du temps à nettoyer la séquence midi (quantification, répartition de chaque instrument sur des pistes midi différentes ... voir le billet sur le score preparator).

    Pour ceux qui préfèrent travailler avec des notes plutôt qu'avec des petits rectangles, il est possible de rentrer directement les notes en pas à pas dans la fenêtre "partition" du séquenceur.

    Malgré tous les progrès apportés à la fonction "score editor" par les constructeurs de séquenceurs, l'outil de mise en page des partitions me paraît assez laborieux et pas toujours performant ni ergonomique. Cela dit, je ne veux pas prendre mon cas pour une généralité car certains compositeurs adoptent ce système et s'en sortent très bien.

    Du côté de l'éditeur de partition Finale (malheureusement je ne connais pas les autres éditeurs) :
    Les nouvelles moutures (à partir de la version 2006) permettent de faire jouer les notes par une banque de sons plutôt réaliste : GPO (Garritan Personal Orchestra) un peu fade à mon goût mais 20 fois plus réaliste que les sons MIDI habituels de la carte son !
    Un lecteur d'échantillons qui s'appelle KONTAKT (par Native Instruments) est intégré au logiciel. Il suffit d'indiquer à Finale que l'on souhaite faire jouer les notes par ce lecteur et le tour est joué. Je ne connais pas bien toutes les possibilités mais je crois qu'il est possible, par exemple, d'indiquer un trémolo ou un pizzicato sur une note et qu'alors un sample de trémolo ou de pizzicato se déclenche (à vérifier cependant). Le chargement de Kontakt et des samples est assez gourmand en ressources, mais c'est tout de même plus agréable de composer avec des sons réalistes. Cela dit, ça reste essentiellement un outil dédié à la composition et l'écriture de partitions mais pas à la production.

    Tout dépend de votre objectif :
    Pour créer un "produit fini" qui s'écoute dans un lecteur de salon, il n'y a pas de mystères : Finale ne proposant pas de fonctionnalités comme la console de mixage, les insertions d'effets, le multipiste audio (une seule piste audio pour le moment, donc pas de superposition possible de boucles de rythmes, voix, instruments extérieurs), il vaut mieux passer par un séquenceur MIDI-Audio. etc...

    Pour composer une œuvre en vue d'une interprétation par une formation instrumentale, le choix de l'éditeur de partitions combiné à une banque d'échantillons comme GPO me parait être la meilleure solution.




     Comment définir une bonne orchestration ?

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
    Mais qu'en est-il de l'orchestration ?

    J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
    Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :

    Une orchestration déficiente :

    Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
    On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :

    • Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).

    • Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.

    • Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.

    • Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.

    • Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).

    • Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.

    • Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.

    • Imprécision du caractère.


    Une orchestration de qualité :

    Une bonne orchestration doit :
    • Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.

    • Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.

    • Renforcer le phrasé.

    • Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.

    • Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».

    • Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.

    • Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).

    • Présenter un caractère précis.

    • Utiliser efficacement la masse orchestrale.

    Auteur : Alan Belkin
    Source : http://www.musique.umontreal.ca:16080/personnel/Belkin/bk.o.fr/index.html


     Cubase 4, la dernière version du séquenceur de Steinberg

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    J'en avais succinctement parlé il y a quelque mois (voir l'article).

    J'avais écrit par erreur qu'il s'agissait de Cubase SX4. En fait, le séquenceur s'appelle Cubase 4 (il n'y a plus de SX... ni de SL d'ailleurs).
    • Version Pro : Cubase SX3 -> Cubase 4
    • Version simplifiée : Cubase SL3 -> Cubase Studio 4

    Cubase 4 de Steinberg


    Quelques nouveautés que je trouve intéressantes :
    • Plus de 30 nouveaux plug-ins d'effet (avec détecteur de silence*)
    • Piste instrument (pour accéder plus rapidement aux instruments virtuels)
    • Amélioration de la transposition en temps réel
    • Le gestionnaire Soundframe (pour centraliser les plug-ins, les sons, les presets etc...)
    • Halion One (lecteur d'échantillons livré avec plus de 650 sons)
    • Prologue (synthé virtuel analogique avec une centaine de sons pré-réglés)
    • Spector (synthé virtuel analogique avec courbes de filtres paramétrables)
    • Mystic (synthé virtuel analogique, avec une matrice de modulation puissante)
    • Control Room (gestion centralisée des moniteurs et des sources externes connectées)

    Configuration informatique minimale :

    PC :
    Microprocesseur 1,4 Ghz - 512 Mo RAM - Windows XP ou plus -
    carte son compatible MME ou DirectX (ASIO recommandé)
    Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation

    Mac :
    G4/1 Ghz ou Core/1.5 Ghz - 512 Mo RAM - OS X version 10.4 ou plus -
    carte son compatible CoreAudio
    Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation


    *Le détecteur de silence va permettre au microprocesseur d'appliquer un effet audio (réverbe, compression etc.) uniquement là où il y a du son. Pas d'effet audio appliqué sur les parties silencieuses implique une économie en ressources pour le micoprocesseur ;-)




Les Derniers Sites inscrits dans l'Annuaire :


Mixonline.fr

Music Station 63 : une nouvelle école de musique à Clermont-Ferrand

Jazzik orchestre de jazz pour ambiance jazz

Creasound - Sound design / Composition / Technique

Composition Nortal


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