Compositeur indépendant ayant 10 ans d'expérience dans la musique de film, l'animation musicale et jingles radio.
Franck Perret est également accompagnateur d'artistes de variétés, acousticien, pianiste classique et jazz (en concert solo et musique de chambre). Il collabore avec de nombreux instrumentistes et artistes lyriques. Découvrez les dates de ses prochains concerts sur son site Internet.
Thèmes abordés : Marco Poly (Le temps d’un éclair), Fina Torres(Mecaniques celestes), Michel Sibra (Le malingot), Dominique Baron (La tresse d’Aminata), Christian Le Herissey (La basse court), Médaille d'or piano Saint Germain en Laye, DEUG de musicologie à la Sorbonne. Tags
Ecole de danse parisienne reconnue, Salsabor propose des cours Salsa portoricaine, cubaine, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique. Salsabor vous propose aussi des stages de danse, des revues musicales & des animations latines à Paris.
Fondée en 1997 par Cliford JASMIN accompagné de sa partenaire de l'époque, tout droit venus d'Haïti, l'école de danse Salsabor est la première école de danse à introduire et à développer à Paris le style Salsa/mambo communément appelé la salsa portoricaine.
Thèmes abordés : Cours de danse, Ecole de danse, Stage de danse, Salsa Portoricaine, Style Salsa Mambo, Paris Mambo Festival , Amazonian Salsa Festival, Festival Caribedanza, Festival Solatino, Spectacle "Romanse Latino" , Musique latine, Ryhtme, Musique africaine, Musique caraïbes. Tags
Sound Designer, multi-instrumentiste, professeur de piano
Formation
1984-86 Cours d’éveil musical à la Peniche Verte, Paris V
1986-91 Cours de solfège et de piano avec Mr. Elias, niveau M.II méthode Bartok, au Conservatoire Maurice Ravel, Paris XIII
1989-91 - Cours privé de piano Jazz, Varietes, avec Mr. Glatini, cours d’harmonie et d’audition.
1991-94 Ecole de musique de Ploermel, préparation d’un concours sur des oeuvres de Debussy.
Apprentissage d’un second instrument: Saxophone.
1995 Au Printemps de Bourges, stage d’un mois intensif, 8/10 heures par jours dans l’enceinte de l’association les Metropolitans de Bourges avec Mista D. et d’autres artistes ayant créer des Ateliers d’écriture, de technique de DJs, de technique de son et autres afin d’accueillir des jeunes désireux de découvrir leur potentiel et leur mettre à disposition du matériel et des méthodes de travail.
1999-2000 Bac S option Maths à Jacques Decour, Paris IX
2001-03 B.T.S administrateur de réseaux informatiques et de télécommunications en alternance, DR Nord de France Telecom.
Instruments maîtrisés: - Piano / synthé / orgue / claviers (niveau perfectionnement),
- Guitare et guitare Basse (niveau intermédiaire)
- Saxophone et flute traversière, (niveau intermédiaire)
- Drums et autre percussion (niveau intermédiaire)
Expériences
En Studio :
Enregistrements :
- Claviers : Hammond, Farfisa, Wurlizer, Piano, Synthé,
- Basse ou guitare musiques contemporaines et traditionnelles.
- Projets de Maxi, et Album en France, au Quebec.
2004 -09 - Arrangements, prises voix et mixage pour quelques auteurs interprètes.
- Enregistrement et mixage de différentes sessions en France et au Québec aux Emirats Arabes Unis.
Sur Scène:
1993 Création d’un groupe de 5 percussionnistes avec 1 batteur, 1 darbouka/djembé, 1 congas/bongos, 1 clave/guirio/cloche, 1 shaker/cabassa/eggs.
1993-95 Participation en tant que bénévole, dans le cadre technique, au Festival « Au Pont du Rock » qui se déroule chaque année à Malestroit, Bretagne.
1995 Première grande scène avec Expression Direct et D.Abuz System.
2005-09 Clavieriste accompagnateur et arrangeur pour la scène avec des groupes aux influences de musiques contemporaines : Reggae, Seggae, Dub, Ska, Rock, ou Blues, Soul, Jazz, Funk ou Pays (ArtBalist, Jips, Soul Careta, Café crème et les frères Smiths…)
2006 Percussionniste – Battucada, Pagodje , « la soiree Brésilienne », Elysée Montmartre
2007-09 Sonorisation et enregistrements de concerts, de performances jams, aux Emirats Arabes unis, au Québec, en France (concert de Shaka Milo, Solion festival en 2008,…)
Avril 2009 Guitariste rytmique accompagnateur – Concert de Melo G & Kris Benta au House of Reggae, Québec.
Illustration sonore :
Création sonore sur commande, et réalisation d’un Cd-rom de présentation multimedia avec une agence de marketing.
Assitant du directeur du plateau, coordination de l’enregistrement d’une émission D4Y.TV
Création de jingles, et de musiques d’ambience pour des courts métrages.
Autres experiences :
Cours de solfège et de piano pour enfant ou débutant en 2007
Cours de M.A.O sur Logic Pro et technique de Home studio pour un coach vocal en 2008.
Compétences Spécifiques
• Système d’exploitation : ATARI, Windows 2000/XP, OS MAC , UNIX, OSX.
• Logiciels et matériel Audio/Midi maitrises : Cubase Sx/Nuendo, Protools 7.4/HD, Logicpro8, Magix, Reason, Frutyloops, Soundforge, Soundtrackpro. Alesis HD24/r, Tascam 4800.
• Hardware : Cablage de snake, console, Backline work, Installation d’une régie Son et Lumière. matériel MAO, studio, home studio, scène
Thèmes abordés : Composition, arrangement et mixage de Album Let Da musik Talk, Creation de jingles et fonds sonore pour film institutionel, courts metrages, site internet.... Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore
SLP Production
Productions disques et évenements.
Prestations de service dans le domaine de l'audio.
Studio d'enregistrement
Sonorisation, spectacles, conférences, visioconférences, disco-mobile.
Nous produisons et faisons du mangement d'artistes d’étendu éclectique, représentatif et en constante progression de talents !!
Alors laissez vous tenter...
Thèmes abordés : Gerald Dahan, Alibi Montana, Mokless. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Le but de ce site et de créer une vitrine permettant aux professionnels ainsi qu'aux simples visiteurs de pouvoir apprécier ce pour quoi je travaille dur et avec coeur. Mon souhait est de partager avec le plus de gens possible les émotions avec lesquelles je forge mes morceaux et me permettre de partager toujours plus de projets enrichissants. Tags
Site clair et limpide. Aspect du site clair et agréable renvoyant directement au monde musical qu'il renferme. Une visite agréable tout en musique et sans la moindre publicité.
Compositions originales. Le site abrite bon nombre de compositions intégrales destinées au monde du jeu vidéo.
Les playlists regroupent des thèmes et ambiance pour tous types de jeux.
Mise à jour. La mise à jour régulière des informations et des compositions à l'écoute sont ensuite une bonne raison d'y revenir régulièrement (si toutefois l'on apprécie ce qui s'y trouve, bien entendu).
Echange de bons procédés Ayant eu recours, à de nombreuses reprise, à l'aide de mes grands frères de la composition, je suis moi même ouvert à aider les petits nouveaux de l'activité et à les aiguiller autant que je le peux.
Salle des médias Au fur et à mesure de la réalisation des prochains projets, des news seront postées régulièrement afin de faire partager l'aventure avec les visiteurs, et tous les produits finalisés seront exposés dans la salle des médias.
Films d’animation illustrés par des compositions personnelles originales.
Pour la plupart ce sont des petits films d'animation très courts qui ont été réalisés par des élèves de différentes écoles, avec l'aide de l'Equipée à Valence. Tags
Variété Sont présentés dans ce site :
_ différents films d’animation plus ou moins longs
_ différents exemples audio pouvant être destinés à illustrer un film
_ des orchestrations diverses
_ une page de présentation de mes deux CD de piano solo
Le logiciel Je maitrise parfaitement Logic pro. Ce logiciel permet une infinité de possibilités d'orchestration, aussi bien classique avec tous les éléments d'un orchestre symphonique, que moderne, contemporain, jazz ou électronique. J'ai commencé mon travail sur Cubase, que je connais très bien également.
Sensibilité J’ai travaillé avec plusieurs metteurs en scène et ai su adapter mes compositions aux genres imposés.
_ Un spectacle théâtral pour enfants «Mange-moi» de Nathalie Papin. Une histoire d’ogre illustrée par ma musique que je jouais au piano sur scène
_ Le roman «Soie» d’Alessandro Baricco, lu par Dominique Freydefont et illustré musicalement par mes soins
Interprète J’ai produit deux CD qui ont été enregistrés en studio sur un piano à queue.
J’interprète moi-même mes compositions, je peux également improviser directement sur des spectacles vivants.
Polyvalence Un cursus très éclectique :
Après avoir suivi des études de musique classique en piano au conservatoire de Lyon, j’ai travaillé le jazz avec un professeur (à l’époque il n’y avait pas encore de classe jazz dans les conservatoires), suivi l’orchestre de bal Maurice De Thou pendant deux ans, accompagné de nombreux chanteurs, groupe de Gospel, reggae, illustré aussi bien des pièces de théâtre, feux d’artifices, lectures, exposition de peinture concrète, concert en solo pour le festival des musiques rares à Clermont-Ferrand.
Brice, jeune musicien dans la musique électronique, à la recherche d'autres artistes pour tenter des expériences artistiques dans des domaines tels que les jeux vidéo, les court-métrages, le théâtre, danse, happening...
Bref, tout ce qui a trait à l'Art et à l'image.
N'hésitez pas à me contacter pour des projets ou tout simplement pour des infos. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique d'ambiance
Surghjenti Source n. f. (de sourdre) Eau jaillissant du sol, lieu d’où elle jaillit. | Fig. Principe, cause, origine. En Corse, le chant est immanent à l’Histoire. Comme un jaillissement inspiré à la source d’une tradition vocale séculaire, SURGHJENTI incarne la reconnaissance d’une forte empreinte culturelle. Alors que le Riacquistu (le « renouveau ») des années soixante-dix, mouvement populaire identitaire, célèbre l’avènement d’un bouleversement culturel dans l’île, le point de départ des créations de SURGHJENTI se situe dans les profondeurs du passé… La base vocale traditionnelle dans la polyphonie corse est constituée de trois voix : a siconda (la voix principale), u bassu (la basse) et a terza (la tierce). Dirigé vers une structure plus moderne et plus complexe, SURGHJENTI enrichit cette forme initiale de canons, de voix de quarte, etc. Le groupe est composé de quatre chanteurs aux voix très différentes mais participant à une véritable cohésion vocale, ample et claire. A ces voix se joignent, selon les spectacles, des instruments contemporains tels qu’un piano, un accordéon, une basse, des percussions ou des guitares. A la plénitude de son art, SURGHJENTI se produit aujourd’hui en concert sur scène ou en acoustique dans les églises, partout dans le monde : du Canada au Mexique, de la Suisse au Japon… Initialement traditionaliste, SURGHJENTI est avant tout un groupe de création, bien évidemment inspiré par la « tarra materna » de sa Corse natale, mais également par des thèmes à plus large portée, qu’ils soient populaires ou d’actualité. Son répertoire prodigue en fait une passerelle entre présent et passé : avec ses influences pop-folk , SURGHJENTI traverse les époques et met en relief les textes de nombreux poètes de l’île. Le spectacle de SURGHJENTI intitulé ORMA (« L’Empreinte »), est principalement un spectacle de créations, exhalant beaucoup d’émotion et de vie. Le groupe est particulièrement attaché à cette représentation, car elle illustre son souci de préserver une culture vivante. La recherche vocale y est poussée, les timbres de voix y sont maîtrisés pour l’acquisition d’une harmonie parfaite. La poésie des textes, œuvres de talentueux auteurs corses, s’inspire de thèmes universels, tels que l’amour, la paix, etc. Un répertoire pop-world Thèmes abordés : Bande originale du dernier film de José Giovanni 'Mon père' avec Bruno Cremer, Album DA PETRA E DA VENTU (1996), Album LA SOURCE (1998), Album RAMENTI (2000), Album ORMA (2003), Notoriété internationnale, Concerts en Amérique latine, Canada, Europe, Asie..., Polyphonie corse, Pop-folk. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Interprète
Pourvu d’émotions pures et de sentiments à l'état originel, une musique et des textes qui ne laisseront personne indifférent. Il ne s'agit de rien de plus que mon cœur, rien de plus que mon être.
Je ne peux me permettre de jouer ou de faire semblant. Même si ma main peut trembler parfois, que la vérité m'étouffe. Même si le passé me ronge et que le futur m'effraie, lorsque qu'il faut commencer, lorsqu'il faut tout donner, je ne me permettrai pas de jouer...
Chacune des notes et chacun des mots sera exprimé de toute mon âme.
Thèmes abordés : Fragments - Showguns, After - Démo, Alwin Edicius - Eponyme, Alwin Edicius - Pi, Alwin Edicius - Synopsis I, Serge Gainsbourg, Noir Désir, Jeff Buckley, Radiohead. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Auteur de Chansons à textes
Maoformation est le premier centre de formation MAO spécialisé Protools à Montpellier.
Spécialiste Protools HD - ICON system - Apple
Stages 5 jours / 35 heures
Protools Niveau 1 - Protools niveau 2 - Composer avec Protools - Montage et mixage à l'image - Traitements et mastering
Stage 3jours / 20 heures
Reason - Ableton Live - L'acoustique pour les nuls Tags
Spécialiste Protools Spécialiste Protools HD _ Icon system
Conseil - Installation
Stages 5 jours / 35 heures
Protools Niveau 1 - Protools niveau 2 - Composer avec Protools - Montage et mixage à l'image - Traitements et mastering
Spécialiste MAO Stage cours sur Reason - Ableton Live - Logic audio
Stage 3jours / 20 heures
Reason - Ableton Live - L'acoustique pour les nuls
Possibilité de cours sur d'autres Logiciels, à la demande.
4 stagiaires par session 4 stagiaires pour un formateur
Chaque élève est accompagné au cas par cas.
une Station Imac nouvelle génération équipée des Logiciels up-to-date pour chaque stagiaire.
Exercices pratiques Chaque étape du cours est matérialisée par des exercices pratiques inspirés de situation réelles.
L'élève peut ainsi mémoriser les informations et les mettre en pratique.
Formateurs expérimentés Tous nos formateurs ont plus de 10 d'expérience dans l'audiopro et 5 ans, au moins, en enseignement.
Nous garantissons ainsi la qualité de notre enseignement.
Contact : Maoformation.fr 199 rue Hélène Boucher - Parc Mermoz 34000 Montpeliier France tél : 0619110263
Thèmes abordés : Apprendre protools, Stage protools, Astuces protools, Apprendre reason, Cours mao Montpellier, Cours informatique musicale, Formation mao montpellier, Formation informatique musicale, Logiciel musique, Centre de formation musique, Prof musique, Musique assistée par ordinateur, Informatique musicale Montpellier, Se servir de Reason.Catégorie > Annuaire Cours de musique > Annuaire Centre de formation
Hugo Motta compositeur de musiques pour vos images, projets audiovisuels. Musique classique, latine, pop, électro, jazz.
Thèmes abordés : Bande originale du documentaire Les yeux brides SBB FILMS, diffusé sur Arte, CNR Conservatoire de Bordeaux et Madrid., Compositeur de musique de film, influences de la musique classique et actuelle, Musique électro, Musique classique, musique symphonique, Musique world ethnique. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Illustration sonore
Un petit effet très basique et certainement très utilisé, est d'ajouter une note de percussion sur un son qui a une attaque ample et molle. Je pense par exemple à une note dans les graves, comme ci-dessous.
Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones :
Si j'ajoute une timbale, je vais obtenir une accroche plus franche qui va permettre à la pose de sons de mieux se distinguer.
Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones + timbales :
En rajoutant un son de cloches tubulaires, je vais obtenir une attaque plus limpide, et puis ça va apporter un petit côté à la fois mystérieux et solennel (très cinématographique).
Contrebasses + tuba + accord dissonant de trombones + timbales + cloches tubulaires :
Cloches tubulaires
Une attaque avec une note de piano a également un bel effet.
Bien sûr, créer une attaque franche n'a rien d'obligatoire. C'est selon ce que vous souhaitez apporter comme sentiment, en fonction des images ou de vos goûts personnels. J'entends souvent cette cloche tubulaire quand je regarde la TV, j'avoue que c'est un son qui me plait bien :)
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
Il y a une habitude que j'ai prise depuis très longtemps, c'est de convertir toutes mes pistes MIDI en pistes audio avant de procéder au mixage et au mastering.
Je trouve que l'audio apporte plus de dynamique. Et puis, sur une piste MIDI, je ne peux pas créer d'effets audio à moins de passer par les effets d'inserts sur les vsti, mais dans ce cas, mon ordinateur sature et fait des craquements (les effets audio en insert prennent trop de ressources). Alors je mixe à partir de pistes audio (la conversion prend un peu de temps, mais au final, je travaille sur un matériau sonore solide et stable).
Ordinairement, pour des musiques orchestrales, j'utilise ces 3 effets numériques :
La compression va permettre de diminuer les sons trop forts, et au contraire réhausser les sons trop faibles.
Par exemple, si vous avez une partie de trompettes et qu'à un moment donné, il y a une note ou une harmonique plus forte que les autres (représentée par une crète dans l'onde audio), vous ne pourrez pas hausser le volume de cette piste car la crète est déjà au maximum (si on monte le volume, ça va saturer au niveau de la crète). Et bien, le compresseur va "écraser cette crète" et réhausser le volume de la piste. Résultat : plus de présence de votre instrument dans le mix.
Avant la compression
Après la compression
L'égalisation, elle, va permettre d'enlever des fréquences inutiles afin d'alléger le mix.
Par exemple, sur une piste de flûte ou de piccolo, on va pouvoir baisser les graves (fréquences basses) via un égaliseur graphique virtuel. Cela laissera plus de place dans le mix aux instruments graves comme le violoncelle ou la contrebasse. Il y aura moins de superposition de fréquences, donc moins de surcharge, donc un son plus clair et moins fatigant pour l'oreille.
La réverbe donne de la profondeur (spatialisation) à l'instrument. J'aime bien enregistrer avec des sons secs, puis doser différement une réverbe sur chaque instrument (représenté par une piste audio). Là encore, je trouve que travailler sur de l'audio facilite les choses.
Pour appliquer les effets audio, le séquenceur nécessite des VST plug-ins spécialisés : plug-in de réverbe, plug-in compresseur, plug-in d'écho etc. (marques : Ozone, Waves, TC Works, Native Instruments etc...).
J'ai beaucoup appris en parcourant ce site : ziggysono.com. Bien qu'orienté vers les instruments du rock et de la pop, (guitares, basse, batterie, piano) le contenu détaillé de ses fiches techniques est très instructif. Il ne fournit pas de recettes miracles pour optimiser un mixage, mais nous fait prendre conscience de la logique à adopter et des habitudes à prendre. Il mentionne également les erreurs à ne pas faire. Très utile !
Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)
L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :
Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).
1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.
Superman (John Williams) :
Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)
2) MODE DE RE Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.
La Toison douce (Tanguy Follio) :
L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.
3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.
Gladiator (Hans Zimmer) :
Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .
4) MODE DE FA En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.
Jumanji (James Horner) :
Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.
5) MODE DE SOL En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.
The Full Monty (David Lindup) :
Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.
6) MODE DE LA En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.
C'est la gamme mineure naturelle, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)
7) MODE DE SI En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.
Gamme :
C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....
J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).
Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).
La fourmicinelle, c'est une chanson sans prétention que j'ai écrite avec mon frère (Gwen) lorsque nous étions animateurs en centre aéré. En gros, ça raconte l'histoire d'une fourmi qui se prend pour une coccinelle...
Sur le plan scientifique ce n'est pas très rigoureux. Mais de toute manière, beaucoup de comptines reposent sur des principes fondamentaux erronés. Les souris, par exemple, n'ont jamais été vertes, les éléphants ne se sont jamais balancés sur des toiles d'araignées, lesquelles n'ont jamais tricoté de bottes sur le plancher...
Maiiiiiis, c'est justement ça qui amuse les enfants : quand c'est même pas possible en vrai...
Les banques de sons coûtent assez cher, et c'est vrai que le budget du compositeur de home-studio ne permet pas toujours de disposer du dernier module de chœurs (en ce moment, c'est Symphonic Choirs de East-West qui est très en vogue).
Il m'est arrivé d'aller piocher quelques mesures dans diverses bandes originales. J'isolais quelques passages que je recollais dans un nouveau morceau orchestral. Cela me permettait de construire une nouvelle musique avec une texture "orchestre + chœurs" qui apportait un aspect grandiose et solennel que l'on n'obtient pas facilement sans les chœurs. Je me permets de décortiquer un exemple, sachant que la musique finale (Apocalypse) n'a pas été commercialisée.
Phase 1 : extraction de chœurs à partir de 2 bandes originales :
Phase 2 : découpage, assemblage pour créer une autre mélodie (résultat haché) :
Phase 3 : habillage avec l'orchestre (pour plus de résonance et masquer les défauts) :
Phase 4 : rajout des boucles de percus (pour plus de fluidité) :
Vous voyez que dans cet exemple précis, on est très loin de l'écriture pour chœur. Seule la partie orchestrale demande des compétences en écriture et en orchestration. Le reste, c'est juste du Légo, de la petite cuisine qui permet de produire une musique dans un style apocalyptique, avec les moyens du bord. Un vrai cache-misère...
Pour un long métrage avec un budget adapté, j'aurai disposé d'une banque de sons professionnelle, voir même d'une chorale toute entière. L'argent est donc un facteur déterminant qui entre en ligne de compte dans la qualité d'une musique de film.
Ecouter Apocalypse :
(durée : 1 mn)
Note : pour des raisons juridiques évidentes, cette technique n'est pas recommandée si votre musique entre dans le cadre d'une rémunération ou d'une diffusion publique générant des droits. Où alors, il faut veiller à ce que les fragments subtilisés ce ne soient pas reconnaissables par un tiers, donc prudence... (l'exemple ci-dessus, c'est juste pour le fun).