Je m'appelle Christophe Di-Barbora et je suis compositeur de musique de films et d'illustration sonore. J'ai 37 ans et je vous propose de vous faire découvrir mes compositions.
Que vous soyez un professionnel de l'audiovisuel, un confrère compositeur, ou un amoureux de la musique, j'espère que vous prendrez du plaisir en vous promenant sur mon site. Je compose principalement de la musique de film et de la musique de relaxation, simplement parce que je trouve le couple musique et images, extraordinaire.
Ce qui me touche le plus en musique c'est lorsque celle-ci est capable de créer un décor immédiat pour l'auditeur, la musique à ce pouvoir de soutenir les images et de faire ressortir le climat d'une scène, d'un sentiment. J'aime la musique de film symphonique, car à mon sens, l'orchestre est capable de tout raconter. Humour, Amour, Action, Aventure, Suspense, Angoisse, la Magie, le rêve...
Je vous souhaite une agréable balade sur le site, et une bonne écoute.
Thèmes abordés : Bande Originale du Film 'Les passagers de l'Everest', Bande Originale du Film ' Retour de flamme', Composition de musique pour des Pub-TV, Illustration sonore pour Medtronic, Campex, Réalisation de Cds de musique de relaxation, Compositeur de musique de film Alan Silvestri, Compositeur de musique de film James Newton Howard, Compositeur de musique de film John Williams, Musique Relaxante, New-Age, World-Music. Tags
Compositeur passionné par la création musicale, Bertrand s’intéresse au montage, mixage, assisté par ordinateur et toutes les nouvelles technologies de composition virtuelle depuis de nombreuses années.
Il compose depuis l’âge de 18 ans, s'inspirant de musiques de film et d’ambiances, des compositeurs tels que Howard Shore, James Newton Howard, James Horner, Harry-Gregson Williams et Hans Zimmer.
Il dispose d’un « home studio », lui permettant de réaliser ses compositions. Son instrument de prédilection est le piano.
Il a également effectué plusieurs stages en studio professionnel, qui lui ont permis d’approfondir ses connaissances dans le métier d’ingénieur du son.
Thèmes abordés : Bande Originale du docu-fiction : '11 - 150 ans', Bande Originale du moyen-métrage :'La Légende d'Otamia', Bande Originale : Spectacle Musical 'Jules Rêve', Album sur le thème du voyage: 'Voyage Musical', Musique de film, Electro, Musique orchestrale, Musique électro-orchestrale. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Tous les styles musicaux
Né en 1966, Marc Minier commence le Solfège, le Violon, le Piano et la guitare dès l’âge de 4 ans, puis s'oriente vers la musique classique.
Sept ans plus tard, il entre au Conservatoire National de Région, dans la classe de Mr Raymond Alessandrini. Ses progrès fulgurants l'amènent à faire des représentations. Il obtient deux médailles de Solfège en niveau Moyen et Supérieur.
1978 et 1979, les remises de prix s'enchaînent, avec un prix de Piano hors concours niveau supérieur dans le Val d’Oise, et un deuxième prix de Piano niveau supérieur au Concours National de Piano Claude Khan (avec les félicitations du jury).
En 1980, Mr Raymond Alessandrini incite Marc Minier à préparer l’examen d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, en classe de Piano, Harmonie, Analyse harmonique et Solfège spécialisé.
Les cours particuliers s’imposent naturellement, avec Mme Dominique My en Piano déchiffrage, Melle Durue et Mme Tisserant pour le Solfège.
Marc atteint ses objectifs et entre au C.N.S.M.D.P. lui permettant d'accéder à la classe de Mme Lucie et Robert Diecel (Piano, Harmonie, Analyse harmonique, et Solfège spécialisé).
Trois ans plus tard, poussé par un vent de musique Disco et Funk, Marc Minier décide de s’initier aux techniques moderne d’enregistrement, de prise de son, de mixage et de programmation sur séquenceur pour élargir ses connaissances.
En 1984, Il débute sa carrière dans les plus grands studios d’enregistrement de France...
Durant cinq ans, Marc Minier sera le Compositeur, Arrangeur, Programmeur informatique musical et Ingénieur du son pour de nombreux artistes français et étrangers.
Attiré par la musique instrumentale, classique et moderne, Marc Minier ne pouvait pas mieux tomber en collaborant avec Richard Clayderman, Pianiste de renommée mondiale, ayant vendu plus de cent millions d’albums à ce jour.
Richard Clayderman fut d'ailleurs un tremplin inespéré pour Marc Minier, en lui donnant la possibilité de s’exprimer avec toute la technologie, de diriger l’Orchestre de l’Opéra de Paris pour vingt albums, et d’être le Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ".
Aujourd’hui, Marc Minier se dirige vers" La Musique de Style Bande Originale de Film " et on peut le comprendre ! Ses quinze dernières années furent bercées par les B.O.F de :
John Williams, Alan Silvestri, Lalo Schifrin, Jerry Goldsmith, Danny Elfman, Howard Shore, Randy Edelman, Hans Zimmer, Ennio Morricone, James-Newton Howard, Leonard Bernstein, John Carpenter, Trevor Jones, James Horner, Vladimir Cosma.
Marc Minier a réalisé 34 albums pour ces artistes :
Richard Clayderman (Piano)
Nicolas de Angelis (Guitare)
Jean-Philippe Audin (Violoncelle)
Eric Coueffe (Violoncelle)
Diego Modena (Flutes)
Fabrice Adam (Trompette et Bugle)
Thèmes abordés : 34 Albums réalisés pour Richard Clayderman, Direction de l'Orchestre de l'Opéra de Paris , Compositeur arrangeur pour de nombreux artistes, Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ", Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, C.N.S.M.D.P, Prix de piano, Etude de l'Harmonie et Analyse harmonique, , Etude du Solfège spécialisé, John Williams, Lalo Schifrin, Alan Silvestri, Danny Elfman. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur > Annuaire Compositeur
Passionné par la musique d'orchestre, par le cinéma, la télé, et la photographie. Je n'ai pas de CV car je n'ai jamais composé pour qui que ce soit (un jour peut être...).
Je souhaite faire ma première musique de film. J'admire les compositeurs comme John Williams, Hans Zimmer, Vangelis, Howard Shore... (en toute humilité évidement). Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Prise de son en concert et sur site pour la musique classique, le jazz et les musiques acoustiques. Mixage et mastering
- Spécialiste de l'enregistrement "live" et sur site (jazz, classique, etc. )
- Matériel numérique multipiste de haute qualité
- Enregistrements 24bits multipiste
- Parc d'une quarantaine de microphones de tous types
- 30 années d'expérience en studios d'enregistrement
- Mixage, montage et Mastering CD
- Déplacement dans toute la France
- Aide à la production et au pressage des CD
Thèmes abordés : James Spaulding, NAXOS (Carl Loewe), Ted Curson, Udo Reinemann, Musique classique , Musique jazz, Musique acoustique, Musique de chambre. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement > Annuaire Avec régie mobile
Jerome Baur activities
Music for film : Long and short movies, cartoon, documentaries, Institutional
Music for theater : Theater, Musicals, Events
Jingles : Radio, T.V., Cinema
Multimedia : C.D.ROM, Internet, Web Audio Design
General Secreter of UFMC - Union of film Music Composers, Switzerland. Thèmes abordés : Bande Originale du film ”LES PETITES VACANCES”, Bande Originale ”WHITE SNAKE” - SHANGHAI DRAMATIC ARTS CENTER CHINA, Bande Originale ”VAGUE INFLUENCE” - DOCUMENTAIRE (MANU BERTIN), Bande Originale ”WHITE NOISE” - DOCUMENTAIRE (DOMINIQUE PERRET), LE PRIX DE LA MUSIQUE DE FILM 2008 DE LA FONDATION SUISA POUR LA MUSIQUE AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE LOCARNO, World Music, Musiques actuelles, Musique jazz, Musique classique. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Compositeur, designer sonore
Géraldine Bering pratique le piano depuis l'âge de 4 ans.
Elle entre à 16 ans au Conservatoire d'Arras et rejoint à 26 ans le Conservatoire de Tourcoing en classe Jazz. Thèmes abordés : Sound design sur le film 'Chinaman's Chance', Sound design sur le film d'animation 'Pigly', Amon Tobin, Philip Glass, Musique classique, Musique electro. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Design sonore
Denis Mignard est guitariste de formation avec vingt années de pratique. Artiste professionnel, compositeur interprète, depuis dix années.
Il évolue sur scène avec des groupes musicaux et de chansons. Il travaille également le son en rapport à l'image, comme la création de bandes originales de films documentaires et de fiction. Thèmes abordés : Bande originale du film 'Cultivons la terre' réalisé par Honorine Perino , Bande originale du film 'Le principe du canapé' réalisé par Samuel Hercule , Bande originale du film 'Barbe bleue' réalisé par Samuel Hercule, Bande originale du film 'Fauchage de Puye' réalisé par Eric Boutarin, Bande originale du film 'Petite escapade' réalisé par Pierre-Luc Granjon, Musique Folk, Musique Pop-Rock, Musique Electro , Musique Lounge. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Compositeur et pianiste, je compose des musiques pour des courts-métrages, animations, vidéos, jeux vidéos etc...
Je compose et écris aussi des chansons en français
Je suis également artiste peintre. Thèmes abordés : Bande originale du film : Ophélie (Raymond Tercafs), Bande originale du film : Le rocher de l'oiseau (Raymond Tercafs), Bande originale du film : Fatal argue (Renaud Delmotte), Musiques pour un site internet, Licencié des Beaux-Arts de Liège, John Williams, Alexandre Desplat, Alan Silvestri, Danny Elfman. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Compositeur, sound designer et musicien, Eric Cervera a travaillé sur plus de 500 films (pubs, longs métrages, docus...), avec les réalisateurs Tarsem, Bruce Hunt, Jeff dDarling, Gregor Nicholas, Guy Jacques, Ringan Ledwige... etc.
Eric possède son propre studio d'enregistrement. Thèmes abordés : Bande originale du film 'Ze film', Bande originale du film 'Pas de toit sans moi', Bande originale du film 'Le job', Bande originale du film 'cables', Musique pub TV, Deux lions d'or festival de Cannes, Un lion d'argent festival de Cannes, Deux lions de bronze festival de cannes, Nombreux prix dans d'autres festivals de pubs , Club des Ad, Clio Awards, Meribel, Pop, Rock, Ambiant Music, Trip Hop. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Design sonore
Bonjour,
Suite à mes études de musique de film au Berklee College of Music, à Boston, j'ai expérimenté la musique pour l'image pendant plus de dix ans à Paris.
Mes talents sont consultables sur mon site Internet. Compositeur, arrangeur, orchestrateur et réalisateur de diverses musiques de films, et dans divers styles, je suis prêt à vous fournir vos besoins en musique.
Thèmes abordés : Bande originale du film Coréen Champion, Musique des 6 premiers épisodes de la série M6 Police District, Bande originale du film Ecce , Réalisation de la musique 'We got the funk' de la publicité pour Axe, Diplôme de musique de film à Berklee College of Music, Boston, 2005: Meilleure bande son au concours de l'URCVIF, 2004: Prix Spécial du Jury au Festival National du Court Métrage Étudiant, John Williams, Jean-Sebastien Bach, Gustav Mahler, Bob Marley. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Tous les styles musicaux
Je crois que c'est mon paternel qui m'a dit un jour :"Fiston, dans une musique les gens retiennent surtout l'intro, la fin et les répétitions"
La répétition d'une phrase mélodique ou d'un rythme se fait de manière naturelle et spontanée dans le domaine de la chanson, mais je pense qu'elle est aussi largement employée dans la musique de film, de manière plus subtile (plus cachée, je dirais).
Il arrive que les compositeurs dupliquent un petit passage de sorte qu'on puisse l'entendre 2 fois de suite. ça ne fait pas de mal à la structure du morceau et ça permet à l'auditeur de s'imprégner du thème. En parcourant diverses BO, je m'aperçois que peu de passages sont réellement "clonés". A chaque fois, la répétition présente une petite variation, ce qui apporte un peu plus de richesse à l'ensemble. Voici quelques astuces à appliquer sur la partie répétée, afin d'éviter la redondance :
Ajouter des notes accidentelles :
The Grinch (James Horner)
Modifier légèrement la mélodie :
L'été de Kikujiro (Joe Hisaishi)
Reprendre la mélodie par un autre instrument :
Dinosaur (James Newton Howard)
Enrichir l'orchestration (doublures) :
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Varier la hauteur (changement d'octave) :
Thème de Solenn (Tanguy Follio)
Passer de mode majeur à mode mineur :
Signs (James Newton Howard)
Changer de nuance :
La rue des cascades (Yann Tiersen)
Varier l'harmonie (ce sont les accords qui changent) :
The Nightmare Before Christmas (Danny Elfman)
Varier le rythme :
Victor Hugo (Tanguy Follio)
Changer la tonalité :
The Polar Express (Alan Silvestri)
Alan Silvestri, champion du monde de la répétition par changement de tonalité
par intervalle de 3 demis-tons vers le bas ou vers le haut ;-)
Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).
Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).
En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.
La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.
Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.
Bien bien bien, j'arrive sur la fin de la composition de la bande originale du film institutionnel (grands espaces, routes etc...) sur lequel je bosse depuis quelques jours. Tout est produit par ordinateur et il faut souvent faire attention à ce que l'orchestre virtuel ne sonne pas trop synthé.
Par exemple, pour un enchainement d'accords : FA-LAm-SOL-SOL, j'ai été confronté à un problème d'authenticité dans le legato.
Ordinairement, pour éviter une sensation de blanc entre chaque note, je les fais se chevaucher légèrement, ce qui donne déjà une première impression de continuité. Voici, par exemple, la partie de violons :
En haut, les notes entrées dans Cubase En bas, la gestion du volume avec le contrôleur Expression
Écouter :
Le problème, c'est que j'ai utilisé un son de "Violons sourdine" appartenant à la East-West Symphonic Orchestra (VST Plugin), et que cette banque a été enregistrée avec la réverbe d'une grande salle (réverbe trop présente à mon goût..... )
Et donc, en tendant l'oreille, je m'aperçois que, par exemple, la fin de la note A2 résonne trop sur la note C3. ça m'a gêné.
Pour étouffer le son de cette résonance, je vais tout simplement baisser le volume à cet endroit (avec le contrôleur Expression), tout en prenant soin de dupliquer la piste midi auparavant (sans quoi, en baissant le volume de la résonance de la première note, je baisse aussi le volume de la note qui chevauche, et là c'est pas bon du tout).
Concrètement :
Je duplique la piste midi (notes + gestion du volume)
Sur la piste midi originale, je mute (ou supprime) les notes paires
Sur la piste midi dupliquée, je mute (ou supprime) les notes impaires
Je charge le même instrument sur la piste dupliquée, mais avec un canal midi différent
J'atténue le volume sonore de la résonance de chaque note, avec le contrôleur Expression)
Piste midi originale :
Piste midi dupliquée :
Écouter la superposition :
Ensuite, j'ai répète cette opération sur les autres instruments (altos, violoncelles et contrebasses). Après quoi, je double cette partie de cordes par des chœurs très doux, pour renforcer la continuité. ça me donne un tapis de cordes que je place derrière une mélodie de flûte :
Enchainement FA-LAm-SOL-SOL :
Les nuances du tapis de cordes suivent une courbe de Gauss : crescendo puis décrescendo. Là encore, ça va donner de la vie à la musique, plutôt que de superposer la flûte et les cordes de manière homogène. Les cordes rejoignent la flûte, après un temps (le premier temps permet donc aux cordes d'arriver en crescendo). J'ai souvent remarqué ça dans les musiques de James Newton Howard (comme dans la BO de Dinosaur ou King-Kong).
Au fait, z'avez sans doute remarqué que cet article concorde avec les "1 an" de mon Blog ?....
Il fallait bien que je place legato d'anniversaire quelque part... ho ho ho
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
Retour rapide à un faible volume sonore
Retour rapide à une harmonie simple
Retour rapide à une orchestration plus sobre
Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
En décembre 2009, Damien Deshayes a fait une critique de la musique du film de James Cameron: voir la critique qui correspond parfaitement à ce que j'ai ressenti pendant la séance.
Je vais toujours voir les gros succès avec 2 mois de retard. C'est bien, à Chartres on était une dizaine dans la salle (de 450 places). Ayant raté mes tests de relief à l'armée, je craignais d'être gêné par la 3D. Et effectivement, c'était assez fatiguant pour le yeux, surtout pendant les scènes d'action où ça bouge de partout.
Concernant la bande son, ma première impression a été de me dire que ce film déchirait ! (les tympans). Pour moi, les salles de ciné poussent le volume beaucoup trop fort, et c'est d'autant plus pénible que les gros films hollywoodiens regorgent de bruitages très ... bruyants.
Gêné par la 3D et par les décibels, je passe donc pour un vieux râleur... mais rassurez vous, j'ai adoré le film (à part le passage "Robocop-Rambo-Transformers" vers la fin).
Quelques détails m'ont fait penser à Aliens Le Retour : Sigourney Weaver, le voyage cryogénique, l'aspect des vaisseaux, les robots pilotés par des humains, des méchantes bêtes et pour finir quelques citations musicales issues de la BO de Aliens (Les cors de "Futile Escape").
La musique originale du film m'a paru très longue, dans le sens "beaucoup de travail effectué". D'ailleurs, c'était hallucinant de constater au générique de fin, le nombre de personnes qui ont participé à la BO (superviseurs, compositeurs additionnels, programmeurs synthés etc).
Côté thématique, comme l'a très bien expliqué Damien, on a un peu l'impression que le compositeur a pris ses meilleurs ingrédients de BO antérieures pour les resservir dans un shaker. La couleur musicale m'a rappelé celle de Dinosaur (composée par James Newton Howard) dans ses harmonies et ses orchestrations, avec de belles textures, des percussions tribales, des voix d'arborigènes, du piccolo planant...
Avec Avatar, je suis vraiment tombé sous le charme des musiques douces et aériennes offrant des sons de clochettes mêlés à des cordes féériques. Les textures pittoresques chez James Horner (comme chez JNH) m'ont toujours fait rêver. Ces sonorités issues de synthés et mélangées à des violons et des flûtes me transportent littéralement.
Tout comme les morceaux ethniques avec des voix lointaines et les rythmes tranquilles ! ça aussi j'adore.
En ce qui concerne la musique d'action et la musique solennelle, c'est très efficace, mais quelle impression de déja vu ! Il y a bien sûr le sempiternel motif de 4 notes (si do do# do) qui doit être un jeu pour le compositeur, un pari ou quelque chose du genre. Mais il y a surtout les inévitables cors cuivrés posés sur les boucles de Stormdrum entendus mille fois chez Remote Control et ré-utilisés dans les émissions de télé-réalité de M6. Un peu de Titanic aussi, avec quelques motifs très bateau.
Bref, je vieillis sans doutes... Je préfère mon petit confort avec des images et des sons apaisants (très nombreux dans le film) et suis de plus en plus gêné par le montage dynamique et les FX agressifs.
Quoiqu'il en soit, je suis conquis par ce film : une merveille technologique au service d'un beau scénario. Une très belle histoire avec de méchants humains et de gentils extraterrestres.
Et pour finir, une découverte intéressante sur les requêtes tapées dans Google :
"Comment fabriquer un arc" (67 millions de requêtes)
"Comment fabriquer un robot" (52 millions de requêtes)
"Comment fabriquer un avatar" (410 millions de requêtes)
"Michael Jackson n'est pas mort" (pas très loin du milliard de requêtes)
J'adore ce style !
Le générique d'OSS 117 (Ludovic Bource et Kamel Ech Cheikh) tourne en boucle dans ma platine depuis 2 jours. Un style à la Lalo Schifrin des années 70, qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance de Bullit, The Avengers, Mission impossible, James Bond, CI5 etc...
Au programme : section de cuivres (trombones, trompettes et sax) avec guitare seventies. Manque plus que la flûte traversière !
Je ne résiste pas à la tentation de placer un court extrait :
Allez, pour les plus nostalgiques, je place aussi un petit extrait du générique de The Professionnals (CI5) composé par Laurie Johnson. Indétrônable, ce Main Title avec les cuivres bien gras, la wha wha et les charleys...
Et tant que j'y suis, pour rester un peu dans le style, voici un extrait d'une musique que j'ai composée il y a pas mal de de temps dans un esprit beaucoup plus lounge : ambiance casino avec un côté action à la James Bond (aucun rapport avec Casino Royal cependant ....). Je l'ai appelé Target :
Enfin voilà, en regardant le film OSS-117 je me suis dit que ce genre de musique me faisait bien kiffer. Un jour j'aimerais vraiment faire la musique d'un film d'espionnage !
En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).
Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)
Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :
Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.
Petit exercice : 3 accompagnements différents :
Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :
2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.
Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :
La liste de Schindler (John Williams) :
Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).
Trace (Tanguy Follio) :
Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.
The Score (Howard Shore) :
Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)
Matrix Reloaded (Rob Dougan) :
Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)