Compositeur et arrangeur dans le domaine de la musique au service de l'image ainsi que la musique pop-rock et new-wave, je suis à votre disposition pour toute musique de films, jingles et logos, génériques TV, habillage sonore, multimédia, publicité, événementiel, spectacles etc...
Thèmes abordés : MASSALA SPIRIT, TRIBUTE TO EUROPE, Compositeur de musique de film Alan silvestri, Compositeur pour le cinéma Ennio Morricone, Compositeur holliwoodien Hans Zimmer, Compositeur de musique de film Eric Serra. Tags
Né en 1966, Marc Minier commence le Solfège, le Violon, le Piano et la guitare dès l’âge de 4 ans, puis s'oriente vers la musique classique.
Sept ans plus tard, il entre au Conservatoire National de Région, dans la classe de Mr Raymond Alessandrini. Ses progrès fulgurants l'amènent à faire des représentations. Il obtient deux médailles de Solfège en niveau Moyen et Supérieur.
1978 et 1979, les remises de prix s'enchaînent, avec un prix de Piano hors concours niveau supérieur dans le Val d’Oise, et un deuxième prix de Piano niveau supérieur au Concours National de Piano Claude Khan (avec les félicitations du jury).
En 1980, Mr Raymond Alessandrini incite Marc Minier à préparer l’examen d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, en classe de Piano, Harmonie, Analyse harmonique et Solfège spécialisé.
Les cours particuliers s’imposent naturellement, avec Mme Dominique My en Piano déchiffrage, Melle Durue et Mme Tisserant pour le Solfège.
Marc atteint ses objectifs et entre au C.N.S.M.D.P. lui permettant d'accéder à la classe de Mme Lucie et Robert Diecel (Piano, Harmonie, Analyse harmonique, et Solfège spécialisé).
Trois ans plus tard, poussé par un vent de musique Disco et Funk, Marc Minier décide de s’initier aux techniques moderne d’enregistrement, de prise de son, de mixage et de programmation sur séquenceur pour élargir ses connaissances.
En 1984, Il débute sa carrière dans les plus grands studios d’enregistrement de France...
Durant cinq ans, Marc Minier sera le Compositeur, Arrangeur, Programmeur informatique musical et Ingénieur du son pour de nombreux artistes français et étrangers.
Attiré par la musique instrumentale, classique et moderne, Marc Minier ne pouvait pas mieux tomber en collaborant avec Richard Clayderman, Pianiste de renommée mondiale, ayant vendu plus de cent millions d’albums à ce jour.
Richard Clayderman fut d'ailleurs un tremplin inespéré pour Marc Minier, en lui donnant la possibilité de s’exprimer avec toute la technologie, de diriger l’Orchestre de l’Opéra de Paris pour vingt albums, et d’être le Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ".
Aujourd’hui, Marc Minier se dirige vers" La Musique de Style Bande Originale de Film " et on peut le comprendre ! Ses quinze dernières années furent bercées par les B.O.F de :
John Williams, Alan Silvestri, Lalo Schifrin, Jerry Goldsmith, Danny Elfman, Howard Shore, Randy Edelman, Hans Zimmer, Ennio Morricone, James-Newton Howard, Leonard Bernstein, John Carpenter, Trevor Jones, James Horner, Vladimir Cosma.
Marc Minier a réalisé 34 albums pour ces artistes :
Richard Clayderman (Piano)
Nicolas de Angelis (Guitare)
Jean-Philippe Audin (Violoncelle)
Eric Coueffe (Violoncelle)
Diego Modena (Flutes)
Fabrice Adam (Trompette et Bugle)
Thèmes abordés : 34 Albums réalisés pour Richard Clayderman, Direction de l'Orchestre de l'Opéra de Paris , Compositeur arrangeur pour de nombreux artistes, Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ", Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, C.N.S.M.D.P, Prix de piano, Etude de l'Harmonie et Analyse harmonique, , Etude du Solfège spécialisé, John Williams, Lalo Schifrin, Alan Silvestri, Danny Elfman. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur > Annuaire Compositeur
Découvrez un panorama de compositions originales.
Fiction, documentaire, court-métrage, peut-etre etes-vous le réalisateur partenaire que j'espère rencontrer ? Tags
Expérience De formation classique, j'évolue depuis près de vingt ans dans le domaine professionnel au travers de mes projets pop ou instrumentaux.
Cinéphile et passionné
Style & Polyvalence En constante recherche de projets "typés", je m'applique à inscrire chacune de mes compositions dans un climat instantanément reconnaissable.
Je revendique l'influence de mes maitres ( Morricone, John Barry, Michel Legrand, Prokofiev...) tout en conservant l'authenticité d'une démarche artistique personnelle.
Equipement Totalement autonome en terme de production, d'enregistrement et de mixage.
Je travaille en synchro à l'image grace à Logic Studio ( 9 ) et possède une large gamme d'instruments réels ou virtuels.
Ambition La composition et la réalisation sont deux domaines qui se tendent la main et ne cherchent qu'à se retrouver.
Je souhaite donc évoluer aux cotés d'un réalisateur avec qui partager un sens esthétique affirmé et raffiné.
Aperçu Je vous invite également à découvrir tous les autres aspects de mon travail ( écriture, concerts, projets en groupe ou solo ) en tapant simplement " Riatto " dans Google...
Contact : Riatto 70, rue du Javelot, Appt 289 75013 Paris France tél : 0643645573 Catégorie > Annuaire Arrangeur
Né d'une rencontre passionnelle, le Duo français Teen Parks transporte ceux qui les écoutent dans des univers déroutants, produisant des mélanges alternatifs (pop, electro, rock, folk...) et parfois arrangés avec une touche de sonorité vintage.
Teen Parks s'inspire de toutes les musiques et utilise une écriture très particulière pour livrer des titres hors du commun (parfois qualifiés d'étranges ou de dérangeants).
Un souhait, une envie...faire de la musique quelque chose de bouleversant.
le ton est donné et le projet d'album 'LadyBird Circus' nait au commencement de l'année 2008, un album aux sonorités Pop annoncé comme un OVNI par le groupe (album disponible en 2 éditions).
Les Teen Parks souhaitent prendre leur temps et laissé murir chaque morceaux afin de concevoir au mieux leurs albums. Découvrez les permiers sinlges : 'Jeux de moi' 'Et puis je' et 'We are the eternity'!
Teen Parks bientôt en concert (restez à l'écoute)
Thèmes abordés : SINGLE Jeux de moi, SINGLE Et puis je, SINGLE We are the eternity, ALBUM LadyBird Circus, Concert, Rock 70, Pop, Jazz, Electro. Tags Catégorie > Annuaire Groupes de musique > Annuaire Musique alternative
Studio d'enregistrement professionnel situé à Versailles (78 Yvelines), à proximité des gares et du château.
Alambic Studio est né de l'initiative de deux acolytes ingénieurs du son ayant pour projet de créer un studio d'enregistrement singulier, polyvalent et abordable. Combinant la flexibilité des technologies modernes et les sonorités inégalées d'équipements qui ont fait leurs preuves, le studio répond efficacement à toutes les exigences actuelles en matière d'enregistrement sonore et de création musicale.
Prestations:
- Enregistrement
- Mixage
- Mastering
- Création musicale Tags
Enregistrement / Mixage / Mastering Le studio est équipé pour enregistrer toute formation en 24 pistes simultanées sur pro-tools 8.0 à travers des convertisseurs SSIO 24 bits et mixer en 48 pistes via la console Tascam TM-D8000, en utilisant les plug-ins et les périphériques analogiques.
Les trois cabines de prises permettent d'enregistrer tous types de sources: groupe complet en prise live ou en re-recording, voix et speak, orchestre de chambre etc.
Enregistrement mobile Votre formation ne peut pas rentrer dans nos cabines? C'est Alambic Studio qui viendra à vous! Le studio est conçu pour avoir la possibilité de déplacer une partie de son matériel de prise de son pour réaliser des enregistrements mobiles:
- événements
- concerts et festivals
- grandes formations (orchestres, fanfares etc.)
Création musicale / design sonore / arrangements L'équipe d'Alambic Studio compose et réalise vos thèmes musicaux, arrangements ou toutes autres formes de créations sonores. Mêlant notre créativité dans tous les styles de musique au puissant outil qu'est le studio d'enregistrement, nous vous offrons un produit musical fini original et de qualité.
Nous avons déjà composé et produit de la musique pour la télévision, l'institutionnel etc. ainsi que pour différents interprètes.
Tarifs (TTC avec l'équipe de l'Alambic) Enregistrement / Mixage / Mastering :
- 1 heure : 40€
- 1 journée: 300€
- 2 jours: 500€ *
- 3 jours: 700€ *
- 4 jours: 900€ *
- 5 jours: 1100€ *
* Forfaits valables du lundi au vendredi
Pour toute autre demande (enregistrement mobile, création musicale, mixage et mastering au titre etc.) n'hésitez pas à nous contacter afin d'obtenir un devis.
Interminablement hétérogène ! vient voir si tu oses contredire le moindre mot de ma pudeur. Je saute sur un éphémère tant de disgrâce pour que tu m'aboies. J'implore ta délicatesse de bien vouloir me tendre un gentil homme. Affecté par un langage inconnu, je disjoncte avec soin. Tags
Enrager Je ne peux point tant raconter un mot, viens viens me voir ! je ne dirai point un mot de plus, viens me contempler sans un rire nerveux. je t'en conjure !
Stupeur ! Toi seul est le procréateur de mes tremblements. N'attends plus, avance, ne te retourne pas ! Si la splendeur de mes mots t'enchante, rendre dans l'osmose de me féconder.
Réalisme Ne t'arrête pas à si peu, vient t'y rendre. Et si demain tu ne m'aimes plus, je te supplierai de m'interdire ta porte. J'aboie ! j'aboie, contre tous ces vieux contes.
Parle moi! Peut être que je me trompe de route ! peu m'importe, je t'apporte. Qu'il en soit ainsi ! apporte moi un peu de justesse dans un monde si tourmenté par l'ivresse.
Parcemer de doute ! Ici, se fini le terrible périple. Merci merveilleuse créature d'avoir patienté, sans un blâme. De toute évidence je vais m'arrêter là !je rougis d'avoir déshabillé mon armure. Bientôt, je te rencontrerai, afin que tu découvres ma plus belle pensée.
Création sonore et musicale, ambiance de MAO electro rock & world music !
Entrez dans le monde du Multimedia, entre Musique, Ecriture, Video et Interactivité. Le grand Tout en somme ! Tags
Créativité Mon crédo : ne pas faire comme les autres. J'aime me démarquer par des sons étranges, des ambiances bizarres et des paroles louches...
Je crée avec tout ce qui bouge, meme si je ne sais pas en jouer, donnez moi un banjo et je vais gratouiller un peu. Cor de chasse, diggeridoo, tout cela m'amuse. Mais mon dada c'est le synthé, car on peut en faire tout ce qu'on veut !
Un monde à part Un curieux mélanges de plusieurs influences electro, world music, metal, MAO, ... Mon monde reflète mes inspirations du moment, mes joies, mes peines, mes états d'âmes, mes rêves... si si !j'ai déjà des musiques qui me sont apparues en rêve, et quand je m'en souviens, ça déchire tout !
Le Multimedia Avec un grand M. J'ai une grande experience des contenus vidéos, de l'écriture, et des contenus interactifs (jeux video). Je réalise moi meme des sites, des jeux vidéo et des courts métrages, avec bien sur... ma musique !
Des faux et des vrais instruments ! Une trame de musique assistée par ordinateur saupoudrée de voix, et de "vrais" instruments enregistrés en live, et également des sons, des bruits, de l'environnement (clochettes, poelles, machine à laver, casserole qui fait gloups dans le bac à vaisselle...)
Invitation au voyage Très inspirée par les musiques de film entre JM JArre, les mangas, le Seigneur des anneaux, Dune, je prends tout ce qui m'entoure et ce que j'aime pour en faire une délicieuse soupe musicale !
Enjoy !
Contact : Malicia Darkwave 22c rue des officiers 67800 Bischheim Fr tél : 0686793440
Thèmes abordés : Musique création, Musique créative, Mélange de sons, Mélange musical, Musique electro, World music, Musique multimedia, Musique video, Musique site, Musique sample, Musique et bruitages, Sound designer, Musique descriptive, Musique film.Catégorie > Annuaire Edition
WIWAÏ MUSIC PUBLISHING est le site du compositeur William Bridoux . Vous trouverez un catalogue de musique d'illustration sonore et musique originale en téléchargement direct et gratuit réservé aux professionnels de l'audiovisuel et autres médias. Tags
Musique d'illustration sonore Site web du compositeur William bridoux de téléchargement de musique d'illustration sonore destinés aux professionnels de l'audiovisuel et autres médias.
Composition de musique à l'image Composition de musique de film, publicité, chanson.
longue expérience de musisicien professionnel. nombreuses collaboration avec des artistes de tout horizon.
Site de téléchargement de musique Site de téléchargement de musique de film, publicité, chanson, illustration sonore TV, radio.
Site WEB facile d'utilisation avec une recherche intuitive.
TV, radio Musique pour l'illustration de documentaire tv.
Un grand choix de "mood" de durée et de style afin de choisir au mieux votre musique d'illustration sonore.
Jingle TV, radio Création de jingle TV et radio ou téléchargement sur le site.
Tout les titres sont disponibles en quatre durées, 10 secondes, 20 secondes, 30 secondes et durée complète afin de trouver le jingle adéquate.
Contact : Wiwaï music publishing 12 Passage de clichy 75018 Paris France tél : 0612264515
Thèmes abordés : Illustration sonore, Habillage sonore, Bibliothèque musicale, Site de téléchargement de musique, Musique illustrative, Musique descriptive, Création de Jingles TV radio.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Issu de la scène abstract hip-hop, Smooth One a co-écrit avec Dj cam les deux premiers albums éponymes : 'underground vibes' et 'substance' (inflamable /Sonymusic)
Après un album live capté aux transmusicales de Rennes, 'underground live act', et de nombreux remix pour Air, Tek9, Jean-louis Murat, Silent poets, la yellow 357, etc …Smooth One reprend son indépendance et se consacre essentiellement à la musique pour film et à son label, Superflux.
S’ensuivent les B.O des films 'New York zéro zéro' (superflux/Believe) et 'Amsterdam reconstruction' de Jérôme Schlomoff, et du film ' Exit port st Louis ' de Catherine hebert, accompagné du cd 'Exit remix'(Superflux / believe), comprennant des remix d’Elektrokut, Laurent Ho, et Junior Cony.
Thèmes abordés : Bande originale du film 'Dock hotel', Bande originale du film 'New York zéro zéro' , Bande originale du film 'Amsterdam reconstruction', Album Live, Remix, Trip-Hop, Electro, Dub, Hip-Hop. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur
Fou de musique, depuis la découverte de Depeche Mode en 1989, je mixe d'abord avec mon lecteur cassette (le pauvre ne s'en est pas remis) puis investis dans mon premier séquenceur Yamaha sur lequel je me familiarise avec le programmation. Plusieurs séquenceurs plus tard, l'informatique arrive dans ma vie, et c'est sur Sonar que je fais mes classes. Je fais alors une formation au Studio Alkymia à Blagnac, sur le mixage, la prise en main du logiciel supreme : Logic, la prise de son (petit clin d'oeil aux Wallace & Groov'it) et le fonctionnement d'un studio d'enregistrement, avec les bus, les envois, les retours et tout le tintouin (avis aux connaisseurs). Depuis j'ai réalisé pas mal de remix (dont le remix vainqueur du concours organisé par Michal de la Star Académie 3 (en écoute sur mon site) et un qui a été signé chez Pure Substance pour Marrocco "Hirollers".
J'ai réalisé la musique d'une bande annonce pour une BD (Moksha) en écoute (et visible) sur mon site et mon Myspace.
Ensuite l'avenir nous dira le reste ...... Thèmes abordés : Album Live enregistré le 21 Juin 2008 en cours de mixage, Album Studio en préparation, Téléchargement gratuit de musique électronique, Groupe Depeche Mode , Musique électronique , Musique Pop-Rock, Eclectisme musical. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur > Annuaire Remixeur
Prise de son en concert et sur site pour la musique classique, le jazz et les musiques acoustiques. Mixage et mastering
- Spécialiste de l'enregistrement "live" et sur site (jazz, classique, etc. )
- Matériel numérique multipiste de haute qualité
- Enregistrements 24bits multipiste
- Parc d'une quarantaine de microphones de tous types
- 30 années d'expérience en studios d'enregistrement
- Mixage, montage et Mastering CD
- Déplacement dans toute la France
- Aide à la production et au pressage des CD
Thèmes abordés : James Spaulding, NAXOS (Carl Loewe), Ted Curson, Udo Reinemann, Musique classique , Musique jazz, Musique acoustique, Musique de chambre. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement > Annuaire Avec régie mobile
Vous aimez la musique de film ? la musique live ? le rock ? le saxophone ? Ennio Morricone ? Michel Magne ? Lalo Schifrin ? Le groupe Lulu La Nantaises est incontournable, surtout si vous êtes de passage dans la Loire Atlantique (pour les concerts).
L'idée est de reprendre des thèmes musicaux du cinéma (Inspecteur Harry, Fantomas, Oss-117, Enter The Dragon... ) et de les ré-arranger par (et pour) 4 musiciens sacrément doués. Le résultat est vraiment à la hauteur !
Allez, je vous laisse, faut que j'y retourne, je n'ai pas encore tout écouté.
Découvrez sur la chaine ARTE ce soir à 22h25 (jeudi 3 septembre 2009) une émission consacrée à la période 1965-1975 pendant laquelle des compositeurs comme Michel Legrand, John Barry, Lalo Schifrin ou encore Ennio Morricone ont véritablement su se démarquer par leurs styles innovants (brassant l'orchestral, le jazz, la pop, les synthés analogiques, la musique expérimentale etc..).
Ce soir j'irai écouter sur Arte les témoignages de ces grands artistes et satisfaire un peu plus ma curiosité sur cet univers qu'est la musique de film :)
Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de visiter ce blog génial avant 22h25 (et qui ne possèdent pas de programmes TV), Arte a eu la bonne idée de prévoir des rediffusions :
Bon. je constate que Fatal Bazooka devance de loin John Powell...
Mais ça c'est la faute aux jeunes. Ils devraient faire leurs devoirs plutôt que d'aller tout le temps sur Myspace !
Non mais plus sérieusement, la musique de film compte quand même beaucoup d'adeptes et c'est très bien ;-)
Et puis, contrairement aux artistes issus du milieu du disque ou de la scène, le succès du compositeur de musique de film ne dépend pas d'un public, mais d'une certaine notoriété chez les professionnels du cinéma (producteurs, réalisateurs, superviseurs). C'est donc normal que les pages Myspace des compositeurs pour le cinéma soient moins visitées que celles de leurs collègues du show-bizz. (heureusement qu'il y a les béophiles).
Ouais je sais, c'est la classe.....
D'après mes calculs, dans 89 ans je serai au même rang qu'Alicia Keys (si entre temps, sa page n'est plus visitée). C'est jouable.
Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir une œuvre de Matthieu Fraysse qui s'intitule Request for Harmony et qui sera interprétée le 28 juin 2008 dans la basilique de Lalouvesc, en Ardèche. Pour cette grande occasion, 2 harmonies seront réunies, rassemblant plus de 100 musiciens (amateurs et professionnels).
Request for Harmony (extraits) :
(Compositeur : Matthieu Fraysse)
J'en avais succinctement parlé il y a quelque mois (voir l'article).
J'avais écrit par erreur qu'il s'agissait de Cubase SX4. En fait, le séquenceur s'appelle Cubase 4 (il n'y a plus de SX... ni de SL d'ailleurs).
Version Pro : Cubase SX3 -> Cubase 4
Version simplifiée : Cubase SL3 -> Cubase Studio 4
Quelques nouveautés que je trouve intéressantes :
Plus de 30 nouveaux plug-ins d'effet (avec détecteur de silence*)
Piste instrument (pour accéder plus rapidement aux instruments virtuels)
Amélioration de la transposition en temps réel
Le gestionnaire Soundframe (pour centraliser les plug-ins, les sons, les presets etc...)
Halion One (lecteur d'échantillons livré avec plus de 650 sons)
Prologue (synthé virtuel analogique avec une centaine de sons pré-réglés)
Spector (synthé virtuel analogique avec courbes de filtres paramétrables)
Mystic (synthé virtuel analogique, avec une matrice de modulation puissante)
Control Room (gestion centralisée des moniteurs et des sources externes connectées)
Configuration informatique minimale :
PC :
Microprocesseur 1,4 Ghz - 512 Mo RAM - Windows XP ou plus -
carte son compatible MME ou DirectX (ASIO recommandé)
Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation
Mac :
G4/1 Ghz ou Core/1.5 Ghz - 512 Mo RAM - OS X version 10.4 ou plus -
carte son compatible CoreAudio
Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation
*Le détecteur de silence va permettre au microprocesseur d'appliquer un effet audio (réverbe, compression etc.) uniquement là où il y a du son. Pas d'effet audio appliqué sur les parties silencieuses implique une économie en ressources pour le micoprocesseur ;-)
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas Tanguy
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Introduction Notion3 :
Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…
Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…
Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…
Notion3 est fait pour vous.
Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.
Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).
Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).
La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.
Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :
Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !
NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.
Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:
Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.
Des sonorités de rêve ?
Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.
La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments.
Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).
Un monde ouvert ?
Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.
Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :
EWSO platinum et gold version Play
VSL
Garritan Personal Orchestra
IK multimedia Miroslav Philharmonik
Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)
Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.
Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.
Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.
Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…
Et le côté « humain » de l’exécution ?
Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.
Tempo staff et enregistrement de performance :
Vous devenez le chef d’orchestre !
Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.
Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...
Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff »
Vous pouvez décider de la valeur des battements :
Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.
Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).
Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…
Le « velocity overdub »
Vous devenez instrumentiste !
Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)
Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.
Les fonctions d’aléa
Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.
Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.
Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.
Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.
Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?
Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.
De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.
Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.
Le film institutionnel (= film d'entreprise = film corporate) est une vidéo qui n'est en général pas destinée à la TV, mais plutôt à un public restreint lié de près ou de loin à l'entreprise concernée. Le film est souvent diffusé sur le site Internet, ou bien dans l'événementiel (séminaires, conférences, congrès...), ou encore dans les locaux de l'entreprise...
Ce film de "communication" dresse un portrait positif d'un entrepreneur, d'une société, d'une filiale, d'un groupe, voir même d'une région... de manière à présenter un savoir faire, des références, des statistiques, des valeurs... mais aussi les ressources humaines (les petits bonshommes qui travaillent sans relâche et qui font avancer l'entreprise).
Ordinairement, un entreprise confie la réalisation du film à une boite de production audiovisuelle. C'est souvent cette dernière qui contacte le compositeur et plus rarement la société directement, surtout s'il s'agit d'un grand groupe.
De souvenir, ayant fait 4 ou 5 musiques de films (ou diaporamas) institutionnels, j'ai remarqué que certains mots clés revenaient régulièrement : des mots comme optimisme, humanité, harmonie, convivialité, sécurité, professionnalisme, progrès... puis selon les secteurs : technologie, performance, précision, mouvement, espace, voyage, nature, terroir, eau, etc ...
Question style et genre, je dirais que les BO de films institutionnels se veulent plutôt positives et agréables, tout en restant discrètes et transparentes, et qu'elles ne doivent surtout pas monopoliser l'attention (bien que la partie musicale soit parfois omniprésente, surtout lorsqu'il n'y a pas de narration). Bref : des styles comme le jazz, la musique lounge, la musique pop, la musique classique, l'easy listening... j'en passe.
Du positif, donc... car on imagine mal une société dresser son portrait, à partir de ses mauvais côtés (tels que les plans sociaux, les déboires judiciaires, les délocalisations ou encore le taux de suicide de ses employés). C'est pour cette raison qu'on vous demandera rarement de composer pour un film corporate dans le registre macabre, horreur ou mélancolique....
Le style "musique d'action" n'est cependant pas exclu, notamment dans les secteurs qui nécessitent un accompagnement musical bien pêchu ou avec une touche cinématographique tels que les sports de combats, les sports extrêmes, l'armée, L'aéronautique...
Quant à l'instrumentation, je dirais que ce choix dépend essentiellement des goûts de l'entreprise et de l'agence de communication. Cela-dit, quand une agence vous choisit, c'est parce qu'elle a écouté votre travail, et ordinairement, ce que vous mettez en valeur sur votre site musical est principalement ce que vous aimez (savez) faire... En ce qui me concerne, je sais par expérience qu'une société me contactera plus facilement pour mes orchestrations classiques ou mes ritournelles au piano, que pour mes morceaux pop-rock ou électro.
Dans le prochain billet, je placerai un lien vers un film institutionnel que j'ai mis en musique en février dernier ;-)
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)