Philippe Picon est un compositeur, arrangeur et réalisateur audio pour de nombreux albums d'artistes de la scène Pop-Rock et Electro.
Il crée également des bandes originales de spectacles vivants (théâtre, spectacles musicaux etc).
Composition de musiques pour des projets à l'image tels que jeux vidéos, documentaires télévisés, films institutionnels et films d'entreprise etc...
Philippe Picon dirige un studio d'enregistrement allant de la prise de son live (instruments acoustiques, voix...) jusqu'au mastering du projet...
Thèmes abordés : Bande originale des films documentaires 'Ils ont survécu', 'Comme un vent de Liberté', 'Rester Libres', Composition et sound design de la vidéo de prestige en images de synthèse 3D de la société DRD, Orchestration, arrangements de la musique originale du spectacle 'Le crâne et la mécanique', Composition, enregistrement et réalisation du spectacle musical 'Pluie d'étoiles', Composition, enregistrement et réalisation du titre 'Peur de l'amour' de Lorie (Album-CD 'Rester la même'), Musique de film orchestrale symphonique, Musique électro orchestrale, Musique électro, Musique Pop-Rock . Tags
CepSound réalise des créations sonores électroniques empruntes de poésie, pour tout projet artistique (films, installations, spectacles vivants, émissions de radio) ou de communication (films publicitaires, jingles, événementiel, spots radio). Tags
Plasticien sonore : Réalisation de musiques originales dans le cadre d'expositions artistiques, de films ou d'émissions de radio.
Références : Ultralab, Galerie Magda Danysz, Le Cube, France Culture, EvidenZ...
Designer sonore : Réalisation d'habillage sonore pour tous projets de communication (films publicitaires, jingles, événementiel, spots radio).
Références : Publicis Hourra!, Université de Nice, Le Cube...
Spectacle vivant : Participation en temps que musicien à l'élaboration de spectacles vivants utilisant les technologies du numérique en temps réel.
Références : EvidenZ, Arthur Lecaron...
Compositeur en freelance : Compositeur freelance en pointillés depuis 2005 et à plein temps depuis 2009. Grande disponibilité et souplesse. Compositions électroniques originales empruntes de poésie.
10 ans d'expérience en communication culturelle : Références : Centre des Monuments Nationaux, RadioFG, Cie Incidents Mémorables, Mairie de Paris, Global Music Developement, Inoui, Girls at Work, Conseil Général de Seine St Denis...
Contact : CepSound Contact@cepsound.com 75015 Paris France tél : 06 62 80 16 81
Thèmes abordés : Compositeur pour expositions et émissions, Composition originale de musique pour la Télévision, Compositeur pour la radio, Habillage musical, Illustration musicale, Identité sonore, Musicien pour spectacles divers, Création de spectacles vivants, Musique pour spectacle, Artiste indépendant, Compositeur freelance, Compositeur de musique électro, Communication sonore dans le domaine culturel, Compositeur expérimenté dans le secteur culturel.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Illustration sonore
- Production et management d'artistes
- Élaboration de maquettes pour des jeunes talents
- Conception et réalisation d'albums
- Musique pour spectacles vivants
- Musique originale pour sites web
- Enregistrement de CD souvenir (enfants, adultes)
- Edition musicale (dépôts SACEM, song-books...) Thèmes abordés : Album 'Memory' Mildo-Productions, Album 'Homo Complexus' Carolyne Jomphe, Prix de la meilleure musique en 1989. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Bonjour à Tous.
Je suis didguitare (Didier) l'administrateur de ce forum M.A.O (Musique Assistée Par Ordinateur)ainsi que de 4 autres Forums :
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J'ai 35 ans, je suis Professeur de Musique(Guitare et Synthé). J'ai commencé la musique à l'âge de 7 ans avec 5 ans de piano et de conservatoire. J'ai ensuite commencé la guitare électrique à l'age de 14 ans et j'ai pris 6 année de cours particulier. J'ai ensuite suivi une formation de Musicien Enseignant Profesionnel à Lyon(A.I.M.R.A) pendant 2 années en section Jazz.
Actuellement père de trois enfants, je suis pris de passion pour la musique et la M.A.O
J'aime tous les styles musicaux avec une préference pour le Rock/Blues des années 1970.
Thèmes abordés : Création d'un forum dédié à Native Instruments , Création d'un forum dédié à Ableton Live , Création d'un forum consacré aux VST et VSTI, Création d'un forum consacré à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur), The Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, Janis Joplin. Tags Catégorie > Annuaire Communautés virtuelles
Après avoir joué dans plusieurs groupes comme Sale Rêveur, Farenheit, Highway, Owl, j'ai commencé une carrière solo.
Plusieurs CD instrumentaux sont sortis depuis quelques années.
Bonne visite Thèmes abordés : Album-CD 'Rêve Errance', Label Muséa, Albums-CD instrumentaux , Album-CD avec la pianiste Catherine Renard , Concert, Hendrix, Toto, Barber , Delerue. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique d'ambiance
Site de présentation du Barn Door Studio. Dans le Finistère sud, un petit studio équipé en enregistrement analogique, mais aussi numérique, vous attend. Tags
Enregistrement analogique Nous proposons de l'enregistrement analogique car nous aimons le son chaleureux des bandes, des lampes et des effets anciens. Nous aimons travailler "à l'ancienne", expérimenter placer les micros, etc...
L'enregistrement peut se faire en 8 ou 16 pistes, le master peut également se retrouver en 2 pistes. C'est la grande particularité du Barn Door Studio: l'analogique n'a pas dit son dernier mot!
Et le numérique Le numérique est également présent. Une configuration somme toute minimaliste par rapport à certain, mais tout à fait suffisante selon nous. Enregistrement en 16 pistes simultanées, peu de matériel mais une configuration efficace avec du matériel éprouvé. Ce n'est pas parce que c'est sorti avant la semaine dernière que ce n'est pas bon !
Les prises de son et la cabine Le Barn Door Studio possède une petite cabine d'environ 8 m2. Tous les instruments et tous les line up sont les bienvenus. Nous pouvons aussi venir enregistrer chez vous, ou dans un lieu de votre choix. Tout est possible.
Le placement des micros et l'expérimentation est primordiale pour nous. Toujours dans le même esprit, il n'est pas obligatoire d'avoir 150 micros pour réussir une prise. L'important est avant tout de tester, d'écouter...
Un studio pour tous Le studio a pour philosophie de mettre l'enregistrement à portée de tous. que vous soyez amateurs, pro ou semi-pro, le Barn Door Studio peut certainement vous intéresser. Nous proposons des forfaits démos, qui vous permettrons de démarcher avec un outil de qualité. Bien sûr le travail n'est pas aussi poussé que pour un album, mais vous aurez un disque qui tient la route et qui permet de faire écouter vos morceaux aux programmateurs. Ce n'est qu'un exemple des forfaits et des tarifs proposés par le studio.
Les choses que l'on ne fait pas Au Barn Door Studio, on enregistre pas de guitare électro-acoustique. On préfèrera enregistrement une vrai guitare acoustique, avec un bon micro, le rendu n'a pas de comparaison possible.
On enregistre pas directement un multi-effet à modélisation dans la console. On préfère un bon vieil ampli. Sauf si tout cela à vraiment un intérêt artistique voulu, ou dans le cadre d'une démo. Mais dans l'absolu on préfère le véritable son plutôt qu'une pâle copie
Né à Lyon en 1963, il commence la musique avec le piano à 11 ans. Il entame rapidement une carrière de musicien, pianiste accompagnateur dans différentes formations de variété et de jazz.
Passionné par l'univers de l'informatique et de la composition c'est tout naturellement qu'il en vient à la MAO (musique assistée par ordinateur). Egalement arrangeur agréé SACEM, il participe en tant que compositeur ou arrangeur à de nombreux enregistrements de chansons pour divers artistes.
Ses projets aujourd'hui se basent essentiellement autour de la musique d'illustration (documentaires, films, jeux vidéos, publicité ) et ce, à travers une palette de styles variés allant de l'orchestration classique aux musiques électro , pop-rock, jazz ou ethniques.
Aujourd'hui, Thierry partage son temps entre son métier de pianiste, l'enseignement et le travail de composition. Thèmes abordés : Composition de musiques pour divers films documentaires, Musique du film 'Vivre à Bellechambe', Composition de la Bande originale du film 'Le bleu 'du voyage, Musique originale de 'Alcyon', Arrangeur agréé SACEM, Bach, Vivaldi, Ravel, Stravinsky, Peter Gabriel, Genesis, Yes, The Beatles, Police, Stevie Wonder, Jacques Brel, Michel Jonasz, Bil Evans, harlie Parker, Richard Bona, Bob Marley, Eddie Palmieri. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Je m'appelle Christophe Di-Barbora et je suis compositeur de musique de films et d'illustration sonore. J'ai 37 ans et je vous propose de vous faire découvrir mes compositions.
Que vous soyez un professionnel de l'audiovisuel, un confrère compositeur, ou un amoureux de la musique, j'espère que vous prendrez du plaisir en vous promenant sur mon site. Je compose principalement de la musique de film et de la musique de relaxation, simplement parce que je trouve le couple musique et images, extraordinaire.
Ce qui me touche le plus en musique c'est lorsque celle-ci est capable de créer un décor immédiat pour l'auditeur, la musique à ce pouvoir de soutenir les images et de faire ressortir le climat d'une scène, d'un sentiment. J'aime la musique de film symphonique, car à mon sens, l'orchestre est capable de tout raconter. Humour, Amour, Action, Aventure, Suspense, Angoisse, la Magie, le rêve...
Je vous souhaite une agréable balade sur le site, et une bonne écoute.
Thèmes abordés : Bande Originale du Film 'Les passagers de l'Everest', Bande Originale du Film ' Retour de flamme', Composition de musique pour des Pub-TV, Illustration sonore pour Medtronic, Campex, Réalisation de Cds de musique de relaxation, Compositeur de musique de film Alan Silvestri, Compositeur de musique de film James Newton Howard, Compositeur de musique de film John Williams, Musique Relaxante, New-Age, World-Music. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Amateur, autodidacte, tout a commencé pendant l'été 2008 !
Je compose sur clavier, puis retranscris sur ordinateur. Je travaille ensuite la maquette.
J'espère inspirer et intéresser des musiciens arrangeurs car, vous le comprendrez en écoutant les morceaux, je suis seulement compositeur et mes musiques attendent des personnes compétentes. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Ce site à pour objet de regrouper les projets auxquels je participe. C'est une sorte de dépôt d'archives ouvert avec en prime des liens vers les projets et les gens qui m'ont marqué, des commentaires, des vidéo... Tags
Historique Sorte de CV détaillé : Hero Corp, Les temps changent, Capa, Calt, Buffalo Corp, Making of Braquo, La derniere Valse, Haikus, Pile ou face, TMTTW, Simon Astier, Jim Vieille, Sacha Chelli, Alban Lenoir, Mathieu Lallande, Thibault Monbellet...
Bibliothèque En plus d'une section best of, vous trouverez également une bibliothèque dans laquelle est audible presque tout mon travail. Les musiques sont souvent accompagnées du film dont elles sont issues. Generiques, teaser, pubs, courts métrages...
Liens Des liens vers mes collaborateurs favoris : Alban lenoir, Capa, Sacha Chelli, Julien Béramis, Dominique Rocher, Buffalo Corp, Calt, Simon Astier, Morgan S.Dalibert, Jim Vieille.
Contact Un formulaire de contact par le biai duquel vous pourrez me laisser un message à condition d'avoir l'amabilité de renseigner les quelques informations demandées.
Biographie Il y a aussi une biographie. Ou ? comment ? pourquoi ? en quelques mots, les étapes importantes qui m'ont conduit à faire de la musique à l'image...
C'est frais, c'est dynamique, un vrai rayon de soleil. Les paroles sont bien trouvées et la musique, souvent rythmée, ne tombe jamais dans la facilité. La couleur musicale et orchestrale s'oriente essentiellement vers le rock, la musique latine et le reggae : bonne humeur assurée !
A conseiller, pour les enfants qui ont entre 5 et 10 ans (voir même 36 ans...)
Les "Video Games Live" sont des spectacles interactifs (orchestre symphonique jouant en synchro sur des images de jeux vidéo projetées sur grand écran).
Concernant les accords de la chanson : MI majeur et SI majeur suffisent
(on peut ajouter un LA majeur de temps en temps, comme dans le mp3)
Tentative d'approche didactique :
- Niveau d'interprétation : cycle 2 (fin de maternelle au CE1).
- Pour les enfants : voyez ce qui arrive quand on n'obéit pas à sa maman...
- Pour les collectivités locales : voyez ce qui arrive quand on organise un bal sur un pont...
- Chaque phrase est répétée, ce qui permet une meilleure mémorisation du texte. Cependant, la mélodie de la phrase répétée n'est pas la même que celle de la phrase initiale.
- Dans l'arrangement musical, on entend de l'accordéon, de la guitare et pas mal de rythmique : cela permet de garder une ambiance festive. Car malgré une fin tragique et moralisatrice, cette chanson se veut quand même entrainante et dansante (le bal !).
- Cette chanson existe aussi avec le titre "Sur le pont de Nantes" (d'ailleurs on mentionne les cloches de Nantes vers la fin de la chanson). Pour des kermesses ou spectacles de fin d'année, rien ne vous empêche d'adapter les paroles en fonction de votre région : sur le pont de Millau.... Sur le pont de l'Alma... Sur le Pont Aven etc...
Juste un petit rappel concernant un cas particulier de musique source (cf billet sur la musique source).
Le début du film The Holiday commence par une jolie musique de film. C'est la musique d'ouverture, composée par Hans Zimmer.
Petit à petit, on découvre que la musique que l'on entend est interprétée en direct par Jack Black, l'un des personnages (qui est justement entrain de travailler sur un film romantique). C'est un exemple intéressant de morphing : musique originale vers musique source.
Je n'ai pas vu le film en entier, mais d'après ma femme il y a un personnage qui fait une allusion à Hans Zimmer à un moment donné.
Dans la musique de film, on lui confie différents rôles comme par exemple, jouer la mélodie, doubler des parties de cordes, jouer un contrechant, faire des ornementations, participer aux orchestrations de second plan (pour la résonance), interpréter des leitmotivs rythmiques etc...
Voici deux extraits musicaux illustrant des exemples différents d'interprétation :
Le premier qui est le thème principal du film La peau douce (Georges Delerue) est interprété par une flûte solo dans un registre medium. Un très beau film, porté par un thème musical bouleversant.
Le second qui est tiré de la bande originale du film Alien (Jerry Goldsmith) met en évidence l'utilisation d'un leitmotiv particulièrement angoissant (sur les images tout du moins).
Insolite :
Parmi les différentes techniques (flattertzungue, over-blowing, slap etc...) il en existe une qui consiste à chanter ou imiter une boite à rythme (beatboxing) tout en jouant.
Beatboxing flute (par Greg Patillo)
Visitez également la page du compositeur flûtiste Joce Mienniel
En cliquant ici
Bon, dans le titre j'ai écris "ma méthode" mais à mon avis, ça n'a rien d'exceptionnel. Je pense que beaucoup de compositeurs travaillent de la même manière. Je décris ici le type de percussion que j'utilise et à quel moment de la phase de création je les place dans le mix.
En fait, comme l'orchestration des autres pupitres, les percussions (cymbale, timbales etc...) sont insérées au fur et à mesure que les idées me viennent. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai jamais commencé par poser une ligne de percussion me servant d'élément de base pour composer le reste. Ordinairement, je place les premières percussions quand j'ai déjà une première forme mélodique, grossièrement orchestrée.
Je commence souvent par les timbales, car elles produisent des notes (je peux tester rapidement si ça passe ou pas avec les autres instruments). De temps en temps, il m'arrive de faire des doublures :
Doublures avec d'autres familles d'instruments :
- Timbales + pizzicati de contrebasse
- Xylo + piccolo + Violons aigus
- Staccatos de cordes + caisse-claire
- Glockenspiel + flûte et/ou pizzicati de violons
Ci-dessous, un exemple chronologique d'insertion de percussions orchestrales (+ les percus électro du billet précédent).
Il s'agit toujours d'un extrait de VENDOME (en fait, je n'ai pas composé de musique hollywoodienne depuis). C'est promis, après ce billet, je ne ne vous harcèle plus avec notre super héros national à collants moulants.
Note : Vendome possède son propre myspace. Actuellement, c'est une musique de David Arnold (Casino Royal) qui habille musicalement la page. Une musique parfaitement bien réalisée en terme d'électro orchestral.
J'ai, comme beaucoup de compositeurs qui font de la MAO, une panoplie de banques de sons dédiées à la création de musique orchestrale (VSL, East-West, Sam Orchestral Brass etc...) qui proposent des nomenclatures dignes du London Symphony Orchestra au complet, avec 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Je voudrais vous parler d'un petit souci que j'ai rencontré, vis à vis de toutes ces banques de sons dernier cri issues des USA. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en France, on nous demande pas tous les jours de composer de la musique du style Matrix ou Alien 4, à l'exception de certains jeux vidéos et dessins animés d'aventure, voir même certaines séries policières.
Personnellement, ne jouant pas dans la cour des grands, j'ai surtout composé pour des documentaires TV, du théâtre, du multimédia culturel, de l'identité sonore de site web, des films institutionnels etc.... et je dois avouer que les banques des sons que je cite plus haut m'ont quand même bien servi, ne serait-ce que pour les cordes et les bois.
Maiiiiiiiis.....
Un jour (en mars 2008 pour être précis), j'ai dû composer une maquette pour un long métrage (comédie dramatique) sachant que la bande originale devait être enregistrée ensuite par un orchestre d'Europe de l'Est avec un effectif réduit, vu la taille de l'enveloppe : un orchestre certainement pas constitué de 6 cors, 18 violons, 6 contrebasses etc....
Afin d'éviter les risques de déséquilibre de masse orchestrale entre ma démo et le futur enregistrement en réel, j'ai dû utiliser les pupitres les plus dénudés proposés par les banques de sons (11 violons etc...) et quelques instruments solo (trombone, cors français) pour créer une maquette pas trop consistante. Et je dois dire que le réalisme sonore en a pris un coup...
Il y a parfois de belles musiques de film qui nécessitent le concours d'un petit orchestre. Le mieux, me direz-vous, serait d'écrire la partition directement sur papier. Mais je n'y arrive pas, j'ai besoin de créer une maquette pour composer (avec des sons pas trop "synthé").
En ce moment, je passe beaucoup de temps sur Synful Orchestra, pour essayer de maîtriser au mieux ses performances et faire ressortir quelque chose de réaliste. L'intérêt de ce soft, c'est qu'il est possible de choisir sa propre nomenclature.
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)