Conservatoire Russe Scriabine


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  • Chanteuse russe de variété Veronika Bulycheva


    Chanteuse russe de variété Veronika BulychevaChanteuse russe de variété
    A fait des études de chant lyrique, direction de choral, suivit le cursus de guitare jazz et composition à l’université des Arts à St Petersbourg. Vit à Paris depuis 1993, intermittente du spectacle, 7 CD enregistrés à son actif. A collaboré avec Yannick Top, Richard Cocciante, Félix Sabal-lecco, Greg Cohen. Ses spécialités : composer et interpréter les chansons à textes avec musique élaborée, fusionnant les genres – jazz, classique, musique du monde. Tags

    "Aux frontières de l'Oural"
    Tour de chant en russe et français, ponctué de brèves anecdotes agrémenté avec un accent charmant. Veronika Bulycheva s'accompagne à la guitare et accordéon traditionnelle russe - "garmochka".

    Chanteuse choriste
    Avec un large registre vocale - 3 octaves, je peux faire des arrangements de chœurs harmoniques pour vos musique et chansons, utilisant 3 types de voix : lyrique, la voix de gorge, voix douce.

    Cour de chant, coaching
    Je possède un diplôme d'Etat russe de professeur de musique. je peux enseigner solfège, l'harmonie, chant individuel et choral. Travailler l'interprétation vocale d'une œuvre de musique actuelle.

    Cour de guitare, coaching
    Je propose mes services de coach musicale pour vous apprendre à vous accompagner à la guitare acoustique les chansons que vous aimez ou à composer. Pour m'écouter rdv sur mon site, CD "Spacibo, merci.."

    Nouvelle scene
    Je prépare un nouveaux répertoire de chansons en russe dans un genre rythmé et dansant - rnb-pop. J'aurais besoin d'une session rythmique - basse, batterie. Si le projet vous intéresse, contactez moi.

    Contact :
    Veronika Bulycheva
    18 square Hector Berlioz
    94700 Maisons Alfort
    France
    tél : +33 663 45 75 67

    Thèmes abordés : Folklore russe, Chansons russes, Musique russie, Chanteuse russe, Voix de russie, Choriste chanson, Accordéoniste russe, Prof de chant Paris, Cours solfege, Cours guitare, Coach musique, Coach musical, Album chanson, Melange musical.Catégorie > Annuaire Chanteuse

  • ENSEMBLE MUSICAL EL DARBAK


    ENSEMBLE MUSICAL EL DARBAK Djamel Mellouk est issu d’une famille originaire de Souahlia dans l'est algérien, wilaya de Tlemcen. Il devient titulaire d'une maîtrise de sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales, d'une maîtrise de philosophie des sciences à la Sorbonne (Paris IV), et agrégatif en philosophie, il est en 1996 et 1997, journaliste pour France 2 (rédaction du journal, Thé ou Café, D'un monde à l'autre). En 1998, il rejoint L'Express sous la tutelle de Christophe Barbier, et travaille comme journaliste pour Web Magazine (groupe Prisma Presse). Deux ans plus tard, il devient chef de la rubrique culture au journal en ligne N4S (Net for Student). Il participe également à l'ouvrage de Marie-Laure de Léotard, Le Dressage des élites, paru aux éditions Plon. En 1994, il sillonne l'Égypte et se passionne pour ses arts. Sa rencontre avec les musiciens égyptiens de tradition populaire lui permettent d'enrichir son répertoire musical. En 1995, il revient une nouvelle fois au Caire dans les quartiers populaires, puis s'installe à Zamalek et se forme auprès des héritiers de la musique orientale égyptienne, certains ayant été interprètes dans les orchestres d'Oum Kalthoum ou Abdel Halim Hafez, comme Riadh Sombati, Mohamed El Mougui ; d'autres ont accompagné les plus grandes danseuses d'Égypte, comme Ahmed El Masri, ou encore Mohsen Gouli. En 1999 il fonde, avec la chorégraphe Gemma, la Compagnie Mille et Une Nuits, une formation de sept danseuses et quatre percussionnistes réunis par une passion commune pour la danse et la musique égyptienne. Djamel Mellouk poursuit son exploration des principaux rythmes du raqs sharki, danses de l'Orient. Son style musical s'appuie sur une large connaissance des rythmes orientaux et des variations propres à chaque région, obtenue grâce à un travail de collecte auprès des musiciens : Saïddi dans le Sud de l'Égypte, Khaligy dans le Golfe Persique, Karatchy en Inde et au Maghreb... Deux ans plus tard, il décide de fonder l'ensemble El Darbak, une formation musicale de cinq instrumentistes travaillant à l'élaboration et l'improvisation de nouvelles compositions alliant les sonorités des percussions orientales tout en préservant l'esprit festif et traditionnel des maîtres égyptiens. En 2002 sort son premier album, Alhambra (DOM, Al Hamrâ, la rouge), en hommage à la citadelle rouge de Grenade. Parallèlement, il poursuit sa carrière de musicien : spectacles au Théâtre du Renard, à l’Institut du monde arabe, au Satellit Café, à La Cigale, ou encore au Palais des congrès de Montreux en Suisse. En 2004 sort son second album Alf Leïla wa Leïla (Mille et Une Nuits, DOM), fruit de la rencontre entre les rythmes orientaux et la richesse musicale de la Perse. À cette occasion, il collabore avec le musicien iranien Habib Meftath Boushehri, originaire de la région de Bushehr (Sud de l'Iran). À l'issue de cette nouvelle expérience musicale, Djamel Mellouk réoriente la formation d'El Darbak, alors uniquement constituée de percussions, et l'ouvre aux instruments mélodiques : c'est la rencontre avec le ney extatique qui préfigure son troisième album. L'enregistrement aura lieu en 2006 en live à la Cigale : Mille et Une Nuits live à La Cigale (Sony-BMG). Il participe également à un second spectacle avec Gemma, intitulé Alhambra. En 2007, à l'occasion d'une tournée internationale, Djamel Mellouk renouvelle l'ensemble El Darbak, et introduit de nouvelles sonorités harmoniques : Hend Zouari au kanoun; mélodiques Justine Rigutto au violon ; et rythmiques : Guy Roch et Djamel Si Mohammed. Sa nouvelle création, Zenzela, est en tournée internationale depuis 2007 : Casino de Beyrouth, Palais Soleimann de Marrakech, Sheraton d'Oran, Casino d'Agadir, Stade Moulay Abdellah de Rabat, Carpa de Barcelone, El Gourna et Hurgada en Egypte... Djamel Mellouk s'implique également dans la pédagogie, avec en 2008 la publication une méthode d'apprentissage de la darbouka et des rythmes orientaux intitulée Découverte et perfectionnement de la darbouka (ID Music), et en 1999 la création de l'EPOM : l'École de percussions orientales Mille et Une Nuits, où il y enseigne les différents instruments de percussions orientales : darbouka, daf, bendir, sagattes...
    Thèmes abordés : Musique du journal télévisé de France 2, Mille et Une Nuits Live à La Cigale, 1 DVD (Sony-BMG) , Album-CD 'Alhambra', Musique d'Egypte , Musique d'Orient, Musique du Moyen-Orient, Musique d'Andalousie.
    Tags
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  • Hedayat Compositeur Arrangeur Paris


    Hedayat Compositeur Arrangeur ParisBonjour à tous,
    je vous invite à visiter mon site internet dédié à mon travail de compositeur et d'arrangeur. Je compose du Rnb, de l'Electro, du Hiphop, du Zouk.
    Sur www.hedayat.fr vous pourrez écouter des extraits de morceaux que j'ai composés, suivre mon actualité, ainsi que me contacter via la page contact.
    A bientôt sur www.hedayat.fr
    Hedayat Tags

    Discographie
    Réalisation Composition Arrangement "Star Ac 2006"
    Arrangement cordes pour "Blankass"; "The Roots"
    Composition Arrangement "Ap 113" et "Dry" Mafia K1fry
    Composition Arrangement "Trade Union Passion Zouk 2009";
    Composition "Laure Milan A prendre ou à laisser"

    Influences de travail
    Je compose et arrange selon les tendances du moment.
    Pas de frontières musicales, j'apprécie travailler sur des bon vieux funk tout comme sur des morceaux
    dit "commerciaux".
    Musique Pop Rock: Evanescence etc..
    Musique Rnb: Flo Rida; Lady Gaga etc...
    Musique Electro: Black Eyed Peas etc..
    Musique HipHop: Jay Z; Lil Wayne etc..
    Musique Zouk

    Une grande équipe
    Selon les projets, je dispose d'une équipe d'excellents musiciens (guitaristes, bassistes, batteurs), de choristes, de paroliers, de studio de mixage et de mastering.

    Des références artistiques
    Composition pour artistes divers.
    Participation à la création d'albums, en tant qu'arrangeur musical.
    Par exemple : arrangement pour cordes pour le groupe Blankass.

    Contenu du site
    Sur Hedayat.fr vous pourrez suivre mon actualité, écouter mes morceaux via la page Musique, parcourir ma biographie ainsi que ma discographie et en enfin m'écrire via le formulaire de la page Contact.
    Merci et à très bientôt sur Hedayat.fr

    Hedayat Compositeur Arrangeur Paris


    Contact :
    Hedayat Compositeur Arrangeur Paris

    Thèmes abordés : Arrangement cordes, Composition Electro, Compositeur arrangeur pour album, Compositeur tout style, Arrangeur tous styles, Compositeur éclectique, Réseau musiciens, Musiciens de studio, Monter une équipe pour produire un album, Arrangement pour album, Expérience industrie du disque, Compositeur en collaboration avec des chanteurs, Site compositeur, Site internet musique.Catégorie > Annuaire Compositeur



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     Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    "Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
    Pierre Debout, de Carnac (56)"

    Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !

    Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
    Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.

    Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…

    Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.

    Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…

    En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?

    Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.

    L'auto-apprentissage :

    Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.

    L’école :

    Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.

    En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.




     Oeuvre pour guitare : concours de composition Maurice Ohana

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Voici un avis de concours de composition pour guitare lancé par l'Association des Amis de Maurice Ohana, et communiqué par le Centre de documentation de la musique contemporaine (CDMC)

    Ce concours (édition 2012) est ouvert à tout le monde (il est international, sans limite d'âge).

    Le candidat doit composer une oeuvre pour guitare seule, sous forme de partition sur papier.

    Un concours assez original puisque le compositeur devra fournir trois versions de l'oeuvre (suivant une difficulté croissance) qui seront interprétées par des guitaristes de niveaux différents :
    • Niveau facile (durée : 3 minutes)
    • Niveau intermédiaire (4 minutes)
    • Niveau difficile (5 à 6 minutes)
    Votre partition pourra faire référence à une oeuvre de Maurice Ohana (on suppose donc que ce n'est pas obligatoire) et devra être envoyée en 3 exemplaires par lettre recommandée avant le 15 septembre 2011 (cachet de la poste faisant foi), à cette adresse:

    Concours de composition Maurice Ohana
    Conservatoire Maurice Ohana
    Rue Jean Baptiste Marcet
    BP 112 77 385 Combs-la-Ville Cedex

    Pour tout renseignement : bruno.giner(arobase)mairie-combs-la-ville.fr


    Ci-dessous, un extrait de "Si le jour paraît" composé par Maurice Ohana.
    Interprète : Gaëlle Solal



    Visiter le site sur Maurice Ohana






     Apprendre à composer de la musique orchestrale

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    C'est en lisant dernièrement un Bulletin Officiel (BO) de l'Education Nationale que m'est venu l'idée d'écrire un billet à la manière des "professionnels de l'enseignement" (je ne parle pas des profs, mais de ceux qui dans leurs bureaux expliquent aux profs comment "expliquer" ) :

    ça donne :

    Sans pour autant se substituer à la démarche institutionnelle collective (ou individuelle) menée par les espaces scolaires spécialisés dans la musique, il n'est pas défendu de suivre le concept empirique lié à la formation expérientielle et la notion d'apprentissage auto-dirigé. Pour se faire, l'apprenant devra privilégier, seul, les champs prioritaires de pratiques pédagogiques telles que l'ensemble des actions visant à offrir l'appui et les ressources nécessaires à la construction de son savoir et de son savoir faire musical :

    - Apprentissage et mémorisation par la discrimination visuelle et l'analyse objective de documents philharmoniques estimés et répandus.

    - Apprentissage par l'observation auditive sélective de supports compacts numériques d'œuvres pré-enregistrées appartenant au recueil orchestral traditionnel ou filmique.

    - Concrétisations et démarches incitatives de matérialisation de coloris sonores par l'appropriation des outils informatiques de création et de production.

    - Favoriser le dialogue et la transmission par l'exploration des technologies d'information et de communication (TIC)

    Précisons que pour chaque auteur en devenir, d'œuvres musicales, de part son éducabilité, son penchant naturel vers l'auto-évaluation par ses pairs et sa faculté de remédiation, la faisabilité d'une telle praxis n'interfère en aucun cas la cohérence des démarches d'apprentissages socio-constructives des institutions éducatives suscitées, la compatibilité de ces actions inférant une meilleure maîtrise créative.



    Allez, je vous donne quand même une version plus "simpliste" :

    Astuce : petits exercices à faire chez soi pour progresser en harmonie et orchestration, en complément de ce que vous savez déjà faire (que vous soyez autodidacte ou que vous ayez suivi une formation au conservatoire) :

    - Observez attentivement des partitions de grands compositeurs (Mahler, Ravel, Beethoven...)

    - Ecoutez avec concentration des passages marquants de CD de musique classique ou de musique de film.

    - Testez vos propres orchestrations (doublures, choix judicieux de tel instrument...). Dans un séquenceur et avec une banque de sons correcte, il est très facile d'expérimenter.

    - Faites écouter votre travail, faites vous connaître en créant votre page perso. Demandez l'avis d'autres compositeurs, découvrez leurs idées, échangez vos astuces sur des forums de discussion...




     Quelques exemples de changements de tempo dans la musique de film

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    J'ai noté quelques exemples frappants où la musique s'accélère ou ralentit. Le changement du tempo dans la musique de film permet, comme pour les crescendos, de renforcer le côté émotionnel. Je pense notamment à certaines scènes d'action qui nécessitent un développement, amenant peu à peu le spectateur à un moment crucial.


    Par exemple, dans l'extrait ci-dessus, ALien 4 Resurrection (John Frizzell), l'accélération progressive de la musique correspond à la prise en chasse des humains par les aliens menaçants. Plus les aliens se rapprochent, plus la menace est grande, plus les humains paniquent et plus la musique s'accélère !


    Dans cet extrait (embuscade) que j'ai composé pour un documentaire animalier, la musique s'accélère légèrement pour appuyer le côté "poursuite" (un tigre de Sibérie prend en chasse un autre animal), puis elle ralentit quelques secondes avant le moment fatidique pour décrire une sorte de fatalité, une tragédie : les derniers mètres qui précèdent l'inévitable capture.

    Voici quelques extraits de bandes originales, dans le style purement hollywoodien, qui présentent des changements de tempo assez caractéristiques. Ces changements sont amenés de diverses manières :

    • Ralentissement progressif :

      Volte-Face (John Powell)


    • Accélération par paliers (avec changement de tonalité) :

      Titanic puis Braveheart (James Horner) :



    • Placement d'un silence entre 2 fragments de tempos différents :

      Matrix Reloaded (Don Davis) :


    • Pose de son entre 2 fragments de tempos différents :

      Planet Of The Apes (Danny Elfman) :


    • Changement de tempo lié à un changement de mesure (ex : ternaire vers binaire) :

      Hook (John Williams) :


    • Etc... etc...

    On s'en doute, la manière dont le compositeur va appliquer son changement de tempo dépendra essentiellement de ce qui se passe à l'écran. Il devra notamment tenir compte des contraintes de synchronisation.




     Bruno Bertoli, un compositeur qui fait de la très très belle musique. A découvrir !

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    C'est en créant ma page sur Myspace que j'ai découvert la musique de Bruno Bertoli, compositeur, entre autre, pour le cinéma (Méditerranées, Incontrôlable...)

    Je suis resté sans voix par la beauté de ses mélodies et de ses orchestrations

    Aussi à l'aise avec de grandes formations orchestrales qu'avec des pièces plus intimes pour bandonéon, Bruno nous offre une musique d'une grande sensibilité, riche en émotion, sans jamais tomber dans la facilité ou la redondance. Vraiment, je ne m'en lasse pas.

    Pour en savoir plus : www.brunobertoli.com


    Bruno Bertoli
    Bruno Bertoli

    Interview sur traxzone.com
    Le regard qu'il y porte sur la situation actuelle de la musique de film est très instructif (et ô combien réaliste).




     L'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants : traduire oralement ce qui se passe visuellement à l'écran.

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
    Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)

    Audio Description


    - Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
    - En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).

    Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.

    En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.


    Marco Beltrami :

    Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).


    Hans Zimmer :

    Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).

    C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.




     Processus de composition orchestrale assistée par ordinateur, étape par étape, par Guillaume Baron (compositeur)

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-)
    Tanguy
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    Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"

    Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?

    Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus. J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.

    Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?

    Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?

    Mais avant de commencer, voici le rendu final :

    Back To Olathe - Intro (Guillaume Baron) :


    Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :

    Séquence midi Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


    J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
    Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
    • Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
    • Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
    • L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.

    Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
    • Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
    • Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
    • D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
    La troisième solution est venue en fait naturellement.

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    1ère étape - La base : (cf. piste 1)

    J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.

    2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)

    Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
    Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.

    3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :

    Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min. J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.

    Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).

    4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)

    Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.

    Aparté :
    Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
    Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.

    5ème étape – L'automation :
    (Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)

    Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.

    Variation du volume sur les pistes 1 et 4 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



    Variation du volume sur les pistes 7 et 8 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



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    Résumé étapes 1 à 5 : (donc piste 1, 4, 7 et 8)



    J'ai donc maintenant ma base : une ambiance (piste 1), une ligne mélodique et harmonique (piste 4) et un ou deux petits contrechants (pistes 7 et 8).

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    Pour continuer, je me demande toujours ce qui manque le plus. Dans le cas présent, il manque cruellement de rythme.

    6ème étape – donner du rythme : (pistes 12, 13, 14, 15)

    Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
    Alors petites explications :
    • Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
    • Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
    • Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
    • Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.

    7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)

    Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.

    Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)



    Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)



    ----------------------------------------------

    Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
    Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.

    8ème étape - recherche de nouvelles lignes mélodiques (ou harmoniques) : (pistes 5, 6, 9, 11)

    - Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.

    - Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)



    - J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)

    Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.

    - La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
    La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).

    Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :

    Sans :


    Avec :


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    Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.

    9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)

    - On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...

    - Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.

    - La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.

    - La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.

    - La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?

    - Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.

    Résumé de l'étape 9 : (donc pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)



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    Quelques conseils :

    - Panoramiques :
    Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.

    - Stereo Enhancer :
    Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.

    - Reverb :
    Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.

    Pour ceux qui veulent aller plus loin avec les paramètres de la reverb :
    Article sur les paramètres de la réverb (Audiofanzine)

    Et ceux qui veulent tout savoir sur la réverb à convolution :
    Article sur la réverb à convolution (Audiofanzine)

    - Automation :
    Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.

    Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.

    Et merci à Tanguy pour ce blog fantastique.

    Guillaume Baron
    www.guillaumebaron.com




     Les enfants sont formidables

    Par Tanguy, Divertissement - Tags


    Quand on a des enfants en bas âge et qu'on fait de la musique, il est bien normal de caresser l'espoir qu'ils deviennent un jour eux même musiciens (y a pas que le foot dans la vie). A la maison, l'accès au piano est totalement libre, toujours ouvert. Les touches prennent plus facilement la poussière, mais au moins chacun des enfants peut s'exprimer à sa guise (pour le meilleurs et pour le pire !).

    L'aînée (6 ans) est une bonne élève, très scolaire. Elle deviendra médecin ou avocat, c'est sûr... et elle écrira des symphonies pour le plaisir, c'est certain. Lorsque j'ai déclaré un soir que le piano était assez faux, elle me répondit : "Ah bon, c'est pas un vrai ?" (analyse amusante, certes ! mais d'une logique implacable, signe d'un cerveau héréditairement génial).
    Pour l'instant, elle interprète de mémoire des petites ritournelles très simples (au clair de la lune, j'ai du bon tabac, l'avion l'avion l'avion...). Forcément, à chaque mini concert, sa maman et moi sommes en totale admiration (un peu comme Léopold l'était devant son fiston, mais avec une robe).

    La petite (3 ans et demi), on la surnomme "le petit bourrin" parce qu'elle est d'une délicatesse à faire frémir les bucherons du Perche. Musicalement, elle se fiche pas mal des protocoles. Pourquoi jouer du piano avec ses doigts quand on peut le faire avec une bouteille qui traine...
    Le feeling et l'instinct l'emportent sur la méthode et la discipline. En cela, je l'admire tout autant. Si elle n'apprend pas la musique sérieusement comme sa grande soeur, au moins je dirais qu'elle semble la comprendre. Quand elle pose ses doigts poisseux sur le clavier, c'est presque toujours écoutable, dans le sens : très peu de dissonances (on en oublierait presque l'odeur de bave séchée). Et franchement, même si c'est du bol, j'en suis pas peu fier...

    Je reconnais que c'est un discours de papa gâteau (j'assume). Mais pas plus tard qu'hier, la cadette me pondait 3 noires (mi fa ré) de manière totalement instinctive :

    3 notes :


    Ce qui me fit aussitôt penser à un thème de John Williams (véridique) :

    Catch me if you can :



    Incroyable, non ?
    Allez, je peux vous le dire maintenant : En fait, Scoub2, Vendome, Retraite vers le Futur, Colas... c'était elle ;-)




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