Nous sommes un espace de création artistique destiné à "FABRIQUER" des chansons sur mesure pour des interprètes.
Auteurs, compositeurs, musiciens et arrangeurs à votre service pour toutes études gratuites de projet.
Thèmes abordés : Album CD, Création musicale, Création artistique, Maquette, Enregistrement musique, John Mayer, Jason Mraz, Cabrel, Zazie, Mauranne, Art Mengo, Goldman, TOTO, De Palmas, James Taylor, . Tags
Compositeur passionné par la création musicale, Bertrand s’intéresse au montage, mixage, assisté par ordinateur et toutes les nouvelles technologies de composition virtuelle depuis de nombreuses années.
Il compose depuis l’âge de 18 ans, s'inspirant de musiques de film et d’ambiances, des compositeurs tels que Howard Shore, James Newton Howard, James Horner, Harry-Gregson Williams et Hans Zimmer.
Il dispose d’un « home studio », lui permettant de réaliser ses compositions. Son instrument de prédilection est le piano.
Il a également effectué plusieurs stages en studio professionnel, qui lui ont permis d’approfondir ses connaissances dans le métier d’ingénieur du son.
Thèmes abordés : Bande Originale du docu-fiction : '11 - 150 ans', Bande Originale du moyen-métrage :'La Légende d'Otamia', Bande Originale : Spectacle Musical 'Jules Rêve', Album sur le thème du voyage: 'Voyage Musical', Musique de film, Electro, Musique orchestrale, Musique électro-orchestrale. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Tous les styles musicaux
Le studio IDM prioritairement destiné aux réalisations d'albums définitifs, peut également réaliser des projets, comme la conception de maquettes (composition, arrangement, prise de son, mixage et pré-mastering), l'auto-production d'artistes, la prise de voix avec du matériel professionnel(micro U87 et préampli Avalon), l'enregistrement de voix-off (avec des comédiens professionnels de la synchro : Urgence, Harry Potter, NCIS, FBI Portés disparus...), des pubs, des jingles, des documentaires, ainsi que la direction et le conseil artistique.
Le studio met également à vrotre disposition une solution d'enregistrement live, sur console 16 pistes, en Haute Définition allant jusqu'à 24bit / 96Khz.
IDM propose le Mastering réalisé dans notre studio, ou dans des studios parisiens ou New yorkais (en fonction du budget).
Thèmes abordés : JOHNNY HALLYDAY, ISABELLE BOULAY, LARA FABIAN, JENIFER, STANISLAS, GERALD DE PALMAS, Musique rock, Musique Pop, Musique de film. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Instru-Cash est un site qui propose gratuitement aux beatmakers de déposer leurs instrus rap, hip hop, rn'b ou d'acheter des instrus de qualité si vous êtes auteur. Thèmes abordés : K2 style, Rap, Hip-Hop, Groove, RnB. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Nicolas Robin est un compositeur spécialisé et reconnu dans le domaine de la musique de pub, notamment pour la télévision (chaines hertziennes).
Il a déjà à son actif de nombreuses musiques originales pour de grandes enseignes telles que Lacoste, Wilkinson, L'oreal, Panzani etc...
Très productif, Nicolas Robin compose des musiques dans de nombreux styles, du jazz à la balade pop en passant par l'électro-lounge ou le sound design.
Un atout majeur dans l'univers de la pub : Nicolas Robin travaille très rapidement.
Découvrez quelques démos (audio et vidéo) sur son site. Thèmes abordés : Compositions originales pour de nombreuses publicités télévisées, Musique de la publicité pour Soupline, Musique de la publicité pour Chocapic, Musique de la pub-TV pour Wilkinson, Musique de la pub-TV pour Panzani, Pianiste depuis l'age de 5 ans, Diplôme SAE sur les techniques du métier d'ingénieur du son, Musique électronique, Musique Jazz, Musique Pop-rock, Musique Lounge. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Né le 15/12/77
Commence la guitare vers 12 ans.
Groupes les Black Straps (multi style) entre 1993 et 1999, et Yakana (Reggae). Nombreux concerts en France.
Part à Londres entre 1999 et 2002, où il se met à la MAO. S’ouvre aux musiques modernes (electro, drum n bass), participe à des projets reggae (Label Green House Family), remix eletro de titres reggae de Queen Omega avec Diamond Edge.
En 2004, produit et compose un maxi 5 titres pour Harmonie Malsaine (Hip hop), en collaboration avec Thomas Spicq.
Depuis 2003, compose de la musique pour l’audiovisuel.
Membre des 4 Magnifiques depuis 2006
www.myspace.com/les4magnifiques
Thèmes abordés : BO du film Voie sans Issue de J. Cingarliny, BO du pilote OBI de F. Rhodes (Maképrod), Bande annonces pour France Télévision, Bachelor of Art, Sound and Music Recording , Thames Valley University (Londres), Musique Folk, Musique Electro, Drum and Bass, Musique de film. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Après une formation classique et un premier prix du C.N.S.M. de Lyon en 1999, Youri Gautier arpente l'improvisation en groupe et en solo avec son violoncelle électrique, sans délaisser pour autant le violoncelle acoustique et les bases de la musique baroque.
Actuellement sur des créations "Loopcellobass", il participe à des spectacles "cirquemusic" et "contes musique".
Thèmes abordés : Participation à plusieurs albums en Corse , Participation à l'album 'Electrad' sortie fin 2009, 1er Prix du CNSM de Lyon, Bach, Serra, Tiersen, Chronos quartet. Tags Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Violoncelliste
Denis Mignard est guitariste de formation avec vingt années de pratique. Artiste professionnel, compositeur interprète, depuis dix années.
Il évolue sur scène avec des groupes musicaux et de chansons. Il travaille également le son en rapport à l'image, comme la création de bandes originales de films documentaires et de fiction. Thèmes abordés : Bande originale du film 'Cultivons la terre' réalisé par Honorine Perino , Bande originale du film 'Le principe du canapé' réalisé par Samuel Hercule , Bande originale du film 'Barbe bleue' réalisé par Samuel Hercule, Bande originale du film 'Fauchage de Puye' réalisé par Eric Boutarin, Bande originale du film 'Petite escapade' réalisé par Pierre-Luc Granjon, Musique Folk, Musique Pop-Rock, Musique Electro , Musique Lounge. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Compositeur, arrangeur orchestral, son style, s'inspire très largement de la musique des films populaires des années 60, 70, 80's (Vladimir Cosma, Georges Delerue, Henri Bourtayre, Raymond Lefevre, Michel Magne, Georges Auric... etc)
Pianiste, batteur, chanteur, accordéoniste de formation classique, il empoche début 80 un prix de percussion et de solfège au Conservatoire National de Rouen (76) puis attaque de front le professorat, le studio et la scène.
Au milieu des années 90 il se fait remarquer par la qualité de ses arrangements intégrants des instruments acoustiques émulés !!
Ses ensembles orchestraux sont si bluffants qu'ils s'intègrent tout naturellement dans le monde de la musique à l'image dite "VINTAGE"
Thèmes abordés : Diverses musiques sur télé matin France2, Musique du menu DVD de Mickael Youn, Prix de percussion et de solfège au Conservatoire National de Rouen , Vladimir Cosma, Georges Delerue, Henri Bourtayre, Raymond Lefevre. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Je suis un grand amateur de composition musicale, dans tous les sens du terme, car je n'en ai pas encore fait mon métier. Mais à présent j'ai envie de passer à la vitesse supérieure. Cela fait maintenant 15 ans que je compose, j'ai une centaine de chansons plus ou moins abouties derrière moi, dont la qualité technique et l'enveloppe musicale se sont améliorées (à mon goût) au fil des années. Je suis ouvert à toute proposition, qu'elles soient rémunérées ou non, pour un court métrage, une pub ou un jeu vidéo. Tous ces secteurs peuvent paraitre différents, mais leur objectif profond est le même : la création de l'émotion. Thèmes abordés : Futurs projets dans la musique de film, Mon imagination, Créations originales. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Interprète
Compositeur de musique de film (court et longs métrage ), film d'animation, illustration...
Propose ses services pour composition bande originale et œuvres diverses. N'hésitez pas à visiter les liens pour écouter des extraits de musiques et me contacter pour tout renseignement. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
En décembre 2009, Damien Deshayes a fait une critique de la musique du film de James Cameron: voir la critique qui correspond parfaitement à ce que j'ai ressenti pendant la séance.
Je vais toujours voir les gros succès avec 2 mois de retard. C'est bien, à Chartres on était une dizaine dans la salle (de 450 places). Ayant raté mes tests de relief à l'armée, je craignais d'être gêné par la 3D. Et effectivement, c'était assez fatiguant pour le yeux, surtout pendant les scènes d'action où ça bouge de partout.
Concernant la bande son, ma première impression a été de me dire que ce film déchirait ! (les tympans). Pour moi, les salles de ciné poussent le volume beaucoup trop fort, et c'est d'autant plus pénible que les gros films hollywoodiens regorgent de bruitages très ... bruyants.
Gêné par la 3D et par les décibels, je passe donc pour un vieux râleur... mais rassurez vous, j'ai adoré le film (à part le passage "Robocop-Rambo-Transformers" vers la fin).
Quelques détails m'ont fait penser à Aliens Le Retour : Sigourney Weaver, le voyage cryogénique, l'aspect des vaisseaux, les robots pilotés par des humains, des méchantes bêtes et pour finir quelques citations musicales issues de la BO de Aliens (Les cors de "Futile Escape").
La musique originale du film m'a paru très longue, dans le sens "beaucoup de travail effectué". D'ailleurs, c'était hallucinant de constater au générique de fin, le nombre de personnes qui ont participé à la BO (superviseurs, compositeurs additionnels, programmeurs synthés etc).
Côté thématique, comme l'a très bien expliqué Damien, on a un peu l'impression que le compositeur a pris ses meilleurs ingrédients de BO antérieures pour les resservir dans un shaker. La couleur musicale m'a rappelé celle de Dinosaur (composée par James Newton Howard) dans ses harmonies et ses orchestrations, avec de belles textures, des percussions tribales, des voix d'arborigènes, du piccolo planant...
Avec Avatar, je suis vraiment tombé sous le charme des musiques douces et aériennes offrant des sons de clochettes mêlés à des cordes féériques. Les textures pittoresques chez James Horner (comme chez JNH) m'ont toujours fait rêver. Ces sonorités issues de synthés et mélangées à des violons et des flûtes me transportent littéralement.
Tout comme les morceaux ethniques avec des voix lointaines et les rythmes tranquilles ! ça aussi j'adore.
En ce qui concerne la musique d'action et la musique solennelle, c'est très efficace, mais quelle impression de déja vu ! Il y a bien sûr le sempiternel motif de 4 notes (si do do# do) qui doit être un jeu pour le compositeur, un pari ou quelque chose du genre. Mais il y a surtout les inévitables cors cuivrés posés sur les boucles de Stormdrum entendus mille fois chez Remote Control et ré-utilisés dans les émissions de télé-réalité de M6. Un peu de Titanic aussi, avec quelques motifs très bateau.
Bref, je vieillis sans doutes... Je préfère mon petit confort avec des images et des sons apaisants (très nombreux dans le film) et suis de plus en plus gêné par le montage dynamique et les FX agressifs.
Quoiqu'il en soit, je suis conquis par ce film : une merveille technologique au service d'un beau scénario. Une très belle histoire avec de méchants humains et de gentils extraterrestres.
Et pour finir, une découverte intéressante sur les requêtes tapées dans Google :
"Comment fabriquer un arc" (67 millions de requêtes)
"Comment fabriquer un robot" (52 millions de requêtes)
"Comment fabriquer un avatar" (410 millions de requêtes)
"Michael Jackson n'est pas mort" (pas très loin du milliard de requêtes)
Je crois que c'est mon paternel qui m'a dit un jour :"Fiston, dans une musique les gens retiennent surtout l'intro, la fin et les répétitions"
La répétition d'une phrase mélodique ou d'un rythme se fait de manière naturelle et spontanée dans le domaine de la chanson, mais je pense qu'elle est aussi largement employée dans la musique de film, de manière plus subtile (plus cachée, je dirais).
Il arrive que les compositeurs dupliquent un petit passage de sorte qu'on puisse l'entendre 2 fois de suite. ça ne fait pas de mal à la structure du morceau et ça permet à l'auditeur de s'imprégner du thème. En parcourant diverses BO, je m'aperçois que peu de passages sont réellement "clonés". A chaque fois, la répétition présente une petite variation, ce qui apporte un peu plus de richesse à l'ensemble. Voici quelques astuces à appliquer sur la partie répétée, afin d'éviter la redondance :
Ajouter des notes accidentelles :
The Grinch (James Horner)
Modifier légèrement la mélodie :
L'été de Kikujiro (Joe Hisaishi)
Reprendre la mélodie par un autre instrument :
Dinosaur (James Newton Howard)
Enrichir l'orchestration (doublures) :
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Varier la hauteur (changement d'octave) :
Thème de Solenn (Tanguy Follio)
Passer de mode majeur à mode mineur :
Signs (James Newton Howard)
Changer de nuance :
La rue des cascades (Yann Tiersen)
Varier l'harmonie (ce sont les accords qui changent) :
The Nightmare Before Christmas (Danny Elfman)
Varier le rythme :
Victor Hugo (Tanguy Follio)
Changer la tonalité :
The Polar Express (Alan Silvestri)
Alan Silvestri, champion du monde de la répétition par changement de tonalité
par intervalle de 3 demis-tons vers le bas ou vers le haut ;-)
J'adore ce style !
Le générique d'OSS 117 (Ludovic Bource et Kamel Ech Cheikh) tourne en boucle dans ma platine depuis 2 jours. Un style à la Lalo Schifrin des années 70, qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance de Bullit, The Avengers, Mission impossible, James Bond, CI5 etc...
Au programme : section de cuivres (trombones, trompettes et sax) avec guitare seventies. Manque plus que la flûte traversière !
Je ne résiste pas à la tentation de placer un court extrait :
Allez, pour les plus nostalgiques, je place aussi un petit extrait du générique de The Professionnals (CI5) composé par Laurie Johnson. Indétrônable, ce Main Title avec les cuivres bien gras, la wha wha et les charleys...
Et tant que j'y suis, pour rester un peu dans le style, voici un extrait d'une musique que j'ai composée il y a pas mal de de temps dans un esprit beaucoup plus lounge : ambiance casino avec un côté action à la James Bond (aucun rapport avec Casino Royal cependant ....). Je l'ai appelé Target :
Enfin voilà, en regardant le film OSS-117 je me suis dit que ce genre de musique me faisait bien kiffer. Un jour j'aimerais vraiment faire la musique d'un film d'espionnage !
Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).
Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).
En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.
La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.
Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.
Je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de devoir composer de la musique andalouse (avec de la guitare en instrument principal). Je suppose que ce n'est pas évident. D'une part, ça me semble difficile à transcrire sur une partition (tant les rythmes de guitare sont techniques) et d'autre part, pour ceux qui utilisent un séquenceur, c'est très dur de rendre de manière authentique le jeu d'un guitariste (note par note). Le mieux n'est-il pas d'avoir dans ses proches un joueur de flamenco qui saura vous épauler dans le processus de composition ?
A ce propos, je voudrais vous faire part de l'existence de l'association Atika Flamenco, implantée sur Paris (mais également présente dans le Perche) et qui propose des cours et des stages de Flamenco (débutants à professionnels) :
Danse
Chant
Guitare
"L'art coloré qu'est le flamenco nous offre sensibilité, richesse, profondeur et complexité !"
Pour les béophiles : je me demandais s'il existait de nombreuses Bandes Originales à connotation hispanique.
Je citerais pour les plus récentes les airs flamencas de Zorro, Mission Impossible II (Nyah), Final Fantasy 9 (Vamo Alla Flamenco), Toy Story 3.... Mais vous en connaissez sûrement bien d'autres... (ainsi que dans le domaine classique).
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-) Tanguy
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Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"
Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?
Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus.
J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.
Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?
Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?
Mais avant de commencer, voici le rendu final :
Back To Olathe - Intro(Guillaume Baron) :
Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :
J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.
Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
La troisième solution est venue en fait naturellement.
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1ère étape - La base : (cf. piste 1)
J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.
2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)
Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.
3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :
Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min.
J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.
Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).
4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)
Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.
Aparté :
Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.
5ème étape – L'automation :
(Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)
Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.
Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
Alors petites explications :
Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.
7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)
Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.
Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)
Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)
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Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.
- Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.
- Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)
- J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)
Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.
- La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).
Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :
Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.
9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)
- On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...
- Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.
- La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.
- La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.
- La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?
- Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.
- Panoramiques :
Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.
- Stereo Enhancer :
Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.
- Reverb :
Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.
- Automation :
Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.
Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.
C'est dingue !
Je n'en crois pas mes yeux ! Je suis là au Pavillon Baltard, en direct, en prime, parmi d'autres candidats !
Chacun de nous a eu la semaine entière pour composer une musique orchestrale sur un thème choisi par le public. Je suis tombé sur le thème de "La traversée du désert en poney". Ce n'est pas très intéressant mais je suis quand même mieux lotis que le candidat n°9 à qui l'on a confié le sujet tant redouté par la profession : "la sauterelle moldave pendant la saison des amours".
Lorsque Vincent Perrot m'annonce au public, je ne sens plus mes jambes. Je ne peux plus reculer, je pense aux 1350 téléspectateurs (votants potentiels) haussant le son de leur home-cinéma : je ne dois pas les décevoir !
J'avance sur la scène, tout tremblant, tenant mon conducteur dans la main droite et quelques grigris dans la main gauche pour me porter chance (un porte clé de Lilo et Stitch ainsi qu'une mèche de cheveux roux que j'avais arrachée à mon idole au cours d'un voyage aux States).
Le London Symphony Orchestra (LSO) en personne s'est déplacé au grand complet pour interpréter dignement mon œuvre décisive. Je suis d'abord surpris de constater que la plupart des violonistes féminines n'ont pas l'allure de mannequins comme on en trouve dans l'orchestre Philharmonique, présenté par Nikos sur la chaine concurrente... Cela dit, lorsque les premières notes se font entendre, le son frais et pétillant du LSO me fait bien vite oublier les demoiselles susnommées.
Les premières mesures se passent relativement bien. Je me risque à lancer un regard confiant au public, puis aux quatre membres du jury.
Philippe Rombi semble penser à autre chose. Il faut dire qu'il a dû traiter le thème de "la traversée du désert en poney" mainte et mainte fois avant d'arriver en haut du sommet. La version personnelle que j'ai écrite pour l'occasion ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça...
Eric Serra bat la mesure avec le pied tout en mâchouillant son stylo. Je devine en lui, le musicien caméléon qui touche à tous les instruments, pourvu qu'il y ait du groove. Je le soupçonne même d'écouter simultanément autre chose dans son i-pod.
Emilie Simon est radieuse. Elle griffonne quelques appréciations sur un bout de papier, mais j'ignore si c'est plutôt bon ou mauvais signe.
Seul Edouard Dubois reste impassible et incrédule devant l'interprétation. Il a pour habitude de fixer la baguette de direction pendant les 4 minutes consacrées à chaque candidat.
A l'issue de la prestation, le résultat est mitigé : 2 rouges (Philippe Rombi et Emilie Simon), un Bleu (Edouard dubois) et rien du côté d'Eric Serra qui continue de battre la mesure avec son pied....
Chacun y va de son petit commentaire : "trop old-school", "pas assez de présence sur scène", "mauvais choix d'orchestration", "taille de la baguette non réglementaire" etc... On assiste même à un conflit au sein du jury. Comme mes autres collègues, je me fiche un peu des commentaires, sachant que mon avenir dépend uniquement du vote du public. Ce seront donc les candidats les plus moches qui partiront en premier (j'ai bien fait de mettre de l'auto-bronzant).
Avant la décision ultime, on nous ressert la fabuleuse success story de Danny Sander, un gentil gars éliminé aux premières épreuves qui aurait décidé de raconter sa mésaventure dans un blog, produisant par la même occasion un véritable buzz sur Internet. Ensuite, des producteurs peu scrupuleux auraient profité de sa fulgurante popularité pour lui confier la BO du prochain film de Tarantino, suscitant la polémique entre vrais fans et spectateurs moqueurs...
Enfin arrive le moment fatidique. Le thème de Mission (Ennio Morricone) retentit tandis que Vincent Perrot se déplace lentement (une fois n'est pas coutume) vers les candidats liquéfiés, tout en décachetant une enveloppe blanche écrue. Tadaaaaaamm !!!
Alors, en fait, après j'ai dû me réveiller brusquement pour calmer l'une de mes filles qui pleurait dans son sommeil. Lorsque je me suis recouché, je n'ai pas réussi à reprendre le fil de ma belle histoire à Baltard... Je me suis mis à rêver que j'étais seul sur une île déserte ou je ne sais quoi, avec une dizaine de jolies blondes aux yeux bleus... les palmiers, la musique hawaïenne, le sable chaud... enfin rien de bien palpitant...
En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).
Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)
Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :
Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.
Petit exercice : 3 accompagnements différents :
Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :
2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.
Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :
La liste de Schindler (John Williams) :
Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).
Trace (Tanguy Follio) :
Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.
The Score (Howard Shore) :
Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)
Matrix Reloaded (Rob Dougan) :
Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)
Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).
J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix.
4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !
Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici
La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.
Protracker
Oktalyzer
Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)
Sur Aegis Sonix :
Sur Noisetracker :
Sur Protracker :
Sur Oktalyzer :
Bonus :
Ma trombine en 1990 (à 18 ans)
Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)